Ne laissons pas Oier Gomez mourir en prison !

12042017

Conférence de presse de Sare et Bagoaz le 12 avril à Bayonne 

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Oier GOMEZ MIELGO, hospitalisé depuis le 10 janvier 2017 et atteint d’un cancer osseux vertébral de type sarcome d’Ewing découvert à un stade avancé (métastases osseuses du bassin et métastase crânienne) a déposé une requête en suspension de peine pour motif médical le 2 février 2017 devant le Tribunal d’Application des Peines de Paris.

Dans le cadre de cette procédure, un expert, médecin oncologue a été désigné par le juge afin d’effectuer une expertise sur l’état de santé d’Oier et sur la compatibilité de son traitement, de son état de santé avec le maintien en détention.

Les médecins en charge du suivi d’Oier ont tous deux estimés que son état de santé et le traitement qu’il devait suivre étaient durablement incompatibles avec son maintien en détention.

Le rapport d’expertise qui a été rendu le 31 mars 2017 va dans le même sens et même plus loin. Il conclut que « le pronostic des sarcomes d’Ewing au stade métastatique est extrêmement sombre et le pronostic vital du patient est engagé. Il est probable que la survie de ce patient ne dépassera pas les six mois. Un accompagnement en milieu hospitalier est nécessaire. La mesure de suspension de peine est opportune ».

Nous sommes face à une situation d’une extrême gravité.

La demande de suspension de peine sera examinée lors du débat contradictoire devant le Tribunal d’application des peines de Paris prévu le 19 avril prochain, la semaine prochaine. Au vu de la date d’audience très rapidement fixée, nous pouvons espérer que le délibéré soit rendu dans un délai très court.

Par ailleurs, Oier GOMEZ MIELGO fait l’objet de 3 mandats d’arrêt européens qui ont été acceptés par les juridictions françaises, avec une remise de celui-ci différée après l’exécution de sa peine dans l’État français. En plus d’exécuter sa peine, Oier GOMEZ MIELGO est donc également sous écrou extraditionnel. La suspension de peine, qui comme son nom l’indique ne concerne que la peine, mettrait donc en suspens la question de cet écrou extraditionnel qui n’est pas de la compétence du Tribunal d’application des peines. Ainsi, des demandes de mise en liberté devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris dans le cadre des 3 procédures de MAE seront prochainement introduites afin qu’elles soient examinées le plus rapidement possible une fois la décision du TAP rendue.

Si la suspension de peine était ordonnée, il faut savoir que le Parquet a toujours la possibilité de faire appel. S’il le fait dans le délai de 24h, cet appel est suspensif. Il suspendrait donc toute décision favorable et Oier serait maintenu en prison malgré la gravité de son état de santé. Cet appel nous renverrait devant la Chambre d’application des peines de la Cour d’appel de Paris. Un délai d’audiencement rapide peut être envisagé à deux mois au moins. De plus, compte tenu du fait que nous sommes déjà en avril, et qu’en juillet et août aucune audience n’est envisageable, cela pourrait donc, dans le pire des cas, nous renvoyer en septembre. Ce qui pourrait être catastrophique dans le cas d’Oier.

Lecture de Bagoaz et Sare:

L’actualité de ces derniers jours, nous redonne espoir ! Il n’y a pas de doute, samedi, le processus de paix s’est renforcé. C’était une journée pour la paix, pour les prisonnier.e.s, pour l’ensemble des victimes. Et la société civile a pris la responsabilité de mener ce processus jusqu’au bout. Maintenant c’est sur la question des prisonnier.e.s et exilé.e.s qu’il va falloir avancer, en finir avec toutes ces mesures d’exception et entamer le processus de libération des prisonnier.e.s et le retour des exilé.e.s.

