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Quand l’État français veut faire taire la solidarité du Peuple basque avec ses prisonniers

30122016

Ce mardi 27 décembre, de jeunes militants du mouvement de jeunesse basque Aitzina ont manifesté leur solidarité avec les prisonnières et prisonniers politiques basques, dont ils demandent la libération.

paris-aitzina

 

Cela fait en effet cinq ans que l’organisation ETA a décidé de mettre fin à la lutte armée, pour qu’avec toute la société basque la lutte pour le droit à décider du Peuple basque se poursuive sous des formes exclusivement pacifiques et démocratiques. Pourtant, les États espagnols et français continuent de maintenir enfermés, dispersés et très éloignés de leurs proches des centaines de militantes et de militants basques.

En même temps que d’autres jeunes s’enchaînaient aux grilles de la Direction de l’administration pénitentiaire à Madrid, six jeunes militants ont fait de même aux grilles du Palais de Justice de Paris en brandissant des drapeaux demandant le retour des prisonnier-ère-s à la maison.

À Madrid, la police espagnole a relâché les jeunes manifestants après avoir relevé leur identité. Mais à Paris, les six militants, plus un autre jeune qui les accompagnait, ont été interpellés et placés en garde à vue pendant 48 heures, et ceci dans des conditions inacceptables : les garçons ont été maintenus enfermés à 5 dans une seule cellule de 9 mètres carrés. Ils ont été jugés jeudi soir en comparution immédiate. Après les avoir présentés comme « sympathisants de l’ETA » le tribunal les a condamnés à des amendes pénales de 500 à 1 000 euros chacun pour manifestation non autorisée et refus de prélèvement d’empreintes et d’ADN, tout en reconnaissant pourtant le caractère pacifique et non violent de cette manifestation.

Par sa brutalité, cette réaction des pouvoirs publics montre combien l’État français, qui s’est enfermé dans un refus injustifiable de toute solution politique au conflit basque et de toute reconnaissance des droits de ce peuple, craint les initiatives de la société civile. C’est aussi ce qu’a mis en lumière la récente arrestation de cinq personnalités souhaitant accompagner le processus de désarmement de l’ETA, arrestation au cours de laquelle notre ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à ajouter le mensonge au ridicule, ainsi que l’a dénoncé le Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme.

Le Comité de solidarité avec le Peuple basque s’élève contre le traitement policier et la condamnation de ces jeunes militants, et appelle tous les progressistes et démocrates à leur manifester soutien et solidarité pour cette action digne et nécessaire face à l’immobilisme irresponsable de nos gouvernants.
Paris, le 30 décembre 2016

COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE

 

 




Les prisonniers politiques basques de Villepinte en lutte

19122016

Depuis le 18 novembre les prisonniers basques incarcérés à la prison  de Villepinte (93) sont au mitard pour demander des conditions dignes de détention. Ils nous ont fait parvenir une lettre d’information sur leur situation. Aujourd’hui, en soutien, famille et ami-es souhaitons apporter notre soutien et dénoncer cette situation lamentable en envoyant massivement une lettre à la Directrice de la prison et au Ministre de la Justice.

Modèles de lettres : fichier pdf herriaren gutuna

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Lettre des prisonniers politiques basques de Villepinte

Maison d’arrêt de Villepinte, décembre 2016

Kaixo Euskal Herria,

Par cette lettre , nous, Arkaitz Agirregabiria et Igor Uriarte, membres du Collectif des prisonnier-es politiques basques (EPPK) , incarcérés à la Maison d’Arrêt de Villepinte, souhaitons vous informer de notre situation carcérale. En effet, cela fait déjà un an suite à l’arrivée de la nouvelle Direction de Villepinte que nous subissons des attaques à nos droits fondamentaux. Dès leur arrivée , ils ont souhaité restreindre nos conditions de visite , que nos camarades incarcérés avaient obtenus par la lutte. Une fois de plus , c’est grace à la lutte que nous avons mené à l’intérieur de la prison ( refus de quitter la cellule, blocage, mitard), à la solidarité du Pays Basque notamment par un envoi massif de lettres que ces restrictions exigées par la Direction soient moins , et à maintenir des conditions de visites dignes. Cependant , ces restrictions des droits fondamentaux se sont poursuivies, affectant différents aspects de notre vie quotidienne, comme:

