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Quelle feuille de route pour les prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques basques ?

24112016

Vidéo présentant les feuilles de route adoptées par EPPK (collectif des prisonnier-e-s politiques basques) et EIPK (collectif des réfugié-e-s politiques basques) :

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FEUILLE DE ROUTE DU COLLECTIF DES PRISONNIER.E.S POLITIQUES BASQUES

FEUILLES DE ROUTE DU COLLECTIF DES EXILE.E.S POLITIQUES BASQUES

SYNTHESE CONFERENCE DE  PAIX A PARIS

Source :




HARRERA une association pour accompagner les ex-prisonnier-e-s et exilé-e-s politiques basques

20112016

Peio Bellan est engagé depuis de nombreuses années, à titre professionnel et personnel pour, selon ses propos, remettre l’humain au centre de la réflexion sociale et économique au pays basque. Il est aussi depuis 2013 président de l’association HARRERA (1) qui a pour but de venir en aide aux anciens prisonnier-e-s politiques basques ainsi qu’aux personnes ayant quitté leur ville ou village pour des raisons liées au conflit. Nous l’avons rencontré en novembre dernier à Bayonne, dans les locaux de cette association.

Capture  Peio Bellan

 

Juan Salazar – Pouvez-vous nous présenter Harrera ?

Peio Bellan – Il faut d’abord revenir sur le contexte dans lequel a été décidé la création d’Harrera.  En octobre 2011 à Donosti, a l’issue d’une conférence internationale, Kofi Annan, ancien secrétaire général des nations unies, Jonhatan Powell, ancien chef de Cabinet de Tony Blair, Gerry Adams, leader du Sinn Fein, Pierre Joxe, ancien ministre de l’intérieur français ont rendu public une feuille de route pour résoudre et dépasser le conflit perdurant au Pays Basque, et trois jours après, l’organisation ETA a annoncé la fin définitive de la lutte armée. Au Pays Basque nord, dans l’état français, l’ensemble de la représentation politique a appuyé ce processus de paix en créant un groupe de dialogue.

J.S. – C’est pour cela que lors de la création de l’association, vous aviez insisté sur le fait qu’elle était un outil au service du processus de paix ?

P.B. – Exactement. Depuis cinq ans, une période inédite s’est ouverte au Pays basque. Parallèlement aux initiatives pour faire avancer ce processus, comme la conférence organisée l’année dernière à l’Assemblée Nationale à Paris, qui avait pour but d’appeler les gouvernements espagnols et français et l’ensemble des citoyens d’œuvrer en faveur de la paix au pays basque, il faut créer des outils qui garantissent durablement cette paix. L’objectif de notre action est de garantir une insertion dans le tissu social qui réponde aux critères de la dignité.

sortie de prison

 

J.S. – Quels sont vos moyens d’action ?

P.B. – Pour les sortants de prison en particulier, les priorités sont la santé, le logement, l’emploi. Tout en les accompagnant pour leur régularisation administrative et dans leurs démarches juridiques, Harrera apporte un soutien technique à l’aide à la recherche d’un emploi ou à la formation professionnelle, à la recherche d’un logement, et à la mise en relation avec des professionnels du soin.

J.S. – A combien de personnes avez-vous apporté votre soutien depuis 2013 ?

P.B. – Je préfère parler d’accompagnement, car il faut inscrire notre action dans la durée. 13 recherches de logement ont été solutionnées, via le privé ou les structures de logement social ; 6 contrats de travail ont pu être signés ; 2 personnes ont réalisé des formations professionnelles ; 13 ont eu accès à des soins de santé, pour la majorité de nature psychologique ; 21 régularisations administratives auprès de Pôle Emploi et de la CPAM en particulier ont été réalisées ; 8 personnes ont été accompagnées dans le cadre de l’aménagement de peines. Mais faute de moyens nous ne pouvons répondre à tous les besoins.

J.S. – Quelles sont vos sources de financement ?

