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Un beau moment de solidarité internationale

19122016

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Comme tous les ans, la section à Paris de l’Associu Sulidarità (association de soutien avec les prisonniers politiques corses) organisait Natale per i patriotti. Cette année, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque s’est joint à leurs camarades corses pour rappeler que les combats des prisonnières et prisonniers politiques basques et corses étaient les mêmes.

Dans l’après-midi, un marché solidaire avait réuni différentes associations vendant des produits du Chiapas, du Wall Mapu, de Palestine, de Grèce, des communautés amérindiennes ainsi que d’Euskal Herria et de Corse. Ce sont près de 300 personnes qui sont venues afin d’offrir à leurs proches un témoignage des luttes pour la liberté. En même temps, des documentaires étaient projetés notamment autour de la lutte exemplaire menée à Standing Rock contre la construction d’un gazoduc : Water is life !

En soirée, ce sont plus de 100 personnes qui ont chanté avec le groupe corse Scontru, toujours présent lorsqu’il s’agit d’exprimer leur solidarité avec les prisonniers politiques. Avant que le tour de chants ne commence, des militants.tes du CSPB et de l’Associu Sulidarità ont pris la parole afin de rappeler les conditions de détention connues par les prisonnières et prisonniers politiques basques et corses, la politique de vengeance des Etats français et espagnol et la nécessité de créer le rapport de forces suffisant pour faire plier ces Etats, notamment pour obtenir la libération de tous les prisonniers. Unai Arkauz, dont le père est incarcéré depuis 25 ans, a également pris la parole pour témoigner.

Nous avons particulièrement mis l’accent sur les conditions de détention inhumaines dans lesquelles se trouvent Igor Uriarte et Arkaitz Agirregabiria détenus au mitard depuis le 18 novembre 2016 à la prison de Villepinte. Une campagne internationale a été lancée afin d’écrire massivement à la Directrice de la Maison d’Arrêt de Villepinte et au Ministre français de la Justice.

Cette soirée a encore une fois permis de montrer que la solidarité était indispensable à la lutte et que, ensemble, pas à pas, nous parviendrons à libérer nos prisonniers, à libérer nos peuples.

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Elkartasun internazionalistaren egun ederra Parisen

Urtero Pariseko Associu Sulidarità-k (Korsikako preso politikoekiko elkartasun taldea) “natale per i patriotti” antolatu izan du. Aurten Euskal Herriarekiko Elkartasun Komiteak kide korsoekin bat egin du euskal eta korsikako preso politikoen borroka berdina dela gogoraraziz.

Arratsaldean, elkartasun merkatu batek hainbat elkarte batu ditu Txiapaseko, Wall Mapuko, Palestinako, Greziako, Amerikako jatorriko herrietako eta Euskal Herriko zein Korsikako produktuak saltzeko. 300 pertsona inguru etorri dira askatasunaren aldeko borroken inguruko testigantzak ematera. Honekin batera, hainbat dokumental jarri ziren ikusgai batez ere Standing Rocken gas-bide baten eraikuntzaren aurka egindako borroka eredugarriaren inguruan: Water is life!

Gauean 100 pertsona baino gehiagok abestu zuten korsikako Scontru taldearekin batera, beti prest dagoena preso politikoekiko elkartasun ekitaldietan parte hartzeko. Honen aurretik Euskal Herriarekiko Elkartasun Komiteko eta Associu Sulidaritèko militanteek hitza hartu zuten preso politikoen egoera zein den azaltzeko, Estatu espainol eta frantsesaren mendeku politika salatzeko eta deia luzatzeko indar korrelazio nahikoa lortzeari begira lan egiteko, preso guztien askatasuna lortzeko. Unai Arkauz, 25 urte preso daramatzan euskaldun baten semeak, bere esperientzia kontatu zuen baita ere.

Aipamen berezia izan zuen Igor Uriarte eta Arkaitz Agirregabiriaren egoerak, mitard.ean sartuta baitaude azaroan 18tik Fresnesen. Nazioarte mailako kanpainia bat jarri da martxan Fresneseko zuzendariari eta Justizia Ministroari era masiboan idazteko.

Egun honek beste behin ere erakutsi digu elkartasuna beharrezkoa dela borrokarako, eta elkarrekin, pausuz pausu, lortuko dugula gure presoak askatzea, gure herriak askatzea.




17 décembre : Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques basques et corses

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Ils et elles sont encore 361 prisonniers-ères politiques basques et 15 prisonniers politiques corses.

Les prisonniers-ères et réfugiés-ées politiques font partie du conflit, ils et elles doivent faire partie de la solution !