Aujourd’hui, c’est une situation d’une extrême gravité qui nous a rassemblé.e.s. A l’heure où nous vous parlons, Oier Gomez est dans une situation d’une extrême violence. Oier est atteint d’un cancer très grave. Il est hospitalisé depuis début janvier. La dernière expertise médicale a conclu que son pronostic vital était engagé avec un délai de 6 mois, une audience est prévue la semaine prochaine. Oier est en train de combattre sa maladie seul. Il devrait être près de ses proches, nous ne pouvons pas accepter cette situation. Il doit être immédiatement libéré, sinon il mourra en prison, seul, loin de sa famille. Ce sont des mots que nous ne voudrions pas entendre, mais nous avons la responsabilité de le dire. Et le seul responsable de cette situation est le gouvernement français encore une fois, et nous lui demandons s’il est prêt à en assumer les conséquences?

Actuellement il y a 13 prisonnier.e.s gravement malades, ils doivent être immédiatement libéré.e.s. Le processus de libération des prisonnier.e.s et le retour des exilé.e.s ne peuvent plus attendre, nous devons en finir immédiatement avec toutes les mesures d’exception, en finir immédiatement avec la dispersion, il faut immédiatement libérer les prisonnier.e.s qui ont fini leur peine ainsi que les malades. Nous devons porter tous ensemble ces revendications jusqu’à PARIS et MADRID sans plus attendre!!

Nous allons organiser plusieurs rendez-vous, SARE et BAGOAZ,

le 18 avril à 12h30 devant le consulat français à Bilbo

le 19 avril à 18h30 devant la sous-préfecture à Bayonne.

Enfin nous rappelons que le 6 mai, une grande manifestation est organisée à Gasteiz, ainsi qu’une journée de soutien le 22 avril toujours à Gasteiz.

Ne laissons pas Oier mourir en prison ! Etxean eta bizirik nahi ditugu! 

 




25 ANNEES DE DISPERSION

5012015

 

http://mediabask.naiz.eus   le 5 janvier 2014

C’est en 1989 que s’est mise en place la politique de dispersion pour les prisonniers  basques. Cette politique fut annoncée publiquement par le ministre de la justice socialiste Enrique Mugica Herzog. Avec l’accord du lehendakari de l’époque José Antonio Ardanza (PNB) qui était à l’époque à la tête du gouvernement de Gasteiz en coalition avec le PSE (Parti socialiste d’Euskadi).Aujourd’hui cette politique persiste pour  les 465 prisonniers  basques répartis dans 76 prisons.

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« Nous sommes punis  uniquement car nous sommes les familles de prisonniers. Une punition aux nombreuses conséquences : physiques, psychologiques, sociales et familiales.  »

Ce 10 janvier prochain la plateforme Sare  appelle à manifester dans les rues de Bilbo en faveur des droits  des prisonniers basques. Manifestation silencieuse et sans pancartes. La clameur sera dans les coeurs. Le thème de la manifestation sera Euskal Presoak Euskal Herrira (Les prisonniers à Euskal Herria, ahora, now, maintenant, orain !).  Pour Sare il est désormais urgent que cesse cette politique de dispersion qui  représente « une double peine » pour les familles obligées de faire des milliers de kilomètres souvent au péril de leurs vies. De fait, 16 personnes sont mortes sur les routes depuis la mise en place de cette politique de dispersion.

