[PODCAST] Emission du CSPB sur Radio Libertaire le mardi 31 janvier

1022017

Comme tous les derniers mardis du mois de 22h30 à 00h30, le CSPB était présent sur Radio Libertaire mardi 31 janvier 2017. Retrouvez le podcast avec les dernières actualités en Euskal Herria :

  • la grande manifestation en faveur des droits des prisonnier.e.s politiques basques de Bilbao du 14 janvier ;
  • l’action d’Aitzina (organisation de jeunesse du Pays baque nord) à Paris pour les droits des prisonnier.e.s politiques basques ;
  • la répression contre des habitants de Tafalla (Navarre) solidaires des prisonnier.e.s politiques basques ;
  • le compte-rendu de la délégation d’Etxerat (organisation des familles des prisonnier.e.s politiques basques) à Bruxelles ;
  • une interview du groupe de musique Gatibu ;
  • la présentation du livre File, Ramuntxo ;
  • un hommage à Jean-Marie Poli, militant indépendantiste corse.


 




Quand l’État français veut faire taire la solidarité du Peuple basque avec ses prisonniers

30122016

Ce mardi 27 décembre, de jeunes militants du mouvement de jeunesse basque Aitzina ont manifesté leur solidarité avec les prisonnières et prisonniers politiques basques, dont ils demandent la libération.

paris-aitzina

 

Cela fait en effet cinq ans que l’organisation ETA a décidé de mettre fin à la lutte armée, pour qu’avec toute la société basque la lutte pour le droit à décider du Peuple basque se poursuive sous des formes exclusivement pacifiques et démocratiques. Pourtant, les États espagnols et français continuent de maintenir enfermés, dispersés et très éloignés de leurs proches des centaines de militantes et de militants basques.

En même temps que d’autres jeunes s’enchaînaient aux grilles de la Direction de l’administration pénitentiaire à Madrid, six jeunes militants ont fait de même aux grilles du Palais de Justice de Paris en brandissant des drapeaux demandant le retour des prisonnier-ère-s à la maison.

À Madrid, la police espagnole a relâché les jeunes manifestants après avoir relevé leur identité. Mais à Paris, les six militants, plus un autre jeune qui les accompagnait, ont été interpellés et placés en garde à vue pendant 48 heures, et ceci dans des conditions inacceptables : les garçons ont été maintenus enfermés à 5 dans une seule cellule de 9 mètres carrés. Ils ont été jugés jeudi soir en comparution immédiate. Après les avoir présentés comme « sympathisants de l’ETA » le tribunal les a condamnés à des amendes pénales de 500 à 1 000 euros chacun pour manifestation non autorisée et refus de prélèvement d’empreintes et d’ADN, tout en reconnaissant pourtant le caractère pacifique et non violent de cette manifestation.

Par sa brutalité, cette réaction des pouvoirs publics montre combien l’État français, qui s’est enfermé dans un refus injustifiable de toute solution politique au conflit basque et de toute reconnaissance des droits de ce peuple, craint les initiatives de la société civile. C’est aussi ce qu’a mis en lumière la récente arrestation de cinq personnalités souhaitant accompagner le processus de désarmement de l’ETA, arrestation au cours de laquelle notre ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à ajouter le mensonge au ridicule, ainsi que l’a dénoncé le Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme.

Le Comité de solidarité avec le Peuple basque s’élève contre le traitement policier et la condamnation de ces jeunes militants, et appelle tous les progressistes et démocrates à leur manifester soutien et solidarité pour cette action digne et nécessaire face à l’immobilisme irresponsable de nos gouvernants.
Paris, le 30 décembre 2016

COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE

 

 




Quelle feuille de route pour les prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques basques ?

24112016

Vidéo présentant les feuilles de route adoptées par EPPK (collectif des prisonnier-e-s politiques basques) et EIPK (collectif des réfugié-e-s politiques basques) :

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FEUILLE DE ROUTE DU COLLECTIF DES PRISONNIER.E.S POLITIQUES BASQUES

FEUILLES DE ROUTE DU COLLECTIF DES EXILE.E.S POLITIQUES BASQUES

SYNTHESE CONFERENCE DE  PAIX A PARIS

Source :




Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris

23102016

Avec la présence du CSPB pour évoquer les prisonnières et prisonniers politiques basques. Venez nombreux !

VendrediEZ #8 : Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris




Procès contre Itziar Moreno et Oier Gomez Mielgo à Paris

28092016

Reportage réalisé le jour de l’ouverture du procès :


 




Mardi 20 septembre : Projection « Qui es-tu Lucio ? »

16092016

qui est tu LUCIO

En 2008, nous avions présenté à Paris le documentaire de Aitor Arregui et José Mari Goenaga sur ce maçon, anarchiste, basque, originaire de Navarre.

Huit ans plus tard, d’autres cinéastes proposent un nouveau regard sur ce « voleur au grand cœur », le « dernier des bandidos buenos », militant libertaire de 85 ans qui refuse de baisser les bras et se bat sans répit pour éveiller les consciences, notamment des plus jeunes.