P.B. -  Les fonds nécessaires à la réalisation des objectifs d’Harrera sont issus de financements publics, notamment de communes du Pays basque, mais aussi de fondations, associations personnes privées. Nous menons une campagne de collecte de dons et subventions, nous allons également faire appel au mécénat d’entreprise.

J.S. – Vous avez aussi un rôle d’information ?

P.B. -  Il s’agit surtout de sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics sur la nécessité d’aborder cette question de l’insertion des prisonniers et des exilés dans des conditions dignes. Outre l’organisation de réunions, nous allons réaliser une vidéo de témoignages d’anciennes et d’anciens prisonniers sur les stigmates de la détention, et sur les difficultés rencontrées lors de la réinsertion. Nous voulons en faire un outil de communication grand public.

J.S. – Il y a encore des centaines de détenus liés au conflit au pays basque en Espagne et en France. Harrera va donc répondre aux besoins de ceux qui reviennent en Iparralde ?

P.B. – Je pense que le moment viendra ou, comme en Irlande, les pouvoirs publics et les institutions européennes contribueront à la réinsertion sociale et citoyenne des ex-détenus. Mais en attendant, nous devrons avec les soutiens les plus nombreux possible, pas seulement ici au Pays basque, servir la paix en poursuivant les objectifs qu’Harrera s’est fixé en mars 2013.

J.S. – Comment peut-on soutenir votre association ?

P.B. – Oui c’est important, car s’il est de l’intérêt de tous que les anciennes et les anciens prisonniers politiques basques puissent s’insérer dans la société dans des conditions dignes, c’est aussi l’affaire de nous tous. Toutes les aides sont les bienvenues, en envoyant des dons au siège de Harrera, mais aussi lorsque c’est possible en contribuant à leur trouver un logement ou un travail en Iparralde.

(1) Association HARRERA        4 rue des Lisses 64100 Bayonne        iparraldekoharrerataldea@gmail.com

 




Point juridique sur les demandes de libérations conditionnelles

17112016

Par l’avocate Klara Rouget :

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Source : Bagoaz




Vidéos contre la dispersion

10112016

Témoignages des fils de Josu Arkauz et du frère d’Ibon Goieaskoetxea

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Zarautz-Fresnes-Zarautz : 1648 km

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Source : Bagoaz




Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris

23102016

Avec la présence du CSPB pour évoquer les prisonnières et prisonniers politiques basques. Venez nombreux !

VendrediEZ #8 : Discussion autour de Georges Ibrahim Abdallah le 28 octobre 2016 à Paris




Emission « Ca booste sous les pavés vs. CSPB » du mardi 30/08/2016

31082016

Comme tous les derniers mardis du mois de 22h30 à 00h30, le CSPB était présent sur Radio Libertaire mardi 30 août. Retrouvez le podcast de cette émission d’actualité traitant, ce mois-ci, des fêtes de Bilbao, du mouvement féministe basque, des luttes des prisonnières et prisonniers politiques, du parcours de l’internationaliste basque Asier Guridi, de l’histoire du militant Mikel Zabalza (torturé et assassiné en 1985), de l’interdiction faite au syndicat LAB de se présenter aux élections TPE dans l’État français ainsi qu’une présentation des élections autonomiques dans la Communauté Autonome Basque du 25 septembre prochain. Et, comme à chaque fois, de nombreuses chansons venues tout droit d’Euskal Herria.

N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en nous contactant par mail ou en commentant cet article.




Lutte à la MAF de Fresnes

5062016

Source : Mediabask

 

Itziar Moreno a été transférée de la prison de Fresnes vers celle de Fleury-Mérogis.

Itziar Moreno a été mise à l’isolement depuis le 2 mai. L’association des familles de prisonniers Etxerat a fait savoir le 31 mai 2016 sur les réseaux sociaux qu’elle serait transférée vers l’établissement pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

La grève de la faim de nombreux prisonniers basques en soutien à Itziar Moreno pour protester contre sa mise à l’isolement a cessé samedi 28 mai.  Les prisonniers hommes et basques de Fresnes s’étaient ainsi mis en grève de la faim durant 19 jours avant qu’Itziar Moreno et Ekhiñe Eizagirre, ne les rejoignent dans ce mouvement.

