Rapprochement des prisonnier(e)s

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L’Assemblée nationale fait un pas symbolique vers le rapprochement des prisonnier(e)s basques

Publié dans LE JOURNAL DU PAYS BASQUE 26/01/2012

La date du 24 janvier 2012 est à marquer d’une pierre blanche. De celles qui contribueront peut-être, un jour, à bâtir une paix durable au Pays Basque. Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale française s’est prononcée mardi en faveur du “droit au rapprochement familial des détenus condamnés”. Certes, le texte définitif constitue une version édulcorée de l’original. Tout de même : il a le mérite d’exister, quand la législation française était jusqu’ici totalement vide en la matière.

L’histoire de cet article au palais Bourbon débute le 5 février 2010, avec le dépôt par le député de Haute-Corse, M. Sauveur Gandolfi-Scheit (UMP), d’une proposition de loi (n° 2282), “visant à consacrer le droit au rapprochement familial pour les détenus condamnés”. Parmi les cosignataires de cette mouture inédite, l’élu basque de la 5e circonscription des Pyrénées-Atlantiques Jean Grenet (Parti radical-UMP).

Le document, court et précis, entérine notamment le fait que “dans tous les cas, les détenus condamnés doivent être incarcérés dans un établissement pénitentiaire situé à moins de 200 km de leur lieu de résidence au moment de leur arrestation, à moins qu’ils n’en fassent eux-mêmes la demande et que l’administration pénitentiaire juge ladite demande opportune”. Une telle disposition ouvre la voie à un transfert des quelque 150 prisonniers basques actuellement incarcérés dans des établissements de l’Hexagone. L’utilisation du verbe “devoir” confère à cette avancée un caractère obligatoire.

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QUAND LE ROI D’ESPAGNE PARLAIT DE FRANCO

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Depuis, il a décoré Sarkozy de la plus haute distinction espagnole !




Jugée pour avoir exigé la vérité sur la mort de Jon Anza

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Lundi 9 janvier, une habitante de Donostia, Garbiñe Alkiza, était jugée pour “insulte grave aux FSE [forces de sécurité espagnoles]” pour avoir exigé des autorités policières et judiciaires de connaître la vérité sur la mort de Jon Anza, dont elle est une parente.

Habitants du quartier d’Intxaurrondo où elle habite et proches de Jon Anza se sont rassemblés devant le tribunal en solidarité et ont tenu une conférence de presse pour dénoncer ce procès.

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LE CRI DU PEUPLE BASQUE …

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IMAGES DE LA COLOSSALE MANIFESTATION QUI A PARCOURU LES RUES DE BILBO 

Les organisateurs de la manifestation de samedi pour les droits des prisonniers basques l’avaient annoncé depuis plusieurs mois : “Kolosala izango da” (ça sera colossal). Ce fut le cas. Plusieurs dizaines de milliers de personnes (110 000 selon le quotidien Gara) ont participé à cette mobilisation.

Avant même le départ de la tête de la manifestation, le parcours de celle-ci était déjà noir de monde, la foule débordant même sur les rues adjacentes. Une foule pour le moins diverse avec des gens de tous âges et venant de tout le Pays Basque et même au-delà avec notamment la présence de nombreux élus catalans.

Derrière une banderole bilingue en basque et anglais réclamant le retour des prisonniers au Pays Basque avec tous leurs droits (“Eskubide guztiekin euskal presoak Euskal Herrira ! Repatriate all basque prisoners !”) se massaient représentants d’organisations politiques et syndicales et personnalités du monde de la culture. Ils étaient précédés par plusieurs centaines de proches de prisonniers basques qui formaient cinq longues files qui, en fendant la foule, provoquaient une ovation ininterrompue et beaucoup d’émotion.

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MANIF A BILBAO LE 7 JANVIER

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Une clameur silencieuse pour la plus grande mobilisation de la décennie en Pays Basque

Selon ses organisateurs, la manifestation de samedi 7 janvier en faveur des droits des prisonniers basques sera la plus massive de ces dernières années en Pays Basque.

Ils ont exigé “des pas aux gouvernements”, tels que le rapprochement au Pays Basque des prisonniers, “en finir avec la perpétuité, la dérogation à la doctrine 197/2006 (jurisprudence espagnole permettant le maintien en prison de prisonniers ayant accompli leur peine, ndlr)” et pour ce qui concerne l’Etat français “d’ouvrir la porte aux libérations conditionnelles”. Ils demandent en outre la libération des prisonniers malades et de ceux qui ont accompli les trois-quarts de leur peine (qui sont libérables tant dans le droit français qu’espagnol, ndlr). “Toutes les demandes sont purement démocratiques, elles se basent sur le respect des droits humains et de plus constituent des pas pour avancer dans le processus de résolution du conflit”. Pour eux, ces revendications sont “une demande large et clairement majoritaire de la société basque”, mais aussi une “exigence de nombreux agents internationaux de  prestige”.

Le juge Grande-Marlaska de l’Audiencia nacional a débouté le parquet et l’association Dignidad y Justicia de leur demande d’interdire la manifestation. Il a cependant assorti l’autorisation de conditions drastiques (interdiction de porter des photos de prisonniers, de réclamer l’amnistie…) En cas de non-respect de ces consignes le juge ordonne à la ertzaintza de dissoudre immédiatement la manifestation. Mercredi le conseiller à l’Intérieur du gouvernement de la Communauté autonome basque a fait savoir que son département respecterait scrupuleusement l’ordre du juge. Pour éviter tout problème, la manifestation sera donc silencieuse.

Le manifeste et les revendications

Une nouvelle ère politique s’ouvre en Pays Basque.

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EUSKAL PRESOAK ETA IHESLARIAK ETXERA !

29122011

EN 2012  LA LUTTE CONTINUE  !




4 000 manifestants à Bayonne pour une résolution démocratique

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Le Journal du Paus Basque 13/12/11 

C’est le chiffre qu’annoncent les organisateurs de la manifestation de samedi dernier à Bayonne, en faveur d’une “résolution démocratique du conflit en Pays Basque”. Dans le cortège, figurait un nombre important d’élus, notamment du Parti socialiste, dont la sénatrice Frédérique Espagnac et le vice-président du Conseil général, Kotte Ecenarro. A leurs côtés, l’élu gipuzkoar Martin Garitano, venu représenter la coalition Bildu. “Depuis les premières manifestations pour Aurore Martin”, il y a un an, “la mobilisation est de plus en plus importante ainsi que l’adhésion populaire”, a souligné Xabi Larralde, porte-parole de Batasuna. “D’autant qu’aujourd’hui, la manifestation a un objet bien plus large qui est la résolution démocratique du conflit”, a-t-il ajouté.

A la fin de la calme manifestation qui a traversé le centre-ville de Bayonne et son marché de Noël, le représentant de la Ligue des droits de l’homme du Pays Basque, Christophe Desprez, a lancé : “Tous les prisonniers qui sont libérables doivent l’être immédiatement, les autres doivent être regroupés de façon à pouvoir prendre part au processus de résolution, tous les partis interdits doivent être légalisés, toutes les formes de répression doivent disparaître, et toutes les victimes doivent être reconnues”.

Ces demandes sont approuvées par un large spectre d’associations, syndicats et partis, allant du MoDem à la gauche abertzale.




EXPO LORENTXA BEYRIE

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Depuis dix ans,  en prison pour ses idées politiques,  Lorentxa BEYRIE, originaire de Cambo en Pays basque nord, dit avoir besoin de l’imagination et de la création pour survivre.  Cette artiste autodidacte (elle a suivi des études de sociologie et obtenu la licence d’ethnologie à l’université de Bordeaux) peint depuis 6-7 ans au fusain et au pastel ; elle écrit et illustre également des contes pour enfants de 5 à 7 ans, passion qu’elle cultive depuis qu’elle est très jeune.  Peindre est aujourd’hui pour elle une nécessité, lui permettant de communiquer avec ses parents, ses amis et tout ceux qui découvrent son travail. 

Emprisonnée loin de sa terre natale, c’est à ses oeuvres et à l’art  qu’elle confie ses sentiments, ses moments de bonheur, d’espoir ou de tristesse.  Ses créations, non figuratives sont empreintes de couleurs, suaves, sensuelles parfois, On y découvre le mouvement, la liberté. 

Ses œuvres, empreintes de sensibilité et d’imagination, ont été présentées dans d’autres expositions, notamment cette année à Carmaux dans le Tarn, à l’invitation de la Commission Prospectives artistiques, au coté d’artistes renommés.




Nouveau pas de ETA

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ETA annonce l’arrêt définitif de ses activités armées dans un communiqué reçu en trois langues (basque, français, espagnol) aujourd’hui, 20 octobre 2011, par la rédaction du JOURNAL DU PAYS BASQUE. L’organisation armée invite, par ailleurs, les Etats français et espagnol à entamer des discussions sur « les conséquences du conflit ».  Elle appelle enfin la société basque à « agir avec responsabilité et courage » vis-à-vis du processus de résolution du conflit, « jusqu’à la construction d’un scénario de paix et de liberté ». 21/10/2011

Déclaration d’ETA

Euskadi Ta Askatasuna, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, souhaite à travers cette Déclaration faire savoir sa décision au Peuple Basque :

ETA considère que la Conférence Internationale qui a récemment eu lieu en Pays Basque est une initiative de grande importance politique. La résolution accordée rassemble les ingrédients pour une solution intégrale au conflit et compte avec le soutien de larges secteurs de la société basque et de la communauté internationale.

Un nouveau cycle politique est en train de s’ouvrir en Pays Basque. Nous nous trouvons devant une opportunité historique pour trouver une solution juste et démocratique à ce conflit politique séculier. Face à la violence et à la répression, le dialogue et l’accord doivent caractériser le nouveau cycle. La reconnaissance du Pays Basque et le respect de la volonté populaire doivent l’emporter sur l’imposition. Tel est le désir de la majorité de la société basque.

Ces longues années de lutte ont permis cette opportunité. Le chemin n’a pas été facile. La dureté de la lutte a emporté à jamais de nombreux compagnons. D’autres subissent la prison ou l’exil. Nous leur adressons notre reconnaissance et notre hommage le plus sincère.