Mardi 20 septembre 2016 à 20h30
Cinéma Chaplin Saint Lambert
6 rue Péclet – 75015 PARIS
Métro Vaugirard




80 ans de lutte pour un Pays basque libre !

9092016

INFO EUSKAL HERRIA / BULLETIN DU CSPB / 3e TRIMESTRE 2016

Alors que, en cette date anniversaire, beaucoup se souviennent de la lutte menée entre 1936 et 1939 contre le coup d’État fasciste mené par le général Franco, il nous semblait essentiel de rappeler que cette résistance avait également été le fait de Basques montés-ées au front pour défendre leur droit à vivre dignement en tant que Basques. Et que la gauche indépendantiste basque s’inscrit aujourd’hui dans la continuité.

Retrouvez notre bulletin en version PDF : fichier pdf 2016_03

1936-2016 : 80 ans de résistance pour un Pays basque libre

En 1936, la Seconde République espagnole est menacée par un coup d’Etat fasciste mené par le général Franco. Rapidement, la résistance s’organise afin de faire face à la volonté d’instaurer un nouveau régime autoritaire dans la péninsule ibérique,  quelques années après la prise de pouvoir d’Antonio Salazar au Portugal.

Les trois années de guerre furent particulièrement dures au Pays basque où les combats acharnés des gudari (soldats en langue basque) retardèrent la défaite. Le bombardement de Gernika le 26 avril 1937 est un symbole de la « guerre d’Espagne », immortalisé par Pablo Picasso. La petite ville entièrement détruite par les bombes des avions de la Légion Condor envoyée par l’Allemagne nazie et de l’Aviation Légionnaire italienne fasciste n’a pas été choisie au hasard. Outre les combats menés par les Gernikar (habitants de Gernika), cette ville est un emblème des libertés basques. C’est en effet sous le chêne de Gernika que les différents seigneurs venaient prêter serment, promettant de respecter les lois provinciales (fueros) et l’autonomie juridique et fiscale des provinces basques.

La victoire obtenue par les franquistes après trois ans de guerre a marqué le début d’un régime totalitaire dont la devise était « Une, Grande et Libre ». Celle-ci suppose une négation totale des libertés basque, catalane ou encore galicienne au profit de la construction d’une identité espagnole uniforme.

La résistance basque au franquisme a continué bien après 1939.

La création d’Euskadi Ta Askatasuna (ETA) en 1959 a marqué une avancée considérable dans le combat mené par les forces antifascistes. Ainsi, la première action armée de l’organisation révolutionnaire basque a été d’exécuter Melitón Manzanas, collaborateur de la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale, chef de la Brigade Politico-Sociale de Gipuzkoa, en 1968. Cinq ans plus tard, le successeur désigné du dictateur, Luis Carrero Blanco, trouvait la mort dans une opération militaire d’ETA. Le régime vacillait.

La mort de Franco et la mise en route d’une prétendue « Transition Démocratique » ne doit tromper personne. La désignation par Franco lui-même de Juan Carlos pour occuper le trône royal, la reconversion de hautes personnalités du régime dans les nouveaux partis « démocratiques » (Manuel Fraga, dernier ministre de l’intérieur du régime et créateur du Parti Populaire) et, surtout, l’amnistie offerte à tous les collaborateurs du régime ont permis que rien ne change.

Derrière une vitrine renouvelée, les structures de l’Etat fasciste sont toujours en place.

Les Basques ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en boycottant massivement le référendum devant approuver la nouvelle constitution en 1978, issue du « pacte de la Moncloa » réunissant ancien fidèles du régime franquiste et une partie de l’opposition socialiste et communiste. Ainsi, seuls 31 % des inscrits se sont prononcés en faveur de celle-ci dans tout le Pays basque sud.

Face à cela, la lutte pour l’indépendance et le socialisme de la gauche basque garde toute sa légitimité. Franco mort, l’Etat espagnol est resté une prison des peuples utilisant la torture, l’emprisonnement, la guerre sale contre la résistance basque.

Symbole de cette continuité entre l’Espagne franquiste et la monarchie espagnole, la constitution des Groupes Antiterroristes de Libération (GAL) au début des années 1980, alors que le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) est arrivé au pouvoir. Décidés à combattre la résistance basque jusqu’en Pays basque nord sous domination française, des policiers espagnols et français, des militants d’extrême-droite et des mafieux s’allient sous le commandement direct des plus hauts responsables du gouvernement de Madrid. Plus d’une vingtaine de personnes perdront la vie dans les actions du GAL.

Surtout, PSOE comme PP, les deux partis s’étant partagés le pouvoir, refusent d’avancer sur le droit à l’autodétermination des nations occupées par l’Espagne, le Pays basque en premier lieu. Prétextant de la lutte armée d’ETA, la répression contre la gauche indépendantiste basque est forte : arrestations de milliers de personnes, incarcérations pour plusieurs centaines d’entre elles et, à partir de 1989, dispersion systématique des prisonnières et prisonniers politiques basques. Cela obligeant les familles à parcourir des centaines de kilomètres pour visiter leurs proches.

