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Démocratie 3 Millions participera quand même aux élections

14022009

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Démocratie 3 Millions participera quand même aux élections

 

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14/02/2009

 

 

 

Goizeder TABERNA

 

Dans un silence révélateur de la classe politique, jeudi soir le Tribunal Constitutionnel espagnol a interdit la participation de Démocracie 3 Millions (D3M) et du parti Askatasuna aux élections de la Communauté Autonome Basque du 1er mars. Pour la première fois depuis la création de la CAB, la gauche abertzale ne sera pas représentée au Parlement de Gasteiz. Toutefois, la plateforme a voulu participer à la campagne électorale et appelle à déposer le bulletin de D3M dans l’urne.

 

«Nous allons nous présenter à ces élections (…) parce que c’est notre droit», a affirmé, hier, le représentant de D3M à Gasteiz (Araba), appelant les électeurs à «voter utile» «pour passer d’une démocratie zéro à une démocratie pour toute la nation basque».

 

Recours à Strasbourg

 

La veille, le Tribunal Constitutionnel avait annulé les listes. Une sentence qui ne remplit pas les principes requis par l’ONU, ne s’appuie pas sur des preuves solides et n’offre aucune garantie juridique, d’après Julen Aginako, le porte-parole de D3M. C’est pourquoi la plateforme compte recourir auprès du Tribunal des Droits de l’Homme de Strasbourg.

 

Les membres des listes exclues de ces élections ont relevé «le silence complice» des autres partis politiques et en ont profité pour critiquer Juan Jose Ibarretxe, l’actuel président de la CAB, car il n’a pas tenu sa promesse d’organiser une consultation populaire.

 

Cependant, dans son programme, le candidat du PNV réitère son engagement en faveur de «la reconnaissance de l’identité nationale basque» qui serait présent dans «un nouveau pacte politique avec l’Etat».

 

Un accord global avec l’Etat

 

Trente ans après l’approbation du Statut d’autonomie, J.J. Ibarretxe veut arriver à «un accord global avec l’Etat, pour que celui-ci l’applique dans son intégralité», et transfère toutes les compétences inscrites dans le statut.

 

Reprenant quasiment cette idée, le candidat du Parti socialiste d’Euskadi, Patxi Lopez propose «d’actualiser par le consensus le pacte statutaire». Selon lui, «le Statut [d'autonomie] est l’instrument qui garantit notre droit à décider». Et d’ajouter, «la politique des fronts en Euskadi a une date de péremption : le 1er mars».




ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA! _ Manifestation à Ziburu le 21 février 2009 à 16h

14022009

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Déjà plus de 80 personnes interrogées dans la procédure sur les bars abertzales, plus de 180 toutes procédures confondues depuis septembre 2007 en Ipar Euskal Herria.

ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA!
Manifestation à Ziburu le 21 février 2009 à 16h

Ces dernières années, en plus d’intensifier encore la répression menée depuis des décennies contre les prisonniers et réfugiés politiques basques et leurs proches, le gouvernement français a décidé de s’attaquer de front à tout un pan de la société d’Ipar Euskal Herria, celle qui se montre solidaire des premiers et qui porte et construit jour après jour les projets de la gauche abertzale. Nous avons affaire à une multiplication de procédures qui visent à criminaliser un projet politique et ceux qui le
mènent, à les détourner de ce travail de construction en les obligeant à se défendre et à se justifier sans cesse et à diviser la société basque.
Tous les moyens sont bons pour cela et les juges en charge de cette attaque politique ne se donnent même plus la peine de rendre les prétextes crédibles. C’est du harcèlement.

La procédure visant les bars abertzale en est un exemple important, et particulièrement d’actualité puisque cette semaine encore, 25 policiers et un Procureur sont venus de Paris pour une énième opération lors de laquelle au moins 10 personnes ont été longuement interrogées (dont 3 arrêtées avec perquisition de leur domicile) dans un contexte de fortes pressions sur le soutien ou le travail qu’elles ont fourni à l’un ou l’autre de ces bars et, encore et toujours, sur toute la militance basque.
Le prétexte du blanchiment permet au passage, en plus de la criminalisation déjà citée, de s’en prendre une fois de plus à un projet euskaldun, populaire, en l’occurence des lieux de vie, de réunion, d’information, d’organisation des mobilisations et de la solidarité… le contraire absolu du modèle social défendu à coups de matraque par le pouvoir en place du « chacun chez soi et chacun pour soi ». Or, tout ce qui a été construit en Euskal Herria l’a été de cette façon, qu’il s’agisse d’éducation, d’agriculture, de culture, de travail social ou politique: par le soutien financier et le travail quotidien d’un grand nombre de personnes. Et ce travail continuera.

Ces jours-ci, le nombre de personnes convoquées ou arrêtées dans ce dossier a dépassé les 80. Ce chiffre ne tient compte que des personnes directement visées par cette procédure (gérants, salariés, comptables, personnes ayant soutenu les projets par un don financier ou ayant participé à leur création). Si on y ajoute les personnes arrêtées ou  convoquées autour de l’affaire dite de Ducasse (16 arrestations plus des dizaines et des dizaines de convocations notamment dans l’entourage de chaque prisonnier), les personnes arrêtées ou convoquées dans le dossier d’EHAK (rafle des responsables de Batasuna), les personnes arrêtées ou convoquées autour des diverses mobilisations de soutien aux premiers (personnes ayant participé à des manifs (voir affaire des mineurs) ou ayant collé des affiches ou fait des graffitis), les personnes interrogées à l’occasion de contrôle routiers, nous arrivons à 180 et nous ne pouvons bien sûr tenir compte que des cas qui nous ont été signalés. Tout cela sur la base ou en conséquence de montages policiers et judiciaires poursuivant tous, une fois encore, le même but politique: écraser la gauche abertzale.

Nous refusons cette situation et nous la refuserons toujours. Nous exigeons l’arrêt immédiat de cette répression imbécile, l’abandon de toutes les procédures en cours et le respect des droits de chacun à
construire son présent et son avenir. Pour cela, nous appelons à une manifestation qui partira de la place de Ziburu samedi 21 février prochain à 16h sous le slogan ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA!

Euskal Herria, le 12 février 2009







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