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La solidarité, un des piliers de notre combat _ Jean-François Lefort/ Militant de Batasuna

6 11 2008

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La solidarité, un des piliers de notre combat

06/11/2008

Jean-François Lefort/ Militant de Batasuna

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Cette rentrée politique est marquée par le sceau de la répression, les années se suivent et se ressemblent. Il est difficile de se souvenir d’une année à l’autre ce que le Pays Basque subit comme répression, souffrance et humiliation. L’an dernier à cette même période, nous étions sous le choc de la rafle contre le Kalaka et l’incarcération, sans aucune preuve, de cinq militants abertzale.

On a l’impression que chaque année la répression se renforce, et vu l’actualité, cette année ne déroge pas à la règle : condamnations à plusieurs années de prison et incarcérations des militants d’Askatasuna à Madrid ; interdiction de vivre au Pays Basque pour les quatre du Kalaka ; lourdes condamnations des militants, Lorentxa Beyrie cumule une peine de 32 années de prison ; poursuite de Michel Berhocoirigoin, président d’Euskal Herriko Laborantza Ganbara ; arrestations des militants de Batasuna et perquisition de leur local ; Filipe Bidart se voit réduire sa liberté d’expression…

D’année en année, la liste des victimes de cette politique s’agrandit et la répression se diversifie. De nouvelles formes de répression apparaissent, les secteurs de la société basque qui la subissent augmentent et les libertés fondamentales, comme la liberté d’expression ou de réunion, se réduisent. Aujourd’hui toutes les dynamiques politiques qui remettent en cause le découpage administratif actuel et qui revendiquent la reconnaissance politique du Pays Basque sont dans le collimateur, et ce, quels que soient les moyens de lutte utilisés. Ce qui dérange en premier lieu Paris ce n’est pas les moyens de lutte utilisés mais bel et bien les objectifs politiques de ces luttes et leur efficacité. Vus de Paris, les Basques, sommes tous un seul et même problème politique qu’ils ont décidé de gérer non pas par la discussion et la négociation mais par la répression.

Un serveur du Kalaka, une militante d’ETA, un paysan qui se bat pour la mise en place d’outils adaptés à la réalité du Pays Basque ou encore un militant Batasuna, nous tous subissons la répression car nos dynamiques politiques ébranlent l’Etat français et leurs relais locaux. Paris sait que le Pays Basque bouge, ils en ont peur?; Paris sait que les Basques mettent des outils institutionnels en place pour palier le manque de reconnaissance politique, et ce avec la force de l’ensemble de la nation, ils en ont peur?; Paris sait qu’une partie grandissante du mouvement abertzale et de la société refuse l’assimilation politique qu’ils nous proposent par le biais d’institutions qui n’en ont que le nom, et que de plus en plus de citoyens revendiquent la reconnaissance politique du Pays Basque nord en demandant une autonomie, ils en ont peur. Ils ont peur que les dynamiques politiques actuelles déstabilisent leur schéma. La dureté et la diversité de cette répression sont des aveux de faiblesse et d’échec.

Malgré cela, la France continue à dire qu’elle n’est pas concernée par le conflit politique basque. Qui peut le croire aujourd’hui ? Qui peut penser et affirmer publiquement que les condamnations toujours plus lourdes, les arrestations de plus en plus massives et indiscriminées ou encore la condamnation possible du président d’Euskal Herriko Laborantza Ganbara ne sont pas le fait d’un Etat qui est directement et pleinement impliqué dans un conflit politique? Max Brisson, MAM ou encore Jean Espilondo, et j’en oublie, s’essaient régulièrement à cet exercice mais sans succès, leur discours est dépassé et caduque.

Les responsables politiques qui aujourd’hui s’enferment dans cette voie choisissent celle de la répression et des souffrances qui en découlent. (…) Le chemin qui amène le Pays Basque vers sa reconnaissance politique et la mise en place d’une société basée sur la justice sociale est long et rempli d’embûches.

Le 9 novembre prochain Askatasuna organise l’Elkartasun Eguna, une journée où la solidarité politique a toute sa place, un rendez-vous incontournable pour affirmer haut et fort que le Pays Basque est debout et déterminé à aller de l’avant, quels que soient les obstacles que nous rencontrerons.


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