Au Pays basque comme ailleurs, On a raison de se révolter

30042009

Au Pays basque comme ailleurs,

ON A RAISON DE SE RÉVOLTER

Quand les médias français nous parlent du Pays basque, c’est en général pour signaler un attentat ou se réjouir de la énième arrestation du « chef militaire » de l’E.T.A.

Jamais ils ne nous disent ce qui se passe là-bas, les luttes qui s’y mènent, et pourquoi ce pays est en guerre larvée depuis plusieurs générations.

Jamais ils ne nous parlent du peuple basque : 3 millions de personnes, réparties dans 7 provinces, qui ont en commun une continuité territoriale, une langue, une culture et une histoire. Des gens comme les autres, mais qui subissent une injustice historique particulière : à l’époque moderne, leur pays n’a pas pu acquérir son indépendance, et se trouve depuis lors divisé, sous la domination de deux États, l’Espagne et la France. Conséquences : répression culturelle, privation de droits, manque de démocratie et, pour les provinces dites « françaises », abandon économique et absence de développement.

Pourquoi être indépendants ? Tout simplement pour être en mesure de décider eux-mêmes de leur propre avenir. Pas pour confier les rênes du pouvoir à une minorité de capitalistes, comme c’est le cas dans toute l’Europe, mais pour construire une véritable démocratie, par le peuple et pour le peuple. Émancipation nationale et transformation sociale, c’est pour ces deux objectifs que la gauche basque mène une lutte résolue depuis plusieurs décennies. D’abord contre la dictature franquiste, dont elle a accéléré la chute. Puis contre la Monarchie espagnole et les gouvernements successifs qui, de droite ou « socialistes », ont toujours refusé aux Basques ce que la République espagnole en 1936 leur avait reconnu : le droit à l’autodétermination.

Aujourd’hui, 30 ans après s’être vu imposé (contre son vote majoritaire) la constitution post-franquiste espagnole, la plus grande partie du Pays basque vit dans un véritable état d’exception :

  • Les partis politiques de la gauche indépendantiste (10 à 20 % de l’électorat) sont interdits, tout comme les associations de solidarité avec les prisonniers politiques.

  • Les quotidiens, radios et web-TV indépendantistes sont fermés, et leurs biens saisis.

  • La torture, dénoncée régulièrement par les O.N.G., reste une pratique courante à l’encontre des militants basques : plus de 60 cas avérés l’année dernière.

  • Il y a aujourd’hui plus de prisonniers politiques basques qu’à la mort de Franco : plus de 750 (dont 160 en France), ce qui équivaudrait à l’échelle de la France à 15 000 personnes. Parmi eux, de nombreux prisonniers d’opinion, incarcérés uniquement pour s’être exprimés en public en faveur de la cause indépendantiste.

Le responsable de cette situation, ce n’est pas l’E.T.A. (qui a observé au cours des dernières années plusieurs trêves unilatérales et conduit des négociations de paix, sans que jamais le gouvernement espagnol n’en profite pour faire une quelconque ouverture démocratique) ; ce ne sont pas non plus les multiples luttes menées sur tous les fronts (politique, syndical, associatif, culturel) par le mouvement indépendantiste. Au contraire, seule la gauche basque propose une solution politique à ce conflit, une solution intégrant toutes les forces en présence, sans exclusive.

Mais quand des travailleurs ou des peuples dominés se lèvent pour résister à l’oppression et affirmer leurs droits, les puissances qu’ils affrontent cherchent toujours à les vaincre non seulement par les armes, mais aussi par une propagande tous azimuts visant à les nier ou les criminaliser. Le peuple basque est la cible de cette propagande, comme l’ont été les jeunes des banlieues en 2005, comme le sont les salariés de Continental, les nationalistes corses ou les membres du L.K.P. en Guadeloupe.

La lutte fait peur aux gouvernants, car ils ont peur de la liberté des peuples. Mais ceux qui n’ont peur ni des peuples ni de leur liberté savent que la cause basque va dans le sens de l’histoire, celui de toutes les luttes contre l’injustice et pour l’émancipation humaine.

LIBERTÉ pour le peuple basque !

Vive les luttes d’émancipation partout dans le monde !

Retrouvez-nous sur Radio Libertaire (89.4 Mhz), chaque dernier vendredi du mois, de 22h30 à 0h30.
Écoutez aussi Txalaparta, sur Radios Pays (93.1 Mhz), le mardi de 21h à 24h et le mercredi de 12h à 15h.

