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Elections de la CAB: un vrai débat sur un scrutin tronqué et indécis

27022009

logojpb.gif Pays Basque

 

Elections de la CAB: un vrai débat sur un scrutin tronqué et indécis

 

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27/02/2009

 

 

 

La campagne électorale de la CAB touche à sa fin. Marquée par la crise économique et l’illégalisation des listes Démocratie 3 Millions et Askatasuna, elle a donné un aperçu des enjeux qui se présentent au nouveau parlement qui découlera des élections du 1er mars. En collaboration avec les radios d’expression basque Euskal Irratiak, Le Journal du Pays Basque vous offre des extraits du débat qui a été retransmis sur les ondes. A l’exception du Parti Populaire et le PSE qui n’ont pas voulu débattre en présence d’un représentant de la gauche abertzale, tous les partis en lisse étaient présents autour de la table : Luke Uribe-Etxebarria du PNB, Mikel Basabe d’Aralar, Onintza Lasa d’EA, Mikel Arana d’EB et Idoia Ibero de la gauche abertzale.

 

La crise économique et les conséquences sociales qu’elle entraîne sont les sujets centraux de cette campagne. Dans ce contexte, le débat déjà existant des infrastructures a pris une autre dimension et les habitants souhaitent être consultés, aussi bien sur la LGV ou le traitement des déchets. Quelle politique allez-vous défendre ?

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Demokrazia 3.000.000 _ Des citoyens victimes de la répression demandent le vote « en faveur de la démocratie »

21022009

 

 

20780_Gara_x.jpg  21/02/2009

APPEL

 

Des citoyens victimes de la répression demandent le vote « en faveur de la démocratie »

Un important groupe de citoyens basques qui ont souffert la répression comme conséquence du conflit politique a fait un appel aux citoyens  à ce qu’ils votent « en faveur de la démocratie », pour que le conflit  « soit dépassé au plus vite ».

21/02/2009 14:53:00

 

DONOSTIA-. Une trentaine de personnes ayant souffert les différentes expressions de la répression ont comparu à Donostia pour faire connaître leur position face aux élections du 1er mars.

 

Au nom de tous, Unai Romano et Idoia Muruaga ont rappelé que deux partis politiques de plus ont été interdits et que 2008 a terminé avec 62 plaintes pour tortures. Ils ont souligné que 2009 a commencé avec la détention et emprisonnement de représentants politiques et avec l’interdiction de manifestations « de manière suvage », et avec plus de 760 prisonniers et prisonnières politiques.

 

Censurant que pendant des années « ils ont employé tous les outils répressifs contre des citoyens et des citoyennes basques », ils ont souligné que « la répression a été stérile au regard de ses objectifs », parce que « ils ont échoué politiquement ». ils ont fait un appel aux citoyens  à ce qu’ils votent « en faveur de la démocratie », afin que le conflit politique « soit dépassé au plus vite »

 

 

« Pour nous il est clair que ce dépassement arrivera accompagné de la reconnaissance des droits démocratiques qui sont dûs à ce peuple » et « avec plus de démocratie, et non pas avec plus de répression ».

 

Par ailleurs, ils ont éclairci le fait que leur vote ne sera pas pour « les partis politiques légaux » qui font campagne comme si de rien n’était », mais que ce sera un vote « contre la torture », pour que les prisonniers et prisonnières et exilés et exilées politiques « reviennent à la maison »; un vote « pour faire front aux illégallisations », pour  » en finir avec la répression et faire reconnaître les droits de notre peuple »; un vote pour la « résolution du conflit ».

 

« Notre vote –ont-ils conclu– sera celui de la démocratie ».

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 » La société guadeloupéenne demeure de nature coloniale »

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 » La société guadeloupéenne demeure de nature coloniale »

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20/02/2009

 

 

 

 

 

ENTRETIEN/ Luc Reinette / Militant de l’Alliance Nationale Guadeloupéenne

 

Il aura fallu un mois de grève générale et un mort pour que le gouvernement français accède à une partie des revendications portée par le LKP guadeloupéen, le collectif contre l’exploitation outrancière. Juste avant que Nicolas Sarkozy reçoive les élus des DOM-TOM à Paris hier, François Fillon a annoncé l’attribution d’une prime exceptionnelle de 200 euros sur deux ans alors que le LKP demandait une hausse des salaires de 200 euros, une promesse faite par Yves Jégo le 8 février lors des négociations à l’occasion de sa visite en Guadeloupe.

