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Lutte à la MAF de Fresnes

5062016

Source : Mediabask

 

Itziar Moreno a été transférée de la prison de Fresnes vers celle de Fleury-Mérogis.

Itziar Moreno a été mise à l’isolement depuis le 2 mai. L’association des familles de prisonniers Etxerat a fait savoir le 31 mai 2016 sur les réseaux sociaux qu’elle serait transférée vers l’établissement pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

La grève de la faim de nombreux prisonniers basques en soutien à Itziar Moreno pour protester contre sa mise à l’isolement a cessé samedi 28 mai.  Les prisonniers hommes et basques de Fresnes s’étaient ainsi mis en grève de la faim durant 19 jours avant qu’Itziar Moreno et Ekhiñe Eizagirre, ne les rejoignent dans ce mouvement.

Mediabask|30/05/2016

Fresnes_zorrotza

Mediabask|28/05/2016
Fresnes

Le samedi 21 mai 2016 mai un rassemblement avait eu lieu devant l’établissement pénitentiaire.

Des bus sont partis de plusieurs villes du Pays Basque. Direction : la prison de Fresnes, en région parisienne.

Le mouvement de protestation qui s’est répandu dans plusieurs prisons en soutien à la détenue Itziar Moreno a pris plus d’ampleur ces derniers jours. Les Basques en détention à l’Ile de Ré ont débuté un jeûne. Tous les vendredis, Jakes Esnal, Jon Rubenach, Ander Mujika, Fermin Martinez et Zigor Merodio ne s’alimenteront pas. Ils ont par ailleurs demandé au directeur de l’établissement qu’il se renseigne auprès de son confrère de Fresnes sur la situation des détenus basques.

En attendant, au Pays Basque, l’envoi de lettres au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas se poursuit. Une initiative relayée par le parti abertzale Sortu, le syndicat LAB et le mouvement de jeunes Ernai.

Justine Giraudel|24/05/2016
Concentracion-moreno-curto

Rassemblement à Bilbo, vendredi 20 mai. © ARGAZKI PRESS

Des centaines de personnes rassemblées

Vendredi 20 mai, le Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris) se rassemblait devant la Maison d’arrêt des hommes de Fresnes, en présence du militant anarchiste Lucio Urtubia.

Le même jour, une délégation de soutiens d’Itziar Moreno remettait un courrier au consul de l’État français, à Bilbo. Ses proches revenaient sur l’origine de l’isolement de la jeune femme, un châtiment « disproportionné » dont la campagne de sensibilisation a d’ores et déjà abouti à l’envoi de nombreux courriers.

Parmi les émissaires, la porte-parole de Sortu Amaia Izko a évoqué des mesures érigées sur « la vengeance à l’égard des détenus politiques » pour « mettre en difficulté la résolution du conflit », appelant à l’union des forces pour en finir avec l’isolement et la dispersion. Un point de vue partagé par la co-présidente du Comité des droits de l’Homme au Pays Basque Anne-Marie Michaud dans une interview accordée à MEDIABASK.

Au Pays Basque Sud, les rassemblements se sont multipliés. Le 20 mai, des centaines de personnes se mobilisaient dans une trentaine de villes et de villages. Et de Donostia à Errenteria (Gipuzkoa), d’Iruñea (Nafarroa) à Gasteiz (Araba) et Algorta (Bizkaia), résonnait la solidarité avec les détenus basques.




Communiqué du CSPB : Solidarité avec la lutte des femmes incarcérées à la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes!

20052016

Suite à une action de blocage le 2 mai  dernier,
Itziar Moreno est placée en isolement pour une durée indéterminée!

En avril dernier, les détenues de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis-à-vis des femmes enceintes… Mais l’administration pénitentiaire a fait la sourde oreille.

Ainsi, le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations.

La direction a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée qui pourrait s’allonger indéfiniment !  Cela est particulièrement inquiétant.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, ont forcé leur entrée au mitard.

La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la Maison d’Arrêt des Hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim jusqu’à ce que la situation d’Itziar Moreno se régularise.

L’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, c’est la raison pour laquelle il est considéré par les organisations internationales de défense des droits humains comme de la torture blanche.

Nous dénonçons l’utilisation de ce type de pratiques brutales et arbitraires en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières.

Il est temps que cessent ces mesures répressives à Fresnes et dans l’ensemble des prisons de l’Hexagone !

Nous demandons que les requêtes des prisonnières soient entendues et mises en place immédiatement !

Nous exprimons également notre solidarité avec les détenues en lutte à la MAF de Fleury-Mérogis.