  • La santé: ils nous ont supprimé les douches médicales. Ce certificat médical nous permettait une douche quotidienne, aujourd’hui réduite à trois fois par semaine. Nous avons de grandes difficultés pour obtenir des rendez-vous avec les différents spécialistes des services médicaux. On se demande où disparaissent nos courriers de sollicitation de rendez -vous?
  • Les activités: les horaires des promenades ont été réduits (de 3 heures à 2h30) et de sport (de 4 heures à 3 heures maintenant). Refus d’accès à différentes installations et ressources (comme la Bibliothèque). Difficultés d’accès au Service scolaire, restriction d’activités…
  • La communication extérieure: difficultés constantes d’accès à la cabine téléphonique du module, retard injustifié du courrier (de 10-15 jours à 5 semaines à 1 mois aujourd’hui).
  • Le service de cantine: gestion et services déficients de l’entreprise GEPSA, absence de cantine extérieure, détérioration dans les quantités et qualités alimentaires, conditions d’hygiène déplorable lors de la distribution…

A cette liste il faut rajouter la dernière atteinte à nos conditions de vie, l’imposition de partager la cellule. Les Maisons d’Arrêts reçoivent essentiellement des personnes en détention préventive, n’ accomplissant pas de longues peines (1,2 ou 3ans ), on peut les définir comme des prisons de transit. En aucun cas, ces lieux n’ont été conçu pour maintenir en détention des personnes sur une longue durée. Cependant les prisonniers politiques basques y passons souvent de nombreuses années . Il est alors d’autant plus indispensable lorsque l’on passe 21 heures dans des cellules de même pas 9m², d’être seul pour un minimum de dignité.

Depuis les actions jihadistes perpétrées dans l’Etat français, cet Etat a profité de cette situation pour restreindre des droits et des libertés au nom de la sécurité. Ils font la guerre au delà de leurs frontières et assigne à la discipline la classe ouvrière à l’intérieur de leur pays par la restriction de ses droits. L’Etat de Droit s’est converti en Etat d’exception,dont la prison est le reflet.

Qualques chiffres représentatifs sur les prisons dans lequelles nous sommes en préventive: il y a 46.075 prisonniers pour une capacité de 33.263. Ceci est révélateur de la situation honteuse des prisons françaises, d’un pays qui se prétend être à l’origine de la Déclaration des Droits de l’Homme. L’Etat et ses geôliers n’ont aucun intérêt à mettre fin à cette situation. Les prisons sont devenus un véritable négoce public- privé. Plus il y a de prisonniers , plus il y a de bénéfices.

Face à cette situation nous, prisonniers nous sommes obligés de limiter ces abus afin que nos droits et notre dignité soient respectées. C’est pour toutes ces raisons que nous refusons d’être regroupés en cellule. Il faut d’ailleurs préciser qu’une loi française datant de 1958 confirme ce droit à une cellule individuelle, bien que ce droit ne soit pas souvent respecté. C’est grâce à la lutte que les prisonniers politiques basques ont perpétué ce droit.

Pour poursuivre , voici le texte que nous avons lu devant un membre de la Direction lors d’une Commission Disciplinaire.