 

Suite à sa rencontre avec les élus, Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de 580 millions d’euros pour les DOM, dont 280 millions au titre du RSA, et l’organisation d’États Généraux. Il s’est prononcé en faveur de la création d’une collectivité unique par DOM.

 

Le syndicat LAB organise ce matin, à 12 h 30 devant la sous-préfecture de Bayonne, un rassemblement de «solidarité avec les peuples et travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion». Le syndicat dénonce «la répression qui s’abat actuellement sur les camarades de Guadeloupe et plus particulièrement le décès par balle d’un syndicaliste de la CGTG.»

 

Revendications sociales

 

Pour Alain Duzer, responsable CGT, «ce sont des départements qui souffrent énormément de tout ce qui a pu se passer dans leur histoire». «Tout ça se mélange à des revendications territoriales locales que l’on peut entendre», poursuit le syndicaliste, «mais les points fondamentaux concernent la question sociale avec une surexploitation, un chômage des jeunes à près de 50 %, et des salariés traités comme des moins que rien.»

 

Mais la revendication sociale se conjugue, dans les Antilles, avec l’anticolonialisme. Les 131 revendications du LPK portent en effet sur le niveau de vie, mais aussi sur la gestion de l’eau, la santé, la question culturelle ou de la reconnaissance de l’esclavage avec un jour férié le 27 mai.

 

Luc Reinette, ancien dirigeant de l’ARC (Alliance Révolutionnaire Caraïbe), ancien prisonnier politique, est aujourd’hui militant du LKP et aussi de l’ANG, l’Alliance Nationale Guadeloupe, une plate-forme indépendantiste guadeloupéenne. Il nous livre quelques clefs de compréhension du conflit.

 

Comment analysez-vous ce qui se passe dans les Antilles ?

 

Depuis le 20 janvier 2009, la Guadeloupe est en marche. 49 organisations se sont réunies à l’issue d’un processus commencé le 5 décembre, jour où nous avons décidé d’allier nos forces, non seulement pour dénoncer la vie chère, mais aussi pour dénoncer le fonctionnement de la société guadeloupéenne, qui demeure encore de nature coloniale.

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Le juge Garzon interdit de faire campagne à la gauche abertzale

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Le juge Garzon interdit de faire campagne à la gauche abertzale

 

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19/02/2009 _  Béatrice Molle

 

Après l’interdiction des plateformes électorales D3M et Askatasuna représentant la gauche abertzale, le juge de l’Audience nationale Baltazar Garzon a pris un arrêté empêchant les deux formations abertzale de toute activité concernant la campagne électorale.

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INFORMATZEN 18-02-2009, nº 13 _ www.naziogunea.net

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INFORMATZEN 18-02-2009, nº 13

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Le Forum de Débat National, comme pour ces deux dernières années est en train de préparer un Aberri Eguna, populaire et unitaire. Dans ce but nous avons entamé une série de rencontres avec divers agents sociaux, syndicaux et politiques afin de rassembler le plus grand nombre de forces pour cet Aberri Eguna 2009. Nous voulons continuer à avancer pour que l’Aberri Eguna soit célébré ensemble, comme une nation.

Nous voulons également offrir la possibilité aux citoyens et citoyennes de connaitre notre proposition pour cette année. Nous avons pour cela organisé les réunions suivantes, réunions ouvertes à toutes personnes qui souhaitent y participer.

 

HERRITARREN FOROAK (Réunions):

 

ARABA: Jeudi 19 février, à 19 h au Centre Civique Aldabe de Gasteiz.

LAPURDI: Jeudi 19 février, à 19 h Salle Latsa à Ustaritz.

BEHE NAFARROA: Jeudi 19 février, 20 h 30 Cité Administrative, Saint Jean Pied de Port.

GIPUZKOA: Vendredi 20 février, à 20 h 30 casa de la Culture Ernest Lluch Donostia.

BIZKAIA: Mercredi 25 février à 19 h. Centre Civique La Bolsa de Bilbao.

NAFARROA GARAIA: Mercredi 4 mars à 19 h. Venez nombreux.