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque-Paris (CSPB)

Version en castillan sur le site d’Askapena

 

Vous pouvez soutenir les prisonnières en écrivant à :

M. Scotto
Directeur de la M.A. de Fresnes
3 allée des Thuyas
94261 Fresnes Cedex

Capture

 




Solidarité avec les prisonnières en lutte à la Maison d’Arrêt de Fresnes

17052016

Voici l’article paru sur Mediabask expliquant leur situation :

Suite à une action de blocage le 2 mai 2016 dernier, Itziar Moreno est aujourd’hui à l’isolement dans la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Fresnes. Côté hommes, les détenus basques ont entamé une grève de la faim en solidarité avec la jeune femme.

En avril dernier, les détenues de la maison d’arrêt des femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis à vis des femmes enceintes… Sans réponse de la part de la direction, la tension est montée, explique Muriel Lucantis, de l’association Etxerat.

Le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations. Cette dernière a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation, à laquelle participaient aussi des détenues de droit commun. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée « qui pourrait s’allonger indéfiniment », s’inquiète Etxerat.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, « ont forcé leur entrée au mitard ». Ressorties lundi 9 mai, elles l’auraient réintégré depuis hier, mardi 10 mai. La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la maison d’arrêt des hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim « jusqu’à ce que la situation de la détenue] se régularise ».

« Torture blanche »

Dans un communiqué envoyé ce matin, mercredi 11 mai, le collectif Bagoaz s’est associé à cette dynamique de solidarité. « Nous rappelons que l’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, et qu’il est souvent pointé par les organisations internationales de défense des droits humains comme ‘torture blanche’. »

Il dénonce l’utilisation de ce type de pratiques « brutale et arbitraire en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières ». Et appelle « l’ensemble des personnes attachées au respect des droits essentiels à se joindre à l’envoi massif de lettres à la direction de la prison », pour que cessent « ces mesures répressives ».

Enfonçant le clou, le collectif souligne la multiplication des atteintes aux droits des détenus dans les prisons de l’Hexagone.




Exposition de tableaux de Lorentxa Beyrie et Rikardo Paskual

14122015

ExpoLorentxa

Depuis quinze ans, en prison pour ses idées politiques, Lorentxa BEYRIE, originaire de Cambo en Pays basque nord, dit avoir besoin de l’imagination et de la création pour survivre. Cette artiste autodidacte – elle a suivi des études de sociologie et obtenu la licence d’ethnologie à l’université de Bordeaux – peint depuis 12 ans au fusain et au pastel. Elle écrit et illustre également des contes pour enfants de 5 à 7 ans, passion qu’elle cultive depuis qu’elle est très jeune. Peindre est aujourd’hui pour elle une nécessité, lui permettant de communiquer avec ses parents, ses amis et tous ceux qui découvrent son travail. Emprisonnée loin de sa terre natale, c’est à ses œuvres et à l’art qu’elle confie ses sentiments, ses moments de bonheur, d’espoir ou de tristesse. Ses créations, non figuratives sont empreintes de couleurs, suaves, sensuelles parfois. On y découvre le mouvement, la liberté.

Rikardo PASCUAL, peintre d’Irun, au Pays Basque sud et membre du groupe d’artistes UR TALDEA.




Déclarations de six militantes-ts basques jugées-és à Paris

26112015

Les prisonnières-ers politiques basques Iosu Urbieta, Xabi Goienetxea, Joseba Fernandez, Izaskun Lesaka, Mikel Karrera et Arkaitz Agirregabiria comparaissent devant la Cour d’assises spéciale de Paris pour leur appartenance à ETA et la mort d’un gendarme français en 2010.

Ils et elle ont tenu, à plusieurs reprises, à faire des déclarations afin de préciser leur lecture de la situation actuelle du Pays basque. Nous en reproduisons certaines ici :

LECTURE DE LA SITUATION POLITIQUE

La lutte pour la libération du Pays Basque vient de loin, elle est bien plus ancienne que la création de l’ETA et elle ne prendra fin que lorsque le but, sa libération, sera atteint.

Il est nécessaire de nous situer dans le contexte des faits pour saisir le sens et les enjeux de l’action que l’ETA comptait mener le 16 mars 2010. Pour cela nous allons analyser chronologiquement la période qui va de fin 2009 au début 2011.

La gauche abertzale était à l’époque traversée par les réflexions et les débats politiques qui allaient quelques années plus tard aboutir à un changement de stratégie. Dans le communiqué par lequel l’ETA répondit à la déclaration de Altsasu elle déclarait clairement: “la gauche abertzale s’est exprimée et l’ETA fait bloc avec elle”. Cette déclaration d’Altsasu mettait en avant un profond changement de stratégie. L’ETA arrêta provisoirement ses actions. Elle ne rendit pas l’arrêt publique mais fit part de sa décision aux gouvernements français et espagnol.

