Soutien de tous bords pour la libération de « Txetx » Etcheverry

7 02 2008

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Soutien de tous bords pour la libération de « Txetx » Etcheverry
Près de deux cents personnes de tous bords politiques ont manifesté leur soutien devant la mairie de Bayonne

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Deux interpellations ont été opérées hier matin, l’une à Pau, l’autre à Bayonne, dans le cadre d’une enquête visant l’organisation indépendantiste armée basque ETA, a-t-on appris auprès du Comité de soutien aux prisonniers politiques basques Askatasuna. A Bayonne, c’est Jean-Noël Etxeberri qui a été arrêté à son domicile bayonnais. « Txetx » est une figure historique du mouvement abertzale en Pays Basque nord, notamment pour son implication politique au sein d’Abertzaleen Batasuna, mais également dans le monde culturel, avec Euskal Herria Zuzenean ainsi que dans le monde syndical. Aujourd’hui il est le permanent de l’Institut Manu Robles Arangiz, émanation du syndicat ELA, premier syndicat en Pays Basque sud.

Hier soir entre 150 et 200 personnes se sont réunies devant la mairie de Bayonne. Un rassemblement éclectique où toutes les forces politiques étaient représentées, à l’exception de l’UMP. Parmi les élus et responsables politiques figuraient : Jean-René Etchegaray (UDF), Martine Bisauta, Jean Lissar et Marie Felices des Verts, Daniel Romestant (PCF), Michel Pedrosa (PS), Ramuntxo Camblong, Aitor Arandia, Philippe Duluc, Clotilde Bordenave et Beñat Oteiza du PNB, Manex Pagola (EA), le conseiller général d’Anglet Beñat Gimenez, et celle de Bayonne Est Monique Larran-Lange, ainsi que nombre de militants de Batasuna et d’Abertzaleen Batasuna dont les élus Xabi Larralde et Béatrice Peyruc, Jakes Abeberry et Mikel Ithurbide.

Fernando Iraeta, président de la Fondation Manu Robles Arangiz et plusieurs responsables du syndicat ELA étaient également à Bayonne pour demander la libération des détenus.

Des responsables de la société civile étaient également présents, dont les professeurs Michel Bidegain et Juliette Bergouignan, le président de la Laborantza Ganbara Michel Berhocoirigoin, Jean-Claude Soudre de RESF, Dominika Daguerre de LAB, Jean-François Lefort « Lof », Denis Brillant, Maurice Touraton, Jakes Bortayrou, Gexan Alfaro…

A Pau, la police a interpellé Jacua Morio, un militant du groupe occitan Anaram au Patac, et perquisitionné son domicile, « dans le cadre des déclarations faites il y a plusieurs années par un autre jeune Occitan, Robert Arricau », assure Askatasuna, rappelant que cette affaire de 2004 visait des membres présumés de l’ETA.

Le mouvement occitan Anaram au Patac a protesté, dans un communiqué, contre l’interpellation de Jacua Morio, qui est également journaliste à la radio occitane Radio Pais.

Montage policier

A la fin du rassemblement bayonnais, Anaiz Funosas a rappelé le montage policier qui plane sur cette affaire datant de 2004. « Ces arrestations auraient été réalisées dans le cadre des déclarations faites il y a plusieurs années par Robert Arricau, ces mêmes déclarations qui avaient conduit notre porte-parole de l’époque Jean-François Lefort ŒLof’ en prison pour un an, jusqu’à ce que Robert reconnaisse devant la juge Houyvet qu’il avait subi de fortes pressions policières et qu’on l’avait poussé à faire de fausses dénonciations envers des militants » a-t-elle rappelé. Ce prétexte avait permis aux juges parisiens « de fouiller différents locaux d’Askatasuna, de convoquer et d’interroger de nombreuses personnes et de réduire un porte-parole au silence ». Elle s’est dit indignée pour cette affaire « dont le ridicule a largement été démontré et qui n’est autre qu’une manipulation minable des juges antiterroristes », rappelant également les dernières arrestations qui ont créé un émoi important à Saint-Jean-Pied-de-Port, ainsi que l’arrestation des six agriculteurs sur l’affaire Kako, politisée par les déclarations de Nicolas Sarkozy à Pau. Le syndicat ELA dénonce également l’arrestation de Jean-Noël Etxeberri, exigeant sa mise en liberté immédiate et sans condition. Selon ELA le but de cette arrestation est d’affaiblir le mouvement abertzale. « Il ne faut pas oublier que Txetx est une des références de ce mouvement. Encore une fois, c’est la démarche démocratique des secteurs ¦uvrant pour une société progressiste qui est visée ».

Le syndicat agricole ELB a également souligné le travail réalisé ces dernières années par « Txetx » en faveur du développement d’une agriculture durable et de qualité.

Pour Abertzaleen Batasuna quelles que soient les raisons invoquées pour mener cette opération, « il est évident qu’elle n’a pour autre but que de chercher à jeter le discrédit sur les projets portés par ce militant connu pour son engagement dans des voies parfaitement démocratiques et non-violentes ». « Discrédit sur Laborantza Ganbara dont le développement profite des infrastructures mises à disposition par la fondation dont Txetx est l’employé. Les arrestations de paysans de la semaine dernière en étaient déjà le prélude. Discrédit aussi sur AB dont il est adhérent et ancien porte-parole, au moment même où cette formation s’apprête à mener campagne électorale ». AB ne croit pas aux hasards du calendrier. « La politique des amalgames est un grand classique et n’est pas à l’honneur de la démocratie française ; AB gage sur le fait que la man¦uvre est trop grossière pour qu’elle ne trompe personne ».

Un nouveau rassemblement est prévu ce soir à 18h30 devant la Mairie de Bayonne ainsi que tous les jours, tant que la garde à vue durera.


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