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Communiqué du collectif des prisonnier(e)s politiques basques

29122012

Retour des prisonnier(e)s basques, en avant le Pays Basque par EPPK

Collectif des prisonnier(e)s politiques basques  le 29 décembre 2012

 

De longs mois se sont écoulés depuis que les clés de la résolution du conflit ont changé ; qu’une nouvelle situation politique a vu le jour et que les conditions pour de nouvelles possibilités politiques ont été réunies ; que la déclaration d’Aiete, la décision de l’ETA, l’implication de la société civile basque et des acteurs internationaux, nous ont montré un nouveau chemin.

Communiqué du collectif des prisonnier(e)s politiques basques dans Politique prisonniers-300x168

Ce chemin nouveau est sorti renforcé des élections au Parlement de Gasteiz. EH Bildu occupe en force les bancs du Parlement, en s’appropriant de nouvelles responsabilités. Le nouveau président a devant lui un pari difficile ; il doit répondre favorablement aux demandes et aux désirs exprimés par la société basque. Il a aujourd’hui, plus que jamais, une occasion pour en finir avec la dispersion, pour changer la politique carcérale et renforcer le processus. Il doit faire des choix, et faire face aux gouvernements français et espagnol avec la protection de la société basque.

Pour ce qui le concerne, le Collectif des prisonniers politiques basques a déjà fait part de son point de vue au sujet de la direction prise par les événements, en adaptant son positionnement politique, en entrant plus profondément dans le processus politique, par la signature, entre autres, de l’accord de Gernika ; en renforçant et en développant son organisation interne, externe, sa représentation et en nommant ses porte-parole ; en récupérant les relations avec les différents acteurs sociopolitiques, au travers d’intermédiaires ; en resituant les actions de la fin d’année dernière dans le débat politique. La société civile basque et les acteurs sociopolitiques se sont unis dans un même effort afin de rendre possible le retour à la maison de Iosu Uribetxeberria, remportant ainsi une belle victoire, prouvant qu’il est possible de faire face à ces situations extrêmes et par là même faire des avancées vers la résolution du conflit. Malgré les difficultés, les résultats des luttes sont là.

À l’inverse, les gouvernements français et espagnol suivent leur politique de toujours ; plutôt que de s’impliquer dans le processus ouvert, ils continuent de s’ancrer dans la situation antérieure, comme si nous étions toujours dans une situation d’affrontement armé ; en s’enfermant dans le discours basé sur la lutte antiterroriste ; en suivant le chemin d’une répression violente, comme s’ils avaient peur des nouvelles possibilités politiques et d’un accord large entre les populations qui ont sous leur joug. Ces deux États, qui n’ont aucune intention de s’intéresser aux conséquences du conflit, veulent faire du blocage de la politique carcérale un axe, une ancre qui irait à l’encontre du processus de paix. Pour ce qui est de l’Espagne, ils veulent se servir de la politique carcérale comme un moyen d’éviter la crise politique qu’elle vit.

Par contre, ils n’ont aucune excuse pour maintenir la dispersion, qui n’est ni politique ni légale. Il appartient aux États de faire disparaître toutes les situations ou mesures exceptionnelles ; en finir avec la dispersion et le retour des prisonniers politiques au Pays Basque ; en finir avec la politique antiterroriste et son cadre légal ; en finir avec les jugements politiques ; en libérant immédiatement les prisonniers malades et les prisonniers qui entrent dans le cadre de la décision de Strasbourg et qui sont injustement maintenus en prison.

Notre objectif est de vivre libres en Pays Basque. Ils nous ont emprisonnés car nous avons lutté et nous continuons de lutter. En effet, nous voulons prendre part la construction de notre pays en tant que militants et en tant que citoyens libres. Nous voulons joindre nos efforts à ceux des autres citoyens basques. Cela, la société civile basque le comprend et y répond de façon positive.