L’arrêt des actions armées supposait pour l’ETA un changement aussi dans son fonctionnement. Tout cela dans une contexte très difficile, sous une vague répressive exacerbée des forces armées espagnoles et françaises. C’est dans cette période de changement, dans le but de préparer les conditions pour la nouvelle phase que s’inscrit l’action d’approvisionnement en véhicules du 16 mars.

Le 3 mars, des personnalités reconnues internationalement font une déclaration qu’on connaitra comme la déclaration de Bruxelles.

Dans un communiqué du 10 mars l’ETA se dit prête à faire les changements politiques nécessaires.

Le 11 mars on apprend que le corps de Jon Anza est apparu à l’hôpital Purpan de Toulouse, en Occitanie. L’État français avait décidé de mettre fin à la disparition et rétention du corps de notre camarade.

Le 16 mars, action d’approvisionnement de véhicules. L’incursion de la police française fait échouer l’action. Le bilan est lourd, un camarade arrêté et un policier mort. Mais le bilan aurait pu être plus grave vu que les policiers ont tiré sur les militants avec l’intention de les atteindre.

24 juillet, lors de l’hommage rendu à Jon Anza, trois personnes encagoulées lurent un communiqué de l’ETA. Dans ce communiqué l’ETA montra sa disposition à chercher à dépasser le conflit par des voies démocratiques.

5 septembre l’ETA fait publique sa décision de cessez-le-feu de début d’année.

25 septembre 2010 signature de l’Accord de Gernika. Les signataires prennent le compromis de mener le combat politique par des voies politiques et démocratiques.

8 janvier 2011, l’ETA répond par un communiqué aux compromis adoptés à Bruxelles et Gernika en montrant son accord et déclare la mise en place d’un cesse-le-feu permanent et vérifiable.

Février 2011 un groupe d’experts internationaux mettent en place une commission de vérification du cesse-le-feu.

Il est clair que le rôle de l’ETA pendant tous ces mois fût clé et décisif pour faire avancer la situation. Son premier objectif a été de récréer les conditions nécessaires pour ouvrir la possibilité aux événements politiques postérieurs. Ce qui a suivi n’est que la confirmation de ses décisions.

25 septembre 2011 le Collectif des prisonniers politiques basques signe l’accord de Gernika.

17 octobre 2011, Conférence d’Aiete.

20 octobre l’ETA en accord avec les résolutions de la conférence d’Aiete fait connaître sa décision d’arrêter définitivement la lutte armée. L’Organisation met en œuvre les changements nécessaires  pour dissoudre les structures destinées à la lutte armée et commence un processus de démilitarisation.

Voyons ce que l’État français a fait pendant ce temps là:

  • Il a depuis début 2010 arrêté 67 citoyens basques, parmi eux un certain nombre de militants de l’ETA.
  • Il a depuis l’arrêt définitif de la lutte armée arrêté 41 personnes dans 21 opérations de police.
  • Il a dispersé d’avantage les prisonniers du collectif qui étaient déjà dispersés et éloignés. Le collectif se trouve aujourd’hui éparpillé en groupes de deux ou trois prisonniers.
  • Il n’a rien fait pour que les conditions de détention des prisonniers soient meilleures et les provocations et les agressions n’ont pas cessé.
  • Il empêche la libération des militants qui arrivent en fin de peine et les arguments des avocats de l’État sont de plus en plus rétrogrades, comme  jamais on n’a utilisé contre l’ETA.

Les dernières arrestations faites à Biarritz, Ortzaize et Baigorri nous montrent bien dans quelle démarche se trouve l’État français. Dans cette dernière opération ont été arrêtés quatre basques qui seraient liés à l’ETA. Encore une fois c’est le ministre de l’intérieur espagnol qui a fait connaître une opération policière qui a eu lieu territoire français. D’après lui cette opération a été menée par la Guardia Civil avec l’aide de la police française. Ils l’ ont nommé Opération Pardines.