Condamnation du Parlement Européen

La politique de dispersion du gouvernement espagnol appliquée aux prisonniers basques a été condamnée par le Parlement Européen le 19 janvier 1996. Lors de ce vote le PSOE et le PP avaient voté  contre cette condamnation. Amnesty  International demandera  en 1999 la fin de la dispersion comme dernièrement le Parlement Basque de Gasteiz qui s’est prononcée  dans ce sens (PNB et Bildu) avec les votes contre du PSE, PP et UPyD. L’argument juridique mis en avant par  les tenants de la fin de la dispersion est que la propre Constitution espagnole stipule que tout prisonnier a le droit de purger sa peine près de sa famille et de son environnement social afin de faciliter ses possibilités de réinsertion à sa sortie. Un principe  rappelé par le Tribunal Européen des Droits Humains et par le chargé de la question de la torture  aux Nations-Unies , Theo Van Boven qui déclarera  que la dispersion  n’a pas de base juridique et s’applique de manière arbitraire. Pour Theo Van Boven la dispersion ne permet pas aux détenus de préparer leur défense, leurs avocats et familles étant éloignés, ce qui occasionne d’énormes frais et de fait constitue une discrimination. Ce que confirme  le collectif Etxerat composé de familles et d’amis des prisonniers basques : « Nous sommes punis  uniquement car nous sommes les familles de prisonniers. Une punition aux nombreuses conséquences : physiques, psychologiques, sociales et familiales. Sans oublier les sommes astronomiques dépensées lors de nos déplacements qui nous font parcourir en moyenne 1500kms par semaine. » A noter aussi  qu’un Livre de la Dispersion a été édité à 500. 000 exemplaires. Rédigé en basque, espagnol, français et anglais il sera distribué dans le monde entier.

Chiffres

456 prisonniers dans 76 prisons

356 prisonniers dans 44 prisons de l’Etat espagnol

98 prisonniers dans 28 prisons de l’Etat français

3 prisonniers basques dans 3 prisons d’Euskal Herri

1 prisonnier en Angleterre

1 prisonnier au Portugal

1 prisonnier en Allemagne

6 prisonniers en régime aménagé : prisonniers à leurs domiciles avec de strictes mesures de sécurité en raison de la grave maladie dont ils souffrent.

 




Journée Internationale des Droits de l’Homme

11122014

ETXERAT                                                                                   

Familles et Amis de Prisonniers et d’Exilés Politiques Basque           

Le 10 décembre 2014

À Etxerat, nous sommes conscients des violations de droits qui sont perpétrées à travers le monde. En cette Journée Internationale des Droits de l’Homme, nous voulons montrer notre solidarité à tous ceux qui en font l’objet. De la Palestine à la Syrie ; de l’Irak au Sahara.

Les droits sont violés dans le monde entier, et aussi ici dans cette Europe soi-disant si avancée. Et ces violations, loin de régresser, touchent toujours plus de personnes, qui assistent dans l’impuissance totale la tentative de certains de transformer les droits essentiels en privilèges.

- En cette Journée des droits de l’Homme, nous voulons rappeler l’origine de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; et de la Femme. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a été rédigée pour défendre l’être humain contre les abus des États. C’est le sens de cette Déclaration, que nous appelons une fois de plus à respecter.

- En Euskal Herria, nous subissons depuis très longtemps une législation qui piétine consciemment les droits fondamentaux. Cela donne d’autant plus d’importance à cette Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Parce que les États espagnol et français violent systématiquement et consciemment nos droits humains.

- La politique d’exception qui est appliquée à nos parents et amis emprisonnés et à l’ensemble des familles en est le meilleur exemple. Que ce soit par le biais de la loi ou de pièges juridiques, les responsables de ces violations de droits sont les États, ceux-là même qui sont chargés de les faire respecter.

- La situation est extrêmement grave et des pas fermes et effectifs sont indispensables pour en finir avec ces violations systématiques. Pour cela, nous appelons expressément les institutions à se montrer à la hauteur des enjeux ; à s’engager à respecter et à faire respecter les droits fondamentaux.

FAITS:
- La politique de dispersion a provoqué un accident tous les 36 jours en 2014.

- En ce qui concerne les prisonniers gravement malades, des événements comme ceux vécus par Ibon Iparragirre mettent en évidence le fait que ni Ibon, ni aucun prisonnier malade ne devrait rester une minute de plus en prison. Leur droit à la santé est consciemment violé.

- 42 % des prisonniers politiques basques sont dispersés à plus de 800 km

- L’État espagnol est expert en pièges pour violer les droits fondamentaux, expert en machinerie judiciaire pour détourner les lois.

- Le droit à la famille, le droit à la santé, le droit à l’intimité, aux études, à parler sa langue… même les droits des enfants sont violés.