 

 

C.S.P.B.

21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
comite_basque@yahoo.frhttp://cspb.unblog.fr

 

 

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Madrid officialise l’espionnage des preso

22042009

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Madrid officialise l’espionnage des preso

 

Une ordonnance interne du Gouvernement espagnol révélée le 15 avril dernier par le quotidien espagnol Publico officialise la pratique de l’espionnage des prisonniers basques. Le phénomène s’est répandu ces dernières années, comme le montrent les témoignages qui suivent et comme l’admettent les autorités espagnoles elles-mêmes

 

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22/04/2009 | Gari MUJIKA

 

Gari MUJIKA

Quiconque a rendu visite à un prisonnier basque dans n’importe quelle prison espagnole sait parfaitement que les propos échangés à cette occasion ont été contrôlés et enregistrés. Tout comme tout type de communication est intercepté par les gardiens de prison, cela depuis l’existence du Collectif des prisonniers politiques basques, qui compte aujourd’hui 740 personnes.

Aujourd’hui, dans la droite ligne du ministre espagnol de l’Intérieur Alfredo Perez Rubacaba, qui a reconnu il y a quelques mois les objectifs de la politique de dispersion, la pratique de l’espionnage est officiellement reconnue. Le journal Publico vient d’annoncer la création de groupes de gardiens de prison dédiés uniquement à l’espionnage des preso politiques basques, des prisonniers membres du GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre, ndrl) et des prisonniers islamistes.

Plusieurs personnes différentes, qui fréquentent assidûment les prisons espagnoles estiment qu’il n’y a là rien de nouveau, et qu’il s’agit de la reconnaissance publique d’une pratique courante. Elles ont confirmé que les visites aux Basques emprisonnés se déroulent toujours dans des locaux équipés pour les enregistrements. «Par exemple, je me souviens qu’à Valladollid, il y a quelques années, quelques minutes avant la visite, un fonctionnaire est entré, nous demandant de changer de cabine. Comme la cabine en question ne fonctionnait pas davantage que la première, on nous a installé un magnétophone pour toute la durée du parloir».

Utilisés pour interdire

La même chose s’est produite après la construction de la prison madrilène de Soto del Real, en 1995. «Elle venait d’être inaugurée, mais le câblage de surveillance des conversations n’était pas complètement terminé. Lors de notre première visite, à notre grande surprise, on nous a installé un magnétophone, parfaitement visible. Cela a duré plusieurs week-ends, puis un jour les magnétos et leurs cassettes ont disparu».

De fait, ces écoutes ont été utilisées pour appuyer des processus d’illégalisation de diverses formations politiques ou de regroupements électoraux. Sur la base d’une supposée conversation dans une prison espagnole, la plateforme électorale Aukera Guztiak a été interdite en mars 2005. Il est également de notoriété publique que les lettres qu’envoient ou reçoivent les prisonniers basques sont systématiquement ouvertes, et que leurs conversations téléphoniques sont écoutées. Ils sont informés que leurs tête à tête plus intimes sont surveillés.

Selon les informations publiées dans Publico, le ministère espagnol de l’Intérieur présente la pratique comme nouvelle. Ainsi, les documents classés «confidentiels» auxquels ils se réfèrent, portent le titre de «Protocole de création expérimentale des groupes de contrôle et de suivi des personnes incarcérées». Ce document de seize pages, daté du 31 juillet 2008, porte la signature du numéro deux du Secrétariat général des institutions pénitentiaires – qui dépend du ministère de l’Intérieur : Virgilio Valero Garcia.

Des gardiens «volontaires»

L’Exécutif n’ayant pas régi à l’information parue, il est aisé de conclure qu’il n’y est pas étranger, et qu’il a intérêt à ce que la mesure soit connue des preso et de leurs proches.

Selon Publico, le projet stipule que les groupes d’espionnage cités «agiront sous la direction et la coordination du directeur du centre pénitentiaire et du sous-directeur en charge de la sécurité». Ils seront formés par «un responsable», de préférence un chef de service et «deux ou trois fonctionnaires». Le texte indique que tous doivent être «volontaires».