 Cela montre clairement que:

  • C’est la Guardia Civil qui mène la lutte contre le Pays Baque au nom des deux États.
  • En nommant l’opération du nom du premier Gaurdia Civil mort dans un affrontement fortuit avec des militants de l’ETA ils cherchent à représenter un fin de cycle. Mais le parcours de l’ETA ne finit pas avec les événements de Viliers-en-Bière, comme il n’a pas débuté à Venta Handi. Mais le fait est que le premier et le dernier des morts dus à l’activité armée de l’ETA ont au lieu lors des affrontements fortuits, des affrontements non voulus.
  • La volonté notoire de la part de certains de diviser l’activité armée de l’ETA en deux parties distinctes. L’ETA aurait eu un sens sous Franco mais elle n’aurait plus de sens lors quelle s’attaque aux neo-franquistes de la mal appelée démocratie. On l’a même entendu dans cette salle de la bouche des procureurs qui nous accusent au nom de la République française. La Guardia Civil n’a pas de doute, par contre, pour elle il n’y a qu’une seule organisation et elle a toujours été son ennemie.
  • Que l’ETA pratique ou pas la lutte armée, qu’elle lutte contre une dictature ou une dictature de fait, cela ne change rien. C’est qui est interdit c’est la résistance, la lutte, Euskal Herria, le Pays Basque. Par contre la Guardia Civil est celle de toujours, elle est aujourd’hui la même que celle du franquisme. La même qui torture, qui répand la terreur, qui occupe le Pays Basque.

L’ETA a arrêté la lutte armée il y a quatre ans. Et malgré tout types d’obstacle, provocation, involution et réfutation que le processus a eu à surmonter l’ETA reste ferme sur ses positions. Le souci le plus profond de notre organisation a été d’encourager, alimenter et promouvoir le processus politique qui apportera à notre pays la liberté et la paix.

Les partis politiques malgré leurs premières déclarations non fait aucun pas pour aller à la source du problème et avancer dans la résolution. Les États ont ajouté à leur refus de négociation, ce qui est depuis le point de vu des standards internationaux, une virulence incompréhensible. Au lieu de faire des pas pour soulager les conséquences du conflit ils essayent de changer les lois pour bloquer   même des avancées prévues dans la loi.

Lors des événements de Villiers-en-Bière ETA était cherchait à avancer dans le chemin de la paix. Elle le fait toujours.

Par contre les États espagnol et français n’ont pas cessé de empêcher cette démarche. Ils ont mis tous leurs moyens en ouvre pour le faire. Ce tribunal fait partie aussi. Regarder de l’avant ne veut pas dire oublier le passé. Il est indispensable de regarder en arrière pour que les erreurs du passé ne se répètent pas. Le chemin qui amènera la paix au Pays Basque ne passe pas par cette salle. Mais ces tribunaux ont aussi leur responsabilité, ils peuvent aider à faire ce chemin et surtout éviter que des nouvelles raisons pour la révolte ne se produisent.

La question reste toujours ouverte, est-ce que la France se limite à suivre la stratégie de l’Espagne ou le fait-elle tout en cachant derrière les demandes espagnoles ses propres intérêts stratégiques?

Il serait intéressant de savoir quelle des deux est majoritaire. Mais pour nous les conséquences sont claires: les deux États maintiennent historiquement  une stratégie de guerre contre le Pays Basque -et contre nombreux autres pays du monde-  qu’ils pérennisent et qu’il n’y a aucun indice pour croire qu’ils comptent changer et chercher des les voies d’une solution.  C’est ce que leur pratique politique nous a montré clairement ces dernières années et c’est ce qui nous montre ce procès tronqué qui à lieu dans cette salle.

A PROPOS DES PERSONNES AYANT SUBI DES CONSÉQUENCES DU CONFLIT

Il est dans l’air du temps de parler de La Mémoire, des victimes ou des conséquences du conflit.

Toute nation construit le récit de sa mémoire et de ses mythes pour le transmettre aux générations suivantes, mais cette narration est souvent jalonnée de périodes sombres ou des passages à vide.

Nous, qui sommes assis sur les bancs des accusés, savons de quoi on parle quand on parle de zones d’ombre dans l’Histoire. Ce que nos grands-parents, survivants de la guerre de 36-39 nous ont transmis sur cette période est minime. Nous comprenons pourquoi, tout d’abord parce que le fait de remémorer les souffrances vécues pendant la guerre leur supposait les revivre; mais aussi parce que la terreur répandue par les forces franquistes était toujours-là. Terreur qui a été et qui est toujours présente et en pleine vigueur.

La campagne de terreur contre le Pays Basque n’a jamais cessé.

Nous avons vu, il y a peu, l’Europe fêter le 70 anniversaire de la Paix. L’Espagne, sans aucun scrupule, s’y est invitée sans tenir compte de l’affront que pour les victimes supposait sa présence. De quel droit elle était là? D’après des experts et des historiens lors des 79 dernières années le chiffre de personnes disparues de force au Pays Basque, si on se réfère au pourcentage de population, dépasse celui des disparus en Argentine ou au Chili. On parle de la disparition forcée de 12.000 personnes.