NOUS EXIGEONS :
- En cette Journée Internationale des Droits de l’Homme, que les institutions prennent leurs responsabilités. Nous exigeons des paroles mais aussi des engagements concrets de la part des institutions, partis, acteurs politiques et sociaux.

- Nous exigeons des paroles et des actes car une large partie de la société basque est touchée par ces violations. Pour agir avec dignité… des paroles et des actes.

- Un engagement actif de chacun pour mettre fin à toutes les violations de droits.




LIBEREZ IBON FERNANDEZ IRADI!

31102014

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ETXERAT 30 octobre 2014

Le délibéré du jugement en appel a été rendu aujourd’hui. Il maintient Ibon Fernández en détention. En effet, la Cour d’Appel a refusé de répondre à la demande de suspension, préférant se retrancher derrière une troisième expertise médicale qu’elle vient d’ordonner.Par ce biais la décision est repoussée au 28 mars 2015, Ibon est condamné à subir l’évolution donc l’aggravation de sa maladie, en prison encore 5 mois de plus, sans certitude d’une libération au final. Il s’agit là, disons le clairement, d’une décision cynique et inacceptable.

Rappelons la situation d’Ibon.

Il est l’un des dix prisonniers politiques basques gravement malades. Atteint d’une sclérose en plaque, sa maladie ne peut être efficacement combattue que s’il est libéré, et certainement pas en prison. C’était la conclusion des médecins experts, pour autant la Cour demande de nouveau aux médecins de redire ce qui est un fait déjà avéré, plus de 2 années se sont écoulées depuis la première demande d’Ibon. Une nouvelle fois, le gouvernement français suit le gouvernement espagnol dans son refus du moindre geste en faveur du processus de paix. Cette ligne de conduite l’amène à refuser une mesure comme la suspension de peine d’Ibon qui n’est pourtant qu’une exigence humanitaire des plus élémentaires. Cette ligne de conduite va aussi à l’encontre de la demande massivement exprimée en Pays Basque : l’Etat français – comme l’Etat espagnol – doit s’engager dans le processus de paix, doit amorcer le dialogue dans le nouveau contexte qui est né il y a déjà 3 ans avec la conférence d’Aiete et l’arrêt définitif de la lutte armée par l’ETA.

Les 8 000 manifestant-e-s qui ont défilé dans Bayonne en juin dernier derrière la banderole « Droits de l’Homme – Résolution – Paix » exigent du gouvernement français qu’il amorce le dialogue, qu’il en finisse avec la répression et les mesures d’exception, qu’il respecte les droits des prisonniers et des exilés. Pourtant, le vendredi 24 octobre de nombreux élus d’Iparalde se sont engagés de nouveaux pour interpeller l’Etat français et l’enjoindre à s’engager dans la résolution du conflit en Pays-Basque.

Nous n’acceptons pas le maintien en détention d’Ibon Fernandez Iradi. Chaque jour supplémentaire en prison est un jour de plus qui ne lui permet pas d’être soigné dans de bonnes conditions ! Chaque jour supplémentaire d’Ibon en prison est un jour de trop ! Nous poursuivrons et intensifierons la mobilisation, pour Ibon et pour toutes et tous les autres prisonnier-e-s!

Libérez Ibon !

ETXERAT




Etxerat : chronique du mois de septembre

16102014

 

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L’association Etxerat a publié sa chronique du mois de septembre sur la situation des prisonnières-ers, réfugiées-és et exilées-és basques.

Vous pouvez la télécharger en cliquant ici (format PDF).




Ibon Iparragirre en danger de mort

5102014

Conférence de presse d’Etxerat le 3 octobre 2014 à Bilbao : Ibon Iparragirre en  danger de mort  

Les autorités pénitentiaires espagnoles viennent de refuser au prisonnier politique basque Ibon Iparragirre l’application de l’article 100.2 du Règlement Pénitentiaire espagnol, soit le placement en régime atténué (prisonnier à la maison avec de strictes mesures de sécurité en raison d’une grave maladie).