Si l’organisation concerne toutes les prisons espagnoles, c’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de centraliser le résultat des écoutes et des fouilles au sein d’un groupe chargé de «centraliser, réceptionner, suivre et transmettre les informations collectées». Ce bureau central aura également pour tâche de s’occuper des «échanges d’informations» entre les policiers et les militaires espagnols. Cette «vigilance étroite» effectuée par Madrid sur les prisonniers politiques basques, islamistes et du GRAPO porte sur le contrôle de toutes leurs activités, depuis «leur participation aux activités culturelles, sportives, éducatives et religieuses» jusqu’à «leurs relations avec d’autres personnes incarcérées». Il est recommandé aux gardiens de prison d’élaborer des fiches sur les prisonniers espionnés. Ils devront y consigner le cas échéant les régimes qu’ils suivent, leurs changements d’aspect physique, leurs demandes de changement cellule, leurs relations familiales, leurs proches incarcérés, et une liste longue comme le bras, qui comprend également les livres et les publications qu’ils lisent, les vêtements qu’ils portent et les articles de toilette qu’ils utilisent.

C’est là la «nouveauté» de Madrid.

Sarean Zer, la nouvelle dans autres sites:

Diario Vasco – Un tercio de los presos de ETA cree que «esto se ha acabado y hay que cerrar», según las FSE
El Correo – Un tercio de los presos de ETA dice que «esto se ha acabado y hay que cerrar»




« Dans un processus révolutionnaire »

20042009

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« Dans un processus révolutionnaire »

 

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18/04/2009

 

Goizeder TABERNA

Alors que les médias parisiens ont le regard rivé sur les états généraux de l’Outre-mer, Patrick Dore, Myrlin Davile et Petit-Louis Casimir sont en visite à Bayonne. Représentant les syndicats martiniquais et guadeloupéen UGTM et UGTG, ils sont venus raconter leur lutte, celle de l’émancipation de leurs peuples.

«Le peuple va choisir le calendrier de son émancipation», assure Myrlin Davile, membre de l’UGTG. Pour lui, les états généraux ont commencé le 5 décembre 2008 avec une liste de proposition de 146 points définis au sein de la plateforme LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon), dont l’UGTG fait partie. Et non cette semaine, comme l’a décidé le Gouvernement français.

Négociations

Pour les deux centrales syndicales antillaises, l’heure est à l’action. «Nous sommes tous les jours en négociations… Nous ne pouvons pas sortir des négociations pour entrer dans un parloir», insiste Patrick Dore de l’UGTM. Effectivement, les acteurs sociaux sont en négociation, en ce moment, pour l’application des accords signés le 3 mars en Guadeloupe et le 14 mars en Martinique.

En attendant, le mouvement continue. Bien qu’on ne parle pas de grève générale, bien qu’on ne défile pas une fois par semaine dans les rues comme au mois de février, il existe une trentaine de grèves dans différents secteurs en Guadeloupe. Dans l’île voisine, après 38 jours de grève générale le Collectif du 5 février 2009 a déclaré la «suspension» du mouvement. Toutefois, «la vigilance est maintenue». Pour preuve, hier, une manifestation a été organisée, alors que se déroulaient à la préfecture, les négociations sur l’emploi.

Lancé sur des questions de pouvoir d’achat, le mouvement a dépassé le problème du prix du pain. «Nous sommes dans un processus révolutionnaire, car tous les secteurs sont concernés et parce que ce mouvement se traduit par des transformations dans la société», considère Patrick Dore. Pendant la grève générale, il y avait au minimum 5 000 personnes dans la rue et cela pouvait aller jusqu’à 30 000 personnes.

Maintenant, cette population en mouvement décrypte mieux le fonctionnement de la société locale, d’après les syndicalistes. Une société dans laquelle 90 % de l’économie est dans les mains d’une classe dirigeante. «C’est un mouvement contre le système colonial», résume Myrlin Davile.

Participation des médias

Et les médias ont joué un rôle important dans cette prise de conscience. Les journalistes locaux ont suivi de près les manifestations et les négociations ; ils ont participé au mouvement. A tel point que les rapports avec les médias ont changé. Une télévision s’est même montée en 24 heures grâce à des professionnels. Ainsi, la télé Otonom Mawon a retransmis tous les soirs les manifestations.

«Les journalistes ont fait leur boulot, mais ils ont été sanctionnés», raconte le syndicaliste guadeloupéen. Des rédacteurs en chef ont fait l’objet de mises à pied, le responsable et une journaliste de Canal 10 ont été en garde à vue… Comme l’affirme Patrick Dore, «le mouvement a dépassé le cadre formel des syndicats».