“Nous comparaissons devant cette commission pour expliquer les motifs de notre refus d’être regroupé en cellule. Depuis 2010 , la surpopulation carcérale n’est que la suite logique des années précédentes mais lourde de de conséquences, par exemple: des personnes dormant par terre, des bagarres entre co-détenus… Nous sommes en novembre 2016 et cette situation se poursuit. Quelques chiffres données par la Direction Interregionale de Paris en ce mois de novembre 2016 : la surpopulation à Fleury-Merogis est de 154%, à Nanterre de 174,8%, à Osny de 156,5%, à Villepinte de 184,7%, à Bois d’Arcy de 178,8%, à Fresnes de 184,9%,
à Meaux de 185,7%. Selon les mêmes sources 1.422 personnes dorment parterre. Dans les prisons en préventive de Paris et alentours, la capacité opérationnelle est de 7.050 prisonniers alors qu’il y en a 11.751, donc 166,7% de surpopulation. L’Etat français et sont mal nommé Ministère de la Justice violent les droits des prisonniers et nous pousse aux limites en tant qu’être humain. Cette
situation qui perdure depuis de nombreuses années refléte bien le peu d’intérêts portés par l’Etat français aux personnes incarcérés. Nous sommes les encombrants de la société qu’ils veulent nous imposer, et tout ce qui passe à l’intérieur des murs ne transparaît pas à l’extérieur, tout le monde s’en fiche.

Durant de nombreuses années , tous ces différents responsables appliquant la Justice sont restés indifférents face à cette situation inhumaine. Aujourd’hui, les 2 prisonniers politiques basques incarcérés à Villepinte sommes châtiés car nous revendiquons notre droit à rester seul en cellule (jusqu’à présent de par notre profil nous avons toujours été seul en cellule). Parce nous réclamons que notre dignité soit respectée , parce que nous demandons que vous appliquiez votre loi.

Nous sommes convaincus qu’à cette heure, cette prison est plus rentable que jamais, car il n’y a jamais eu autant de “consommateurs”. Comment est-il possible face à une violation permanente des droits, que l’administration et une entreprise privée fassent des bénéfices? Cela nous paraît lamentable!

Ils ont converti les prisonniers en des numéros. Là où il peut y en avoir qu’un seul on en place 2, là où c’est 2 on en met 3, là où c’est 4… Quand les prisonniers que nous sommes, ne sommes plus que de simples numéros et marchandises, la situation est très grave! Madame la Directrice la responsabilité de cette situation est celle de l’Etat , la votre, mais en aucun cas celle des prisonniers qu’ils demeurent seul ou pas en cellule. Demander à un prisonnier “s’il n’a pas honte d’être seul en cellule alors que d’autres dorment parterre?” , comme l’a fait la Directrice Mme Poplin, c’est de la pure hypocrisie! Vous êtes aveuglés par le pouvoir et en oubliez que nous défendons nos droits et notre dignité.

L’un d’entre nous a déjà passé 6 ans et demi seul en cellule, enfermé 21 heures dans un espace de même pas 9 m² ( surface à laquelle il faut enlever la place du lit, des WC, de l’armoire, de la table et du lavabo) à 950 km de chez nous, sans aucune possibilité d’intimité avec nos compagnes. L’un d’entre nous, est qualifié de DPS (Détenu Particulièrement Surveillé qui pour raison de sécurité, selon votre loi, devrait être seul encellule), il est depuis 6ans et demi en préventive et doit encore attendre un an avant d’être à nouveau jugé et ce alors que la France a déjà été condamné par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir violé les délais pour l’un des nôtres. Mais cela aussi vous êtes égal!

Tout cela pour dire que nous connaissons bien les dures conditions carcérales, et nous savons que des personnes doivent parfois dormir parterre en cellule. Dans l’Etat français on peut incarcérer des personnes pour quelques jours, quelques mois… Nous, nous restons là…Madame la Directrice, si de votre point de vue, vous souhaitez que nous soyons tous au même niveau , nous n’avons pas la même vision des choses. Qui se préoccupe de notre situation?Vous, certainement pas. Vous êtes venus nous imposer votre décision s’en prendre en compte notre situation. Vous êtes venus par la force revendiquer que c’est votre droit. Ce ne sont pas deux lits qui vont résoudre un problème structurel. Mais vous avez encore procédé sans dialogue, sans respect.