Dans une conférence de presse à Bilbao ce matin, Etxerat, la famille d’Ibon, son avocate et son médecin de confiance ont expliqué leur vive inquiétude à son sujet (voir sa situation médicale dans le document suivant).

La situation des 10 prisonniers souffrant de maladies graves et incurables est très inquiétante et leur santé, loin de s’améliorer, empire chaque jour.

La situation dans laquelle les autorités espagnoles et françaises maintiennent ces dix prisonniers est inacceptable et la violation de leurs droits essentiels quotidienne. Les deux gouvernements continuent à s’acharner dans la voie de l’aggravation de la souffrance pour des bénéfices politiques immédiats. Ils maintiennent ces dix prisonniers derrière les barreaux en sachant bien que la maladie dont ils souffrent empirera beaucoup plus rapidement ; en sachant bien qu’ils les condamnent à mort. Et comme si ça ne suffisait pas, ils les maintiennent sous les régimes les plus durs, leur appliquant des mesures cruelles comme la dispersion, l’isolement ou les multiples entraves au bon déroulement des traitements médicaux. Nous parlons d’une décision politique destinée à générer douleur et souffrance. D’une condamnation à mort.

Ils ont refusé le régime atténué à Ibon alors qu’il s’y trouvait en 2011. Et ce parce que son état de santé l’exigeait. Se serait-il amélioré ? Un cas de SIDA au stade C peut-il s’améliorer ? Eh bien NON. Une fois encore, il y a une décision politique derrière tout cela. Une décision politique de condamnation à mort. Ibon est gravement malade et doit être remis en liberté. Pour des raisons humanitaires.

Il est bien évident que le refus de libérer ces prisonniers n’est en aucun cas lié à leur état de santé ou à une quelconque loi ou réglementation… C’est une décision politique sciemment réfléchie qui les conduit actuellement vers la mort la moins digne possible.

Trois prisonniers politiques basques sont morts en prison en moins d’une année, et nous avons d’autres cas gravissimes avec de très mauvais pronostics. Mais les autorités espagnoles ne voient pas de raisons humanitaires de les libérer, elles qui en avaient trouvé si vite pour Rodriguez Galindo, Vera ou Barrionuevo (hauts responsables politiques et militaires espagnols condamnés pour leur participation à la guerre sale contre les exilés basques et rapidement libérés).

Ils sont en train de prolonger la souffrance par la violation des droits essentiels des prisonniers et de leurs proches.

Il est urgent et crucial de libérer immédiatement les prisonniers atteints de maladies graves et incurables et d’en finir MAINTENANT avec la dispersion.

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Ibon Iparragirre: Analyse de son état de santé actuel  

Après l’analyse de son état de santé et l’examen des différents rapports médicaux le concernant, ses médecins de confiance sont arrivés aux conclusions suivantes:

Lire la suite… »




CHRONIQUE ETXERAT

17092014

La chronique de juillet-août de l’association des familles et amis des prisonnier(e)s et réfugié(e)s politiques basques vient d’être publiée.

La voici.

fichier pdf CHRONIQUE ETXERAT




Les familles aussi sont maltraitées !

17092014

La prison de Badajoz a refusé d’appeler une ambulance pour la mère du prisonnier politique basque Igor Gonzalez

Bixenta Sola, originaire de Bilbao, avait un vis-à-vis avec son fils le matin du 26 juillet à la prison de Badajoz. Le prisonnier Igor Gonzalez Sola attendait la visite de sa mère et de son fils de deux ans. La visite a été courte, à 700 km d’Euskal Herria. En raison des problèmes de santé de Bixenta liés à son âge, le vis-à-vis doit avoir lieu dans une salle du bas. Igor Gonzalez, Bixenta et l’enfant se trouvaient dans la pièce quand l’accident s’est produit.