Sarean Zer, la nouvelle dans autres sites:

Berria – Sindikatuek uko egin diete kolonien geroaz aritzeko elkarrizketei. Guadalupe, Martinika, Reunion eta Guyanaren geroari buruz Sarkozyk bultzatu eztabaida prozesua maingu abiatu da

Gara – Las promesas se estancan y el debate antillano arranca con motor diesel

Le JPB – Début en Guadeloupe des états généraux de l’outre-mer




EHLG : Réactions politiques et syndicales

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EHLG : Réactions politiques et syndicales

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18/04/2009

 

 

 

Béatrice MOLLE

 

La décision du Parquet de faire appel du jugement du Tribunal de Bayonne qui avait relaxé Michel Berhocoirigoin le 26 mars dernier continue de susciter des vagues de protestations de la part de nombreux collectifs, associations et partis politiques.

 

La CFDT «se déclare stupéfaite après avoir eu connaissance de l’appel interjeté par le Parquet. La décision indiquait qu’EHLG n’entraînait ni par son appellation en euskara ni par son objet une quelconque confusion avec la Chambre d’Agriculture des PA. Nous dénonçons l’attitude du Parquet général et assurons de notre soutien l’association EHLG».

 

Le NPA du Pays Basque «s’insurge de la décision du Parquet de Bayonne de faire appel du jugement et dénonce cet acharnement des pouvoirs publics à l’encontre d’une association de paysans dont le seul crime est de militer pour une agriculture respectueuse de l’environnement et des consommateurs et en faveur de l’installation de jeunes agriculteurs».

 

AB «dénonce une fois de plus la décision intolérable prise par le représentant judiciaire de l’Etat français contre EHLG.

 

Faire appel le 10e et dernier jour contre la relaxe prononcée nous semble être le fruit d’une rage et d’une raison d’Etat illégitime».

 

Quant à Batasuna il estime «que par cette décision l’Etat français s’entête à nier l’existence d’Euskal Herri. Par le biais de son administration et du Ministère de la Justice, l’Etat français criminalise le travail réalisé par Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

 

Batasuna lance un appel au soutien sans failles à EHLG et aux actions qui seront menées en sa faveur.»




FESTIVAL GORA EUSKAL HERRIA

20042009

FESTIVAL GORA EUSKAL HERRIA

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PENA FESTAYRE présente :
Vendredi 12 juin à partir de 17h00 PAF 10 euros avec une conso
LOS TRES PUNTOS (Ska festif de Paris)
SKAVILLE UK (Ska reggae avec membres de THE SPECIALS, BAD MANNERS, SELECTERS, THE TROJANS, PRINCE BUSTER, LEE PERRY)

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BETAGARRI (Ska festif du pays basque)
SAGARROI (Ska reggae du pays basque)

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HARDSKIN (Punk rock anglais)
PENA FESTAYRE (32, avenue Corentin Cariou, 75019 Paris, métro porte de la villette)




SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES _ ASKATASUNA

15042009

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14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona/
14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84
Mob: 06 21 92 57 48
askatasuna.eh@free.fr
www.askatu.org

SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES

JOURNEE INTERNATIONALE DES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES
Rassemblement et repas à Azkaine

À l’occasion de la journée internationale des prisonniers politiques, un rassemblement aura lieu au pont d’Azkaine vendredi prochain 17 avril à 19h, sous le slogan LE STATUT POLITIQUE MAINTENANT!

Par ailleurs, un repas de soutien aux prisonniers aura lieu à Azkaine également dimanche prochain 19 avril à partir de midi.

OPERATION ESCARGOT EN IPAR EUSKAL HERRIA
Non à la dispersion!

Cette année est le 20ème (triste) anniversaire de la politique de dispersion des prisonniers politiques basques menée dans l’Etat espagnol avec la participation zélée du PNV alors au pouvoir et dans l’Etat
français depuis la création de la 14ème section en 1986. À cette occasion, Etxerat organise de nombreuses actions à partir de demain et tous les jours de cette semaine, campagne qui se terminera par un meeting national dimanche prochain 19 avril à Durango. Il s’agit de dénoncer cette politique criminelle, qui a plongé les familles dans des situations extrêmement difficiles et qui a également provoqué de nombreux accidents sur les routes des visites (300 accidents dont 16 mortels), mais surtout
son échec, car ces mêmes familles n’ont jamais cessé de soutenir leurs proches enfermés, quoi qu’il en coûte, et que le Collectif n’a jamais cessé de fonctionner en tant que tel, malgré tous les obstacles.

