Asier Guridi ou la persécution politique

9 01 2014

Ne laissons pas le Venezuela extrader le militant indépendantiste Basque Asier Guridi Zalona. Asier Guridi ou la persécution politique:

Lorsque Asier Guridi a été arrêté au Venezuela un profond sentiment de tristesse saisit les indépendantistes basques ainsi que les militants internationalistes. Asier est arrété au Venezuela, lui qui apportait d’Europe son soutient à la révolution Bolivarienne. A force de mobilisations populaires, le gouvernement Vénézuélien de Hugo Chavez améliorera les conditions de détentions.

Plus tard, Nicolas Maduro décide de le libérer.

Asier vit actuellement avec sa partenaire vénézuélienne Maria Alejandra et son fils Iban. Cependant, les États espagnol et français maintiennent une pression permanente sur le Venezuela pour exiger son arrestation ainsi que son extradition. Seul le droit d’asile et le statut de réfugié politique pourraient empêcher le processus d’extradition réclamé par les États espagnol et français. L’État espagnol ne respecte pas les droits des prisonniers et utilise la torture.

Devons nous le rappeler ?

Devons nous rappeler la doctrine Parot ?

Devons nous rappeler la politique de dispersion ?

Ce n’est jamais un choix que de s’expatrier loin de sa terre.

L’État espagnol a déjà torturé Asier Guridi à de multiples reprises.

Très engagé politiquement, Asier deviens très jeune un militant de la gauche Abertzale Basque. Choqué par les traitements inhumain infligés aux prisonniers politiques Basques, à la répression et aux violations des droits de l’homme ainsi que par l’ensemble de la politique espagnole, il s’engage dans la lutte indépendantiste socialiste.

Il sera arrêté le 15 Décembre 1992 par des agents de la Guardia Civil suite à l’opération « anti-terroriste » et dénoncé par un ami torturé au poste.

Dès son arrestation, il est battu, cinq minutes lui sont accordé pour parler puis il est traîné devant une baignoire rempli d’eau et dont les côtés sont marqués de traces de vomi de son amis qui l’avait précédé. Ses mains sont attachés avec un tissu dans le dos et il est couché face contre terre sur un matelas qui est placé sur la baignoire, la police lui plonge la tête dans l’eau jusqu’à étouffement puis recommence… Ceci ce reproduira à plusieurs reprises. Cette forme de torture a d’ailleurs coûté la vie à Mikel Zabala retrouvé mort dans une rivière près de Bidasoa. Asier est également soumis à la torture appelée « du sac », un sac en plastique est placé sur la tête afin de provoquer l’étouffement . De même, il subira la « gégene »sur certaines parties du corps. Engin de torture qui envois des décharges électriques…

_Liste des tortures subis non exhaustive…_

Une autre torture plus psychologique consiste en des menaces d’arrêter et de maltraiter sa famille… Après 5 jours de torture constante, Asier est déféré devant le juge Baltasar Garzón à la Haute Cour. Le juge ne tiendra pas compte des tortures, il sera incarcéré jusqu’en décembre 97.

Durant cette période, il a encore subi des violences multiples. Lors des transfert il est battu. En 95 il est agressé verbalement puis physiquement à la prison de Valdemoro. Le 16 avril 96, plusieurs gardiens l’agressent à la prison de Ceuta, provocant de multiples blessures dont un coroner.

Bien entendu, la politique de dispersion est à rajouté aux violences faites, non seulement à lui, mais aussi à l’ensemble de ses proches, de sa famille… Il faut encore rajouter à cela le régime d’isolement ainsi que les restrictions de communications. Asier Guridi est libéré le 22 Décembre 1997, après avoir purgé la moitié de la peine prononcée par la Haute Cour et suite à un appel à la Cour suprême d’Espagne. Quoi qu’il en soit Asier Guridi subira après sa sortie la pression et le harcèlement constant de la police et des milices civiles de l’état espagnol. Il est observé et suivi tout le temps. La situation devient insupportable, suivi et persécuté pour ses activités politiques, et suite à l’aggravation du conflit Basque, Asier Guridi décide s’exiler. Il est caché pendant une longue période sans mobilité possible. Puis il fuit au Venezuela il ya 9 ans.

Depuis, il s’est marié et a fondé une famille au Vénézuela.

Nous ne pouvons pas laisser faire de telles injustices sans réagir, nous devons soutient et appuis à Asier, à sa femme et à son fils. Asier à dédié sa vie à ces idées et à la liberté, chacun de nous lui est redevable. Ne laissons pas le Venezuela l’extrader. Ne laissons la répression des États espagnols et français faire leurs basses besognes colonialistes.

Asier a été arrêté par Interpol le 20 septembre 2013, il est maintenant au Venezuela en liberté « hautement conditionnelle » et nous savons que la Cour suprême du Venezuela a déjà nommé un magistrat pour la procédure d’extradition, l’autre partie a demandé l’asile politique et procédera à la demande de statut de réfugié politique.

PAS D’EXTRADITION ! DROIT D’ASILE IMMÉDIAT POUR ASIER !

ASKATU !


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