La question des prisonniers-ères politiques est centrale dans le contexte politique actuel alors que les mouvements indépendantistes basque et corse se sont clairement engagés pour la résolution du conflit, notamment avec l’arrêt des activités armées d’ETA et du FLNC.

La seule réponse à ce jour des gouvernements impérialistes français et espagnol est une répression sans merci à l’encontre des militants-es. Les gouvernants nient à tous ces militants-es enfermés-ées dans leurs geôles, leurs droits les plus fondamentaux.

La solution politique passera par la reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples corse et basque et devra inclure l’amnistie pour toutes et tous !

Immédiatement, nous revendiquons :
• Le rapprochement géographique des prisonniers-ères ;
• La libération des prisonniers-ères malades ;
• La libération des prisonniers-ères qui ont effectué les 2/3 de leur peine ;

Pour exiger la reconnaissance des droits des prisonnières et prisonniers politiques basques et corses, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris et l’Associu Sulidarita organisent une soirée de soutien au CICP samedi 17 décembre 2016.

Nous serons présents-tes dès 14h au Marché Solidaire. Nous débuterons la soirée à 19h avec un état des lieux de la situation avec un temps d’échange avec la salle, puis ouverture du bar avec un buffet corso-basque solidaire et le concert du groupe corse, Scontru.

Entrée prix libre.

Tables de presse et ventes de tee-shirts, produits traditionnels, dessins des camardes détenus.es, livres…

Tous les bénéfices de la soirée seront reversés aux prisonniers-ères.

Plus que jamais nous avons besoin de vous !

A bas les prisons et les États oppresseurs ! Vive la solidarité internationaliste !




Quelle feuille de route pour les prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques basques ?

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Vidéo présentant les feuilles de route adoptées par EPPK (collectif des prisonnier-e-s politiques basques) et EIPK (collectif des réfugié-e-s politiques basques) :

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FEUILLE DE ROUTE DU COLLECTIF DES PRISONNIER.E.S POLITIQUES BASQUES

FEUILLES DE ROUTE DU COLLECTIF DES EXILE.E.S POLITIQUES BASQUES

SYNTHESE CONFERENCE DE  PAIX A PARIS

Source :




HARRERA une association pour accompagner les ex-prisonnier-e-s et exilé-e-s politiques basques

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Peio Bellan est engagé depuis de nombreuses années, à titre professionnel et personnel pour, selon ses propos, remettre l’humain au centre de la réflexion sociale et économique au pays basque. Il est aussi depuis 2013 président de l’association HARRERA (1) qui a pour but de venir en aide aux anciens prisonnier-e-s politiques basques ainsi qu’aux personnes ayant quitté leur ville ou village pour des raisons liées au conflit. Nous l’avons rencontré en novembre dernier à Bayonne, dans les locaux de cette association.

Capture  Peio Bellan

 

Juan Salazar – Pouvez-vous nous présenter Harrera ?

Peio Bellan – Il faut d’abord revenir sur le contexte dans lequel a été décidé la création d’Harrera.  En octobre 2011 à Donosti, a l’issue d’une conférence internationale, Kofi Annan, ancien secrétaire général des nations unies, Jonhatan Powell, ancien chef de Cabinet de Tony Blair, Gerry Adams, leader du Sinn Fein, Pierre Joxe, ancien ministre de l’intérieur français ont rendu public une feuille de route pour résoudre et dépasser le conflit perdurant au Pays Basque, et trois jours après, l’organisation ETA a annoncé la fin définitive de la lutte armée. Au Pays Basque nord, dans l’état français, l’ensemble de la représentation politique a appuyé ce processus de paix en créant un groupe de dialogue.

J.S. – C’est pour cela que lors de la création de l’association, vous aviez insisté sur le fait qu’elle était un outil au service du processus de paix ?

P.B. – Exactement. Depuis cinq ans, une période inédite s’est ouverte au Pays basque. Parallèlement aux initiatives pour faire avancer ce processus, comme la conférence organisée l’année dernière à l’Assemblée Nationale à Paris, qui avait pour but d’appeler les gouvernements espagnols et français et l’ensemble des citoyens d’œuvrer en faveur de la paix au pays basque, il faut créer des outils qui garantissent durablement cette paix. L’objectif de notre action est de garantir une insertion dans le tissu social qui réponde aux critères de la dignité.

sortie de prison

 

J.S. – Quels sont vos moyens d’action ?