Ce même week-end, le Collectif des prisonniers politiques basques sera en grève de la communication (pas de courrier, d’appel ni de visite) sous le slogan NON À LA DISPERSION, LE STATUT POLITIQUE MAINTENANT!

En ce qui concerne Ipar Euskal Herria, dans le cadre de cette campagne, une opération escargot aura lieu samedi prochain 18 avril:

Départ de Donibane-Lohitzune à 16h20 (rond-point du Port)
Azkaine à 16h35 (kiosque)
Senpere à 16h45 (rond-point d’intermarché)
Kanbo à 17h15 (rond-point d’intermarché)
Arrosa à 18h00 (Benta Peio)
D.Garazi 18h30 (intermarché).

Départ de Maule à 17h (place)
Larazbale à 17h45 (rond-point)
D.Garazi à 18h30 (intermarché).

Les deux caravanes se rejoindront pour se rendre à Baigorri (19h) où une soirée en soutien aux prisonniers politiques basques est organisée par l’association Basaizea à Bixentainia dans le cadre du kulturaldia.

Euskal Herria, le 14 avril 2009




Malgré la pluie, succès du rassemblement de jeunes

14042009

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Malgré la pluie, succès du rassemblement de jeunes

 

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14/04/2009 _ G.T.

 

 

 

 

 

 

«La fréquentation a dépassé toutes nos espérances», s’exclame Ion Telleria. L’organisateur de la marche des jeunes abertzale peine encore à croire le succès, malgré le très mauvais temps, de la manifestation du week-end dernier. Près de 2 000 billets ont été vendus pour les trois jours et dimanche soir, les jeunes ont rempli deux chapiteaux à Saint-Jean-Pied-de-Port.

 

Gazte Martxa qui a relié Amaiur (Navarre) à la capitale bas-navarraise a laissé derrière elle une image inhabituelle. «Les gens que nous avons croisés sur notre route ont été très aimables et, nous voyant trempés jusqu’aux os, nous ont offert des abris». Les organisateurs sont également reconnaissants quant à l’accueil des maires des villages qu’ils ont traversé. Malgré les pressions des gendarmes, Erratzu (Navarre), Baigorri, Lasse et Garazi ont reçu près de 2 000 jeunes réunis pour manifester leur volonté d’indépendance.

 

L’acte politique central a eu lieu à la Citadelle, dimanche soir, dans un grand chapiteau bondé. Après le spectacle de danse, un monologue, des graffitis et la représentation du groupe Kasu !, Ion Telleria a pris la parole au nom des jeunes indépendantistes. Affirmant que les personnes ainsi réunies ont fait le choix de faire barrage à la répression et de prendre en main l’avenir du Pays Basque.




Aberri eguna : « agir en tant que nation »

14042009

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Aberri eguna : « agir en tant que nation »

 

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14/04/2009 _ Goizeder TABERNA

«Nous sommes la majorité, effectivement, mais nos forces sont dispersées», a déclaré Mikel Irastorza, le porte-parole du Forum de débat national basque, Nazio Eztabaidagunea, au fronton Gazteluzahar d’Hendaye. Le rendez-vous de l’Aberri eguna unitaire a été l’occasion de rappeler aux abertzale la nécessité d’agir dans la même direction.

«Il est temps d’écarter les intérêts particuliers ; de penser et d’agir telle une nation», a insisté Mikel Irastorza, devant près de 10 000 personnes selon les organisateurs, 6 000 selon la police. A cette foule venue du Ficoba d’Irun et qui a rejoint le fronton hendayais, Maite Aristegi, l’autre porte-parole du Forum, a souligné qu’il est «indispensable» que les personnes qui forment une nation contribuent à sa construction.

«Leader naturel»

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Parodies de procès

14042009

Parodies de procès

 

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Le procès d’Ivan Colonna s’est terminé par la condamnation à la perpétuité d’un citoyen, aggravée en appel par une peine de sûreté, alors qu’aucune preuve de sa culpabilité n’a pu être trouvée après des années de travail intensif de la police et de la justice, que les témoins de l’exécution du Préfet Erignac ont tous affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas en lui le « tireur » retenu par l’accusation et que les seuls éléments contre lui étaient des dénonciations retirées qui plus est par la suite. C’est un véritable scandale qui a pu apparaître, pour une fois, au grand jour.

