[PODCAST] Txalaparta du samedi 24 avril

25042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

manif donosti 17 avrilLe 17 avril pour la journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques des manifestations et des rassemblements ont été organisés un peu partout au Pays Basque en particulier à Donosti avec une intervention d’un militant de Sortu diffusée au cours de l’émission.

jb 17 avril

A Paris aussi, à l’initiative de la CNT Education  dont faisait partie Yoann, notre camarade du CSPB disparu brutalement l’année dernière,  la libération des prisonnier.e.s politiques a été revendiquée par les nombreux militants présents. Faute de temps dans cette émission, seulement quelques unes des interventions sont diffusées, celles de la CNT Education, du CSPB, de l’Associu Sulidarita, du Collectif pour la libération de Georges Abdallah, et de l’USTKE pour les Kanaks.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !




[PODCAST] Txalaparta du samedi 10 avril 2021

10042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

joinet 8 avril 2017Il y a quatre ans, le 8 avril 2017,  nous étions des milliers à Bayonne pour la journée du désarmement. Un évènement particulier, la suite d’un parcours de réflexion et de débats au sein de l’ETA, des prisonnières et prisonniers politiques basques et de la société civile. Après un court extrait de l’intervention de Louis Joinet ce jour là (photo ci-contre), écoute des déclarations cette semaine d’Artisans de la Paix sur le chemin qui reste à parcourir, pour obtenir la libération des prisonnier.e.s.

marixol proces madrid

Marixol Iparragirre, comme beaucoup de militant.e.s basques sont livrés aux autorités espagnoles après avoir accompli la totalité de leur peine dans des prisons françaises. Elle est confrontée à Madrid à plusieurs procès . Txalaparta diffuse une déclaration enregistrée de Marixol à l’Audience nationale espagnole (avec la traduction de Juan) ou elle parle de la torture utilisée contre les militant.e s basques.

Il y a quarante ans disparaissait Telesforo Monzon qui écrivait dans une chanson  » je viens d’un petit pays qui veut et a décidé de survivre mais auquel on refuse tout… ». Il fut surtout une personnalité politique importante au service de la libération du Peuple Basque.

La loi sur les langues territoriales, malgré les obstacles et les tentatives du gouvernement pour en réduire la portée, a été votée cette semaine à Paris.

Et d’autres informations…

En accompagnement musical, des enregistrements réalisés à l’Aberri Eguna (Fête de la Partie Basque) à Urrugne le 4 avril dernier, « Herri txiki batekoa naiz » composée par Telesforo Monzon, et quelques autres chansons…

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST]ÇA BOOSTE mardi 30 mars 2021

10042021

CA BOOSTE LOGO PHOTOTous les derniers mardi du mois à 22 h 30 sur Radio Libertaire

Au sommaire de l’émission :

Etxerat et situation des preso, Kutxa Bira la boite à rêves, migrants ouvrez les frontières, Telesforo Mozon leader politique basque, Hippolyte Lissagaray et la commune de 1871, l’asso Bizi délivre ses tops et ses flops, manif à Bayonne en soutien aux teufeurs qui risque 10 ans de prisons, Gabi Mouesca, Oier Oa rejette la proposition du Procureur, 1 livre pour soutenir l’OIP, politique linguistisque en faveur de l’Euskara à Hendaia et Itxatssu, Mumia Abou Jamal, refus de transfert des prisonniers Corses et enfin la Birmanie et les exactions de l’armée contre le peuple.

Playlist: En Tol Sarmiento – Ametsetan, ESNE BELTZA. _Quien manda Ft Mala Rodriguez & Fermin Muguruza, Gure kaiola (GLAUKOMA), HUNTZA _Deabruak Gara, Vendetta – Hemen
 







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