La Sous Directrice a essayé de nous convaincre que nous n’avons aucun droit à désobéir aux ordres du personnel pénitentiaire, remarque à laquelle nous avons répondu que “nous accomplirions ces ordres tant qu’ils n’attentent pas à notre dignité. Et de poursuivre, bien que notre dignité soit mise à mal nous n’avons “aucun droit à la désobéissance”, notre réponse fut alors des plus claire: oui, Madame la Sous Directrice nous avons des droits. En prison, on nous enlève la liberté, mais pas la liberté de prendre des décisions, dont nous assumons les conséquences, et cela les prisonniers politiques basques l’avons toujours fait .

C’est vous qui n’assumez pas les conséquences de ce système judiciaire malade, car vous continuiez à remplir les prisons sans aucune limite. CETTE SITUATION DOIT PRENDRE FIN! Car si ce n’est nous mêmes qui défendons nos droits, personne ne le fera. Nous défendons nos droits de la seule façon qui nous est possible , en désobéissant aux ordres qui ne respectent pas nos droits , sans
violence, sans insulte, mais avec des arguments et une attitude fermes. Nous vous sollicitons à nouveau afin de respecter notre droit à une cellule individuelle , ici et ailleurs, comme à tous nos camarades dans la même situation à Fleury, fresnes, Osny et Meaux… que ce droit soit respecté.”

Pour le moment , ce problème nous affectent à ceux qui sommes incarcérés à Villepinte. Les autres camarades de lutte doivent supporter la surpopulation d’une autre manière, mais pour l’instant il semblerait que le droit à la cellule individuelle soit maintenu. Mais nous savons aussi que les conditions de vie carcérale se dégradent de jour en jour. C’est pour tout cela que nous encourageons la société basque à participer à toutes les initiatives en faveur du respect des droits des prisonnier-es , qu’ils soient malades, éloignés, ayant accompli les ¾ de leur peine, à tout ceux et celles qui luttent pour des conditions de vie décentes… et bien sur! En faveur de notre retour à la maison. La clé est dans le travail en commun entre le Collectif EPPK et la société basque. C’est par l’engagement et la lutte que nous allons y parvenir! Enfin , pour terminer nous lançons un appel à tout Euskal Herria pour participer à la manifestation de janvier 2017 organisée par Sare, pour remplir les rues de Bilbo et à partir de cette date à rester mobilser dans les diffrentes dynamiques pour la liberté de notre peuple et notre retour chez nous.

JO TA KE! Aurrera Bolie!!

AMNISTIA ETA AUTODETERMINAZIOA

EPPK de la maison d’arrêt de Villepinte , décembre 2016




Un beau moment de solidarité internationale

19122016

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Comme tous les ans, la section à Paris de l’Associu Sulidarità (association de soutien avec les prisonniers politiques corses) organisait Natale per i patriotti. Cette année, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque s’est joint à leurs camarades corses pour rappeler que les combats des prisonnières et prisonniers politiques basques et corses étaient les mêmes.

Dans l’après-midi, un marché solidaire avait réuni différentes associations vendant des produits du Chiapas, du Wall Mapu, de Palestine, de Grèce, des communautés amérindiennes ainsi que d’Euskal Herria et de Corse. Ce sont près de 300 personnes qui sont venues afin d’offrir à leurs proches un témoignage des luttes pour la liberté. En même temps, des documentaires étaient projetés notamment autour de la lutte exemplaire menée à Standing Rock contre la construction d’un gazoduc : Water is life !

En soirée, ce sont plus de 100 personnes qui ont chanté avec le groupe corse Scontru, toujours présent lorsqu’il s’agit d’exprimer leur solidarité avec les prisonniers politiques. Avant que le tour de chants ne commence, des militants.tes du CSPB et de l’Associu Sulidarità ont pris la parole afin de rappeler les conditions de détention connues par les prisonnières et prisonniers politiques basques et corses, la politique de vengeance des Etats français et espagnol et la nécessité de créer le rapport de forces suffisant pour faire plier ces Etats, notamment pour obtenir la libération de tous les prisonniers. Unai Arkauz, dont le père est incarcéré depuis 25 ans, a également pris la parole pour témoigner.