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SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS ET LES PEUPLES DES DERNIERES COLONIES FRANÇAISES

20022009

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SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS ET LES PEUPLES
DES DERNIERES COLONIES FRANÇAISES

À la Réunion, le chômage atteint le taux record de 35% de la population active, 61% des jeunes de moins de 25 ans ! Un collectif contre la vie chère organise grèves et manifestations pour l’augmentation des salaires, la baisse du prix des produits de première nécessité, le gel des loyers sociaux. Une journée de grève générale est programmée pour le 5 mars prochain.

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Non à I’agression de l’État d’lsraël contre la Palestine! _ Prisonniers politiques basques à Fresnes

20022009

Fresnes, 2009ko urtarrilak 29

 

Palestinarekiko elkartasuna!
Israeleko produktuei boikota!    

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Fresneseko kartzelako kantinan israeleko jatorridun produktu batzuk erosteko aukera dago. Guk, euskal preso politikook, produktu horiei boikota egiteko ohitura dugu, palestinar herriarekiko elkartasun keinu gisa.

 Gazarena urkako eraso berria hasi denean, elikagai israeldar zerrendaren gainean, «  S0LIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN » (Palestinar herriarekin elkartasuna) eta « ARRETEZ LE MASSACRE » (Gelditu rnasakrea) gisako idazkunak idatziz erakutsi nahi izan dugu gure elkartasuna.

Bestalde, pasabide eta itxaro-ziegatan Gazan sarraskitutako herriarekiko gure elkartasuna azaltzen zuten afixak: ezarri ditugu ere.

Kartzelako zuzendaritzak idazkunak zituzten bonoak ez onartzea erabaki du, eta gutako batzuekin banan-banan egindako bileretan « diziplina batzordea » aipatu ere egin dute, gure idazkunetan irainak azalduko balira…

Ez da asko kartzelan egonik egin dezakeguna baina gutxl hori ere palestinar herriari laguntzeko orduan ongietorria izango delakoan gaude.

Palestinarrek beren herrian bakean bizitzeko eskubidea dute !

Gora Palestina askatuta!

 

Fresneseko euskal preso politikoak

 

Non à I'agression de l'État d'lsraël contre la Palestine! _ Prisonniers politiques basques à Fresnes dans Culture, Histoire, Ecologie, Société, Economie

 

Non à I’agression de l’État d’lsraël contre la Palestine!
Boycott des produits israéliens!

La cantine de la prison de Fresnes propose une série de produits israéliens que nous, prisonniers politiques basques, avons l’habitude de boycotter en solidarité avec le peuple Palestinien.

Depuis la nouvelle agression contre Gaza nous avons, en plus, montré notre solidarité écrivant des slogans tels que « SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN » et « ARRETEZ LE MASSACRE » sur la liste de ces produits.

Nous avons en outre, collé des affiches dans les coursives et salles d’attente pour montrer notre solidarité avec le peuple massacré de Gaza.

La Direction de la MA a décidé de bloquer nos bons de cantine sans les honorer, et après convocation, elle est allée jusqu’à mentionner la « commission de discipline » si jamais nous écrivions des injures sur ces bons des cantines…

Les palestiniens ont le droit de vivre en paix chez eux, vive la Palestine Libre!

 

Prisonniers politiques basques à Fresnes




Lettre ouverte à Noa (Achinoam Nini)

17022009

 

Noa in concert

 

Lettre ouverte à Noa (Achinoam Nini)
« Je ne peux que vous souhaiter qu’Israël fasse le travail dont nous avons tous besoin, et vous débarrasse de ce cancer, de ce virus, de ce monstre appelé le fanatisme, ayant aujourd’hui pour nom le Hamas ».

Ce sont ces mots que vous avez utilisé dans une lettre adressée à la population palestinienne concernant le dernier massacre commis par Israël à Gaza. Dans cette lettre, vous rendez le Hamas responsable de ce massacre, sans même préciser qu’Israël a tué 1 300 personnes, dont beaucoup d’enfants palestiniens. Mais vous n’hésitez pas à affirmer que le Hamas utilise des « innocents » comme boucliers humains.

