Une foule dense réclame la libération des prisonniers basques à Bilbo

28 01 2018

bilbo20180113
[source Mediabask]
Près de 95 000 personnes ont manifesté samedi 13 janvier dans les rues de Bilbo et ont réclamé l’application de la loi pour les prisonniers basques. Un rassemblement dans lequel leurs enfants ont exprimé le besoin d’avoir leurs parents auprès d’eux.la journée, les enfants ont eu droit à un programme préparés pour eux.
Les enfants de prisonniers tiennent des ballons mauves, les familles de détenus gravement malades jaunes, couleur de l’urgence. Ils se trouvent à l’avant de la manifestation, derrière les fourgons qui, tous les week-ends, les transportent à des centaines de kilomètres de chez eux pour rendre visite à leurs proches. Une marée de parapluies a couvert l’avenue Autonomia de Bilbo, ce samedi après-midi, en faveur des droits des prisonniers. Cette année, les enfants de ces derniers ont occupé une place particulière.
En tout, ils sont plus de cent à vivre cette situation. Longtemps vus comme un collectif compact, peu à peu, les membres de cette communauté de familles de détenus, victimes de la politique pénitentiaire, ont assumé leur individualité et ont partagé leur humanité. Alors, la manifestation annuelle de Bilbo est aussi l’expression affective de la solidarité envers eux. Un soutien chaud et dense.
Aussi dense que le cortège qui s’est lancé à 17h45, de La Cassilla pour s’arrêter aux marches de l’hôtel de ville, organisé par le mouvement citoyen Sare. Le journal Gara, à travers son système de comptage habituel, a dénombré la présence de 95 000 personnes.
« Prest gaude » (nous sommes prêts, en basque) dit la banderole et elle poursuit : « droits humains, résolution, paix ». Elle est portée par Nahikari Otaegi, ancienne détenue mère de deux enfants habitant St-Jean-de-Luz, Peru del Hoyo, fils du prisonnier mort l’été dernier, Axun Lasa, soeur de la victime du GAL Joxean Lasa, Anaiz Funosas, présidente de Bake Bidea, Jérôme Gleizes, conseiller de Paris à l’initiative de la motion en faveur de la résolution votée au conseil de la capitale française en novembre dernier, Beatriz Talegón, ancienne membre du comité fédéral du PSOE, Iñaki Lasagabaster, professeur d’université, et l’écrivain Kirmen Uribe.
« Nous ressentons un vide dans nos cœurs, dans nos cuisines, à la sortie de l’école… à chaque instant que nous vivons sans nos pères et nos mères », ont témoigné deux enfants de prisonniers au micro. Ils ont déploré que les 29 ans de politique de dispersion leur ont volé beaucoup de temps. « Nous voulons être avec nos parents », ont-ils affirmé avant de lancer une invitation : « faisons la route tous ensemble. Nous, nous sommes prêts ».


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