Nous avons particulièrement mis l’accent sur les conditions de détention inhumaines dans lesquelles se trouvent Igor Uriarte et Arkaitz Agirregabiria détenus au mitard depuis le 18 novembre 2016 à la prison de Villepinte. Une campagne internationale a été lancée afin d’écrire massivement à la Directrice de la Maison d’Arrêt de Villepinte et au Ministre français de la Justice.

Cette soirée a encore une fois permis de montrer que la solidarité était indispensable à la lutte et que, ensemble, pas à pas, nous parviendrons à libérer nos prisonniers, à libérer nos peuples.

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Elkartasun internazionalistaren egun ederra Parisen

Urtero Pariseko Associu Sulidarità-k (Korsikako preso politikoekiko elkartasun taldea) “natale per i patriotti” antolatu izan du. Aurten Euskal Herriarekiko Elkartasun Komiteak kide korsoekin bat egin du euskal eta korsikako preso politikoen borroka berdina dela gogoraraziz.

Arratsaldean, elkartasun merkatu batek hainbat elkarte batu ditu Txiapaseko, Wall Mapuko, Palestinako, Greziako, Amerikako jatorriko herrietako eta Euskal Herriko zein Korsikako produktuak saltzeko. 300 pertsona inguru etorri dira askatasunaren aldeko borroken inguruko testigantzak ematera. Honekin batera, hainbat dokumental jarri ziren ikusgai batez ere Standing Rocken gas-bide baten eraikuntzaren aurka egindako borroka eredugarriaren inguruan: Water is life!

Gauean 100 pertsona baino gehiagok abestu zuten korsikako Scontru taldearekin batera, beti prest dagoena preso politikoekiko elkartasun ekitaldietan parte hartzeko. Honen aurretik Euskal Herriarekiko Elkartasun Komiteko eta Associu Sulidaritèko militanteek hitza hartu zuten preso politikoen egoera zein den azaltzeko, Estatu espainol eta frantsesaren mendeku politika salatzeko eta deia luzatzeko indar korrelazio nahikoa lortzeari begira lan egiteko, preso guztien askatasuna lortzeko. Unai Arkauz, 25 urte preso daramatzan euskaldun baten semeak, bere esperientzia kontatu zuen baita ere.

Aipamen berezia izan zuen Igor Uriarte eta Arkaitz Agirregabiriaren egoerak, mitard.ean sartuta baitaude azaroan 18tik Fresnesen. Nazioarte mailako kanpainia bat jarri da martxan Fresneseko zuzendariari eta Justizia Ministroari era masiboan idazteko.

Egun honek beste behin ere erakutsi digu elkartasuna beharrezkoa dela borrokarako, eta elkarrekin, pausuz pausu, lortuko dugula gure presoak askatzea, gure herriak askatzea.




17 décembre : Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques basques et corses

1122016

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Ils et elles sont encore 361 prisonniers-ères politiques basques et 15 prisonniers politiques corses.

Les prisonniers-ères et réfugiés-ées politiques font partie du conflit, ils et elles doivent faire partie de la solution !

La question des prisonniers-ères politiques est centrale dans le contexte politique actuel alors que les mouvements indépendantistes basque et corse se sont clairement engagés pour la résolution du conflit, notamment avec l’arrêt des activités armées d’ETA et du FLNC.

La seule réponse à ce jour des gouvernements impérialistes français et espagnol est une répression sans merci à l’encontre des militants-es. Les gouvernants nient à tous ces militants-es enfermés-ées dans leurs geôles, leurs droits les plus fondamentaux.

La solution politique passera par la reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples corse et basque et devra inclure l’amnistie pour toutes et tous !

Immédiatement, nous revendiquons :
• Le rapprochement géographique des prisonniers-ères ;
• La libération des prisonniers-ères malades ;
• La libération des prisonniers-ères qui ont effectué les 2/3 de leur peine ;

Pour exiger la reconnaissance des droits des prisonnières et prisonniers politiques basques et corses, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris et l’Associu Sulidarita organisent une soirée de soutien au CICP samedi 17 décembre 2016.

