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11000 manifestants à Paris pour la paix en Pays Basque:les prisonnier.e.s maintenant !

10 12 2017

BANDEROLE FAMILLES

(source : Artisans de la Paix)

L’objectif initial des organisateurs de réunir 5 000 personnes à Paris le 9 décembre pour demander la fin du régime d’exception qui affecte les prisonniers basques et leurs familles, a été largement dépassé. Ce sont finalement 11 000 personnes qui ont manifesté ce samedi 9 décembre à Paris à l’appel des Artisans de la Paix et de Bake Bidea (« Le chemin de la paix »), pour demander au gouvernement français de contribuer à son tour au processus de paix en Pays Basque, après l’épisode marquant du désarmement total de l’organisation E.T.A. en début d’année.

Une banderole « Paix en Pays Basque : maintenant les prisonnier.e.s ! », portée par la totalité des parlementaires du Pays Basque, le président du Biltzar (Assemblée regroupant la totalité des municipalités) des maires du Pays Basque et la délégation menant depuis juillet dernier les discussions avec le ministère de la justice, a ouvert la manifestation dès 12H30.
Auparavant, venus par trains spéciaux, par autobus ou par leurs propres moyens, des milliers de personnes venues du Pays Basque avaient commencé à se rassembler dès 11H00 autour de la Gare Montparnasse.
200 élus et représentant.e.s de la société civile composaient le cortège de tête, parmi lesquels on pouvait trouver des maires et des responsables du Pays Basque mais également des personnalités hexagonales comme Alain Lamassoure, Benoit Hamon, Emmanuelle Cosse, Frédérique Espagnac, Cécile Duflot, Jose Bove, Ugo Bernalicis, Mr Gayot, Philippe Poutou…
Juste après les suivait un long cortège composé de familles des prisonnier.e.s basques incarcéré.e.s en France et en Espagne défilant derrière une banderole clamant en basque et en français « Nous les voulons à la maison ! »).
Une foule imposante, dont beaucoup arboraient le foulard bleu des Artisans de la Paix ayant organisé le désarmement de l’organisation E.T.A., composait un rassemblement très majoritairement composé de personnes arrivées du Pays Basque, mais également de plusieurs centaines de francilien.ne.s venues soutenir leurs demandes pour la paix et les prisonnier.e.s.
La productrice de films Fabienne Servan Schreiber a été la première à s’exprimer « C’est au nom de ces valeurs universelles et éternelles que nous voilà réunis ce jour pour appuyer, encourager, les efforts accomplis au Pays Basque en faveur de la résolution du conflit qui n’a que trop duré. Le temps est venu d’instaurer les conditions d’une paix juste et durable. »
Lire sa prise de parole
Joana Haranburu, fille d’un prisonnier basque incarcéré depuis 28 ans déjà, a précisé quant à elle : «De nombreux pas ont été faits ces dernières années vers la résolution du conflit politique basque, vers une paix véritable. Mais pour les prisonniers et tout leur entourage, enfants, parents, grands-parents, amis… le cauchemar reste le même, rien n’a changé si ce n’est en pire. »

Anaiz Funosas, présidente de Bake Bidea détaillait alors les demandes portées par la manifestation « Ca suffit, il faut en finir avec la politique d’éloignement et de dispersion des prisonniers basques, le droit doit s’appliquer ! Libérez les prisonniers malades ! Libérez ceux qui sont conditionnables ! »
Le maire de Bayonne et Président de la Communauté d’agglomération du Pays Basque Jean-René Etchegaray rappelaient le soutien quasi unanime dont elles bénéficient « Ces demandes sont portées par toutes les composantes de la société basque représentées à la Communauté d’agglomération qui d’une seule voix veut s’engager pour une paix durable au Pays Basque ».
Michel Berhocorigoin, un des Artisans de la Paix arrêtés à Louhossoa il y a presqu’un an maintenant, rajoutait quant à lui : « ces mesures d’urgence s’inscrivent dans une perspective plus globale de réconciliation et d’un nouveau vivre ensemble, qui bien évidemment nécessiteront le retour de tous les prisonniers et exilés au sein de la société basque, ainsi que la reconnaissance de toutes les victimes, dans un souci de vérité et de réparation ».
Michel Tubiana, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme reprenait la même idée « Nous devons faire preuve de l’imagination nécessaire pour construire un mécanisme qui accueille tous les acteurs de ces années de plomb, ceux et celles qui ont commis comme ceux et celles qui ont souffert. » avant de conclure « Nous le disons avec force, les gouvernements espagnol et français doivent changer d’attitude et nous accompagner sur les voies de la paix. Que nul ne s’y trompe, nous n’abandonnerons pas. »


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