Les vainqueurs et ceux qui s’y identifient nous répètent que ce ne sont que « des vielles histoires » ou « des vielles blessures » à oublier. Mais non, ces blessures saignent encore aujourd’hui. Il est impossible d’avancer si on ne s’attache pas à régler les conséquences du conflit, et surtout si on ne s’attarde pas sur les causes qui sont à l’origine. Il est impossible de recréer la paix sur l’injustice léguée par la répression.

Un grand effort est en train d’être fait par la population civile pour récupérer et rendre publique la mémoire effacée. Travail méprisé et pas soutenu par les institutions et qui est souvent entravé. C’est grâce au crowfoundig, qui renouvelle l’ancienne tradition du travail communautaire, que les ossements des assassinés en 36 sont en train d’être mis au jour et identifiés pour être mis sous terre dignement.

De sa part, l’Etat espagnol et ses comparses, après avoir décrété que la violence n’est apparue qu’avec l’ETA, a mis en place des listes de victimes de la lutte armée tout en mettant en scène des actes d’hommage en leur mémoire. Par des décrets successifs des listes de victimes ont été rédigées    en les classant par catégories tout en ajoutant un prix à la souffrance et aux sentiments. Il semblerait que cela va de paire avec la mode ou l’esprit capitaliste de la société dans laquelle nous vivons.

L’intérêt pour les victimes est nouveau. Les institutions n’en ont montré d’ intérêt jusqu’aux années 90. Aujourd’hui, par contre, le respect dû aux victimes est devenu l’excuse pour refuser toute avancée dans le règlement du conflit. Il y a un clair refus à s’attaquer aux causes de l’affrontement. L’existence même de l’affrontement est niée.

À ce jour, seule une partie restreinte et très spécifique des personnes ayant subi des conséquences du conflit est mise en avant et traité comme unique victime d’injustice.

Il faut aller à la racine, il est indispensable de mettre en place le moyen pour surmonter les causes du conflit sinon on ne fera que l’alimenter.

Dans cette bataille pour le récit du passé, même les mots ont perdu leur sens. C’est pour cela qu’il faut mettre au clair certains points.

Des institutions crées par l’État et qui prétendent travailler pour la paix nous parlent d’enquettes à mener pour mettre au clair quelques actions faites par l’ETA. Pourtant l’ETA a toujours revendiquée ses actions par la voie de ses communiqués publiques. Ce qu’ils font en réalité est légitimer tous les dossiers crées grâce aux tortures infligées à des milliers de militants, légitimer les condamnations qui ont suivi ces aveux extorqués. Qu’est qu’ils proposent comme méthode pour éclaircir ces dossiers? Qui vont-t-ils torturer cette fois-ci? Ou, vont-t-ils peut-être faire comme ces derniers temps et prendre au choix des militants pour les inculper sans aucune preuve?

Par contre il y a de quoi s’occuper dans les égouts ou chez les responsables des États. Qui a donné l’ordre et qui a couvert les actions de guerre contre les citoyens basques? On commence à entendre dire qu’il y a eu des tortures. Mais où sont ces fonctionnaires de l’état qui ont torturé 10.000 basques? Où sont les responsables politiques qui ont permis que ces fonctionnaires perpètrent cette sale besogne? Où tous ceux qui ont applaudi ou qui ont regardé ailleurs?

On nous parle d’autocritique. L’autocritique est la lecture critique et personnelle de ses agissements que chacun fait de son propre gré. Les militants de l’ETA ont l’obligation de la faire dans le sein de son organisation. L’ETA le fait publiquement en informant de ce qui a été fait tout en ajoutant les raisons et les objectifs de chaque action. Les autocritiques imposées, le chantage qui se cache derrière cette demande d’autocritique n’a comme objectif que l’anéantissement du militant, mais qui a encore un objectif plus ambitieux: la destruction d’un projet politique. La demande d’autocritique n’est qu’un nouveau obstacle qui fait de celui qui s’acharne à trouver des solutions le porteur exclusif du poids de la responsabilité.

L’ETA ne pratique plus de lutte armée, elle ne la pratiquera plus. La situation n’est pas pourtant plus distendue aujourd’hui. Ceux qui étaient sous la menace de l’ETA oui, ils ont vu sa situation changer complètement, mais la répression structurelle qui subissait le Pays Basque est maintenue fermement. C’est cette répression qui est à la source de la violence du conflit. Comment peut-on qualifier le fait de maintenir les prisonniers qui ont décidé de suivre le combat pour ses idées par des voies pacifiques dans des conditions extrêmes de survie et qu’on leur demande de faire une lecture critique de son passé?