En suivant cet objectif, le premier défi du Collectif des prisonniers politiques basques est d’en finir avec la dispersion. En effet, notre regroupement en Pays Basque ferait naître de nouvelles conditions et ouvrirait de nouvelles possibilités, pour toutes les parties. Depuis février 1996, nous nous sommes plongés dans une dynamique sans fin pour notre retour au Pays Basque. Aujourd’hui, il est temps que nous fassions des avancées dans cette direction, en joignant nos efforts à ceux de la société civile, des acteurs sociopolitiques et institutionnels. Ce qui est en jeu, ce n’est pas une amélioration de notre situation ; ce qui est en jeu, c’est la validité du processus de paix ouvert.

Par ce communiqué, nous vous donnons des nouvelles de la dynamique à mener en 2013.

29 décembre : un jour de jeûne pour revendiquer le retour au Pays Basque et pour la fin de la dispersion.

12 janvier : grève de la communication pour soutenir la mobilisation populaire de Bilbo. Nous aussi nous serons à Bilbo, avec nos proches et nos amis. Ce rendez-vous important doit amener à une dynamique plus large et durable dans tous les villages et quartiers du Pays Basque. Nous devons nous mobiliser tous pour faire de ce rendez-vous une mobilisation importante.

À partir de janvier : nous ferons tous les troisièmes vendredis du mois des actions en faveur des prisonniers victimes de la doctrine de l’Audience nationale et qui sont encore otages, et en faveur des prisonniers qui peuvent prétendre à la liberté conditionnelle, afin qu’ils soient relâchés immédiatement. Et tous les derniers vendredis du mois, nous ferons des actions en faveur de notre retour au Pays Basque.

Retour des prisonniers politiques basques au Pays Basque.

Amnistie et autodétermination.

 




Aurore Martin au pays !

25122012

Aurore Martin au pays ! dans Politique aurore-martin-samedi-soir-a-son-arrivee-a_1011030_165x1101

n’oublions pas tous les autres




Aurore Martin bientôt de retour

22122012

LE JPB  22/12/2012

Le Pays Basque s’était résolu à accepter la situation. Aurore Martin devait passer les fêtes de fin d’années dans les geôles espagnoles. Mais, comme c’est le cas depuis le début, une nouvelle décision inattendue a fait basculer le sort de la jeune militante de Batasuna.

La quatrième chambre de l’Audience nationale espagnole a accepté vendredi le recours présenté par la défense d’Aurore Martin contre l’ordre d’incarcération dicté le 2 novembre par le juge Pablo Ruz. A quelques jours des fêtes de fin d’année et après 51 jours de détention, Aurore Martin va retrouver le Pays Basque. Comme l’arrestation de la jeune femme avait indigné la population, l’annonce de sa libération conditionnelle a engendré une large vague de satisfaction. Dépassant les frontières politiques et territoriales

Aurore Martin bientôt de retour dans Politique aurore-libre

La décision de l’Audience nationale fixe deux clauses à la libération conditionnelle de la jeune femme. Aurore Martin doit d’abord bénéficier d’une domiciliation dans l’Etat espagnol. “Il s’agit d’une adresse pour recevoir les convocations”, précise Amaia Recarte, avocate d’Aurore Martin, qui ajoute que “cela ne l’oblige en rien à vivre dans l’Etat espagnol”.

Seconde condition, la jeune femme doit payer une caution de 15 000 euros.

 

Deux points de collecte

Pour récolter l’argent nécessaire et constituer deux points de collecte, les soutiens d’Aurore Martin n’ont pas traîné. “Plus tôt cette somme sera récoltée, plus tôt Aurore sera parmi nous. Le temps presse, nous avons besoin de l’aide de toutes et tous”, précise Batasuna qui organise ce samedi matin, entre 9 heures et 11 heures, deux rendez-vous : à Bayonne au Café des Pyrénées et à Saint-Jean-Pied-de-Port au bar Kalaka.

Appels à poursuivre la mobilisation

- Batasuna : “Il ne fait aucun doute que si la mobilisation n’avait pas été aussi grande, Aurore aurait encore eu à subir de long mois dans les prisons espagnoles. Aurore sort, mais il reste encore 600 prisonniers politiques basques éparpillés aux quatre coins des prisons françaises et espagnoles. Un an après la conférence pour la paix qui a eu lieu au palais d’Aiete […], il est temps que les Etats français et espagnols s’impliquent dans la résolution du conflit, à l’image la déclaration faite par des élus du Pays Basque Nord au Forum pour la paix.”