Mediabask|30/05/2016

Fresnes_zorrotza

Mediabask|28/05/2016
Fresnes

Le samedi 21 mai 2016 mai un rassemblement avait eu lieu devant l’établissement pénitentiaire.

Des bus sont partis de plusieurs villes du Pays Basque. Direction : la prison de Fresnes, en région parisienne.

Le mouvement de protestation qui s’est répandu dans plusieurs prisons en soutien à la détenue Itziar Moreno a pris plus d’ampleur ces derniers jours. Les Basques en détention à l’Ile de Ré ont débuté un jeûne. Tous les vendredis, Jakes Esnal, Jon Rubenach, Ander Mujika, Fermin Martinez et Zigor Merodio ne s’alimenteront pas. Ils ont par ailleurs demandé au directeur de l’établissement qu’il se renseigne auprès de son confrère de Fresnes sur la situation des détenus basques.

En attendant, au Pays Basque, l’envoi de lettres au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas se poursuit. Une initiative relayée par le parti abertzale Sortu, le syndicat LAB et le mouvement de jeunes Ernai.

Justine Giraudel|24/05/2016
Concentracion-moreno-curto

Rassemblement à Bilbo, vendredi 20 mai. © ARGAZKI PRESS

Des centaines de personnes rassemblées

Vendredi 20 mai, le Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris) se rassemblait devant la Maison d’arrêt des hommes de Fresnes, en présence du militant anarchiste Lucio Urtubia.

Le même jour, une délégation de soutiens d’Itziar Moreno remettait un courrier au consul de l’État français, à Bilbo. Ses proches revenaient sur l’origine de l’isolement de la jeune femme, un châtiment « disproportionné » dont la campagne de sensibilisation a d’ores et déjà abouti à l’envoi de nombreux courriers.

Parmi les émissaires, la porte-parole de Sortu Amaia Izko a évoqué des mesures érigées sur « la vengeance à l’égard des détenus politiques » pour « mettre en difficulté la résolution du conflit », appelant à l’union des forces pour en finir avec l’isolement et la dispersion. Un point de vue partagé par la co-présidente du Comité des droits de l’Homme au Pays Basque Anne-Marie Michaud dans une interview accordée à MEDIABASK.

Au Pays Basque Sud, les rassemblements se sont multipliés. Le 20 mai, des centaines de personnes se mobilisaient dans une trentaine de villes et de villages. Et de Donostia à Errenteria (Gipuzkoa), d’Iruñea (Nafarroa) à Gasteiz (Araba) et Algorta (Bizkaia), résonnait la solidarité avec les détenus basques.




Communiqué du CSPB : Solidarité avec la lutte des femmes incarcérées à la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes!

20052016

Suite à une action de blocage le 2 mai  dernier,
Itziar Moreno est placée en isolement pour une durée indéterminée!

En avril dernier, les détenues de la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis-à-vis des femmes enceintes… Mais l’administration pénitentiaire a fait la sourde oreille.

Ainsi, le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations.

La direction a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée qui pourrait s’allonger indéfiniment !  Cela est particulièrement inquiétant.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, ont forcé leur entrée au mitard.

La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la Maison d’Arrêt des Hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim jusqu’à ce que la situation d’Itziar Moreno se régularise.

L’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, c’est la raison pour laquelle il est considéré par les organisations internationales de défense des droits humains comme de la torture blanche.

Nous dénonçons l’utilisation de ce type de pratiques brutales et arbitraires en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières.

Il est temps que cessent ces mesures répressives à Fresnes et dans l’ensemble des prisons de l’Hexagone !

Nous demandons que les requêtes des prisonnières soient entendues et mises en place immédiatement !

Nous exprimons également notre solidarité avec les détenues en lutte à la MAF de Fleury-Mérogis.