 

 

 

Beaucoup sont ceux qui admirent votre image pacifiste et progressiste. Citons à cet égard, le concert que vous avez donné à Tolosa, au Pays basque, lors duquel vous avez parlé en faveur de la paix et en citant les deux États… néanmoins, nous ne vous avons jamais entendu vous dresser contre l’occupation et la violation systématique des droits du peuple palestinien. Vous êtes donc bien du côté des envahisseurs et vous qualifiez de « bêtises » la violation des droits du peuple vivant sur le territoire occupé par votre gouvernement.

Après le massacre de Gaza, vous allez représenter Israël au festival de l’Eurovision pour promouvoir en Europe l’image d’un Israël démocratique. En outre, vous allez chanter avec Mira Awad, une chanteuse d’origine palestinienne, tandis qu’Israël applique la ségrégation raciale aux citoyens palestiniens qui vivent dans l’État sioniste.

Deux cents associations civiles palestiniennes ont demandé à la société civile internationale de boycotter les expressions sionistes quelles qu’elles soient, tant que les droits du peuple palestinien ne seront pas respectés. Les motifs de ce boycott sont les suivants, nous vous les posons comme des questions :

 

  1. Acceptez-vous la responsabilité d’Israël dans la Nakba – en particulier le nettoyage ethnique et les expulsions à l’origine du problème des réfugiés palestiniens - et acceptez-vous, en conséquence, les droits inaliénables des personnes réfugiées déplacées à retourner chez elles, comme le reconnaît le droit international ?

  2. Acceptez-vous la fin de l’occupation militaire et de la colonisation de la Cisjordanie (la ville de Jérusalem comprise) et de la bande de Gaza qui dure depuis 1967, en violation du droit international et des résolutions des Nations Unies, ainsi que la fin du blocus criminel contre Gaza ?

  3. Acceptez-vous qu’on en termine avec le système de discrimination raciale et de ségrégation contre les citoyens palestiniens en Israël, système semblable au système de l’apartheid en Afrique du Sud ?

  4. Acceptez-vous la destruction du mur de la honte ?

 

Nous pensons que vous avez une magnifique occasion de remplir de sens cette « paix » que vous évoquez si souvent.

 

Vous pouvez lire la lettre de Noa en espagnol ici :

http://www.hagshama.org.il/es/recursos/view.asp?id=2511

Askapena http://www.askapena.org/?q=es




Démocratie 3 Millions participera quand même aux élections

14022009

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Démocratie 3 Millions participera quand même aux élections

 

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14/02/2009

 

 

 

Goizeder TABERNA

 

Dans un silence révélateur de la classe politique, jeudi soir le Tribunal Constitutionnel espagnol a interdit la participation de Démocracie 3 Millions (D3M) et du parti Askatasuna aux élections de la Communauté Autonome Basque du 1er mars. Pour la première fois depuis la création de la CAB, la gauche abertzale ne sera pas représentée au Parlement de Gasteiz. Toutefois, la plateforme a voulu participer à la campagne électorale et appelle à déposer le bulletin de D3M dans l’urne.

 

«Nous allons nous présenter à ces élections (…) parce que c’est notre droit», a affirmé, hier, le représentant de D3M à Gasteiz (Araba), appelant les électeurs à «voter utile» «pour passer d’une démocratie zéro à une démocratie pour toute la nation basque».

 

Recours à Strasbourg

 

La veille, le Tribunal Constitutionnel avait annulé les listes. Une sentence qui ne remplit pas les principes requis par l’ONU, ne s’appuie pas sur des preuves solides et n’offre aucune garantie juridique, d’après Julen Aginako, le porte-parole de D3M. C’est pourquoi la plateforme compte recourir auprès du Tribunal des Droits de l’Homme de Strasbourg.

 

Les membres des listes exclues de ces élections ont relevé «le silence complice» des autres partis politiques et en ont profité pour critiquer Juan Jose Ibarretxe, l’actuel président de la CAB, car il n’a pas tenu sa promesse d’organiser une consultation populaire.

 

Cependant, dans son programme, le candidat du PNV réitère son engagement en faveur de «la reconnaissance de l’identité nationale basque» qui serait présent dans «un nouveau pacte politique avec l’Etat».

 

Un accord global avec l’Etat

 

Trente ans après l’approbation du Statut d’autonomie, J.J. Ibarretxe veut arriver à «un accord global avec l’Etat, pour que celui-ci l’applique dans son intégralité», et transfère toutes les compétences inscrites dans le statut.