Dorénavant, le chemin ne sera pas pour autant plus facile. Face à l’imposition qui est toujours présente, chaque pas, chaque gain sera la fruit des efforts et de la lutte de la société basque. Tout au long de ces années, le Peuple Basque a accumulé l’expérience et la force nécessaires pour affronter ce chemin, et en a également la détermination.

Il est temps de regarder le futur avec espoir. Il est temps aussi d’agir avec responsabilité et courage.

Pour toutes ces raisons,

ETA a décidé l’arrêt définitif de son activité armée. ETA lance un appel aux gouvernements d’Espagne et de France pour ouvrir un processus de dialogue direct qui aura comme objectif la résolution des conséquences du conflit et, en conséquence, le dépassement de la confrontation armée. A travers cette déclaration historique, ETA montre son engagement clair, ferme et définitif.

Enfin, ETA lance un appel à la société basque pour qu’elle s’implique dans ce processus de résolution jusqu’à la construction d’un scénario de paix et de liberté.

Vive le Pays Basque libre ! Vive le Pays Basque socialiste !

Jo ta ke independentzia eta sozialismoa lortu arte !

En Euskal Herria, le 20 octobre 2011

Euskadi Ta Askatasuna

E.T.A.

EDITORIAL du JPB par Antton ETXEBERRI

Déclaration historique pour une nouvelle ère politique

Avec un communiqué ne souffrant d’aucune ambiguïté, l’organisation Euskadi Ta Askatasuna (ETA) annonce publiquement l’arrêt définitif de toute action armée, et réitère son appel aux gouvernements français et espagnol pour le dialogue politique. Trois jours à peine après la Conférence pour la Paix organisée à Donostia, ETA s’engage de manière unilatérale pour l’abandon définitif de la lutte armée, 52 années après sa création.

Ce faisant, l’organisation impulse un nouvel engagement des plus importants pour la mise en place de la résolution du conflit. Elle confirme également ses précédentes déclarations d’engagement en faveur de la paix, et confirme son adhésion complète au processus de réflexion appelé Zutik Euskal Herria, porté par la gauche abertzale dans son ensemble, qui a démarré par la Déclaration d’Altsasu le 14 novembre 2009. Réflexion qui a abouti aux accords de Gernika le 25 septembre 2010.

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BATASUNA FACE A LA DECISIONDE LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME

8072009

Communiqué de  

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La sentence de la chambre de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg sur le recours présenté par Batasuna en relation à sa mise hors la loi par l’État espagnol, ainsi que celle des plateformes ou candidatures aux élections locales et européennes, est une décision qui n’apporte rien à la solution politique du conflit basque mais tout le contraire.   Nous considérons qu’il y a un recul dans la défense des libertés et des droits fondamentaux dans le cadre européen qui peut affecter l’avenir d’autres organisations progressistes qui mettraient en question le cadre juridique des États dans lesquels elles se trouvent encadrées.   

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Lettre des membres de Batasuna incarcérés

11112009

Les quotidiens GARA et BERRIA ont publié le 8 novembre une lettre des cinq dirigeants de Batasuna incarcérés le 16 octobre dernier.

Suite à l’interpellation de dix personnes le 13 octobre, Arnaldo Otegi, Rafa Diez, Sonia Jacinto, Miren Zabaletta et Arkaitz Rodriguez ont été incarcérés le 16. Le lendemain, 17 octobre une foule imposante protestait contre cette opération dans les rues de Donostia.               

Voici la traduction en français de la lettre de ces cinq militants.

UN INSTANTANE  ET  UNE  ANNONCE 

C’est une grande joie que nous avons eue en apprenant à quel point était imposante la manifestation qui a eu lieu dans les rues de Donostia, en guise de réponse quand ils nous ont arrêtés et incarcérés. Cela a renforcé et dynamisé nos réflexions et nos convictions ; et donc, merci aux dizaines de milliers de personnes qui ont alors répondu à ce comportement répressif de l’Etat avec le mot d’ordre suivant : « Pour la liberté ! Tous les droits pour tous ! ».

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DECLARATION DE LA GAUCHE ABERTZALE

15112009

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PREMIER PAS VERS UN PROCESSUS DEMOCRATIQUE

PRINCIPES ET VOLONTE DE LA GAUCHE INDEPENDANTISTE

http://www.youtube.com/watch?v=iGU2-gXY0Xk

Le 14 novembre plus de 110 responsables de tous les secteurs de la société basque, des dirigeants politiques, syndicaux, des avocats, de nombreux anciens prisonniers, des élus, des intellectuels, des sportifs, se sont réunis à Altsasu et ont fait la déclaration traduite ici en français :

Nous sommes des hommes et des femmes indépendantistes de diverses générations. Nous avons travaillé et nous travaillons pour construire et développer un projet de  libération nationale et sociale. Notre objectif est de constituer notre propre état car nous considérons que c’est l’unique façon de pouvoir garantir totalement le maintien et le plein développement du Peuple Basque de façon solidaire et en harmonie avec les autres peuples d’Europe et du monde. C’est notre projet politique légitime que nous comptons atteindre grâce à l’adhésion majoritaire de la société basque.

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vidéo Arnaldo Otegi

30112009

Le  16 octobre dernier  au cours d’une rafle dans les locaux du syndicat LAB de Donostia, Arnaldo Otegi a été arrêté ainsi que  quatre autres dirigeants de la gauche abertzale, alors qu’ils étaient porteurs d’une proposition démocratique pour Euskal Herria. Ils sont emprisonnés depuis à Madrid.

Cette vidéo a été réalisée peu avant cette détention.

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L’affaire Jon Anza s’impose à Paris

19042010

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Les médias continuent de diffuser la propagande officielle.

« Direct matin » a raconté aujourd’hui le « sauvetage »
des jeunes basques qui posaient une banderole
pour réclamer la vérité sur la mort deJon Anza assassiné il y a un an,
sans dire un seul mot de la réalité des faits.

Comme pour Jon, l’état et la quasi totalité des médias se taisent ou mentent.

Xabier Tubal Abrisketa n’a pas été emporté par un coup de vent !

Il a été décroché par un policier malgré les mises en garde de ses camarades
et des pompiers.

DEMAIN MARDI 20 AVRIL SUR  FREQUENCE PARIS PLURIELLE  FM 106.3
ENTRE 12H30 ET 14H
TXOMIN CATALOGNE, TEMOIN DES FAITS
VOUS DIRA LA VERITE !

DEMAIN SOIR MARDI 20 AVRIL PENDANT L’EMISSION TXALAPARTA
SUR RADIO PAYS  FM  93.1  A PARTIR DE 21 H
XABIER TUBAL ABRISKETA, ENCORE VIVANT GRACE AU CAMARADE QUI
S’EST BRULE LES MAINS EN RETENANT LA CORDE POUR FREINER SA CHUTE,
SERA AVEC NOUS POUR DIRE LA VERITE !

extrait de l’article du  JPB de samedi dernier :
Interpellation risquée lors d’une mobilisation pour Anza

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INFO EUSKAL HERRIA 2ème trimestre 2010

6062010

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 Le dernier numéro du journal du  Comité de Solidarité avec le Peuple Basque est disponible.

RAPPORT SUR LA DISPARITION FORCEE ET INVOLONTAIRE

DE JON ANZA ORTUÑEZ ET SUR LE DROIT A LA VERITE

Cliquez sur le lien ci-dessous :

infoeh2t2010a4.pdf

 




MERCREDI 9 JUIN A 19 HEURES

6062010

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MAIS AUSSI CE MEME JOUR

MERCREDI 9 JUIN DE 12 H A 15 H 

EMISSION SPECIALE SUR TXALAPARTA

http://www.radiopays.org

avec la participation de Gabi Mouesca




Hommage a Jon Anza

4092010

Vidéo de l’hommage national rendu au gudari Jon Anza

http://vimeo.com/13760127




COMMUNIQUE DE ETA

5092010

E.T.A.   appelle a une résolution démocratique du conflit par le dialogue et la négociation, avec la participation de tous les citoyens basques, et le soutien de la communauté internationale.

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DECLARATION D’ EUSKADI TA ASKATASUNA 


Euskadi Ta Askatasuna, organisation révolutionnaire socialiste basque de libération nationale, souhaite à travers cette Déclaration porter à la connaissance du Peuple Basque sa décision et sa réflexion :
Voilà déjà un long demi-siècle qu’ETA, face à la négation d’Euskal Herria et à la stratégie féroce de destruction de notre pays, après avoir mis en place une organisation de citoyens, a commencé le combat pour la liberté, les armes à la main. Depuis lors, ils se comptent par centaines, les hommes et les femmes qui ont placé dans cette organisation leurs espoirs, leur ferveur, le meilleur d’eux-mêmes. De simples citoyens de toutes origines qui, génération après génération, se sont unis et continuent à se rassembler autour du même idéal : le Pays Basque et la Liberté.

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LE CSPB A LA FETE DE L’HUMA

26092010

Voir la vidéo avec ce lien :

http://www.blip.tv/file/4137889/




ARTICLE TEAN (NPA) SUR LE PAYS BASQUE

1112010

PAYS BASQUE. L’UNION DES FORCES POUR LA RESOLUTION DU CONFLIT

Publié dans : TEAN JOURNAL DU NPA (14/10/10)

Le 5 septembre, l’organisation armée ETA décrétait un cessez-le-feu.Rejetée par le gouvernement espagnol, cette trêve s’inscrit dans une nouvelle séquence politique que connaît le Pays basque ces derniers mois.


Deux principaux processus de négociation ont marqué la période récente.

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Des revendications toujours d’actualité

1112010

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LE JOURNAL DU PAYS BASQUE  22/10/2010
F.O.

«C’est sur notre lutte et sur elle seule que nous devons compter pour populariser et faire aboutir notre revendication» ont indiqué les membres de la Commission Anti-répression et de l’association Ahaideak, organisateurs d’Amnistiaren Eguna, ce dimanche à Macaye.
«Malgré beaucoup de prises de positions d’élus de notre pays, malgré une atmosphère de soi-disant `bouleverse-ments’ dans l’organisation institutionnellle de l’Etat français, il est `peu probable’ que des changements aillent dans le sens de nos revendications», ont-ils ajouté. Car depuis sa création il y a près d’une trentaine d’années et alors que les militants du mouvement Iparretarrak «étaient la cible de la répression», la Car est restée fidèle à ces revendications : une amnistie totale et sans conditions qui passe obligatoirement par une résolution du conflit et l’autonomie du Pays Basque Nord «qui marque non seulement une reconnaissance géographique mais donne des compétences».
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Pour la vérité sur Jon Anza

3112010

Nouvelle action hier à Toulouse

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C.R.J.