C’est le monde à l’envers. On empêche l’ETA de mettre à terme son processus de désarmement. On fait de la politique sur le dos des victimes. Les prisonniers, otages dans les prisons des États, souvent dans des conditions pires à celles des années les plus dures de l’affrontement armé, subissent le chantage de la demande d’autocritique.

Les militants de l’ETA ont toujours gardé l’esprit critique envers ces faits, sur ce qu’ils étaient en train de faire et sur ce que ils allaient faire. Critiques envers tout, même sur la pratique de la lutte armée.

Nous aimerions vous faire entendre les paroles que notre camarade Jose Migel Beñaran Ordeñana, “Argala”, a enregistré en 1978 juste quelques jours avant d’être assassiné à Anglet par des barbouzes payés par l’Etat espagnol. Nous tenons à signaler que cet attentant a eu lieu sur ce que les français considèrent comme leur territoire et que 37 ans plus tard reste toujours sans éclaircir. Ainsi disait donc Argala par rapport à la violence, sur le côté humain de lutte armée:

« Je sais par expérience propre que les militants de l’ETA n’aiment pas la violence…. personne n’aime la lutte armée, elle est désagréable, elle est dure, à cause d’elle on peut finir en prison, en exil, être torturé, mourir, elle peut mener à tuer quelqu’un d’autre, elle endurcit la personne, lui fait du mal, mais la lutte armée est incontournable pour aller de l’avant. »

Les militants de l’ETA avons eu recours à la lutte armée pour mettre fin à une situation de répression et de violence, dans le but d’aller en avant dans le chemin de notre liberté. Elle a été un instrument incontournable pour que notre nation survive. Nous avons commis de faits graves. Cela ne nous a pas pris par surprise, mais la réalité dépasse largement toute prévision en gravité. Tuer n’est pas agréable, en aucun cas! Tuer est terrible. Il l’est encore plus lorsque c’est de manière involontaire.

Mais, il nous semble obscène de faire de cette souffrance infligée aux autres et à nous-mêmes un spectacle. Si par le spectacle de cette souffrance c’est l’humiliation et la reddition de l’ennemi qui est recherché, tout en sachant sciemment que cela ne fera que pérenniser le conflit, on est face à un crime.




29 mai : Soirée de solidarité avec les prisonnières-ers politiques basques à La Courneuve

21052015

Le peuple basque, en lutte contre les dominations impérialistes des Etats français et espagnol, pour sa libération sociale et sa souveraineté en tant que peuple, est aujourd’hui a un tournant de son histoire.

Malgré la décision d’ETA de mettre fin aux actions armées et les multiples pas de la gauche indépendantiste destinés à trouver une solution politique au conflit basque, les Etats français et espagnol refusent toujours de s’engager dans la voie du dialogue. En témoignent les arrestations des militants-es de la gauche indépendantiste, ainsi que la forte répression subie par le mouvement social basque.

En témoignent également les près de 500 prisonniers et prisonnières politiques basques, dispersés-ées dans 77 prisons françaises et espagnoles et des centaines de réfugiés-ées aux quatre coins du monde.

Nous dénonçons les juridictions d’exception et les traitements dégradants auxquels sont soumis-es les prisonniers-ères politiques basques !

Nous dénonçons la politique d’éloignement infligée aux militants-tes incarcérés-ées ! En raison de cette double peine, l’éloignement s’ajoutant à la privation de liberté, leurs proches doivent parcourir des milliers de kilomètres chaque année pour de courtes visites, voyages au coût financier et humain intolérables !

Nous dénonçons le maintien en détention des prisonniers-ères malades, ainsi que des prisonniers-ères éligibles à une libération conditionnelle !

La question des prisonniers-ères politiques est centrale dans le contexte politique actuel. Ils et elles sont des parties du conflit, ils et elles doivent faire partie de la solution !

Cette solution politique passant par la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple basque devra inclure l’amnistie pour toutes et tous !

Immédiatement, nous revendiquons :

  • le rapprochement géographique des prisonniers-ères
  • la libération des prisonniers-ères malades
  • la libération des prisonniers-ères qui ont effectué les 2/3 de leur peine.