- F. Espagnac (sénatrice et porte-parole du PS) : “Sa mise en liberté à quelques jours de Noël est un signe important. Le combat continue jusqu’au non-lieu. Dans cette libération, tout a joué, les mobilisations… Et ça, Madrid doit en tenir ou en a tenu compte. C’est un premier pas dans le dossier du MAE. Il faut continuer à se mobiliser pour faire en sorte qu’on franchisse un premier pas dans le processus de paix.”

- C. Capdevielle (députée PS) : “La manifestation en faveur des prisonniers, le processus de paix, les mobilisations, c’est tout ça qui a amené cette victoire. C’est une première victoire ; la vraie victoire sera un non-lieu. Il faut rester vigilant avec le MAE. Du reste, en commission des lois [au Parlement, ndlr], nous allons former un groupe de travail pour faire le point des dix ans du MAE et de son application. Aujourd’hui, on est dans une nouvelle étape [au Pays Basque]. Il y a une prise en compte globale de la situation par le gouvernement. Et ce qui paie, c’est la détermination, même lorsqu’il y a des vents contraires.”

- J.-J. Lasserre (sénateur MoDem) : “Cette bonne nouvelle laisse penser que tous ceux qui l’ont soutenue avaient raison. La mobilisation a été nécessaire pour attirer l’attention du juge.”

- M. Brisson (conseiller général UMP) : “C’est un pas important vers l’apaisement après plusieurs mois de brutalité vis-à-vis du Pays Basque. C’est la conséquence heureuse d’une démarche d’union qui doit être poursuivie pour faire avancer les dossiers et la reconnaissance du Pays Basque.”

- J.-P. Mirande (conseiller général Forces 64) : “Je suis très heureux, d’autant que j’avais présenté une motion au Conseil général contre ce MAE. Ce n’est que justice.”

- A. Villeneuve (conseiller général PS) : “ça va dans le bon sens, celui de l’apaisement. On avait l’impression que le procès était fait avant même qu’elle soit jugée. Maintenant, il faut régler cette histoire et faire la lumière sur ce qui lui est reproché.”

- H. LIPIETZ et C. Greze (parlementaires EELV) : “La mobilisation des citoyens et des élus de tous bords n’est sans doute pas étrangère à cette issue heureuse. La remise en liberté d’Aurore Martin constitue un pas dans le processus qu’il faut poursuivre.”




La presse basque à nouveau attaquée par la justice espagnole

20122012

Iñaki Soto, le directeur de Gara, quotidien du Pays Basque Sud, a été inculpé hier à Madrid pour “apologie du terrorisme”. En cause, un courrier des lecteurs publié il y a quelque temps en mémoire de deux membres d’ETA morts il y a 25 ans dans l’explosion de leur bombe.

La presse basque à nouveau attaquée par la justice espagnole dans Politique gara-i-soto1   Lu dans Le Journal du Pays Basque 20/12/2012

Iñaki Soto était convoqué hier à l’Audience nationale par le juge Eloy Velasco. Si dans la convocation, il lui était notifié la raison d’“apologie du terrorisme”, le directeur de Gara ne savait pas quel était le fait reproché en particulier. C’est uniquement devant le juge qu’il a appris qu’il s’agissait de la publication du courrier des lecteurs en question.

Avant lui, les six auteurs du courrier en cause avaient, à l’exception d’une jeune fille mineure, assumé la paternité de la lettre en question. Tous ont été inculpés pour “apologie du terrorisme”. Selon la loi espagnole, il aurait été possible de circonscrire la responsabilité pénale aux auteurs de la lettre. Mais le juge ne l’a pas entendu de cette oreille. De plus, durant l’audition d’I. Soto, le juge a posé de nombreuses questions sur le fonctionnement du quotidien, cherchant à obtenir les noms d’autres employés du journal. Le directeur du titre a assumé la responsabilité de la publication, à titre d’information. Il a estimé que c’était aussi son rôle de garantir la liberté d’expression.

Il semble que ce soit le parquet qui ait initié la plainte contre I. Soto. Celui-ci encourt jusqu’à dix ans de prison selon la loi espagnole.