Une vingtaine de membres du comité toulousain Jon Anza ont manifesté hier matin à Toulouse pour obtenir des explications.

Les manifestants se sont rassemblés place Saint-Etienne tandis qu’une délégation était reçue à la préfecture pour y déposer une lettre à l’adresse de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, lui demandant des enquêtes sur les «dysfonctionnements» de la police et de la justice. Les membres du comité ont exigé que toute la lumière soit faite «le plus vite possible» sur la disparition de l’ancien etarra.

Jon Anza avait disparu le 18 avril 2009 alors qu’il se rendait en train de Bayonne à Toulouse «pour remettre une somme d’argent» à des membres d’ETA, selon des indications données par l’organisation elle-même. Victime d’un malaise sur la voie publique à Toulouse le 29 avril, selon la police, il avait été transporté à l’hôpital où il était décédé quelques jours plus tard.

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La polulation d’ELGOIBAR pour la libération d’Arnaldo OTEGI

7112010

Une plateforme a été créée dans son village natal pour exiger sa libération.

Des initiatives nombreuses ont été prises,  et des personnalités internationales ont manifesté leur soutien en envoyant une photo d’eux portant le n° de détenu d’Arnaldo OTEGI

Texte de la plateforme :

Salut!

Nous sommes ici pour vous présenter les raisons de cette initiative populaire en faveur de la remise en liberté d’Arnaldo Otegi.

Avant tout, nous souhaitons souligner que c’est à titre personnel que nous le faisons, c’est-à-dire sans aucune étiquette politique, associative ou institutionnelle que ce soit.

Deux raisons fondamentales nous poussent à demander la remise en liberté de notre concitoyen :

- En premier lieu, ce n’est jamais agréable de voir une famille privée de ses droits, et c’est encore plus dur si ce n’est pas réellement justifié. A moins que ce ne soit par cécité ou par stratégie. Nous voulons donc montrer ici notre solidarité et notre soutien  à Arnaldo et ses proches : Loli, Asensio, Mari Juli, Hodei et Garazi, en leur envoyant toute notre affection.

- En deuxième lieu, si l’on regarde plus loin qu’Elgoibar(village d’Arnaldo Otegi), il est impossible de ne pas voir les changements et les événements qui ont lieu au Pays Basque. Les déclarations d’Altsasua et Bruxelles, ainsi que les relations entre les différents partis abertzales en sont des exemples parmi d’autres. La contribution d’Arnaldo a été nécessaire jusqu’à maintenant et nous croyons qu’elle est toujours aussi importante pour le futur à venir. Et ceci est la seconde raison qui nous poussent à demander sa remise en liberté.Nous ne sommes pas naïfs .Nous savons qu’à cause de la politique calculée du gouvernement, il nous sera difficile d’aller plus loin que cette place de village, avec cette revendication précise, mais notre soutien et notre modeste apport à la paix restent présents.

Nous invitons donc toute la population d’Elgoibar à participer aux initiatives encouragées par cette plateforme.

Pour finir, nous ne voulons pas laisser dans l’oubli les autres  prisonniers du village, nous leur envoyons toute notre affection ainsi qu’à leurs familles.

ARNALDO ASKATU, POLITIKA ASKATU       PLATAFORMA

voir les photos    ……………….

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20 NOVEMBRE SOIREE DE SOLIDARITE

12112010

AVEC LES PEUPLES EN LUTTE

Dîner-débat -- tables de presse -- animations musicales

Samedi 20 novembre à partir de 19 heures au  CICP

21 ter, rue Voltaire  Paris 11ème  (métro Boulets Montreuil)

 




Dix basques jugés à Paris lundi 15 novembre

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12/11/2010   Giuliano CAVATERRA

partir de lundi et pendant un mois, dix citoyens basques seront jugés devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leurs liens présumés avec ETA.

Six d’entre eux sont en détention préventive, quatre autres sont sous contrôle judiciaire. Pour neuf d’entre eux cette situation dure depuis plus de six ans ce qui indigne leur défense et leurs proches qui tenaient uneconférence de presse mercredi dernier.

Le 3 octobre 2004, une vague d’arrestations très médiatisée avait eu lieu en Béarn et Pays Basque Nord, et des caches d’armes avaient été découvertes. Deux des personnes arrêtées, Mikel Albisu et Marisol Iparragirre, étaient alors présentées comme les principaux dirigeants d’ETA.

Les six personnes incarcérées sont en maison d’arrêt «dans des conditions extrêmement difficiles», pour Muriel Lucantis d’Askatasuna, «puisque les maisons d’arrêt ne sont pas faites pour de longues durées de détention.» Quant aux autres, libres sous contrôle judiciaire, ils sont «soumis à une pression quotidienne» car ils doivent répondre à des obligations très strictes. M. Lucantis estime qu’il s’agit de mesures de «vengeance et de haine». Elle rappelle aussi les menaces faites à l’époque : «On leur a demandé de ne pas entrer en contact avec Askatasuna et qu’il n’y ait pas de rassemblement de soutien sinon il y aurait des mesures de rétorsion».

Torture

Pour Askatasuna, la justice française «utilise la torture». La torture physique, puisqu’un des mis en examen, l’Urruñar Peio Alcantarilla, arrêté dans l’Etat espagnol, «a été sauvagement torturé» et qu’il avait d’ailleurs tenté de mettre fin à ses jours lors de sa garde à vue aux mains de la garde civile espagnole. Mais le mouvement accuse aussi la justice française d’utiliser la «torture psychologique» avec l’isolement, la dispersion et les menaces. M. Lucantis indique que Lurdes Urdanpilleta, qui ne connaît pas la langue française, a été incarcérée sept mois à Saint-Etienne où il n’y avait pas d’autres prisonniers basques, et que Marisol Iparragirre a dû faire une longue grève de la faim pour faire valoir ses droits au rapprochement familial, entre autres.

Le mouvement anti-répressif ainsi que l’avocate Amaia Rekarte indiquent que les prisonniers ont été soumis à de nombreux changements de prisons (sept en ce qui concerne le couple Albisu/Iparraguirre), que la plupart ont connu l’isolement (la totalité des six ans pour le Bezkoitzar Joxe-Ramon Arrano).

Pour l’avocate, il y a bien un «traitement judiciaire spécial» pour «tout ce qui touche au conflit basque». Elle rappelle que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné l’Etat français pour son système de garde à vue notamment à cause de l’absence d’avocat dès le début de la garde à vue. Elle indique aussi que l’on n’a pas notifié aux personnes arrêtées leur «droit à se taire». Autre contradiction avec le droit européen, la possibilité d’être jugé dans un «délai raisonnable» imposée par l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme. Dans le cas évoqué, l’instruction a duré quatre ans mais le procès n’intervient que deux ans après la clôture de celle-ci. Les personnesmises en cause dans ce dossier ont donc porté plainte et la semaine prochaine la cour de cassation devrait se prononcer. Au cas où elle se prononce en leur défaveur, elles porteront le dossier devant la CEDH qui a déjà condamné l’Etat français à plusieurs reprises pour des plaintes similaires.

Toujours dans le registre des infractions à la loi de la part de la justice, Me Rekarte rappelle que la loi prévoit que l’incarcération doit avoir lieu près du lieu de l’instruction (en l’espèce Paris) ou près du domicile de la famille. Or, dans le cas présent, certains ont été incarcérés à Nantes, Marseille, Saint-Etienne, etc. Nouvelle preuve, selon l’avocate, que les prisonniers basques incarcérés pour des affaires liées «au conflit politique reçoivent un traitement très spécial».

Enfin, l’avocate s’est inquiétée des mesures conservatoires par rapport aux biens des familles, y compris les maisons, en cas d’amendes.

Prolongement du «conflit»

Pour Anaiz Funosas d’Askatasuna, tous ces faits mais aussi l’affaire Jon Anza ou la décision d’incarcération d’Aurore Martin montrent «que l’Etat français s’implique activement dans le conflit basque même s’il le nie». Pour elle, alors que des pas importants sont faits par la gauche abertzale, «les Etats font le pari du prolongement du conflit». Elle demande l’abrogation «des lois et tribunaux d’exception» et que l’Etat français reconnaissent «les droits individuels et collectifs et parmi ceux-ci ceux des prisonniers» basques et appelle à la mobilisation en ce sens. D’ailleurs un bus partira dimanche soir pour assister au début du procès (06 11 36 21 53), des rassemblements seront organisés lundi à Bayonne (Saint-Léon) et Urrugne (Pausu) à 19 heures et un débat aura lieu le vendredi 19 à Urrugne.

Poursuivis pour leur action politique

L’actualité judiciaire de part et d’autre de la Bidassoa est marquée par des poursuites contre des militants politiques. D’un côté, le procès contre Joseba Alvarez, Joseba Permach et Arnaldo Otegi pour «apologie du terrorisme» pour leur participation à un meeting en 2004. De l’autre, l’incarcération d’Aurore Martin en attendant la décision sur le mandat d’arrêt européen lancé à son encontre pour son engagement politique. En ce qui concerne les premiers, le procès a commencé hier à Madrid. Ils ont rappelé qu’à l’époque le meeting était autorisé et ont affirmé que l’acte n’était pas un hommage à ETA mais la présentation d’une proposition politique pour parvenir à la paix dont le contenu était connu des socialistes et du Lehendakari de l’époque J. J. Ibarretxe (PNV).

Quant à Aurore Martin, elle a été incarcérée à la prison de Muret-Seysse (Haute Garonne) parce que la justice espagnole lui reproche son activité politique au sein de Batasuna, y compris sur le territoire français. Des rassemblements desoutien auront lieu ce soir à Saint-Jean-Pied-de-Port (18 heures) et Mauléon (19 heures)




Aurore Martin : lettre de 4 prisonniers

10122010

Prisonniers Politiques Basques

AGERRE Didier

HARANBURU Frederik

LETE ALBERDI Jose Ramon

ZABALO BILBAO Luis

 Lannemezan le 2 décembre 2010

 

Monsieur le Garde des Sceaux

Nous dénonçons et nous nous élevons contre la décision du Tribunal de PAU, d’appliquer le Mandat d’Arrêt Européen à l’encontre de le militante Basque du parti politique BATASUNA; Aurore MARTIN.