Nous serons présents-tes dès 14h au Marché Solidaire. Nous débuterons la soirée à 19h avec un état des lieux de la situation avec un temps d’échange avec la salle, puis ouverture du bar avec un buffet corso-basque solidaire et le concert du groupe corse, Scontru.

Entrée prix libre.

Tables de presse et ventes de tee-shirts, produits traditionnels, dessins des camardes détenus.es, livres…

Tous les bénéfices de la soirée seront reversés aux prisonniers-ères.

Plus que jamais nous avons besoin de vous !

A bas les prisons et les États oppresseurs ! Vive la solidarité internationaliste !




Quelle feuille de route pour les prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques basques ?

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Vidéo présentant les feuilles de route adoptées par EPPK (collectif des prisonnier-e-s politiques basques) et EIPK (collectif des réfugié-e-s politiques basques) :

Image de prévisualisation YouTube

FEUILLE DE ROUTE DU COLLECTIF DES PRISONNIER.E.S POLITIQUES BASQUES

FEUILLES DE ROUTE DU COLLECTIF DES EXILE.E.S POLITIQUES BASQUES

SYNTHESE CONFERENCE DE  PAIX A PARIS

Source :




HARRERA une association pour accompagner les ex-prisonnier-e-s et exilé-e-s politiques basques

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Peio Bellan est engagé depuis de nombreuses années, à titre professionnel et personnel pour, selon ses propos, remettre l’humain au centre de la réflexion sociale et économique au pays basque. Il est aussi depuis 2013 président de l’association HARRERA (1) qui a pour but de venir en aide aux anciens prisonnier-e-s politiques basques ainsi qu’aux personnes ayant quitté leur ville ou village pour des raisons liées au conflit. Nous l’avons rencontré en novembre dernier à Bayonne, dans les locaux de cette association.

Capture  Peio Bellan

 

Juan Salazar – Pouvez-vous nous présenter Harrera ?

Peio Bellan – Il faut d’abord revenir sur le contexte dans lequel a été décidé la création d’Harrera.  En octobre 2011 à Donosti, a l’issue d’une conférence internationale, Kofi Annan, ancien secrétaire général des nations unies, Jonhatan Powell, ancien chef de Cabinet de Tony Blair, Gerry Adams, leader du Sinn Fein, Pierre Joxe, ancien ministre de l’intérieur français ont rendu public une feuille de route pour résoudre et dépasser le conflit perdurant au Pays Basque, et trois jours après, l’organisation ETA a annoncé la fin définitive de la lutte armée. Au Pays Basque nord, dans l’état français, l’ensemble de la représentation politique a appuyé ce processus de paix en créant un groupe de dialogue.

J.S. – C’est pour cela que lors de la création de l’association, vous aviez insisté sur le fait qu’elle était un outil au service du processus de paix ?

P.B. – Exactement. Depuis cinq ans, une période inédite s’est ouverte au Pays basque. Parallèlement aux initiatives pour faire avancer ce processus, comme la conférence organisée l’année dernière à l’Assemblée Nationale à Paris, qui avait pour but d’appeler les gouvernements espagnols et français et l’ensemble des citoyens d’œuvrer en faveur de la paix au pays basque, il faut créer des outils qui garantissent durablement cette paix. L’objectif de notre action est de garantir une insertion dans le tissu social qui réponde aux critères de la dignité.

sortie de prison

 

J.S. – Quels sont vos moyens d’action ?

P.B. – Pour les sortants de prison en particulier, les priorités sont la santé, le logement, l’emploi. Tout en les accompagnant pour leur régularisation administrative et dans leurs démarches juridiques, Harrera apporte un soutien technique à l’aide à la recherche d’un emploi ou à la formation professionnelle, à la recherche d’un logement, et à la mise en relation avec des professionnels du soin.

J.S. – A combien de personnes avez-vous apporté votre soutien depuis 2013 ?

