Au revoir et ne reviens plus! _ Askapena à Noa

1 03 2009

Au revoir et ne reviens plus!

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Le 27 février, dans la soirée, il y a eu pour la deuxième fois un rassemblement de protestation à Saint-Sébastien contre le concert de Noa. Quatre personnes ont interrompu le concert lors de la première chanson (le premier concert n’était que pour des invités spéciaux).

Ces quatre personnes portaient des affiches disant « Boycottons Israël, liberté pour la Palestine». Elles se sont levées en criant des slogans. La musique s’est arrêtée. À ce moment-là, des policiers basques en civil se sont jetés sur ces personnes et les ont fait sortir du théâtre par la force. Trois de ces personnes ont subi un contrôle d’identité et on leur a dit qu’il serait dressé un procès-verbal contre elles.

Ceux qui protestaient à l’extérieur ont été filmés par l’organisation du concert. Les manifestants ont protesté, déclarant aux organisateurs qu’ils n’avaient pas le droit de prendre des photos de personnes sans leur consentement. La réponse des organisateurs a été de rire et de dire qu’on ne leur remettrait pas la cassette.

La lettre ouverte d’Askapena à Noa a été distribuée à toutes les personnes qui entraient au concert, tant le mercredi que le jeudi.

Réflexion

« Donostia Kultura » – fondation pour la culture de la Mairie de Saint-Sébastien – n’a pas voulu annuler les concerts de la chanteuse sioniste Noa.

Cela montre la valeur de la déclaration que cette même Mairie a faite le 13 janvier. Dans cette déclaration, elle condamnait l’agression israélienne et demandait au gouvernement de suspendre les relations avec Israël pour protester contre le massacre de Gaza. À quoi sert une telle déclaration si ensuite, elle organise un concert avec la chanteuse qui va représenter Israël au festival de l’Eurovision ?

Peut-être y-aura-t-il des personnes qui pensent que la musique n’est que de la musique et que les artistes ont le droit de faire connaître leurs œuvres. Mais le peuple de Saint-Sébastien a aussi le droit de fermer les portes de sa ville à une israélienne qui renvoie au peuple palestinien la responsabilité du génocide du peuple palestinien.

Nous avons écrit une lettre à Noa, les représentants municipaux ont pris l’engagement de la lui donner en mains propres. Dans cette lettre nous l’invitions à donner son sens plein au mot « paix » qu’elle répète si souvent.

- Acceptez-vous le droit au retour des réfugiés palestiniens ?

- Acceptez-vous que les citoyens palestiniens vivant en Israël aient tous les droits civiques et politiques ?

- Acceptez-vous qu’Israël rende toutes les terres de Palestine occupées illégalement ?

- Acceptez-vous que le mur de l’Apartheid soit détruit ?

La seule chose que Noa a dite est qu’Israël a le droit de se défendre, que le problème c’est la Palestine, le fanatisme du Hamas, que ce sont eux les responsables des 1.300 personnes mortes lors des attaques d’Israël contre la Bande de Gaza. Attaques contre des civils, des écoles, des sièges de l’ONU, des attaques faites avec du phosphore blanc, une riposte par terre, par mer et pas ait à des tirs de roquettes artisanales.

Il ne faut pas oublier que la résistance palestinienne est représentée par dix groupes (y compris des groupes de gauche) et que la répression s’est toujours abattue sur le peuple palestinien, quels que soient ces palestiniens, musulmans, chrétiens ou autres… aux yeux d’Israël les seuls bons palestiniens sont ceux qui acceptent l’occupation de leur terre et la disparition de leur peuple.

On ne peut pas inviter Noa à chanter tant qu’elle ne prend pas une position claire contre le génocide de tout un peuple. La questions n’est pas de savoir si Noa est de droite ou de gauche, la question est qu’elle soit d’accord avec l’occupation de la Palestine par Israël, qu’elle soit contre le droit au retour des réfugiés palestiniens, qu’elle accepte que les Palestiniens qui habitent Israël soient des cityoyens de deuxième classe souffrant de discrimination raciale (même si elle chante avec Mira Awad), qu’elle soit pour les colonies, pour le mur de l’Apartheid, pour le dernier massacre de Gaza… Tout cela ne signifie-t-il pas être d’accord avec le génocide d’un peuple ?

Une fois de plus face au collaborationnisme des institutions, c’est le peuple qui a dû sortir dans la rue pour exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien et dénoncer les agissements d’Israël.

Nous attendons que ni la mairie de Saint-Sébastien, ni aucune autre institution basque n’organisent quoi que ce soit avec un quelconque représentant sioniste, qu’il soit culturel, sportif, économique, académique ou politique.

Le Pays Basque ne veut pas du sionisme !

ASKAPENA

27 février 2009


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