En effet, pour la première fois, la Justice de l’Etat français a fait le choix de durcir davantage sa politique répressive de collaboration avec l’Etat espagnol. Cette décision est une attaque frontale à la liberté d’expression, en remettant une de ses ressortissantes entre les mains d’un tribunal d’exception espagnol, l’Audiencia Nacional. Après avoir motivé son rendu sur le fait de sa participation à des conférences de presse publiques ainsi que la rédaction d’un article d’opinion.

Alors que la gauche patriotique Basque s’est engagée clairement vers une résolution pacifique et juste du conflit politique que connaît le Pays Basque, l’Etat français, en agissant de la sorte, se place comme un obstacle à cette proposition de paix.

D’autre part, nous exigeons connaître la vérité sur la disparition du militant politique Basque, Jon ANZA, dont le corps sans vie avait été entreposé à la morgue de l’hôpital PURPAN de Toulouse. Nous réclamons avec insistance aux autorités judiciaires et policières de faire preuve de la diligence la plus rigoureuse sur les nombreuses zones d’ombre entourant cette affaire, afin que soient élucidées de la manière la plus claire et la plus rapide les circonstances dans lesquelles, Jon ANZA est décédé et son corps découvert dans une morgue plusieurs mois après.

Au-delà de ces deux exigences, nous vous rappelons également, Monsieur le Garde des Sceaux, que la politique d’éloignement et de dispersion des membres du collectif des Prisonniers Politiques Basques perdure. Ceci entraîne la mise en isolement de fait de nombreux d’entre nous ce qui est totalement inacceptable.

L’arrêt de mesures d’exception à l’encontre du collectif des Prisonniers Politiques Basques, l’octroi du statut de Prisonnier Politique et la déclaration finale d’une Amnistie, amèneraient assurément une réponse notable à une partie importante de la résolution du conflit politique basque dans lequel l’état français est complètement impliqué.




Déclaration d’ETA

8012011

L’organisation ETA vient de faire une déclaration dans différents organes de presse, dans laquelle elle annonce une trêve permanente et générale, et vérifiable par la communauté internationale.

(Traduction du JPB)

 

08/01/2011

 

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ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, souhaite, par le biais de cette déclaration, faire connaître sa décision :

Ces derniers mois, de Bruxelles à Gernika, des personnalités de grande notoriété internationale et un grand nombre d’acteurs politiques et sociaux basques, ont défendu la nécessité d’offrir une solution juste et démocratique au conflit politique séculaire. ETA est pleinement en accord avec eux. La solution arrivera par le biais d’un processus démocratique, qui aura comme référence majeure la volonté du Peuple basque, et le dialogue et la négociation comme outils pour y parvenir.Le processus démocratique doit surmonter les tentatives de déni et d’affaiblissement des droits. Il doit également résoudre les thèmes de la territorialité et du droit à l’autodétermination, qui sont au coeur du conflit.

Il appartient aux acteurs politiques et sociaux basques d’arriver à des accords pour obtenir un consensus autour de la formulation de la reconnaissance du Pays Basque et son droit à décider en assurant la possibilité de développement de tous les projets politiques, y compris celui de l’indépendance.

Toutes les parties doivent s’engager à respecter les accords adoptés et les décisions prises par les citoyen(ne) s basques, en offrant des garanties et des moyens pour sa mise en œuvre.

En conséquence :

ETA a pris la décision de faire une déclaration de cessez-le-feu permanent et général, vérifiable par la Communauté internationale. Ceci est l’engagement fort d’ETA en vue du processus de solution définitive et de la fin de la confrontation armée.

C’est le moment d’agir avec une responsabilité historique. ETA lance un appel aux autorités de France et d’Espagne pour qu’elles mettent un terme définitif aux mesures répressives et à la négation du Pays Basque. ETA poursuivra son effort et sa lutte pour impulser et mener à terme le processus démocratique, jusqu’à obtenir une véritable situation démocratique en Pays Basque.

GORA EUSKAL HERRIA ASKATUTA! GORA EUSKAL HERRIA SOZIALISTA!
JO TA KE INDEPENDENTZIA ETA SOZIALISMOA LORTU ARTE!

Pays Basque, le 8 janvier 2011

 

Euskadi Ta Askatasuna
E.T.A.




Aurore Martin est hébergée dans nos maisons

12012011

Faites de même !

Près de 80 élus du Pays Basque nord, toutes tendances politiques confondues, actent une volonté commune de désobéissance civile pour héberger la militante basque « cachée » depuis un mois.

 

 

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Des élus du Pays Basque nord appellent à la solidarité active avec Aurore Martin.Photo : EITB

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Independentzia Dantza à Durango

30122010

Pour voir la vidéo réalisée  allez sur le lien ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=OMk5dBPorVs




Exposition du 4 au 19 février 2011

26012011

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A Paris aussi

17012011

Après la marée humaine dans les rues de Bilbo le 8 janvier dernier pour la défense des droits des prisonnières et prisonniers politiques basques détenus dans les prisons espagnoles et françaises …

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Ce dimanche 16 janvier un rassemblement Parvis des droits de l’homme à Paris  a été l’occasion pour un groupe de sympathisants à la lutte du peuple basque de montrer sa solidarité en affichant les photos de quelques uns des prisonnières et prisonniers politiques basques.

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Partenia, présente à cette manifestation a réalisé un repartage vidéo visible sur le lien :

http://0z.fr/AGEcL

Vendredi 14 janvier à Paris, lors d’une conférence de presse à laquelle assistaient de nombreux journalistes, en particulier des médias espagnols, BATASUNA avait expliqué les enjeux et les objectifs du large mouvement populaire en faveur d’une issue démocratique au long conflit au Pays basque pour qu’enfin son peuple puisse décider librement de son avenir.

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Repas solidaire

6022011

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NOUVEAU PROCES DE MILITANTS BASQUES

27032011

DEVANT LA COUR D’ASSISES SPECIALE DE PARIS

Les prisonniers basques Peio Eskizabel Urtuzaga de Lasarte et Manu Ugartemendia Isasa de Orereta sont jugés depuis le 17 mars dernier devant la Cour d’Assises spéciale de Paris.  Tous deux sont prisonniers depuis le 28 avril 2005, cela fait 6 ans qu’ils attendent leur procès.

Voici  la déclaration lue par les deux militants lors de l’ouverture de leur procès.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs

 Le peuple basque est un petit peuple, très ancien et très digne, qui vit depuis des siècles des deux côtés de la rivière Bidasoa et de la chaîne des Pyrénées. Il a été connu comme Etat sous différents noms, Vasconia, Royaume de Navarre… avant même la création des Etats d’Espagne et de France. Il a su, malgré de multiples essais d’assimilation par des forces étrangères, garder son identité culturelle autour de sa langue nationale, l’euskara.

 Mais malheureusement, au niveau politique, l’Etat basque, nommé Royaume de Navarre, a disparu en 1522 sous le feu des envahisseurs castillans. A partir de ce moment, la France et l’Espagne, créant une frontière artificielle, se sont partagé notre pays. Et ils veulent nous forcer à devenir soit espagnols, soit français.

 Et nous, tout simplement, car nous ne sommes ni espagnols, ni français, nous voulons rester basques et vivre dans un Etat basque indépendant, dans une Europe en liberté.

 

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COMMUNIQUE DE ETA

30032011

L’organisation armée ETA a, dans un communiqué publié dimanche, confirmé le “cessez-le-feu permanent,  général et vérifiable par la communauté internationale” qu’elle avait rendu public en janvier dernier et qu’elle assure maintenir depuis de nombreux mois maintenant. Dans son communiqué l’organisation dénonce le fait que les états français et espagnol aient rejeté la proposition d’ouverture d’un processus démocratique en Pays Basque mais pour autant elle maintient son cessez-le-feu. D’autre part au vu du refus de reconnaissance de l’organisation armée par les états elle propose que la vérification se fasse de façon “non formelle” par une commission internationale.

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COMMUNIQUÉ DE EUSKADI TA ASKATASUNA AU PEUPLE BASQUE 

L’ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque pour la libération nationale, souhaite soumettre ses réflexions au peuple basque, près de trois mois après l’initiative du 10 janvier. 

Ces derniers temps, deux blocs se dessinent de plus en plus clairement sur la scène politique de l’Euskal Herria. Le bloc de ceux qui souhaitent s’engager dans un scénario de paix, d’une part, et celui de qui veut perpétuer l’imposition et le blocage, de l’autre. Car la période actuelle se caractérise par la confrontation et la lutte entre les partisans de la résolution définitive du conflit grâce à la mise en place d’un processus démocratique et les tenants du verrouillage de l’opportunité actuelle au moyen de la répression et de la négation.

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Prisonnier-e-s politiques

5042011

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Solidarité avec les prisonniers au marathon de Paris

11042011

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Jon Anza : toujours pas de réponses

19042011

p004ph0195465.jpg    jpb.gif             19/04/2011

Le 18 avril 2009 le militant basque Jon Anza “disparaissait” entre Bayonne et Toulouse et était “retrouvé” un an plus tard à la morgue de l’hôpital Purpan de Toulouse. Le collectif constitué pour demander “la vérité” sur cette affaire a fait le point et appeler à un rassemblement devant le palais de justice de Bayonne le vendredi 29 avril à 18 heures.

Lors d’une conférence de presse hier à Bayonne le collectif Jon Anza a répété les questions qu’il pose inlassablement “Pour quoi il n’y a pas eu d’enquête comme cela aurait dû se faire ? Que s’est il passé pendant les dix jours   écoulés entre l’arrivée de Jon à toulouse et son admission à l’hôpital? Qu’a t-on cherché à cacher pour que le corps ne réapparaisse que dix mois plus tard?”.

Au nom du collectif Anaiz Funosas a rappelé la chronologie des faits et les “bizarreries” du dossier. Parmis celle-ci le fait que le corps d’Anza n’ait pu être identifié pendant près d’un an alors qu’il avait sur lui un billet de train aller-retour Bayonne-Toulouse ou encore qu’il portait une cicatrice due à une intervention médicale.