Plus tard, les juges de l’Audience nationale en charge de la « lutte antiterroriste », héritière du Tribunal d’Ordre Public franquiste, élaborent une doctrine où toutes les organisations de la gauche indépendantiste basque seraient liées organiquement à ETA car partageant les mêmes objectifs : l’indépendance et le socialisme. Résultat : plusieurs partis politiques, associations de soutien aux prisonnières et prisonniers politiques, organisations de jeunesse, journaux et autres médias sont interdits. Le tout, sous le regard bienveillant des autoproclamés défenseurs des droits de l’Homme.

Malgré cela, le peuple travailleur basque n’a jamais cessé d’élaborer une société solidaire, féministe et internationaliste. A travers la création de moyens de communication autonomes, l’occupation de lieux autogérés ou la mise en pratique d’alternatives concrètes au capitalisme, l’Euskal Herria de demain se construit chaque jour.

En cela, le combat actuel de la gauche indépendantiste basque s’inscrit dans la continuité de la résistance au régime fasciste de Franco.

En 2011, ETA décidait unilatéralement la cessation définitive de son activité armée afin de permettre la résolution politique des causes et des conséquences du conflit basque. Les Etats espagnol et français, suivant leur ligne de conduite impérialiste, refusèrent d’avancer sur ce terrain.

Commémorer 1936 ne peut se faire qu’en empruntant le chemin tracé par les femmes et les hommes ayant lutté. Les militantes et les militants se reconnaissant dans la gauche indépendantiste basque s’inscrivent dans cet héritage, le faisant vivre au quotidien.

Combattre les héritiers du franquisme aujourd’hui, c’est soutenir le droit à l’autodétermination des peuples sous domination espagnole, le droit à construire une société débarrassée de l’impérialisme et du capitalisme.

LIBERTE POUR LES PRISONNIERES ET
PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES !

LIBERTE POUR LE PEUPLE BASQUE !




Lutte à la MAF de Fresnes

5062016
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Communiqué du CSPB : Solidarité avec la lutte des femmes incarcérées à la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes!

20052016

Suite à une action de blocage le 2 mai  dernier,
Itziar Moreno est placée en isolement pour une durée indéterminée!

En avril dernier, les détenues de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis-à-vis des femmes enceintes… Mais l’administration pénitentiaire a fait la sourde oreille.

Ainsi, le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations.

La direction a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée qui pourrait s’allonger indéfiniment !  Cela est particulièrement inquiétant.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, ont forcé leur entrée au mitard.

La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la Maison d’Arrêt des Hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim jusqu’à ce que la situation d’Itziar Moreno se régularise.

L’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, c’est la raison pour laquelle il est considéré par les organisations internationales de défense des droits humains comme de la torture blanche.

Nous dénonçons l’utilisation de ce type de pratiques brutales et arbitraires en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières.

Il est temps que cessent ces mesures répressives à Fresnes et dans l’ensemble des prisons de l’Hexagone !

Nous demandons que les requêtes des prisonnières soient entendues et mises en place immédiatement !

Nous exprimons également notre solidarité avec les détenues en lutte à la MAF de Fleury-Mérogis.

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque-Paris (CSPB)

Version en castillan sur le site d’Askapena

 

Vous pouvez soutenir les prisonnières en écrivant à :

M. Scotto
Directeur de la M.A. de Fresnes
3 allée des Thuyas
94261 Fresnes Cedex

Capture

 




Bagnolet : Soirée-discussion sur un quartier occupé et autogéré à Gasteiz (Pays Basque)

7012016

Le Rémouleur, local autogéré de Bagnolet, organise une soirée-discussion sur un quartier de Gasteiz.

Lundi 11 janvier à 19h30
Soirée-discussion sur un quartier occupé et autogéré à Gasteiz (Pays Basque)
« Errekaleor est un ancien quartier ouvrier des années 50, isolé et en retrait de la ville de Gasteiz (Vitoria), au Pays basque sud. En 2002, motivé par la spéculation immobilière, un nouveau plan d’urbanisme implique de démolir le quartier pour étendre la cité dortoir voisine. Les commerces et services de proximité sont fermés, des voisins sont relogés, d’autres refusant l’expulsion créent une plate-forme de lutte.
Quelques années après, alors que la bulle immobilière crève et que le plan de démolition est abandonné, le quartier n’a pas cessé de se vider, il ne reste plus que 3 voisins. En 2013, alors qu’il est quasiment inhabité et abandonné par les institutions, 10 étudiants décident de commencer un projet à cet endroit, en occupant un des ensembles vides.
Aujourd’hui, 100 personnes participent à faire revivre le quartier Errekaleor par le biais de l’autogestion. C’est cette expérience que nous souhaitons transmettre et discuter. »

Le Rémouleur
106, rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)







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