Dans cette salle, Bixenta a glissé et a heurté le mur avec sa tête. Elle a eu une blessure importante et a commencé à perdre beaucoup de sang. Voyant cela, Igor Gonzalez a utilisé la sonnette des urgences mais elle ne fonctionnait pas. Il a commencé à taper à la porte et à crier, très angoissé car le sang ne cessait pas de couler. Tout cela sous les yeux de son fils effrayé.

Comme la sonnette d’alarme ne fonctionnait pas, Igor a frappé à la porte. Les surveillants sont apparus au bout de 25 longues minutes. Il leur a demandé d’appeler une ambulance, mais ils ont refusé. Il leur a dit d’appeler un médecin, mais les surveillants ont répondu qu’il n’y en avait pas dans le module et que de toute façon il ne pourrait pas venir. Igor a demandé à pouvoir téléphoner pour appeler lui-même une ambulance, mais cela aussi lui a été refusé.

Alertés par les cris, une personne qui rendait visite à un autre prisonnier s’est approchée. Grâce à elle, Bixenta a pu sortir de la prison. Un médecin et une infirmière sont alors apparus, mais l’autre famille avait décidé de se charger elle même de Bixenta.

Les amis qui avaient aidé Bixenta à faire le voyage, en la voyant sortir de la prison avec la tête ensanglantée, se sont alarmés et l’ont emmenée aux urgences de Badajoz.

Elle a finalement été soignée aux urgences. Les médecins ont dû lui poser 12 agrafes sur sa blessure à la tête.




VIOLENCES D’ ETAT !

28022014
ETXERAT  le 27 février 2014

Etxerat a appris hier que le prisonnier politique basque de Gasteiz Raul Aduna a été agressé au Palais de Justice de Paris le 8 janvier dernier. Nous souhaitons souligner l’extrême gravité de ces faits. Le récit de Raul Aduna montre une fois encore que les violations de droits sont quotidiennes et le niveau de violence indique clairement la tension que Raul Aduna a dû vivre. Dans la confusion de l’agression, il ne se rappelle pas s’il a perdu connaissance ou pas.

Témoignage de Raul Aduna :

Pour aller de la prison de la Santé au Tribunal, il a été placé dans la petite cellule d’un fourgon avec un prisonnier de droit commun. En chemin, il a expliqué à ce dernier que ce n’était pas contre lui mais qu’une fois au Tribunal il refuserait de partager une cellule avec lui. Les surveillants les ont fait sortir du fourgon et, comme il s’y attendait, lui ont ordonné d’entrer dans une cellule avec le prisonnier avec qui il avait fait le voyage. Il a refusé de partager une cellule, et a été placé dans celle d’à côté.

Quand la première cellule a été pleine, ils ont ouvert la porte de la cellule de Raul dans l’intention d’y placer un autre prisonnier de droit commun. Raul a commencé à sortir, mais le surveillant a tenté de l’en empêcher en utilisant le prisonnier qu’il tenait devant lui pour le repousser. Il n’a pas réussi et Raul s’est retrouvé dans le couloir. Il a déclaré qu’il refusait de partager sa cellule, que ces cages n’étaient pas faites pour deux personnes, ajoutant qu’ils n’étaient pas des animaux.

Le surveillant lui a ordonné de rentrer, ce que Raul a refusé. Ce surveillant montrait depuis le début une attitude agressive et violente. Raul a demandé à parler au chef des surveillants mais l’autre lui a répondu qu’il s’en foutait du « Marseillais » (le chef). Il lui répétait sans cesse qu’il rentrerait dans la cellule qu’il le veuille ou non.

Raul ne s’est à aucun moment montré agressif. Il s’est alors assis sur le sol. De la simple résistance passive.

Alors qu’il se trouvait par terre, ils lui ont donné quelques coups à la tête et ont fait le geste de lui donner des coups de genou. Un autre surveillant leur a dit de faire attention, qu’il y avait une caméra. La suite est très confuse et Raul a beaucoup de mal à se rappeler le déroulement des événements.

