Soutenons Aurore Martin, écrivons lui !

29 11 2012

Depuis sa livraison à l’état espagnol, Aurore est détenue dans la prison madrilène de Soto del Réal.

Elle est à l’isolement avec 2 heures de promenade après 20 heures de cellule.

Même son avocate ne peut la voir qu’au travers d’une vitre sale et épaisse renforcée de barreaux, et par téléphone interposé sous la surveillance attentive des gardiens.

Du courrier qu’on lui envoie on ne lui donne que les enveloppes vides, pour vérification du contenu …

Pourtant il faut continuer à lui écrire, pour qu’elle sente notre solidarité active :

Aurore MARTIN

CENTRO PENITENCIARIO MADRID V

Ctra. Comarcal 611,  km. 37,6

28770 Soto del Real (Madrid)

ESPAGNE

N’oubliez pas d’indiquer vos nom et adresse au dos de l’enveloppe

 

Lu dans Le Journal du Pays Basque, mercredi 28 novembre 2012

À défaut d’être entendus depuis le Pays Basque, c’est à Paris que plusieurs
personnalités ont lancé, le 27 novembre, un nouvel appel au dialogue.
Représentants politiques, parlementaires ou militants des droits de l’Homme :
rassemblés autour de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), les participants ont
demandé la libération immédiate d’Aurore Martin et l’implication du
gouvernement français dans le processus de paix au Pays Basque.

Soutenons Aurore Martin, écrivons lui ! dans Politique p005_01

Tous ces éléments ont été compilés dans une lettre adressée à F. Hollande et co-signée
par plusieurs dizaines de personnalités internationales et hexagonales, de
parlementaires, d’élus locaux et de représentants de la société civile basque.
Un appel à la dimension inédite qui accroît la pression sur l’exécutif
socialiste.

“Nous tenons à vous faire part de notre consternation à l’annonce de la remise d’Aurore
Martin aux autorités espagnoles.” Dans le courrier adressé au chef de l’Etat,
les signataires ont d’abord dénoncé “la mise à exécution” du Mandat d’arrêt
européen le 1er novembre. Soulignant que “les faits visés par l’Espagne ne sont
pas répréhensibles en France”, ils “requièrent la libération immédiate d’Aurore
Martin.” Et puis, le texte souligne que la remise de la militante de Batasuna
aux autorités espagnoles “a lieu dans un contexte politique particulier en Pays
Basque”. Conférence internationale d’Aiete sous l’égide de Kofi Annan, le 17
octobre 2011, et arrêt de la lutte armée formulé par l’organisation ETA trois
jours plus tard : “nous considérons qu’il existe une opportunité réelle pour
qu’un processus de paix puisse se dérouler jusqu’à son terme.” C’est pourquoi
les signataires de la lettre demandent à François Hollande de “prendre en
compte les changements intervenus ces derniers mois en Pays Basque” et
“d’intervenir afin que le gouvernement français réponde de façon positive aux
recommandations des experts internationaux réunis l’an dernier à la Conférence de
Paix d’Aiete et facilite le déroulement du processus de paix en cours.”

La gauche française s’implique

La diversité des signataires de la lettre adressée à F. Hollande révèle l’importance du
document. Autour de P. Tartakowsky (président de la LDH), J. Gleizes (membre du
bureau exécutif d’EELV), O. Besancenot (membre du NPA), P. Molac (député de la
majorité présidentielle) et O. Dartigolles (porte-parole national du PCF)
étaient présents à la conférence de presse. Venues du Pays Basque, ont aussi
participé à l’événement les députées socialistes S. Alaux et C. Capdevielle,
l’avocate d’A. Martin, J. Goirizelaia, ainsi que la membre du collectif Bake
Bidea, A. Funosas. Les sénateurs J-J. Lasserre et F. Espagnac, récemment
nommée porte-parole nationale du PS, se sont eux aussi rendus au siège de la
Ligue des droits de l’Homme mais n’ont pas participé à la conférence de presse
pour cause de séance au Sénat.

S. Essel et G. Bedos soutiennent

P. Baudoin, président d’honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de
l’Homme (FIDH), M. Tubiana, président d’honneur de la LDH, S. Essel et G. Bedos
ou encore une vingtaine de députés au Parlement européen font partie des
premiers signataires de la lettre.

S. Belhassen, présidente de la FIDH, soutient aussi le texte envoyé au chef de
l’Etat. Hasard du calendrier : pour saluer son engagement, la défenseuse des
droits de l’Homme tunisienne, a reçu, lundi soir, la légion d’honneur des mains
de… François Hollande.


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