P.B. – Pour les sortants de prison en particulier, les priorités sont la santé, le logement, l’emploi. Tout en les accompagnant pour leur régularisation administrative et dans leurs démarches juridiques, Harrera apporte un soutien technique à l’aide à la recherche d’un emploi ou à la formation professionnelle, à la recherche d’un logement, et à la mise en relation avec des professionnels du soin.

J.S. – A combien de personnes avez-vous apporté votre soutien depuis 2013 ?

P.B. – Je préfère parler d’accompagnement, car il faut inscrire notre action dans la durée. 13 recherches de logement ont été solutionnées, via le privé ou les structures de logement social ; 6 contrats de travail ont pu être signés ; 2 personnes ont réalisé des formations professionnelles ; 13 ont eu accès à des soins de santé, pour la majorité de nature psychologique ; 21 régularisations administratives auprès de Pôle Emploi et de la CPAM en particulier ont été réalisées ; 8 personnes ont été accompagnées dans le cadre de l’aménagement de peines. Mais faute de moyens nous ne pouvons répondre à tous les besoins.

J.S. – Quelles sont vos sources de financement ?

P.B. -  Les fonds nécessaires à la réalisation des objectifs d’Harrera sont issus de financements publics, notamment de communes du Pays basque, mais aussi de fondations, associations personnes privées. Nous menons une campagne de collecte de dons et subventions, nous allons également faire appel au mécénat d’entreprise.

J.S. – Vous avez aussi un rôle d’information ?

P.B. -  Il s’agit surtout de sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics sur la nécessité d’aborder cette question de l’insertion des prisonniers et des exilés dans des conditions dignes. Outre l’organisation de réunions, nous allons réaliser une vidéo de témoignages d’anciennes et d’anciens prisonniers sur les stigmates de la détention, et sur les difficultés rencontrées lors de la réinsertion. Nous voulons en faire un outil de communication grand public.

J.S. – Il y a encore des centaines de détenus liés au conflit au pays basque en Espagne et en France. Harrera va donc répondre aux besoins de ceux qui reviennent en Iparralde ?

P.B. – Je pense que le moment viendra ou, comme en Irlande, les pouvoirs publics et les institutions européennes contribueront à la réinsertion sociale et citoyenne des ex-détenus. Mais en attendant, nous devrons avec les soutiens les plus nombreux possible, pas seulement ici au Pays basque, servir la paix en poursuivant les objectifs qu’Harrera s’est fixé en mars 2013.

J.S. – Comment peut-on soutenir votre association ?

P.B. – Oui c’est important, car s’il est de l’intérêt de tous que les anciennes et les anciens prisonniers politiques basques puissent s’insérer dans la société dans des conditions dignes, c’est aussi l’affaire de nous tous. Toutes les aides sont les bienvenues, en envoyant des dons au siège de Harrera, mais aussi lorsque c’est possible en contribuant à leur trouver un logement ou un travail en Iparralde.

(1) Association HARRERA        4 rue des Lisses 64100 Bayonne        iparraldekoharrerataldea@gmail.com

 




Point juridique sur les demandes de libérations conditionnelles

17112016

Par l’avocate Klara Rouget :

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Source : Bagoaz




Vidéos contre la dispersion

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Témoignages des fils de Josu Arkauz et du frère d’Ibon Goieaskoetxea

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Zarautz-Fresnes-Zarautz : 1648 km

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Source : Bagoaz




Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris

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Avec la présence du CSPB pour évoquer les prisonnières et prisonniers politiques basques. Venez nombreux !

VendrediEZ #8 : Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris




Emission « Ca booste sous les pavés vs. CSPB » du mardi 30/08/2016

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Comme tous les derniers mardis du mois de 22h30 à 00h30, le CSPB était présent sur Radio Libertaire mardi 30 août. Retrouvez le podcast de cette émission d’actualité traitant, ce mois-ci, des fêtes de Bilbao, du mouvement féministe basque, des luttes des prisonnières et prisonniers politiques, du parcours de l’internationaliste basque Asier Guridi, de l’histoire du militant Mikel Zabalza (torturé et assassiné en 1985), de l’interdiction faite au syndicat LAB de se présenter aux élections TPE dans l’État français ainsi qu’une présentation des élections autonomiques dans la Communauté Autonome Basque du 25 septembre prochain. Et, comme à chaque fois, de nombreuses chansons venues tout droit d’Euskal Herria.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en nous contactant par mail ou en commentant cet article.




Lutte à la MAF de Fresnes

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Source : Mediabask

 

Itziar Moreno a été transférée de la prison de Fresnes vers celle de Fleury-Mérogis.

