6 avril à Osny : Marche pour les prisonnier.e.s politiques basques

27032017

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Avertissement : Texte féminisé. L’ensemble des prisonnières et prisonniers politiques basques, notamment celles et ceux qui étudient, est concerné par cette marche.

Les groupes de soutien aux prisonnières du mouvement d’étudiantes ont organisé une marche à Osny pour le 5 et le 6 avril.

Il y a quelques mois les groupes de soutien aux prisonnières ont commencé à se ressembler conscients du manque qu’il y a sur cette question au niveau national. Nous avons décidé que dans le contexte actuel nous devons répondre de façon unitaire aux problèmes des étudiantes prisonnières et revendiquer leur statut politique. Nous croyons que, en ce qui concerne les prisonnières, nous oublions très souvent la problématique de celles qui sont étudiantes et l’importance de l’éducation est laissée de côté, même si elle est essentielle pour que les prisonnières puissent être fortes psychologiquement et puissent se former et passer leur temps.

La situation des prisonnières étudiantes est pénible. Seulement les prisonnières qui se trouvent dans l’état français peuvent étudier à l’UPV (université du pays basque) et seulement quelques filières. Dans l’état espagnol elles ne peuvent pas étudier à UPV, elles doivent le faire dans des universités à distance comme UNED. Pourtant, elles trouvent des nombreuses difficultés pour faire leurs études. Les conditions qu’elles subissent ne sont pas dues juste à la vengeance; il s’agit d’un choix politique de la part des Etats. Ce sont des attaques contre leur militance politique, pour ce qu’elles ont fait pour faire face à notre oppression de classe et nationale, et les conditions pénibles où elles se trouvent font partie de ces oppressions.

Elles ont des problèmes pour faire les examens, elles ne peuvent pas avoir les documents nécessaires pour étudier, UPV et les autres institutions sont passives face à ceci, elles doivent payer le prix de l’inscription entière, elles ne peuvent pas avoir des réunions avec les professeures… voilà les difficultés que les prisonnières étudiantes ont pour faire leurs études. Il faut ajouter à cela le mauvais traitement qu’elles reçoivent de la part des fonctionnaires de la prison qui très souvent les découragent et leur font du mal psychologique.

Mais la situation des prisonnières étudiantes ne peut pas être comprise sans un regard plus général. En Pays basque nous sommes dans une ère spéciale. Il n’y a pas de lutte armée et il est clair que ceci a changé quelques conditions dans le contexte politique. La situation des prisonnières et des exilées est très grave et c’est une conséquence du conflit politique que nous avons. Dans le système capitaliste, la bourgeoisie a utilisé tous les moyens pour faire taire les mouvements révolutionnaires et faire disparaître leur pratique politique. On veut nous faire croire que c’est l’ère de la solution et de la paix, pourtant, plus que jamais, la répression contre le peuple travailleur basque, l’oppression de classe que reproduit le système et la dépolitisation du conflit sont présentes de la part des Etats espagnol et français ainsi que plusieurs agents et institutions basques font. Il n’y aura pas de paix si le capitalisme est en vie; il n’y aura pas de solution jusqu’à ce que le peuple travailleur basque n’atteigne sa libération totale. Pour obtenir les objectifs du chemin commencé il y a quelques décennies, il est essentiel que toutes les prisonnières sortent à la rue, et créer les conditions pour qu’il n’y ait plus de représailles politiques dans le futur. Nous savons néanmoins que si la lutte contre le capitalisme continue il continuera à y avoir des prisonnières, parce que ceci dépend des forces répressives des Etats capitalistes.

Quelques étudiantes qui sont en prison ont été arrêtées pendant qu’elles étudiaient, d’autres ont commencé à étudier en prison, mais c’est pour avoir lutté contre ce système qu’elles ont été incarcérées, et pour détruire le système capitaliste nous avons besoins d’elles ici; en même temps, si nous détruisons le système, nous détruirons les prisons et nous pourrons les libérer.

Il y a quelques heures nous avons su qu’on a bloqué les matériaux pour étudier de Julen Mendizabal et David Pla, prisonniers à Osny, et qu’on leur a menacé de leur enlever leur droit à étudier. Ça fait des mois que Julen et David luttent pour avoir ce matériel et il n’ont reçu que des mauvaises réponses et des difficultés. De même, nous croyons que ceci marque un précèdent pour le reste de prisonnières étudiantes.

Pour tout ceci, le 5 avril nous remplirons toutes les autobus pour aller à Osny, et le 6 avril nous dénoncerons cette situation et montrerons notre solidarité envers les prisonniers qui se trouvent à Osny. Montrons que dans nos classes il y a des personnes qui manquent, qu’il y a ici un problème très grave, et que les étudiantes prisonnières méritent d’être reconnues et soutenues.

 

Apirilak 6 ikasleok Osny-ra!

Ikasle mugimenduko Presoen Sostengurako Taldeek apirilak 5 eta 6an Osny-ko kartzelara martxa egingo dutela jakinarazi dute Gasteizen eginiko agerraldian.

Ikasle presoak klasean nahi ditugulako, Apirilaren 6ean denok Osny-ra!

 

Gaur, hemen bildu gara Ikasle mugimenduko Presoen sostengurako talde ezberdinak, ikasle presoek, eta batez ere, Osny-ko presoek ikasteko jasaten ari dituzten arazoak eta jezarpena salatzeko, eta Apirilaren 5 eta 6 bitartean gure elkartasuna adierazteko Osny-ra egingo dugun kartzela-martxaren berri emateko.

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[PODCAST] Askatasunak du jeudi 16 mars 2017

17032017

Une heure avec Gabi Mouesca, militant abertzale, ancien prisonnier politique basque.

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 11 mars 2017

12032017

Au programme :

-  Justice d’exception dans l’état français: sous contrôle judiciaire avec les comptes en banque bloqués depuis plus de 10 ans et sans être jugés,  de nombreux militants basques ignorent encore officiellement les raisons de ces mesures, mais en connaissent le commanditaire, c’est l’état espagnol.

-  Présentation du syndicat basque LAB par l’un de ses militants, Enaut Aramendi. Présent dans le studio, il commente aussi les sujets du jour.

-  Reportage à Donosti sur la mobilisation pour la libération de Sara qui allait être séparée de sa fille de trois ans que son géniteur avait tenté d’assassiner, la violence pénitentiaire ajoutée à la violence machiste.

-  Gabi Mouesca, rencontré cette semaine,  nous parle des prisonnières et prisonniers politiques, de la torture et de la répression.

Avec des femmes engagées pour les chansons : Pauline et Juliette (Ilargia), Muda (Zoaz Lasai), Joan Baez (Txori Txori), Huntza (Aldapara Gora).

Bonne écoute !

 







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