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Journée de solidarité avec les prisonnier(e)s politiques

18042011

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Le 17 avril à Paris, la réunion publique organisée, entre autres organisations, par le CSPB a été l’occasion d’informer sur la situation de nos prisonniers dans le monde autour des tables de presse.

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Une première réunion a  abordé les conditions de détention des prisonnier(e)s politiques avec un point plus particulèrement fait sur les prisonnier(e)s péruviens, corses, basques et zapatistes, qui a été suivi de la projection d’un film réalisé par des prisonnières de Fresnes.

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Les participants ont ensuite débatu autour de la question de la place des prisonnier(e)s politiques dans la résolution des conflits, avec des intervenants kurde, tamoul, corse, basque, péruvien, mapuche et zapatiste (l’Autre campagne) avant une démonstration de danse de jeunes péruviennes sur le thème de l’enfermement des femmes.




Communiqué des prisonniers politiques de Fresnes

29042011

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A Fresnes les   Prisonniers Politiques Kurdes, Basques et Corses de Fresnes, à l’occasion de la journée internationale du prisonnier politique le 17 avril,  ont rédigé le communiqué suivant : 

Le prisonnier politique est un citoyen qui est maintenu en prison pour des motifs politiques, puisqu’un prisonnier politique se définit par son engagement à changer la société dans laquelle il vit, parce qu’il est épris de justice et de liberté. Dans ce quon nomme les démocraties, la simple existence des prisonniers politiques peut sembler contradictoire, car « en démocratie tous les idéaux sont défendables », nous disent les dirigeants du capitalisme mondial. Mais le fait est que dans leurs « démocraties » il y a de plus en plus de prisonniers politiques

Et ce nest pas un hasard. Les défenseurs du système capitaliste (renommé «économie de libre marché», ou encore «néolibéralisme») identifient l’idée de démocratie avec ce mode d’organisation politico-économique. Pour eux, capitalisme égal démocratie, et tout projet de changement réel égal « terrorisme ». Car le problème est là. Toute opposition radicale, réelle au système en vigueur est « terroriste« . Toute volonté de changement est susceptible de poursuites pénales. Toute opposition peut être incarcérée. Depuis la déclaration de la célèbre «guerre au terrorisme» et plus actuellement avec l‘excuse de « la crise du capital », on assiste à un renforcement des mesures répressives qui limitent à chaque fois plus les droits et libertés des plus pauvres et qui justifient la torture, l’isolement et même l’élimination physique des personnes dissidentes politiques.

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Communiqué de l’ETA

30042011

Communiqué de l’Aberri Eguna (Jour de la patrie) 2011 au peuple basque

L’ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque pour la libération nationale, transmet un salut chaleureux à toutes celles et tous ceux qui assistent en ce moment aux manifestations organisées à l’occasion de cette journée de l’Aberri Eguna, en signe d’amour et d’engagement envers l’Euskal Herria.

Aujourd’hui, les abertzales possèdent la nation basque comme lieu de rencontre et comme objectif. L’Euskal Herria, passé et avenir. Notre identité, notre être. L’héritage que nos ancêtres nous ont transmis grâce à la sueur de leur front, à leurs larmes et à leur sang. Notre langue et notre terre. Un point de jonction des rêves et des projets de la société basque. Un symbole dans le monde de la lutte pour la liberté.

Malheureusement, une année encore, nous abordons cet Aberri Eguna en tant que peuple opprimé, avec la nécessité de revendiquer la plus élémentaire des libertés. Toutefois, alors que le plus facile aurait été de se laisser endormir par la léthargie fruit de la résignation, nous célébrons l’Aberri Eguna avec la fierté donnée par les victoires remportées par les abertzales et avec passion pour tout ce qu’il nous reste à faire. Dans la conviction qu’un jour cette journée verra la célébration de la liberté pour tous les citoyens et citoyennes basques.

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1er mai à Paris

2052011

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Solidarité avec les prisonniers politiques basques
et soutien à Aurore Martin
au cours de la manifestation

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BILDU LEGALISEE

7052011

 portadairudia.jpg07/05/2011 Goizeder TABERNA

Ni filtre, ni peigne fin, cette fois, le Tribunal constitutionnel espagnol n’a pas eu à déployer de mécanisme de dépistage de listes «contaminées». Il a autorisé en bloc la participation de la coalition Bildu aux élections municipales de la Communauté autonome basque (Cab) et de la Navarre et aux élections forales. Hier, aux aurores, la sentence tant attendue a accompagné le lancement officiel de la campagne électorale.

Les discussions au sein du Tribunal constitutionnel ont été longues. La première instance de ce tribunal n’ayant pas pu départager les six magistrats, en début de soirée, la décision a été confiée à une instance supérieure. Sur les onze juges de cette cour, six ont validé les listes de Bildu.

La sentence complète sera connue dans quelques jours. A travers elle, cependant, le Tribunal constitutionnel considère que par la décision prise dimanche dernier, le Tribunal suprême avait ébranlé le droit de participation politique de la coalition formée par Eusko Alkartasuna (EA) Alternatiba et des indépendants, inscrit dans l’article 23 de la Constitution espagnole. La haute juridiction espagnole devait déterminer si la preuve utilisée par le Tribunal suprême pour interdire les 254 listes de la coalition était suffisamment fondée. La décision du Tribunal constitutionnel prouve que l’hypothèse ne s’appuyait pas sur des faits vérifiés et ne concordait pas avec la nouvelle phase ouverte par la gauche abertzale.

A court terme, la phase qui s’ouvre pour la coalition Bildu est celle des élections, puisque le tribunal espagnol devait se prononcer avant le lancement officiel des élections. Réunis à Bilbo en attendant la décision (voir encadré), les représentants de Bildu ont déclaré hier qu’ils attaquaient la campagne électorale «avec un enthousiasme intact parce que nous avons lutté contre ceux qui voulaient nous faire fléchir et nous rendre muets, ils n’ont pas réussi». Ils ont ensuite déclaré : «La victoire de la société basque face à la déraison et les intérêts mesquins de certains est déjà un triomphe collectif que, à l’instar de notre dignité, personne ne pourra nous enlever». Une réaction prévisible de la part des premiers concernés.

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Jon Anza, nous voulons la vérité

21052011

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Dimanche 21 mai 2011   Parvis des droits humains, Paris

A l’occasion de la quinzaine internationale des disparus en garde à vue le CSPB a rappelé que  Jon Anza n’est pas oublié, et que le combat continuera pour que la vérité sur sa disparition  soit enfin révélée.

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BILDU 22 mai 2011

23052011

Quand le peuple basque a droit à la parole ….

Acte de Bildu à Donosti (Saint Sébastien) hier soir dimanche 22 mai

cliquer sur ce lien :

http://www.gara.net/bideoak/110523_bildu_atano/




Elections en Hegoalde

24052011

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Giuliano CAVATERRA

Les résultats exceptionnels obtenus dimanche par la coalition Bildu aux élections municipales et forales sont un plébiscite clair en faveur de l’ouverture d’un processus démocratique. Le peuple «abertzale de gauche» s’est engagé avec enthousiasme et motivation pour l’ouverture d’un nouveau cycle politique.

Avec plus de 310 000 voix sur l’ensemble des quatre provinces du Pays Basque Sud et plus de 1 100 élus, Bildu devient la première force en nombre d’élus et la seconde en nombre de voix derrière le PNV (Parti nationaliste basque). La coalition regroupant EA, Alternatiba et des candidats indépendants proches de la gauche abertzale, a dépassé toutes les prévisions. Elle émerge partout et dépasse même largement le score historique que la coalition de la gauche abertzale Euskal Herritarrok avait réalisé en 1999 lors de la trêve d’ETA dite de Lizarra-Garazi. Ce résultat est d’autant plus remarquable que la gauche abertzale n’a pas pu se présenter en tant que telle au sein de la coalition puisque la justice espagnole a refusé d’inscrire son nouveau parti, Sortu. De plus, près de 40 000 cadres, militants et sympathisants ne pouvaient être candidats, certains de ses cadres sont en prison et d’autres n’ont pas le droit de faire de la politique. Enfin, plusieurs centaines de ses militants n’ont tout bonnement plus le droit de vote.

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MOBILISATION CONTRE LE MAE

26052011

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Contre le mandat d’arrêt européen et pour le respect des droits civils et politiques MEETING 18 JUIN à BIARRITZ

Site : www.ekainak18juin.org

LE JOURNAL DU PAYS BASQUE   26/05/2011    :

“Aurore se cache, elle risque douze ans d’enfermement dans les prisons espagnoles. Simplement car elle s’est exprimée au nom de Batasuna !”, lance Anaiz Funosas du Collectif Pays Basque contre le mandat d’arrêt européen (MAE).

Le collectif organise le 18 juin prochain à la halle d’Iraty à Biarritz une journée pour le respect des droits civils et politiques (programme ci-contre). Hier, par la voix de ses membres entourés de plus d’une trentaine de signataires, le collectif a dressé un premier bilan. Et ce, à la suite de la publication la semaine dernière d’un manifeste pour l’abrogation des législations d’exception en Europe et celle du mandat européen tel qu’il existe. Et pour la liberté d’Aurore Martin, sous le coup de cette législation.

Le manifeste est signé au niveau hexagonal par des personnalités telles que Stéphane Hessel ou Benjamin Stora. Au niveau du Pays Basque, le vice-président du Conseil général Kotte Ecenarro, les maires de Saint-Pée-sur-Nivelle, Christine Bessonart, et de Saint-Pierre-d’Irube, Alain Iriart, ont également signé, ainsi que de nombreux élus. Au total, 129 personnes. La liste n’est pas exhaustive et les signatures continuent d’arriver.

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Aurore Martin : je reviens

3062011

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La militante abertzale Aurore Martin annonce son retour imminent dans deux entretiens accordés au Journal du Pays Basque et au site Mediapart

VOIR  LA  VIDEO  :

http://dai.ly/mwraZQ

.
Depuis qu’elle a décidé, il y a six mois, de ne plus honorer son contrôle judiciaire et de ne plus se montrer publiquement, elle vit cachée. Aurore Martin fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen, ordonné par la Justice espagnole et validé par la Cour de cassation française, en décembre dernier. En cas d’arrestation, la militante de Batasuna sera livrée aux autorités espagnoles dans un délai de dix jours. Elle risque une peine de douze ans d’emprisonnement dans l’Etat espagnol pour avoir participé à une conférence de presse à Iruñea, un meeting dans la même ville et une réunion en Araba.

