L´internationalisme sous le signe de l´échange

5 04 2008

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L´internationalisme sous le signe de l´échange
Askapena vient d’ouvrir les inscriptions pour les brigades qu’elle va envoyer aux quatre coins du monde


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L’égocentrisme n’est pas au programme des brigades d’Askapena. Ni maladresse de nanti, ni discours donneur de leçons, l’association internationaliste organise des brigades dans le seul but d’échanger avec les populations qui mènent des luttes dans leur pays. Les inscriptions aux brigades de cet été sont ouvertes, et ce, jusqu’au 11 avril.

« Selon la destination, les brigades ont des objectifs différents », explique Mari Carmen Albisu, la responsable d’Askapena du Pays Basque Nord. Certains vont rencontrer les médias pour les informer sur le Pays Basque, d’autres vivront au contact de personnes ou de mouvements qui mènent des luttes dans leur pays. « Au final, nous souhaitons développer la solidarité entre le pays qui se déplace et celui qui reçoit. Un internationalisme qui se décline dans toutes les strates des mouvements sociaux », explique le membre d’Askapena, Ruben Gonzalez, pensant aux mouvements étudiants, tout comme aux syndicats d’agriculteurs.

Chargé de cette mission, Roger Idiart s’est rendu au Venezuela avec un groupe d’Askapena. A l’instar de la vingtaine d’habitants du Labourd et de la Basse-Navarre qui a participé à ces programmes, ce maçon de La Bastide-Clairence s’est retrouvé avec des personnes venues d’autres provinces du Pays Basque. Avant de monter dans l’avion qui l’emmènerait vers le pays de la Révolution bolivarienne, Roger avait une expérience dans les mouvements sociaux de son pays.

« Considérant que de nombreux territoires du Pays Basque vivaient dans la censure, je sentais le besoin de faire connaître notre situation à l’étranger », raconte-t-il. La soif d’apprendre des autres faisait également partie de ses motivations. Ainsi, Roger Idiart est allé « connaître le processus de libération de la société » que le Venezuela a entamé.

Il n’a pas été déçu. « La première impression a été l’étonnement. L’étonnement de voir le soutien et l’engagement des Vénézuéliens envers les réformes réalisées par Chavez », explique Idiart. Le mouvement de résistance mené par les agriculteurs du Front National Agricole Ezequiel Zamora l’a particulièrement marqué. Les grands propriétaires terriens que ce front combat ne respectent pas la réforme agraire et la lutte de ces agriculteurs est quotidienne. Roger Idiart est revenu pour en témoigner.

Plus d’efficacité

« Au fur et à mesure, l’efficacité des brigades s’est améliorée », explique Ruben Gonzalez. Ainsi, ces dernières années, la composition des équipes s’est adaptée aux besoins qu’ont les mouvements sociaux dans le domaine de l’internationalisme. Askapena donne la priorité aux personnes qui travaillent dans tel ou tel domaine, de sorte à ce qu’elle établisse des relations dans d’autres pays, « sans toutefois exclure les autres personnes », souligne Ruben Gonzalez.L’état d’esprit des brigades d’Askapena se distingue de la tendance des gouvernements et des ONG. A partir des années 90, ces derniers ont privilégié l’aide matérielle et humanitaire, d’après les membres d’Askapena. « A nos débuts, voilà 20 ans, nous récoltions du matériel ou nous participions à des chantiers, dans le but d’aider les luttes révolutionnaires des pays qui nous accueillaient, mais nous nous rendions compte que ce n’était pas efficace », explique-t-il. Ils avaient l’impression d’arriver avec leurs grands sabots et de ne pas répondre correctement à leurs besoins. Et le principe de l’échange s’imposa.

Formation pour les participants

Pour cela, les participants des brigades reçoivent une formation. Elle comprend deux à trois séances, dans lesquelles ils abordent des sujets généraux ou spécifiques aux objectifs de chaque brigade. « Notre formation a duré deux week-ends. Une fois sur place, je me suis rendu compte que cette préparation était indispensable », reconnaît Roger Idiart, se souvenant de la demande active de leurs hôtes.

Des missions ouvertes à tous

Mis à part cette fibre internationaliste, Askapena ne pose aucune condition pour participer à ses projets. Les inscriptions ont débuté le 21 février et sont ouvertes jusqu’à mi-avril, en contactant les responsables de l’association. Il est conseillé de choisir plusieurs destinations, car les places sont limitées. A leur retour, les participants s’engagent à informer la société de la situation du pays qui les a accueillis et à aider Askapena dans son travail. Askapena travail pour que l’internationalisme s’applique dans tous les secteurs de la société, et qu’il ne soit pas considéré comme domaine de lutte à part. C’est que l’internationalisme peut se pratiquer sans bouger de chez soi.


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