Le parti Alternatiba et la gauche abertzale ont immédiatement dénoncé la mise en examen d’I. Soto. Pour Oskar Matute, porte-parole d’Alternatiba, il s’agit d’une “attaque en règle contre la liberté d’expression” et d’une “énième persécution judiciaire” contre des journalistes basques.

La gauche abertzale a montré sa solidarité avec I. Soto. Elle s’est indignée qu’une “nouvelle fois un média basque” soit en ligne de mire de la justice espagnole, rappelant les précédents d’Egin, Egin Irratia, Egunkaria et Ardi Beltza. Quatre médias fermés par la justice espagnole. Enfin, EA a jugé “anachronique” l’inculpation d’un journaliste pour “délit d’opinion”.




Les prisonniers politiques basques doivent sortir vivants !

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Un prisonnier basque subit des hémorragies toute une nuit avant d’être amené à l’hôpital

 LE JOURNAL DU PAYS BASQUE   18/12/2012

L’association de familles et proches de prisonniers basques Etxerat a accusé dans un communiqué la maison centrale de Saint-Maur, et particulièrement un surveillant-chef, de “négligence scandaleuse”. Ce communiqué fait suite au témoignage d’un prisonnier basque qui a subi des hémorragies toute une nuit avant d’être finalement transporté à l’hôpital. Selon l’avocate du prisonnier, si la direction de l’établissement ne donne pas suite à ses demandes d’explications, une plainte sera déposée contre un surveillant-chef pour “non-assistance à personne en danger”.

Jon Bienzobas Arretxe est incarcéré à la maison centrale de Saint-Maur en novembre dernier et est transféré à Paris pour une opération du nez. Le 21 novembre, un médecin vient lui retirer les protections qui avaient été posées consécutivement à son opération. Le 24 novembre à 19 heures, son nez commence à saigner. Il alerte alors des gardiens en leur expliquant qu’il vient de subir une opération et ceux-ci lui demandent de se boucher le nez et indiquent qu’ils appellent le Samu. L’hémorragie s’arrête mais reprend vers 1 h 45. Là encore, le prisonnier arrive à la stopper.

Vers 2 h 30, la situation s’aggrave. Le prisonnier appelle les gardiens et un quart d’heure plus tard, le chef de garde de cette nuit-là entre dans la cellule en compagnie de plusieurs gardiens. “Il y a déjà beaucoup de traces de sang dans la cellule, le lavabo et les toilettes sont pleins de sang et de compresses ensanglantées, il y a du sang sur le sol, sur le lit… Je lui dis que je n’arrive plus à arrêter l’hémorragie”, témoigne J. Bienzobas, qui ajoute que le surveillant-chef “se contente” de lui dire “de me boucher le nez pendant 20 minutes et qu’ils vont appeler le Samu”. Toujours selon le prisonnier, une surveillante qui est également pompier volontaire s’inquiète de la situation mais se fait rabrouer par son chef. A 2 h 50, il alerte les autres prisonniers basques pour qu’ils appellent à leur tour les gardiens car il a du sang “plein le nez et la bouche” et qu’il a peur de perdre connaissance. Pendant une heure, aucune réponse. Puis des gardiens arrivent, mais sans le chef en question qui est pourtant le seul à pouvoir ouvrir la porte de la cellule. Les gardiens, inquiets, finiront par appeler la hiérarchie et le prisonnier sera enfin transporté à l’infirmerie avant d’être, à 6 h 10, transporté par le Samu à l’hôpital. Entre-temps, le gardien-chef en cause sera réapparu avec menottes et entraves pour le transfert du prisonnier.

Etxerat, dans son communiqué, “juge cet événement très grave, car en plus de la violation permanente de leurs droits, la santé de nos parents et amis prisonniers est gravement mise en danger. [...] La prison de Saint-Maur, et particulièrement le chef de garde de cette nuit-là, ont montré une négligence scandaleuse. Nous exigeons qu’ils soient mis devant leurs responsabilités”. Me Paulus-Basurco, avocate de J. Bienzobas, a indiqué avoir demandé des explications à la direction. “Si nous n’obtenons pas de réponses, nous porterons plainte pour non-assistance à personne en danger” contre le surveillant-chef en question.