Editorial par Antton ETXEBERRI

Aurore Martin a décidé de reprendre sa liberté. Après s’être cachée pendant six mois, la militante abertzale a finalement annoncé au Journal du Pays Basque qu’elle allait réapparaître dans les prochains jours, afin de mener sa vie de femme et de militante politique au grand jour. Cette annonce intervient alors que le collectif contre le mandat d’arrêt européen prépare une grande mobilisation pour le 18 juin, en faveur des droits civils et politiques. Mobilisation qui, jour après jour, reçoit le soutien d’un grand nombre de personnalités du Pays Basque, mais aussi françaises. Le pas qu’a fait l’Etat français en acceptant d’envoyer la militante de Batasuna en Espagne en raison de ses engagements politiques ne passe visiblement pas auprès de la société. Après la vague de solidarité orchestrée par des dizaines d’élus locaux qui sont apparus devant la presse pour assumer leur choix d’héberger la fugitive, ce sont de nombreux parlementaires, y compris locaux, qui demandent à l’Etat français de faire marche arrière dans sa collaboration de répression avec l’Etat espagnol. En prenant la décision courageuse de réapparaître, Aurore Martin a conscience que les services de police français appliqueront la décision judiciaire : ils l’arrêteront pour lui offrir un aller simple vers l’Audiencia Nacional de Madrid, où elle encourt une condamnation pouvant atteindre douze années de prison. Elle montre pourtant dans son interview d’aujourd’hui une envie d’avancer, dans cette période politique remplie d’espérances. Aurore Martin, qui est devenue malgré elle un symbole de cette injustice de plus en plus dénoncée, a permis, par son choix de se substituer à la Justice française, d’étendre la question des libertés civiles et politiques au-delà des frontières du Pays Basque. Son cas, identique à celui de très nombreux militants de nationalité espagnole qui se voient appliquer le mandat d’arrêt européen chaque semaine, démontre le caractère politique de ces décisions de justice, et s’inscrit pleinement dans le cadre du conflit en Pays Basque.




L’appel du 18 juin 2011

15062011

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jpb.gif  15 juin 2011

Des élus invitent leurs pairs à Biarritz

Goizeder TABERNA

Le 18 juin est définitivement une date historique. Du moins, dans la petite histoire du conflit basque. Un groupe d’élus a pris l’initiative d’appeler l’ensemble de leurs pairs à participer au meeting organisé contre le mandat d’arrêt européen (MAE), et en particulier celui d’Aurore Martin. De l’appel du 18 juin 2011, on pourra retenir un consensus quasi total entre les différentes sensibilités politiques sur le besoin d’une réflexion sur le respect des droits démocratiques au Pays Basque.

Ils appartiennent au Parti socialiste, au MoDem, à Europe Ecologie-Les Verts, sont apparentés au Front de gauche ou n’affichent pas d’étiquette. Ils invitent les autres élus du Pays Basque Nord à “s’associer aux réflexions qui seront menées [à Biarritz] concernant la situation au Pays Basque et le travail à mener à l’avenir autour du respect des droits démocratiques” ayant comme prétexte le meeting organisé à Biarritz samedi prochain.

De tous bords

La plupart des élus impliqués dans l’initiative font partie des plus de 150 élus signataires du manifeste du 30 mai demandant “l’abrogation des législations d’exception en Europe” et du MAE. Les élus du PS sont Kotte Ecenarro (vice-président du Conseil général), Sylviane Alaux (conseillère régionale) et Marie-Christine Aragon (conseillère générale). Du MoDem, on retrouve Jean-René Etchegaray (adjoint au maire de Bayonne) et de l’UMP Jean Castaings (conseiller général, ancien président du Conseil général). Des élus Verts comme Alice Leiciagueçahar (conseillère régionale d’EELV) ont également prêté leur nom. Dans la famille du Front de gauche, Christelle Cazalis (conseillère municipale de Hendaye) et Jean-Claude Soudre (conseiller municipal de Bayonne) ont adhéré à l’initiative, ainsi que de nombreux élus abertzale tels qu’Alain Iriart (maire de Saint-Pierre-d’Irube, conseiller général), Jakes Abeberry (adjoint au maire de Biarritz), Battitta Amestoy (conseiller municipal d’Ustaritz). D’autres maires sans étiquette ont fait de même, notamment, Michel Etchebest (Mauléon), Sauveur Bacho (Arberats), Christine Bessonart (Saint-Pée-sur-Nivelle).

Le meeting du 18 juin et le manifeste écrit à cette occasion ne sont pas les seules initiatives qui ont compté avec l’implication des élus basques sur le dossier du MAE. En février, certains d’entre eux s’étaient opposés au mandat d’arrêt européen contre huit jeunes militants de Segi et avaient ouvert leurs maisons à ces jeunes en leur proposant de les héberger. Ils s’étaient ensuite solidarisés avec Irati Tobar qui avait entamé une grève de la faim pour dénoncer son risque d’expulsion vers l’Etat espagnol.

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Rassemblement autour d’Aurore Martin

21062011

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jpb.gif 21/06/2011

Goizeder TABERNA

“Si aujourd’hui je suis ici, c’est grâce à toutes ces personnes qui m’ont aidée”. Après six mois de clandestinité, Aurore Martin a débuté son allocution avec une pensée pour tous les élus et les personnes qui l’ont hébergée. Samedi, à la Halle d’Iraty de Biarritz, cette vague de solidarité envers Aurore Martin s’est transformée en mouvement contre “la répression et l’imposition”.

Alors qu’elle risque l’application du mandat d’arrêt européen (MAE) dont elle fait l’objet en raison de son activité politique, la jeune militante de Batasuna est apparue devant près de 2000 personnes (d’après le nombre de verres vendus), épaulée sur scène par plus de 60 personnalités, locales et internationales.

Réunis au motif du meeting organisé contre les mandats d’arrêt européens et les lois d’exception, les participants ont plaidé pour l’amplification de ce mouvement qui a vu le jour avec son cas. Que ce soit la prise de parole, par vidéotransmission, de M. Tubiana (président de la Ligue des droits de l’homme), celle de la porte-parole du NPA, M. Martin, représentée par la militante locale M. Mailfert, celle de la sénatrice écologiste A. Boumediene ou du syndicaliste de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens G. Clavier, toutes les interventions étaient un appel à l’accumulation des forces.

Représentant le Collectif contre le mandat d’arrêt européen, Anaiz Funosas a repris l’idée émise antérieurement par Aurore Martin, celle de la constitution d’un “rempart populaire qui stoppe la répression et l’imposition, qui obtienne la légalisation des partis, qui arrête les opérations policières et les tortures”. Un rempart qui protège les citoyens basques du “chantage”, des “traitements cruels”, de la dispersion et d’un grand et cetera.

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Samedi 26 à Paris

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Manif à Bayonne contre le MAE

19072011

Alors que la mobilisation en soutien à Aurore Martin se poursuit, un nouveau militant basque est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen de l’état espagnol.

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Un millier de personnes pour Derguy à Bayonne

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Samedi dernier un millier de personnes environ (700 selon la police) ont manifesté dans les rues de Bayonne à l’appel des partis Batasuna, Abertzaleen Batasuna et Eusko  contre le mandat d’arrêt européen (MAE) visant Daniel Derguy et plus globalement pour réclamer une “solution politique” au conflit basque.

La banderole de tête de la manifestation affichait d’ailleurs le slogan “Aterabide politikoa orain” (une solution politique maintenant). Les manifestants réclamaient aussi le “respect des droits” des prisonniers basques et l’arrêt de “la répression”.

Cette manifestation avait été convoquée suite à l’arrestation de Daniel Derguy la semaine passée à Cahors.

Daniel Derguy, actuellement en liberté conditionnelle après avoir purgé douze ans de prison avait été interpellé puis s’était vu notifié un MAE émis par la justice espagnole.

Son arrestation la veille du jour où il devait ouvrir son magasin de meubles, preuve de sa réinsertion, avait causé un certain émoi en Pays Basque.  D’autant plus que le MAE visait des faits datant de 1994 soit il y a dix sept ans. Les partis abertzale et au delà les opposants à la procédure du MAE avaient estimé qu’il s’agissait là d’un acte “politique” et non judiciaire. Ils avaient estimé que l’échec du transferment d’Aurore Martin avait conduit les autorités espagnoles à demander celui de Derguy pour obtenir de l’Etat français une extradition d’un militant abertzale du pays Basque Nord. Un des slogans les plus scandés par les manifestants était d’ailleurs “Aurore! Daniel! Herria zurekin”  (Aurore Daniel le peuple est avec vous).

Nouveau soutien pour A. Martin

Par ailleurs le cas du MAE délivré à l’encontre d’Aurore martin continue de provoquer des réactions. Hier, c’est le conseil de l’ordre des avocats de Bayonne  qui a diffusé une motion dénonçant “l’utilisation dévoyée du mandat d’arrêt européen révélée par le dossier d’Aurore Martin”.

Pour les avocats bayonnais “les magistrats français”ont autorisé l’Etat français à livrer “un de ses ressortissants pour des faits qui ne sont pas réprimés par la loi française et (…) qui relèvent de la liberté d’opinion et d’expression”. Le conseil de l’ordre s’ “inquiète” donc de l’atteinte à ces libertés, libertés garanties “dans toute démocratie”.




ETA prend la parole, les partis réagissent

21072011

Le 7 juillet dernier ETA a transmis un communiqué qui a été publié par deux journaux dont GARA. 

Le bi-mensuel Ekaitza dans son dernier numéro, en reprend les idées essentielles, ainsi que les principales réactions publiques.  

Ce communiqué d’ETA, dont nous avons retenu toutes les idées essentielles,  a suscité de nombreuses réactions. En voici les plus importantes, issues de tous les milieux politiques intéressés par la situation au Pays Basque.   

