Euskal Herria NEWS _ Du 28 mai au 3 juin 2008

8 06 2008

Euskal Herria NEWS Nouvelles du Pays basque Du 28 mai au 3 juin 2008

Une délégation de familles de prisonniers politiques méne sa dénonciation à Bruxelles

Ils indiquent qu’un an de plus d’ « illégalisation » a bénéficié au cadre politique et à la droite

PNV se joint au PP et PSE pour empêcher la dénonciation de la « situation d’exception »

Lakua présente son plan pour une consultation, la gauche abertzale exige une transition réelle et démocratique 

Manifestation nationale contre le TGV à Donostia

Communiqué de l’ETA: « PSOE et PNV n’offrent qu’un futur obscur plein de limites»

Les voisins dénoncent la « présence étouffante » de la Guardia Civil

Joseba Lerín se nie à déclarer sur les tortures en présence de la Guardia Civil

Oier González et Juan Carlos Subijana, en grève de la faim à Muret Seysses

L’ETA fait exploser une bombe au siège de l’entreprise de construction Amenabar à Zarautz 

Une délégation de familles de prisonniers politiques mène sa dénonciation à Bruxelles

Etxerat mène sa dénonciation contre la politique pénitentiaire des états espagnol et français jusqu’au Parlement Européen. Une délégation de familles de prisonniers politiques basques partit hier de Donostia.

Près de 50 membres de familles et amis de prisonniers politiques basques partirent vers Bruxelles dans un car, avec l’organisation faite par Etxerat, association qui regroupe les proches des victimes de la répression, pour mener jusqu’au Parlement Européen et, de cette manière, également au pays qui le composent, la dénonciation de la situation que vivent leurs êtres chers dans les prisons espagnoles et françaises, et qu’ils subissent eux-mêmes en conséquence des mesures comme la dispersion pénitentiaire.

Ils indiquent qu’un an de plus d’ « illégalisation » a bénéficié au cadre politique en vigueur et à la droite

Il y a 365 jours, l’ « illégalisation » s’appliqua pour la seconde législature consécutive dans des mairies, conseils généraux et le Parlement navarrais. La gauche abertzale sortit hier dans la rue pour dénoncer que les bénéficiaires du maintien du veto sont ceux qui prétendent entériner l’actuel cadre politique et, dans sa gestion institutionnelle quotidienne, la droite. Comme par exemple le cas de Nafarroa, où ils dirent que UPN « campe à son aise » et que PSN et NaBai « nous ont vendu de la fumée ».

PNB se joint au PP et PSE pour empêcher la dénonciation de la « situation d’exception »

Le PNB a de nouveau additionner ses votes à ceux du PP et PSE dans les « Juntas Generales de Araba » (Conseil Général d’Alava) pour empêcher le débat d’une motion présentée par les conseillers de la gauche abertzale dénonçant la « situation d’ exception » et le procès à des militants du mouvement pro amniste.

Lakua présente son plan pour une consultation, la gauche indépendantiste exige une transition réelle et démocratique

Le Gouvernement de Lakua (Parlement basque de Gasteiz (Vitoria)) aprouva hier son projet de loi de convocation et régulation d’une consultation populaire et l’Exécutif espagnol annonça que, si elle est appuyée par le Parlement, il déposera un recours au Tribunal Constitutionnel et demandera sa suspension. Malgré ce pas prévisible, le triparti (PNV-EA-EB) n’a aucune position commune pour répondre à une interdiction de Madrid.

La gauche indépendantiste valorisa la comparution de Ibarretxe dans une note de presse dans laquelle elle exprima que, elle revêt plus des objectifs électoralistes qu’autre chose. En parallèle, elle réitère son offre de solution au conflit à travers un accord pluriel qui donne réponse au droit à décider et à la territorialité.

La gauche indépendantiste réitère que Nafarroa (Navarre) doit être agent principal pour le changement.

Des élus indépendantistes de Nafarroa sont souligné que la consultation que confectionne Juan José Ibarretxe n’est valable que pour la CAB (Communauté Autonome Basque) et « exclue le reste de la citoyenneté basque ». Dans ce sens, ils revendiquèrent que le changement réel en l’Euskal Herria doit se donner « depuis Nafarroa ».

Les élus indépendantistes Mariné Pueyo, conseillère municipale à la Mairie de Iruñea, et Xanti Kiroga, à Huarte, dénoncèrent hier que la consultation que propose le Gouvernement triparti de Lakua « ne garantit pas les droits comme peuple de l’Euskal Herria » et, en même temps, asurèrent que, à travers cell-ci, le PNB « prétend uniquement renforcer son

projet autonomiste, contextualisant en plus dans une situation pré-électorale ».

 

Manifestation nationale contre le TGV à Donostia

La gauche indépendantiste encourage à lutter pour le changement politique et social.

Des élus indépendantistes appelèrent hier les secteurs travailleurs et populaires à seconder la manifestation de AHT Gelditu! Elkarlana demain, à 17h30, à Donostia, pour montrer ainsi «l’opposition frontale au projet. L’Assemblée contre le TGV, pour sa part, demande que la participation à cette mobilisation réaffirme la détermination de chacun de travailler contre cette infrastructure, et LAB déclare l’urgence d’ un profond changement dans la politique de transports de Lakua.

 

Communiqué de l’ETA: « PSOE et PNB n’offrent qu’un futur obscur plein de limites »

« ETA surgit pour faire front à l’oppression, et encore aujourd’hui nous continuons avec cet engagement, essayant d’ouvrir la porte à l’ indépendance et le socialisme. Notre but est la création de l’ État basque, parce qu’il rendra possible le développement complet de l’Euskal Herria et de ses citoyens. Nombreuses sont les personnes et les agents qui travaillent dans cette direction, chacun de puis sa capacité et perspective. Tous sont nécessaires. En ce qui concerne l’ETA, nous continuerons à faire notre apport ». De cette façon fixe l’organisation armée, dans un communiqué envoyé à GARA.