Pour exiger la reconnaissance des droits des prisonnières et prisonniers politiques basques:

Retrouvons nous le vendredi 29 mai à partir de 18h

13 rue des Francs-Tireurs à La Courneuve (RER B La Courneuve-Aubervilliers)

EH_29maicourneuve

 




Mobilisation du 28 novembre : extrait de l’AlterJT

16022015

Le 28 novembre dernier, le CSPB organisait un week-end de solidarité avec les prisonnières et prisonniers politiques basques. L’AlterJT a réalisé à cette occasion un reportage que nous vous proposons de visionner, à partir de 1mn27 :

Image de prévisualisation YouTube



Le rapprochement des prisonniers au coeur de Bilbo

7012015

http://mediabask.naiz.eus/eu 7 janvier 2015

Une année encore, les revendications en faveur des prisonniers et exilés basques vont déferler dans les rues de Bilbo. Le mouvement populaire de défense des droits des prisonniers Sare organise une mobilisation le samedi 10 janvier prochain sous le slogan « NOW ! Euskal Herrira » (Maintenant ! Au Pays Basque !).

mani bilbao

Le mouvement populaire Sare (réseau en basque), en faveur des droits civiques, organise une mobilisation pour les prisonniers et exilés basques à Bilbo (Bizkaia) le samedi 10 janvier prochain. A travers le slogan « NOW ! Euskal Herrira ! » (Maintenant ! Au Pays Basque !), le thème mis en avant cette année est la dispersion.

La dispersion est une politique menée par les états français et espagnol depuis de nombreuses années qui incarcère les prisonniers basques dans des prisons hors du Pays Basque, les éloignant à des centaines voire des milliers de kilomètres de leurs proches.

Sare a dénoncé cette politique quasi systématique sur son site et dans plusieurs conférences de presse. Le mouvement qualifie la dispersion de « double peine » avec des conséquences dramatiques causées notamment par les longs trajets. Des dizaines de personnalités du Pays Basque soutiennent publiquement la mobilisation dont l’écrivain Bernardo Atxaga, le bertsolari Odei Baroso ou encore le chanteur Anje Duhalde (voir infos associées).

La mobilisation démarrera de La Casilla et de la mairie pour se rassembler place Zabalburu. Le slogan « Argi dugu ! Now ! Euskal Herrira » (C’est clair ! Maintenant ! Au Pays Basque) sera scandé à l’unisson et tous les manifestants allumeront des lumières au même moment au fil des prises de parole.

Depuis plusieurs années, le cessez-le-feu de l’organisation ETA y est pour beaucoup, la manifestation est soutenue par de nombreux acteurs politiques basques et internationnaux et obtient un fort écho dans la presse. En 2014, plus de 100 000 manifestants ont battu le pavé bilbotar pour une manifestation souvent qualifiée d’ »historique ».




25 ANNEES DE DISPERSION

5012015

 

http://mediabask.naiz.eus   le 5 janvier 2014

C’est en 1989 que s’est mise en place la politique de dispersion pour les prisonniers  basques. Cette politique fut annoncée publiquement par le ministre de la justice socialiste Enrique Mugica Herzog. Avec l’accord du lehendakari de l’époque José Antonio Ardanza (PNB) qui était à l’époque à la tête du gouvernement de Gasteiz en coalition avec le PSE (Parti socialiste d’Euskadi).Aujourd’hui cette politique persiste pour  les 465 prisonniers  basques répartis dans 76 prisons.

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« Nous sommes punis  uniquement car nous sommes les familles de prisonniers. Une punition aux nombreuses conséquences : physiques, psychologiques, sociales et familiales.  »

Ce 10 janvier prochain la plateforme Sare  appelle à manifester dans les rues de Bilbo en faveur des droits  des prisonniers basques. Manifestation silencieuse et sans pancartes. La clameur sera dans les coeurs. Le thème de la manifestation sera Euskal Presoak Euskal Herrira (Les prisonniers à Euskal Herria, ahora, now, maintenant, orain !).  Pour Sare il est désormais urgent que cesse cette politique de dispersion qui  représente « une double peine » pour les familles obligées de faire des milliers de kilomètres souvent au péril de leurs vies. De fait, 16 personnes sont mortes sur les routes depuis la mise en place de cette politique de dispersion.