 

 

Cela ne constitue pas pour autant une « erreur judiciaire ». C’est tout le contraire, et cela montre la véritable nature de ce scandale. C’est le rôle même du Tribunal d’exception qu’est une Cour d’Assises spécialement constituée qui est en cause. Dès l’arrestation d’Yvan Colonna, le verdict avait été décidé au plus haut niveau de l’État, au mépris de la plus élémentaire présomption d’innocence. Il fallait un coupable. Ce serait donc lui, et tout au long de l’affaire, chaque rouage de l’appareil d’état s’est évertué à œuvrer dans un seul sens: faire condamner le coupable désigné. Une belle mécanique, fonctionnant parfaitement dans des cas de ce genre. D’une « Justice » capable de condamner un innocent à la perpétuité pour « raison d’état », peut-on attendre dans d’autres cas autre chose que la recherche, par tous les moyens, d’une condamnation maximale.

 


 

Le « procès basque » qui s’est déroulé en Mars à Paris, comme tous ceux qui l’ont précédé, relève de la même logique. La Cour d’Assises spécialement constituée n’a fait que démonter une nouvelle fois qu’elle est à la Justice ce que le GIGN est à la gendarmerie: un corps d’élite en charge des missions délicates, un corps d’élite qui exécute sans état d’âme et sans se poser de questions. Comment peut-on encore aujourd’hui prétendre que les procès devant ces tribunaux ne sont pas des « procès politiques », que les accusés ne sont pas des Prisonniers politiques? Un seul de ces procès suffit à démontrer le contraire. Mais quand, en plus, le même scénario se répète à longueur d’années….

 


 

Le procès de mars dernier s’est conclu par la condamnation à 14 ans de prisons pour Ainhoa Garcia, 12 ans pour Aitor Garcia et 10 ans pour Asier Aranguren. Thierry Idiart, prévenu libre, écopant de 5 ans dont 13 mois avec sursis. C’est conforme à n’en pas douter à ce qui était attendu des juges. Peu importe que tout au long du procès, il ait été énormément question des accusations portées par l’État espagnol dans le cadre d’autres dossiers n’ayant rien à voir avec ceux examinés devant cette juridiction, peu importe que les suppositions et les hypothèses fassent office de preuves, peu importe des conséquences politiques, peu importe des conséquences humaines, peu importe que la torture soit une pratique courante en Espagne, la Cour d’Assises spécialement constituée n’a que faire de ces considérations. Ce qu’on attend d’elle est qu’elle exécute. Et elle le fait comme tous les Tribunaux d’exception l’ont toujours fait, comme en France sous Vichy.

 


 

Il n’y a rien à attendre d’une enquête parlementaire sur les Cours d’Assises spécialement constituées. La seule chose qui doit être exigée est leur dissolution, comme a été exigée et obtenu la dissolution de la Cour de Sûreté de l’État. Il est plus que temps.

 




Il y a quinze ans : le génocide du Rwanda et,… le Pays Basque

14042009

jpb.gif L’opinion – Tribune Libre

 

Il y a quinze ans : le génocide du Rwanda et,… le Pays Basque

 

14/04/2009

 

 

 

Xabi Larralde / Militant de Batasuna

 

Il y a exactement quinze ans, entre avril 1994 et juillet 1994, au Rwanda, (au moins) 800 000 personnes, en majorité de l’ethnie Tutsi, ont été exterminées par le régime aux mains des Hutu. Ces massacres sont considérés unanimement par la communauté internationale comme relevant d’un génocide. Ce dernier marquera les «annales» de l’Histoire comme ayant été le dernier génocide du XXe siècle.

 

Les faits que je vais relater ici risquent de paraître inconcevables au lecteur qui n’a jamais entendu parler de cette «affaire». Loin d’être le fruit de mes propres élucubrations, ils sont pour la plupart extraits d’un ouvrage intitulé : L’inavouable. La France au Rwanda publié aux éditions les arènes en 2004. Son auteur, Patrick de Saint-Exupéry était présent au Rwanda durant le génocide comme correspondant d’un des plus grands quotidiens français : le très respectable Figaro. Journaliste reconnu par ses pairs, il est d’ailleurs titulaire de différents prix, dont le prix Bayeux des correspondants de guerre.

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