 

Reprenant quasiment cette idée, le candidat du Parti socialiste d’Euskadi, Patxi Lopez propose «d’actualiser par le consensus le pacte statutaire». Selon lui, «le Statut [d'autonomie] est l’instrument qui garantit notre droit à décider». Et d’ajouter, «la politique des fronts en Euskadi a une date de péremption : le 1er mars».




ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA! _ Manifestation à Ziburu le 21 février 2009 à 16h

14022009

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14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
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Mob: 06 21 92 57 48
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Déjà plus de 80 personnes interrogées dans la procédure sur les bars abertzales, plus de 180 toutes procédures confondues depuis septembre 2007 en Ipar Euskal Herria.

ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA!
Manifestation à Ziburu le 21 février 2009 à 16h

Ces dernières années, en plus d’intensifier encore la répression menée depuis des décennies contre les prisonniers et réfugiés politiques basques et leurs proches, le gouvernement français a décidé de s’attaquer de front à tout un pan de la société d’Ipar Euskal Herria, celle qui se montre solidaire des premiers et qui porte et construit jour après jour les projets de la gauche abertzale. Nous avons affaire à une multiplication de procédures qui visent à criminaliser un projet politique et ceux qui le
mènent, à les détourner de ce travail de construction en les obligeant à se défendre et à se justifier sans cesse et à diviser la société basque.
Tous les moyens sont bons pour cela et les juges en charge de cette attaque politique ne se donnent même plus la peine de rendre les prétextes crédibles. C’est du harcèlement.

La procédure visant les bars abertzale en est un exemple important, et particulièrement d’actualité puisque cette semaine encore, 25 policiers et un Procureur sont venus de Paris pour une énième opération lors de laquelle au moins 10 personnes ont été longuement interrogées (dont 3 arrêtées avec perquisition de leur domicile) dans un contexte de fortes pressions sur le soutien ou le travail qu’elles ont fourni à l’un ou l’autre de ces bars et, encore et toujours, sur toute la militance basque.
Le prétexte du blanchiment permet au passage, en plus de la criminalisation déjà citée, de s’en prendre une fois de plus à un projet euskaldun, populaire, en l’occurence des lieux de vie, de réunion, d’information, d’organisation des mobilisations et de la solidarité… le contraire absolu du modèle social défendu à coups de matraque par le pouvoir en place du « chacun chez soi et chacun pour soi ». Or, tout ce qui a été construit en Euskal Herria l’a été de cette façon, qu’il s’agisse d’éducation, d’agriculture, de culture, de travail social ou politique: par le soutien financier et le travail quotidien d’un grand nombre de personnes. Et ce travail continuera.

Ces jours-ci, le nombre de personnes convoquées ou arrêtées dans ce dossier a dépassé les 80. Ce chiffre ne tient compte que des personnes directement visées par cette procédure (gérants, salariés, comptables, personnes ayant soutenu les projets par un don financier ou ayant participé à leur création). Si on y ajoute les personnes arrêtées ou  convoquées autour de l’affaire dite de Ducasse (16 arrestations plus des dizaines et des dizaines de convocations notamment dans l’entourage de chaque prisonnier), les personnes arrêtées ou convoquées dans le dossier d’EHAK (rafle des responsables de Batasuna), les personnes arrêtées ou convoquées autour des diverses mobilisations de soutien aux premiers (personnes ayant participé à des manifs (voir affaire des mineurs) ou ayant collé des affiches ou fait des graffitis), les personnes interrogées à l’occasion de contrôle routiers, nous arrivons à 180 et nous ne pouvons bien sûr tenir compte que des cas qui nous ont été signalés. Tout cela sur la base ou en conséquence de montages policiers et judiciaires poursuivant tous, une fois encore, le même but politique: écraser la gauche abertzale.

Nous refusons cette situation et nous la refuserons toujours. Nous exigeons l’arrêt immédiat de cette répression imbécile, l’abandon de toutes les procédures en cours et le respect des droits de chacun à
construire son présent et son avenir. Pour cela, nous appelons à une manifestation qui partira de la place de Ziburu samedi 21 février prochain à 16h sous le slogan ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA!

Euskal Herria, le 12 février 2009







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