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque-Paris (CSPB)

Version en castillan sur le site d’Askapena

 

Vous pouvez soutenir les prisonnières en écrivant à :

M. Scotto
Directeur de la M.A. de Fresnes
3 allée des Thuyas
94261 Fresnes Cedex

Capture

 




Solidarité avec les prisonnières en lutte à la Maison d’Arrêt de Fresnes

17052016

Voici l’article paru sur Mediabask expliquant leur situation :

Suite à une action de blocage le 2 mai 2016 dernier, Itziar Moreno est aujourd’hui à l’isolement dans la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Fresnes. Côté hommes, les détenus basques ont entamé une grève de la faim en solidarité avec la jeune femme.

En avril dernier, les détenues de la maison d’arrêt des femmes de Fresnes se mobilisaient pour demander le respect de leur droit : amélioration des conditions d’hygiène, respect vis à vis des femmes enceintes… Sans réponse de la part de la direction, la tension est montée, explique Muriel Lucantis, de l’association Etxerat.

Le 2 mai, les détenues ont symboliquement bloqué le patio une dizaine de minutes, refusant de regagner leur cellule. Elles étaient aussi une quarantaine à signer et envoyer une lettre à la direction, faisant part de leurs sollicitations. Cette dernière a désigné la détenue basque Itziar Moreno comme l’instigatrice de la mobilisation, à laquelle participaient aussi des détenues de droit commun. La jeune femme a été envoyée en isolement pour une durée « qui pourrait s’allonger indéfiniment », s’inquiète Etxerat.

En réaction, les deux autres détenues basques de la MAF, Ekhiñe Izaguirre et Iratxe Sorzabal, « ont forcé leur entrée au mitard ». Ressorties lundi 9 mai, elles l’auraient réintégré depuis hier, mardi 10 mai. La punition infligée à Itziar Moreno a aussi fait réagir du côté de la maison d’arrêt des hommes, où les détenus basques ont entamé une grève de la faim « jusqu’à ce que la situation de la détenue] se régularise ».

« Torture blanche »

Dans un communiqué envoyé ce matin, mercredi 11 mai, le collectif Bagoaz s’est associé à cette dynamique de solidarité. « Nous rappelons que l’isolement, a fortiori prolongé, entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques pour celles et ceux qui y sont soumis, et qu’il est souvent pointé par les organisations internationales de défense des droits humains comme ‘torture blanche’. »

Il dénonce l’utilisation de ce type de pratiques « brutale et arbitraire en réponse à de simples demandes de respect des droits essentiels des personnes, portées par un grand nombre de prisonnières ». Et appelle « l’ensemble des personnes attachées au respect des droits essentiels à se joindre à l’envoi massif de lettres à la direction de la prison », pour que cessent « ces mesures répressives ».

Enfonçant le clou, le collectif souligne la multiplication des atteintes aux droits des détenus dans les prisons de l’Hexagone.




Exposition de tableaux de Lorentxa Beyrie et Rikardo Paskual

14122015

ExpoLorentxa

Depuis quinze ans, en prison pour ses idées politiques, Lorentxa BEYRIE, originaire de Cambo en Pays basque nord, dit avoir besoin de l’imagination et de la création pour survivre. Cette artiste autodidacte – elle a suivi des études de sociologie et obtenu la licence d’ethnologie à l’université de Bordeaux – peint depuis 12 ans au fusain et au pastel. Elle écrit et illustre également des contes pour enfants de 5 à 7 ans, passion qu’elle cultive depuis qu’elle est très jeune. Peindre est aujourd’hui pour elle une nécessité, lui permettant de communiquer avec ses parents, ses amis et tous ceux qui découvrent son travail. Emprisonnée loin de sa terre natale, c’est à ses œuvres et à l’art qu’elle confie ses sentiments, ses moments de bonheur, d’espoir ou de tristesse. Ses créations, non figuratives sont empreintes de couleurs, suaves, sensuelles parfois. On y découvre le mouvement, la liberté.

Rikardo PASCUAL, peintre d’Irun, au Pays Basque sud et membre du groupe d’artistes UR TALDEA.







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