P.B. – Je préfère parler d’accompagnement, car il faut inscrire notre action dans la durée. 13 recherches de logement ont été solutionnées, via le privé ou les structures de logement social ; 6 contrats de travail ont pu être signés ; 2 personnes ont réalisé des formations professionnelles ; 13 ont eu accès à des soins de santé, pour la majorité de nature psychologique ; 21 régularisations administratives auprès de Pôle Emploi et de la CPAM en particulier ont été réalisées ; 8 personnes ont été accompagnées dans le cadre de l’aménagement de peines. Mais faute de moyens nous ne pouvons répondre à tous les besoins.

J.S. – Quelles sont vos sources de financement ?

P.B. -  Les fonds nécessaires à la réalisation des objectifs d’Harrera sont issus de financements publics, notamment de communes du Pays basque, mais aussi de fondations, associations personnes privées. Nous menons une campagne de collecte de dons et subventions, nous allons également faire appel au mécénat d’entreprise.

J.S. – Vous avez aussi un rôle d’information ?

P.B. -  Il s’agit surtout de sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics sur la nécessité d’aborder cette question de l’insertion des prisonniers et des exilés dans des conditions dignes. Outre l’organisation de réunions, nous allons réaliser une vidéo de témoignages d’anciennes et d’anciens prisonniers sur les stigmates de la détention, et sur les difficultés rencontrées lors de la réinsertion. Nous voulons en faire un outil de communication grand public.

J.S. – Il y a encore des centaines de détenus liés au conflit au pays basque en Espagne et en France. Harrera va donc répondre aux besoins de ceux qui reviennent en Iparralde ?

P.B. – Je pense que le moment viendra ou, comme en Irlande, les pouvoirs publics et les institutions européennes contribueront à la réinsertion sociale et citoyenne des ex-détenus. Mais en attendant, nous devrons avec les soutiens les plus nombreux possible, pas seulement ici au Pays basque, servir la paix en poursuivant les objectifs qu’Harrera s’est fixé en mars 2013.

J.S. – Comment peut-on soutenir votre association ?

P.B. – Oui c’est important, car s’il est de l’intérêt de tous que les anciennes et les anciens prisonniers politiques basques puissent s’insérer dans la société dans des conditions dignes, c’est aussi l’affaire de nous tous. Toutes les aides sont les bienvenues, en envoyant des dons au siège de Harrera, mais aussi lorsque c’est possible en contribuant à leur trouver un logement ou un travail en Iparralde.

(1) Association HARRERA        4 rue des Lisses 64100 Bayonne        iparraldekoharrerataldea@gmail.com

 




Point juridique sur les demandes de libérations conditionnelles

17112016

Par l’avocate Klara Rouget :

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Source : Bagoaz




Vidéos contre la dispersion

10112016

Témoignages des fils de Josu Arkauz et du frère d’Ibon Goieaskoetxea

Image de prévisualisation YouTube

Zarautz-Fresnes-Zarautz : 1648 km

Image de prévisualisation YouTube

Source : Bagoaz




Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris

23102016

Avec la présence du CSPB pour évoquer les prisonnières et prisonniers politiques basques. Venez nombreux !

VendrediEZ #8 : Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris




Emission « Ca booste sous les pavés vs. CSPB » du mardi 30/08/2016

31082016

Comme tous les derniers mardis du mois de 22h30 à 00h30, le CSPB était présent sur Radio Libertaire mardi 30 août. Retrouvez le podcast de cette émission d’actualité traitant, ce mois-ci, des fêtes de Bilbao, du mouvement féministe basque, des luttes des prisonnières et prisonniers politiques, du parcours de l’internationaliste basque Asier Guridi, de l’histoire du militant Mikel Zabalza (torturé et assassiné en 1985), de l’interdiction faite au syndicat LAB de se présenter aux élections TPE dans l’État français ainsi qu’une présentation des élections autonomiques dans la Communauté Autonome Basque du 25 septembre prochain. Et, comme à chaque fois, de nombreuses chansons venues tout droit d’Euskal Herria.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en nous contactant par mail ou en commentant cet article.







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