Itziar Moreno a été mise à l’isolement depuis le 2 mai. L’association des familles de prisonniers Etxerat a fait savoir le 31 mai 2016 sur les réseaux sociaux qu’elle serait transférée vers l’établissement pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

La grève de la faim de nombreux prisonniers basques en soutien à Itziar Moreno pour protester contre sa mise à l’isolement a cessé samedi 28 mai.  Les prisonniers hommes et basques de Fresnes s’étaient ainsi mis en grève de la faim durant 19 jours avant qu’Itziar Moreno et Ekhiñe Eizagirre, ne les rejoignent dans ce mouvement.

Mediabask|30/05/2016

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Mediabask|28/05/2016
Fresnes

Le samedi 21 mai 2016 mai un rassemblement avait eu lieu devant l’établissement pénitentiaire.

Des bus sont partis de plusieurs villes du Pays Basque. Direction : la prison de Fresnes, en région parisienne.

Le mouvement de protestation qui s’est répandu dans plusieurs prisons en soutien à la détenue Itziar Moreno a pris plus d’ampleur ces derniers jours. Les Basques en détention à l’Ile de Ré ont débuté un jeûne. Tous les vendredis, Jakes Esnal, Jon Rubenach, Ander Mujika, Fermin Martinez et Zigor Merodio ne s’alimenteront pas. Ils ont par ailleurs demandé au directeur de l’établissement qu’il se renseigne auprès de son confrère de Fresnes sur la situation des détenus basques.

En attendant, au Pays Basque, l’envoi de lettres au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas se poursuit. Une initiative relayée par le parti abertzale Sortu, le syndicat LAB et le mouvement de jeunes Ernai.

Justine Giraudel|24/05/2016
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Rassemblement à Bilbo, vendredi 20 mai. © ARGAZKI PRESS

Des centaines de personnes rassemblées

Vendredi 20 mai, le Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris) se rassemblait devant la Maison d’arrêt des hommes de Fresnes, en présence du militant anarchiste Lucio Urtubia.

Le même jour, une délégation de soutiens d’Itziar Moreno remettait un courrier au consul de l’État français, à Bilbo. Ses proches revenaient sur l’origine de l’isolement de la jeune femme, un châtiment « disproportionné » dont la campagne de sensibilisation a d’ores et déjà abouti à l’envoi de nombreux courriers.

Parmi les émissaires, la porte-parole de Sortu Amaia Izko a évoqué des mesures érigées sur « la vengeance à l’égard des détenus politiques » pour « mettre en difficulté la résolution du conflit », appelant à l’union des forces pour en finir avec l’isolement et la dispersion. Un point de vue partagé par la co-présidente du Comité des droits de l’Homme au Pays Basque Anne-Marie Michaud dans une interview accordée à MEDIABASK.

Au Pays Basque Sud, les rassemblements se sont multipliés. Le 20 mai, des centaines de personnes se mobilisaient dans une trentaine de villes et de villages. Et de Donostia à Errenteria (Gipuzkoa), d’Iruñea (Nafarroa) à Gasteiz (Araba) et Algorta (Bizkaia), résonnait la solidarité avec les détenus basques.




Communiqué du CSPB : Solidarité avec la lutte des femmes incarcérées à la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes!

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Suite à une action de blocage le 2 mai  dernier,
Itziar Moreno est placée en isolement pour une durée indéterminée!

En avril dernier, les détenues de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis-à-vis des femmes enceintes… Mais l’administration pénitentiaire a fait la sourde oreille.

Ainsi, le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations.

La direction a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée qui pourrait s’allonger indéfiniment !  Cela est particulièrement inquiétant.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, ont forcé leur entrée au mitard.

La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la Maison d’Arrêt des Hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim jusqu’à ce que la situation d’Itziar Moreno se régularise.

L’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, c’est la raison pour laquelle il est considéré par les organisations internationales de défense des droits humains comme de la torture blanche.

Nous dénonçons l’utilisation de ce type de pratiques brutales et arbitraires en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières.

Il est temps que cessent ces mesures répressives à Fresnes et dans l’ensemble des prisons de l’Hexagone !

Nous demandons que les requêtes des prisonnières soient entendues et mises en place immédiatement !

Nous exprimons également notre solidarité avec les détenues en lutte à la MAF de Fleury-Mérogis.

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque-Paris (CSPB)

Version en castillan sur le site d’Askapena

 

Vous pouvez soutenir les prisonnières en écrivant à :

M. Scotto
Directeur de la M.A. de Fresnes
3 allée des Thuyas
94261 Fresnes Cedex

Capture

 







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