La coalition Bildu (composée d’Eusko Alkartasuna, Alternatiba et Ezker Abertzalea) a accueilli très positivement ce communiqué d’ETA. Bildu considère que ce communiqué « confirme la possibilité ouverte en Euskal Herri de cheminer vers la paix ». Elle appelle tous les acteurs impliqués dans une démarche de résolution du conflit que connaît le Pays Basque à agir pour « une paix définitive et une normalisation politique susceptible d’apporter une vraie démocratie au pays ». Elle réaffirme son souhait d’une « paix juste, dans laquelle tous les droits, aussi bien individuels que collectifs, soient reconnus, et les droits civils et politiques respectés et garantis ». Elle ajoute qu’elle travaille pour un « droit d’autodétermination » ouvrant la porte à « l’obtention, si c’est ce que décident les citoyens basques de manière pacifique et démocratique, de tous les projets politiques, y compris l’indépendance ». 

EA considère que l’acteur principal du changement politique, c’est la société basque, et plus concrètement l’ensemble «indépendantiste et souverainiste progressiste qui a fait le pari de l’accumulation des forces abertzale, beaucoup plus ample que la gauche abertzale historique, et acteur essentiel du succès électoral de Bildu». Alternatiba a également réservé le meilleur accueil au communiqué d’ETA, rappelant que lorsqu’ ETA a annoncé son cessez-le-feu il y a six mois, Alternatiba a montré son désir qu’il s’agisse là « du début de la fin ». 

Le Lehendakari Patxi Lopez s’est montré pour le moins circonspect ; il a déclaré, à propos du communiqué, ne pas savoir «ce qu’attend la gauche abertzale pour exiger, avec le reste des démocrates, la disparition d’ETA». Son conseiller à l’Intérieur, encore plus réticent, n’a trouvé dans ce communiqué « aucune nouveauté digne d’être mentionnée », ajoutant que la seule déclaration attendue de l’organisation armée est «celle dans laquelle elle annoncera qu’elle arrête définitivement toutes les activités terroristes». 

Le président du PNV, Iñigo Urkullu, quant à lui, a sommé la gauche abertzale de mettre en demeure l’organisation ETA «de cesser définitivement son activité  armée; il a évoqué «les tentations qui existent chez les dirigeants du PP d’illégaliser aussi Bildu, et pas seulement Sortu». 

Les réactions de partis d’extrême droite (ou de droite, tel le PP) espagnols reflètent leur désarroi après le succès de Bildu aux élections du 22 mai dernier ; ils déclarent tous, en effet, que le communiqué d’ETA apporte la preuve du fait que Bildu, c’est la même chose qu’ETA, et que, par conséquent, l’illégalisation de Bildu et de ses élus doit être prononcée dans les plus brefs délais.

Voilà qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, que le vrai problème de l’Espagne, ce n’est pas ETA et sa lutte armée, mais l’indépendantisme de gauche et la présence dans les institutions des abertzale socialistes… 

Communiqué d’ETA du 7 juillet 2011

etamuralhachaserpientenouvelobs.jpg  L’organisation armée basque socialiste révolutionnaire de libération nationale a remis un nouveau communiqué daté du 7 juillet 2011 aux journaux basques Gara et Berria qui l’ont publié le mercredi 13 juillet. ETA fait part de ses réflexions  «sur le moment très important que notre pays est en train de vivre» actuellement

«Les développements de ces derniers mois et particulièrement les résultats des élections qui ont eu lieu en Araba, Bizkaia, Gipuzkoa et Nafarroa Garaia [Alava, Biscaye, Guipuzcoa et Haute-Navarre – Ndlr] ont planté une borne dans la nouvelle période qui s’ouvre, en montrant qu’il y a place pour l’espérance dans les défis du futur au Pays Basque». 

La situation politique actuelle «ne peut pas s’expliquer sans prendre en compte le combat exemplaire que notre pays a mené antérieurement, durant de longues années». Ce combat s’est fondé sur deux éléments : «La résistance face à l’oppression et la construction nationale.»

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Pour le respect des droits des prisonniers politiques

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COMME TOUS LES ANS EN ETE,  SUR LES PLACES ET LES PLAGES DU PAYS BASQUE,  SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERES ET LES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES DETENU(E)S DANS LES PRISONS DES ETATS ESPAGNOLS ET FRANCAIS  !

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 L’initiative Egin Dezagun Bidea appelle à la mobilisation en faveur des “droits des prisonnières et des prisonniers politiques basques”, ce samedi 30 juillet, proposant d’occuper différents points stratégiques du Pays Basque. Des marches, rassemblements, chaînes humaines seront organisés dans les grandes villes, les lieux touristiques, les plages ou les axes routiers principaux.

En Pays Basque Nord, les différentes mobilisations auront lieu à 11 heures, à Bayonne (rond-point Saint-Léon), Anglet (Géant Casino), Biarritz (rond-point de l’autoroute), Saint-Jean-de-Luz (phare) et Hendaye (vieux casino).

Egin Dezagun Bidea cherche à travailler conjointement avec différents agents, secteurs et professionnels de la société basque en faveur des droits des prisonniers politiques basques et estime que “le rassemblement des forces est fondamental pour en finir avec une politique pénitentiaire qui transgresse les droits les plus élémentaires et qui se situe dans des termes diamétralement opposés aux paramètres requis par la nouvelle situation politique en Pays Basque. [...] Nous pensons que la politique pénitentiaire et de répression doit cesser d’entraver la résolution démocratique, et ce, de manière immédiate. Le moment politique actuel l’exige, une majorité politique et sociale de la société basque l’exige”.

Egin Dezagun Bidea souligne encore que la dispersion provoque de multiples accidents et que des milliers de personnes risquent leur vie sur les routes en allant rendre visite à leurs proches incarcérés à des centaines de kilomètres de distance.

“C’est pour tout cela, pour mettre un frein à ces violations de droits et construire entre toutes et tous une nouvelle phase dont la clé sera le respect de tous les droits, que nous appelons la société basque à se mobiliser en faveur des droits des prisonnières et des prisonniers politiques basques ce samedi 30 juillet ”.

D’autre part, une manifestation est programmée le 17 septembre à Donostia.




LEGALISATION ET LIBERTE

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A Donosti (Saint Sebastien) plus de 8000 manifestants ont reclame la liberte pour le Pays Basque. La situation des prisonniers politiques, l’independance etaient les principaux themes des slogans.

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Le Comite de solidarite avec le peuple basque de Paris etait present,

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comme a la marche pour les prisonniers qui avait parcouru les rues de la vielle ville le vendredi precedent.

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Nouveau procès de militants basques à Paris

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 Le Journal du Pays Basque  -  02/09/2011

Le parquet a requis jeudi six ans de prison ferme à l’encontre de Jon Iurrebaso, un membre d’ETA jugé à Paris qui aurait participé aux négociations secrètes entre l’organisation séparatiste basque et le gouvernement espagnol entre 2005 et 2007. Six ans ont également été requis contre Kepa Mirena Suarez Ugarte qui accompagnait J. Iurrebaso au moment de son arrestation en mars 2007 près de Périgueux. Enfin, la procureure a demandé une peine cinq ans de prison pour Aitor Elizaran, arrêté en octobre 2009 à Carnac (Morbihan) et des peines de quatre ans Igor Suberbiola Zumalde et Jon Salaberria (ancien élu de Batasuna) interpellés à Bordeaux en mai 2008, et Iratxe Sorzabal Diaz. Cette dernière, en fuite, est jugée par défaut.

La présence d’un “négociateur” et de plusieurs membres présumés de la direction politique d’ETA, dont un ancien élu indépendantiste, a conféré à ce procès un tour très politique.

Jon Salaberria, qui fut élu au parlement de la Communauté autonome basque, s’était exprimé mercredi estimant que la solution au problème basque devait être “politique et par le biais du dialogue mais pas répressive”.

I. Suberbiola a quant à lui estimé que “bien que le gouvernement s’enferre dans des dynamiques répressives, il est en train de perdre la bataille politique puisque de plus en plus de secteurs sociaux font le pari de l’indépendance”.

Ce procès a aussi été l’occasion de mettre en lumière certains aspects du processus de négociations ayant eu lieu en 2005-2007 entre ETA et le gouvernement espagnol. Ainsi, à l’ouverture du procès ont été dévoilés les noms des diplomates suisses et norvégiens qui figuraient sur des cartes de visites en possession de J. Iurrebaso lors de son arrestation.

Celui-ci, qui comparaît libre pour raisons de santé, a réitéré son appartenance au groupe de négociateur d’ETA et confirmé que les numéros de policiers qu’il portait sur lui lors de son arrestation étaient l’équivalent d’un laisser-passer.

Au nom de tous les inculpés, Jon Iurrebaso a fait la déclaration que nous reproduisons intégralement ci-dessous : 

Tous ceux qui ont entendu parler de la question basque ont malheureusement tendance à la réduire à son seul rapport  avec l’Espagne, comme s’il s’agissait d’une question interne à l’Espagne et qu’en conséquence tout ce que la France entreprendrait contre ceux qui luttent pour la libération d’Euskal Herria ne serait qu’une simple collaboration avec l’Espagne.  Rien n’est plus loin de la vérité et de la réalité. La France nie et refuse l’existence même d’Euskal Herria et conduit la langue basque, sa réalité culturelle, économique et politique à une mort certaine. Donc, il est évident qu’Euskal Herria a un problème majeur : Deux grands Etats, l’espagnol et le français, veulent le faire disparaître et continuer à se le partager.  On  ne va pas faire ici le bilan historique de la répression  des gouvernements de la république, tant de droite que de gauche. Il suffit de signaler qu’aujourd’hui nous  subissons une situation comparable, entre le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero et celui de Nicolas Sarkozy.

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Mouesca : l’acharnement

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07/09/2011    Cécile VIGNAU

Il avait annoncé sa candidature aux sénatoriales le 5 juillet dernier, avec Terexa Halsouet pour suppléante. Une date non dénuée de sens, et qui venait en prélude au 14 juillet, jour officiel du recouvrement de ses droits civiques. Aujourd’hui, Gabi Mouesca n’est plus en lice pour les élections du 25 septembre. Il vient en effet de lui être notifié, via un courrier daté du 8 août de la Direction des affaires criminelles et des grâces, qu’il ne répondait pas aux critères légaux en vigueur pour être candidat à ces élections.