Condamnation du Parlement Européen

La politique de dispersion du gouvernement espagnol appliquée aux prisonniers basques a été condamnée par le Parlement Européen le 19 janvier 1996. Lors de ce vote le PSOE et le PP avaient voté  contre cette condamnation. Amnesty  International demandera  en 1999 la fin de la dispersion comme dernièrement le Parlement Basque de Gasteiz qui s’est prononcée  dans ce sens (PNB et Bildu) avec les votes contre du PSE, PP et UPyD. L’argument juridique mis en avant par  les tenants de la fin de la dispersion est que la propre Constitution espagnole stipule que tout prisonnier a le droit de purger sa peine près de sa famille et de son environnement social afin de faciliter ses possibilités de réinsertion à sa sortie. Un principe  rappelé par le Tribunal Européen des Droits Humains et par le chargé de la question de la torture  aux Nations-Unies , Theo Van Boven qui déclarera  que la dispersion  n’a pas de base juridique et s’applique de manière arbitraire. Pour Theo Van Boven la dispersion ne permet pas aux détenus de préparer leur défense, leurs avocats et familles étant éloignés, ce qui occasionne d’énormes frais et de fait constitue une discrimination. Ce que confirme  le collectif Etxerat composé de familles et d’amis des prisonniers basques : « Nous sommes punis  uniquement car nous sommes les familles de prisonniers. Une punition aux nombreuses conséquences : physiques, psychologiques, sociales et familiales. Sans oublier les sommes astronomiques dépensées lors de nos déplacements qui nous font parcourir en moyenne 1500kms par semaine. » A noter aussi  qu’un Livre de la Dispersion a été édité à 500. 000 exemplaires. Rédigé en basque, espagnol, français et anglais il sera distribué dans le monde entier.

Chiffres

456 prisonniers dans 76 prisons

356 prisonniers dans 44 prisons de l’Etat espagnol

98 prisonniers dans 28 prisons de l’Etat français

3 prisonniers basques dans 3 prisons d’Euskal Herri

1 prisonnier en Angleterre

1 prisonnier au Portugal

1 prisonnier en Allemagne

6 prisonniers en régime aménagé : prisonniers à leurs domiciles avec de strictes mesures de sécurité en raison de la grave maladie dont ils souffrent.

 




Journée Internationale des Droits de l’Homme

11122014

ETXERAT                                                                                   

Familles et Amis de Prisonniers et d’Exilés Politiques Basque           

Le 10 décembre 2014

À Etxerat, nous sommes conscients des violations de droits qui sont perpétrées à travers le monde. En cette Journée Internationale des Droits de l’Homme, nous voulons montrer notre solidarité à tous ceux qui en font l’objet. De la Palestine à la Syrie ; de l’Irak au Sahara.

Les droits sont violés dans le monde entier, et aussi ici dans cette Europe soi-disant si avancée. Et ces violations, loin de régresser, touchent toujours plus de personnes, qui assistent dans l’impuissance totale la tentative de certains de transformer les droits essentiels en privilèges.

- En cette Journée des droits de l’Homme, nous voulons rappeler l’origine de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; et de la Femme. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a été rédigée pour défendre l’être humain contre les abus des États. C’est le sens de cette Déclaration, que nous appelons une fois de plus à respecter.

- En Euskal Herria, nous subissons depuis très longtemps une législation qui piétine consciemment les droits fondamentaux. Cela donne d’autant plus d’importance à cette Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Parce que les États espagnol et français violent systématiquement et consciemment nos droits humains.

- La politique d’exception qui est appliquée à nos parents et amis emprisonnés et à l’ensemble des familles en est le meilleur exemple. Que ce soit par le biais de la loi ou de pièges juridiques, les responsables de ces violations de droits sont les États, ceux-là même qui sont chargés de les faire respecter.

- La situation est extrêmement grave et des pas fermes et effectifs sont indispensables pour en finir avec ces violations systématiques. Pour cela, nous appelons expressément les institutions à se montrer à la hauteur des enjeux ; à s’engager à respecter et à faire respecter les droits fondamentaux.

FAITS:
- La politique de dispersion a provoqué un accident tous les 36 jours en 2014.

- En ce qui concerne les prisonniers gravement malades, des événements comme ceux vécus par Ibon Iparragirre mettent en évidence le fait que ni Ibon, ni aucun prisonnier malade ne devrait rester une minute de plus en prison. Leur droit à la santé est consciemment violé.

- 42 % des prisonniers politiques basques sont dispersés à plus de 800 km

- L’État espagnol est expert en pièges pour violer les droits fondamentaux, expert en machinerie judiciaire pour détourner les lois.

- Le droit à la famille, le droit à la santé, le droit à l’intimité, aux études, à parler sa langue… même les droits des enfants sont violés.

NOUS EXIGEONS :
- En cette Journée Internationale des Droits de l’Homme, que les institutions prennent leurs responsabilités. Nous exigeons des paroles mais aussi des engagements concrets de la part des institutions, partis, acteurs politiques et sociaux.

- Nous exigeons des paroles et des actes car une large partie de la société basque est touchée par ces violations. Pour agir avec dignité… des paroles et des actes.

- Un engagement actif de chacun pour mettre fin à toutes les violations de droits.







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