À un moment, ils l’ont pris par les jambes et l’ont traîné dans le couloir, dans le sens opposé de celui de la cellule. Il ne sait pas s’ils l’ont attrapé par le cou en le relevant ou si cela s’est produit avant. En tout cas, il a été emmené, tenu par le cou et traîné comme un pantin dans un recoin de ce couloir, en arrière, les bras tirés et la tête cachée entre les épaules, alors qu’ils faisaient le geste de lui donner des coups de poing avec l’autre main. Finalement, il s’est retrouvé immobilisé au sol sans trop savoir comment. Dans cette position, il s’est rendu compte qu’ils l’étouffaient avec la main ou un tissu. Il a aussi reçu au moins deux gros coups à l’arrière de la tête. Il ne se rappelle pas s’il a perdu connaissance, il se rappelle seulement avoir vu le visage du Marseillais et avoir vu ses lèvres bouger mais sans pouvoir comprendre ce qu’il lui disait.

Il a été ramené dans la cellule et le chef est venu le voir, lui disant que le surveillant avait des marques de coups donnés par Raul. Celui-ci n’a frappé personne à aucun moment.

Par la suite, il a eu une commission disciplinaire en prison et a été condamné à 20 jours de mitard mais avec sursis.

 

D’autre part, Ander Mujika Andonegi « Puxi », originaire de Gros (Donostia) se trouve au mitard de la prison de Bourg-en-Bresse depuis 5 semaines pour protester contre sa situation d’isolement des autres prisonniers politiques basques. Nous rappelons que le mitard est l’un des régimes les plus durs, avec isolement total et des restrictions maximales, une prison dans la prison.

Ander Mujika Andonegi se trouve depuis plus d’un an à la prison de Bourg-en-Bresse où il est le seul prisonnier basque. En plus d’être isolé de ses camarades, il se trouve à plus de 900 km d’Euskal Herria. Bien qu’il ait demandé son transfert depuis longtemps, il n’a reçu aucune réponse. Son frère Julen étant également prisonnier en France (Seysses), ils pourraient être placés à proximité.




GREVE DE LA FAIM A FLEURY MEROGIS

7102013
Les prisonniers basques de la division 1 de Fleury en grève de la faim depuis le 5 octobre
GREVE DE LA FAIM A FLEURY MEROGIS dans Etxerat pleury1
COMMUNIQUE DE ETXERAT
Les  prisonniers politiques basques qui se trouvent dans le module D1 de la  prison de Fleury-Mérogis Javier Arruabarrena, Asier Bengoa, Joanes  Larretxea, Igor Suberbiola et Gorka Azpitarte sont en grève de la faim  depuis le 5 octobre. Les prisonniers de ce module ont un régime de  surveillance spéciale, et leurs conditions de détention se sont  considérablement durcies cet été : changements de cellule très fréquents  et menés de façon violente, fouilles intégrales, leurs affaires sont  sans arrêt mises sens dessus dessous, etc. Lors du dernier changement de  cellule, ils se sont réunis avec la direction de la prison mais il leur  a été répondu qu’il s’agissant d’un ordre venu « d’en haut » et que la  situation ne changerait pas. Face à cela, ils ont réalisé un certain  nombre de protestations. Le 16 septembre ils se sont réunis à nouveau  avec les responsables de la prison, mais ceux-ci leur ont répété qu’ils  maintiendraient leur décision. Ils ont donc décidé d’entrer en grève de  la faim le 1er octobre.

Pendant  que les Etats français et espagnol font tout leur possible pour tenter  de criminaliser la lutte pour le respect des droits de nos parents et  amis qui sont prisonniers, Etxerat a dénoncé à de nombreuses reprises le  fait que les conditions de détention ne cessent d’empirer. Pour cette  raison, nous, les familles et proches devons continuer ce travail  jusqu’au respect de leurs droits et des nôtres.







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