Ce chemin passe, d’après son jugement, par «développer les ciments de notre peuple et accélerer la lutte contre l’oppression et en faveur des droits », ce pourquoi elle fait un appel à l’ensemble de la citoyenneté à s’impliquer dans ce travail « qui nous a placé plus près de l’opportunité d’atteindre la liberté ».

L’ETA, qui dans le texte assume quatre attentats assure ne pas être surprise que « une des priorités » des États espagnol et français soit « la chasse de militants et responsables de l’ETA. C’est ce qu’ils ont exprimé avec l’opération de Bordeaux ». Ce type de coups de filet constitue « une partie importante de la stratégie répressive », elle alerte que « ce n’est pas l’unique. Cette stratégie frappe tous les agents qui préconisent un changement politique réel et tous ceux qui luttent, avec l’intention de noyer ainsi le mouvement de libération. Pour cela, même la ‘democratie’ pourrie a enlevé le masque ».

Elle se dirige aux gouvernement de Paris et Madrid, précisément, pour les avertir que avec cette politique « ils se trompent. Si on ne donne pas la réponse adéquate au fond du problème, le conflit persistera et l’on nous obligera à continuer à lutter comme jusqu’à maintenant ». Et c’est que, comme ajoute l’ organisation armée, « nous ne sommes pas disposés à éluder notre responsabilité ».

Et la solution, à son point de vue, ne viendra ni avec la répression ni avec « les fraudes qui, vêtues de réforme autonomique, pourraient arriver dans un futur ».

L’ETA, qui a dénoncé que PSOE et PNB prétendent imposer à l’Euskal Herria « une fraude comme celle d’il y a 30 ans », charge avec dureté contre le procédé de ces deux partis dans les derniers temps: « Le jeu qu’ils maintiennent est honteux. Maintenant ils se battent pour les élections, dans une ridicule dispute pour voir qui obtient le fauteuil de Ajuria Enea (Présidence du Gouvernement basque) ». Et dans ce but, « certains, pourris par le “partidisme”, déforment même le droit à décider ».

Critique qu’elle fait extensible aussi à « ceux qui présentent des pseudo-institutions et plans vides au lieu de, la reconnaissance institutionnelle de Lapurdi, Nafarroa Beherea et Zuberoa ».

L’ETA ajoute dans son communiqué que « seulement un cadre démocratique qui donne une réponse adéquate aux clefs de l’autodétermination et la territorialité nous mettra dans le chemin pour résoudre le conflit ». Ainsi elle conclut que « nous avons besoin d’un cadre démocratique qui garantisse tous les droits; rende possible toutes les options politiques et, donc, permette l’obtention de l’indépendance; inclue un pouvoir politique réel et les nécessaires compétences pour offrir un plus important développement de la construction nationale; et, à travers une autonomie qui comprenne la reconnaissance nationale, permette l’institutionalisation de Ipar Euskal Herria (nord du Pays basque) et l’unité territoriale de Hego Euskal Herria (sud) ».

 

Les voisins dénoncent la « présence étouffante » de la Guardia Civil

Des voisins de Irunberri ont informé de « l’étouffante présence » de la Garde Civile dans leur municipalité et alentours. Ils précisent que des agents uniformés et en civil contrôlent jour et nuit le bourg, et de façon spéciale le village de Aldunate. Askatasuna a critiqué « l’occupation policière » que subit ce pays et a demandé à ces corps policiers, qui d’après son jugement n’entraînent que « torture, persécussion, souffrance et imposition », qu’ils s’en aillent.

Joseba Lerín se nie à déclarer sur les tortures en présence de la Guardia Civil

Le juge de Madrid qui traite la plainte pour tortures déposée par le jeune de Iruñea (Pampelune) Joseba Lerin tenta hier que ce prisonnier déclare devant lui avec la présence de trois agents de la Guardia Civil et menotté. Lerin s’opposa à le faire ainsi, et l’avocate de Torturaren Aurkako Taldea (TAT), Ane Ituiño, déclina aussi de signer cette action judiciaire.

Concrètement, le juge prétendait que Lerin témoigne en présence des trois gardes civils qui l’avaient tranféré depuis la prison de Guadalajara jusqu’au tribunal de Madrid. Ce fut précisément ce corps policier qui l’arrêta à Andoain en mars 2007, après quoi le jeune onça les tortures qu’avaient provoquées la demande de comparution d’hier.

TAT a dénoncé de façon répétée l’attitude des juges dans ces cas.

Oier González et Juan Carlos Subijana, en grève de la faim à Muret Seysses

Les deux prisonniers basques qui se trouvent à la prison de Muret seysses, Oier González et Juan Carlos Subijana, ont commencé le 19 mai dernier une grève de la faim avec le but que la direction de la prison accepte plusieurs revendications sur les visites et communications.


L’ETA fait exploser une bombe au siège de l’entreprise de construction Amenabar à Zarautz

 

Les locaux de l’entreprise de construction Amenabar ont été sérieusement affectés en conséquence de la bombe qui explosa à l’aube hier à Zarautz. Une heure avant, un communicant qui dit parler au nom de l’ETA alerta la DYA de la mise en place de l’engin explosif.

Cependant, deux ertzainas et un voisin de l’immeuble adjaçant résultèrent blessés avec des blessures de considération faible.



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