“Il aurait pu y passer”, s’indigne Jeanine Beyrie d’Etxerat, pour qui, cependant, ce genre de problèmes est “courant dans les prisons françaises, que ce soit pour les prisonniers politiques basques ou les droits communs”. Et de mentionner le cas d’une codétenue de sa fille qui avait accouché en cellule car sept heures après les premières contractions, personne n’était venu. “Heureusement, elle n’était pas seule en cellule”, explique-t-elle.

“Que serait-il advenu de Jon sans le soutien des autres prisonniers basques ?”, demande Etxerat, qui exige une nouvelle fois “qu’aucun prisonnier basque ne soit isolé ou séparé de ses compagnons”.

 

  




LA GRACE POUR LES POLICIERS TORTIONNAIRES

12122012

 

LE JOURNAL DU PAYS BASQUE EDITION DU 12/12/2012

 LA GRACE POUR LES POLICIERS TORTIONNAIRES dans Politique torture-300x201

La décision avait suscité une nouvelle polémique. Elle est désormais officielle : le ministère de la Justice espagnol a publié hier dans le Journal officiel les décrets, datés du 23 novembre 2012, accordant la grâce à quatre policiers condamnés pour torture. Les Mossos d’Esquadra (police de la Generalitat de Catalogne) jugés responsables du passage à tabac d’un citoyen, en 2006, à Barcelone, n’iront pas en prison. La protestation de près de 200 juges dans l’Etat espagnol, parmi lesquels Garbiñe Biurrun, Iñaki Subijana ou encore Juan Carlos Iturri en Pays Basque Sud, n’y aura rien changé, l’Espagne a une nouvelle fois décrété l’impunité pour des agents convaincus de torture. Une énième décision qui révèle une pratique récurrente dans le pays.

En juillet 2006, arrêté “par erreur”, Lucian P. est torturé par cinq agents à Barcelone qui vont jusqu’à le menacer en lui plaçant une arme dans la bouche.

D’abord jugés coupables en 2008 par le Tribunal provincial de Barcelone, les cinq Mossos d’Esquadra sont de nouveau condamnés, en février 2009, par le Tribunal suprême à des peines allant de quatre ans et neuf mois à six mois de prison. Le gouvernement espagnol concède alors une première grâce pour que les quatre agents dont la condamnation est supérieure à deux ans d’incarcération évitent d’aller derrière les barreaux.

Seulement, considérant la gravité des faits reprochés, le Tribunal provincial de Barcelone passe outre cette décision et réclame l’incarcération des quatre Mossos d’Esquadra. C’est alors qu’une nouvelle grâce est décrétée, le 23 novembre 2012.

Condamnation du CPT

Aujourd’hui en Catalogne, hier au Pays Basque, la grâce des agents convaincus de torture est un sport national.

En 2005, dans le cas du prisonnier basque Kepa Urra, le comité contre la torture (CPT) – rattaché au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme – a pourtant considéré que, en graciant les gardes civils condamnés, l’Etat espagnol avait violé plusieurs articles 2, 4 et 14 de la Convention contre la torture.

Les grâces de policiers convaincus de torture n’ont cependant jamais cessé. Comme celles des responsables politiques et entrepreneurs condamnés pour corruption.

1,3 grâce par jour, en moyenne

Depuis Adolfo Suárez et l’adoption de la Constitution espagnole en 1978 et jusqu’à Mariano Rajoy, aujourd’hui, pas moins de 17 026 personnes ont été graciées par l’exécutif.

Plus de 1,3 grâce par jour, en moyenne, sur les 34 dernières années.

En graciant 5 948 condamnés pendant ses huit années à la tête du gouvernement, c’est José María Aznar qui trône en tête du classement.

Felipe González, à La Moncloa de 1982 à 1996, a, lui, permis à 5 944 personnes d’échapper à toute condamnation.

José Luis Zapatero, pendant sept ans, de 2004 à 2011, a accordé 3 378 grâces.

Depuis son élection, le 21 novembre 2011, au poste de président du gouvernement, Mariano Rajoy a déjà gracié 468 personnes.

 







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