Condamné initialement à 48 ans de prison, Gabi Mouesca purge une peine de 17 ans de prison et retrouve la liberté en 2001. Le principe de loi qui établit l’incapacité électorale pendant dix ans confirme son recouvrement aux droits civiques pour l’année 2011. Or la loi ancienne prévoit une incapacité électorale relative à la peine prononcée initialement, soit 48 ans. Ce qui voudrait dire que Gabi Mouesca ne pourra prétendre à une réinscription sur les listes électorales avant novembre 2032, soit l’année de ses 71 ans. “Une décision qui souligne bien les limites de la démocratie en France”, ajoute Gabi Mouesca, dont la campagne était en partie axée sur le fonctionnement antidémocratique de l’Etat français.

Gabi Mouesca s’est déjà vu refuser le relèvement de son incapacité électorale à deux reprises par le passé. Les arguments avancés par la cour d’appel de Paris lors de la dernière requête, en 2009, touchent “l’absence de regrets exprimés” et la “gravité des faits”.

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Madrid s’acharne

19092011

juiciootegi.jpg 17/09/2011

Dix ans de prison. C’est la peine infligée par l’Audience nationale au dirigeant de la gauche abertzale Arnaldo Otegi et à Rafa Diez, ancien responsable du syndicat LAB pour “intégration” à ETA en qualité de dirigeant. Sonia Jacinto, Miren Zabaleta et Arkaitz Rodriguez ont été condamnés à huit ans pour le même délit. Txelui Moreno, Mañel Serra et Amaia ont été acquittés. Le tribunal espagnol affirme dans son délibéré qu’“ETA leur avait ordonné en 2008 de créer un organisme afin de mettre en place une stratégie d’accumulation de forces souverainistes dans le but de mener à bien un processus indépendantiste”. Les juges ont donc suivi les réquisitions du procureur dans cette affaire appelée “Bateragune.” A. Otegi, R. Diez, M. Zabaleta, S. Jacinto et A. Rodriguez furent arrêtés le 13 octobre 2009 et sont en prison depuis, sauf R. Diez, en liberté provisoire depuis avril 2010. Curieusement, la sentence qui a été officiellement communiquée aux accusés hier matin avait été annoncée dès avant-hier soir sur les ondes de la Cadena Ser. Une décision qui a provoqué de nombreuses réactions d’indignation, personne n’ignorant que ces dirigeants et militants de la gauche abertzale aujourd’hui condamnés ont été les artisans de l’ouverture d’un nouveau temps politique en Pays Basque Sud.

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Nouveau MAE jugé à Paris

22092011

Le mandat d’arrêt européen contre le prisonnier politique basque Joseba Aranibar a été examiné mercredi 21 septembre au Palais de justice de Paris. Nous rappelons que ce mandat est entièrement basé sur des déclarations faites sous la torture par Igor Portu et Mattin Sarasola.

Une dizaine de personnes s’étaient réunies en soutien à Joseba. Celui-ci, en dépit de tous les obstacles mis par le juge qui disait que ce n’était pas l’endroit pour délivrer des messages politiques, a réussi à lire entièrement le texte qu’il avait préparé (vous trouverez ce texte plus bas). À la fin, les personnes présentes ont sorti les photos de Mattin et Igor en criant « NON À LA TORTURE ! ».

L’avocat et le Procureur ont tous deux demandé un « sursis à statuer », autrement dit que l’examen du MAE soit reporté à une date postérieure à la décision de dernière instance dans le procès des gardes civils déjà condamnés pour avoir torturé Mattin et Igor dans un premier procès.

Le Tribunal rendra son verdict le 5 octobre prochain.

Texte lu par Joseba Aranibar devant le Tribunal

Madame et messieurs

Le mandat d’arrêt européen est une procédure bien connue en Pays Basque. Depuis 2004, des dizaines de militants politiques basques ont pu être ainsi remis en toute légalité à l’Etat espagnol. Procédure ultra-rapide mais surtout très commode pour l’Etat français qui, ainsi, se défausse et continue à nier son implication dans le conflit politique basque. Malgré tout, ces derniers mois, de nombreuses voix se sont élevées en Pays Basque mais aussi en France, contre l’application du mandat d’arrêt européen aux militants politiques. Nous avons les cas très médiatiques d’Aurore Martin et de Daniel Dergi. Mais surtout, ce n’est pas seulement son application qui est critiquée mais la procédure du mandat d’arrêt européen en elle-même et la nécessité d’une résolution politique et démocratique du conflit en mettant un terme aux législations d’exception (la quatorzième section anti-terroriste et l’audience nationale espagnole) est soulignée.

Dans le cas du procès politique qui me concerne, il trouve son origine dans les déclarations obtenues sous la torture de Mattin Sarasola. Mattin Sarasola et Igor Portu ont été torturés comme beaucoup  d’autres citoyens et citoyennes basques par des forces de sécurité de l’Etat espagnol ; sauf que, dans le cas qui nous intéresse, malgré les efforts du gouvernement espagnol pour camoufler les faits, grâce à l’hospitalisation d’Igor Portu et les photos faites de Mattin Sarasola quand il  a été incarcéré, il leur a été impossible de cacher les traces de la pratique de la torture.

En effet, lors du procès qui s’est déroulé à Donosti en octobre dernier contre les gardes civils présents lors de leur arrestation, les juges ont reconnu qu’il y avait bel et bien eu tortures permettant de mettre en avant la pratique institutionnalisée de la torture dans l’Etat espagnol.

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le CSPB à la fête de l’huma

23092011

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Privé de stand à la Fête de l’Humanité, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris a été fraternellement accueilli par l’USTKE (syndicat indépendantiste kanak) et son pendant politique : le Parti Travailliste.

Si nous n’avons pu, comme l’année dernière et faute d’espace, organiser de débat sur le stand , nous sommes intervenus dans des débats programmés par la fête.

Robert Badinter était l’invité vedette d’un débat  célébrant l’abolition de la peine de mort dans l’état français, et Juan a interpellé l’ancien ministre de Mitterrand, pour lui rappeler, ainsi qu’aux centaines de personnes présentes, qu’ à  la peine de mort, s’est  substitué l’allongement des peines, et que c’est la peine de mort lente qui est appliquée, qu’il y a un « suicide » tous les 3 jours dans les prisons de France, un taux six fois supérieur au taux de suicide dans le monde extérieur, que les gens crèvent de maladie derrière les barreaux. Bref, qu’abolir la peine de mort c’est bien mais aujourd’hui il y a comparativement plus de morts dans les prisons de France que du temps où l’on appliquait la peine de mort ! Rappeler, aussi, que les réponses de l’état français aux assassinats du GAL , aux 29 morts tués par balles ou dans des attentats à la bombe sous le nez de Mitterrand et de son gouvernement socialiste,  ont été les premières d’une longue série d’extraditions pour livrer les réfugiés basques aux tortionnaires de l’état espagnol. Rappeler à Robert Badinter qu’il était alors ministre de la justice et que  l’abolition de la peine de mort ne l’a pas affranchi de cette horreur : remettre un réfugié politique à une justice mise en place par les héritiers du franquisme.

 Au cours d’un autre débat sur la torture, en particulier pendant la guerre d’Algérie, avec Henri  Alleg et Serge Portelli, Pablo a apporté son témoignage. Il a été écouté, lorsqu’il a dénoncé la pratique de la torture et du viol par la  police et l’armée espagnole. Il a dénoncé la justice française qui accepte des mandats d’arrêt européens basés sur des déclarations faites sous la torture et rappelé que c’est sur le territoire de l’état français que Jon Anza est mort il y a deux ans.  Nous nous sommes naturellement retrouvés à la fin du débat aux côtés d’ H. Alleg et de S. Portelli, qui dédicaçaient leurs livres,  pour présenter le numéro spécial d’Ekaitza sur la torture au Pays Basque.

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Un moment de solidarité partagé avec Kanaks et Corses

 Sur le stand de l’USTKE, où Jacques Gaillot est venu nous apporter son soutien, était également présent à nos côtés l’Associu Sulidarità, association de solidarité avec les prisonniers politiques corses et leurs familles.

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Le CSPB à la fête de l’Huma

11102011

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Privé de stand à la Fête de l’Humanité, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris a été fraternellement accueilli par l’USTKE (syndicat indépendantiste kanak) et son pendant politique : le Parti Travailliste.

  

Si nous n’avons pu, comme l’année dernière et faute d’espace, organiser de débat sur le stand , nous sommes intervenus dans des débats programmés par la fête.

  

Robert Badinter était l’invité vedette d’un débat  célébrant l’abolition de la peine de mort dans l’état français, et Juan a interpellé l’ancien ministre de Mitterrand, pour lui rappeler, ainsi qu’aux centaines de personnes présentes, qu’ à  la peine de mort, s’est  substitué l’allongement des peines, et que c’est la peine de mort lente qui est appliquée, qu’il y a un « suicide » tous les 3 jours dans les prisons de France, un taux six fois supérieur au taux de suicide dans le monde extérieur, que les gens crèvent de maladie derrière les barreaux. Bref, qu’abolir la peine de mort c’est bien mais aujourd’hui il y a comparativement plus de morts dans les prisons de France que du temps où l’on appliquait la peine de mort ! Rappeler, aussi, que les réponses de l’état français aux assassinats du GAL , aux 29 morts tués par balles ou dans des attentats à la bombe sous le nez de Mitterrand et de son gouvernement socialiste,  ont été les premières d’une longue série d’extraditions pour livrer les réfugiés basques aux tortionnaires de l’état espagnol. Rappeler à Robert Badinter qu’il était alors ministre de la justice et que  l’abolition de la peine de mort ne l’a pas affranchi de cette horreur : remettre un réfugié politique à une justice mise en place par les héritiers du franquisme.

  

Au cours d’un autre débat sur la torture, en particulier pendant la guerre d’Algérie, avec Henri  Alleg et Serge Portelli, Pablo a apporté son témoignage. Il a été écouté, lorsqu’il a dénoncé la pratique de la torture et du viol par la  police et l’armée espagnole. Il a dénoncé la justice française qui accepte des mandats d’arrêt européens basés sur des déclarations faites sous la torture et rappelé que c’est sur le territoire de l’état français que Jon Anza est mort il y a deux ans.  Nous nous sommes naturellement retrouvés à la fin du débat aux côtés d’ H. Alleg et de S. Portelli, qui dédicaçaient leurs livres,  pour présenter le numéro spécial d’Ekaitza sur la torture au Pays Basque.

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Un moment de solidarité partagé avec Kanaks et Corses

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