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Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !




Des alternatives politiques au menu du contre-sommet du G7

8082019

830x532_opposants-g7-biarritz-mobilisent-dejaSource : Mediabask du 06/08/2019

Du 21 au 23 août, Irun accueillera plus de 80 conférences et ateliers au parc des expositions de Ficoba, dans le cadre du contre-sommet du G7. Féminisme, migrations, diversité des peuples seront autant de thèmes au menu de ce riche programme. L’objectif de ce programme, articulé autour de sept thématiques, est de « comprendre l’architecture du monde actuel, approfondir les enjeux des luttes actuelles et créer un nouveau modèle ». Il sera complété par un week-end de mobilisations : manifestation le samedi 24 août à Hendaye et action « arc-en-ciel » dimanche 25 août.

Le programme est foisonnant et donne envie d’assister à tout. Il faudra cependant choisir parmi les plus de 80 activités proposées. Pour vous guider, MEDIABASK a retenu trois thèmes : le féminisme, les migrations et la diversité des peuples (processus de paix, prisonniers).

1) Féminisme

Mercredi 21 août, 14h-16h (salle cinéma) : « Contrat social ou contrat sexuel », atelier animé par Oihana Etxebarrieta (féministe et députée d’EH Bildu au parlement de la Communauté autonome basque) et Jone Etxebarria (militante du mouvement féministe).

Jeudi 22 août, 10h-12h et 15h-17h (salle 3 Ficoba) : « Femmes en lutte contre les inégalités sociales et économiques : face à la précarité et aux politiques d’austérité, des travailleuses et syndicalistes témoignent de leurs difficultés, de leurs engagements et de leurs victoires ». Conférence en deux parties en présence de Wangari Kinoti (ActionAid International), Murielle Guilbert (Union syndicale Solidaires – sous réserve), ELA, Syndicat en Turquie, LAB, coordinatrice de la grève 8M au Pays Basque, Las Kellys.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 3 Ficoba) : « Le féminisme en réponse à la crise écologique et sociale : y a-t-il un risque de récupération du féminisme par le G7 et le néolibéralisme ? Quelles perspectives offertes par l’écoféminisme et quelles propositions pour une transition écologique, sociale et féministe ? ». Conférence en présence de Luciana Ghiotto (Argentina mejor sin TLC, Attac Argentina, Foro feminista), Yveline Nicolas (Adéquations et collectif d’associations féministes françaises sur les enjeux internationaux), Vanessa Alvarez Gonzalez (Red Ecofeminista), Huayra Llanque (Attac France).

Le féminisme sera le thème central de la journée du jeudi. À noter aussi que le vendredi 23 août, deux ateliers seront consacrés aux « exemples concrets de résistance féministe » de 11h45 à 13h45 (salle 2) puis de 15 heures à 17 heures (salle 1). Les intervenantes restent à confirmer.

2) Migrations et accueil

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle 2 Ficoba) : « Stratégies mouvements sociaux européens de défense des migrants ». Conférence en présence de Brid Brennan, TNI, un représentant de No Border, Paulo Illes (FSMM – sous réserve).

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle cinéma) : « Emanciper les migrantes », atelier animé par Askapena, Ongi etorri errefuxiatuak et Julen Mendizabal.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 2 Ficoba) : « Expériences d’accueil : Harrera ». Conférence avec Solidarité Migrants-Etorkinekin, Ongi Etorri Errefuxiatuak, Catherine Verbruggen, Irungo Harrera Sarea, Bizkaiko Harrera Sarea, Artea, Pisos ocupados autogestionarios.

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 3) : « Regard sur les migrations depuis la perspective féministe : causes, transit et accès aux droits ». Conférence avec CEAR Euskadi, Julia Marti (chercheuse de OMAL, écoféministe et activiste au sein de Feministalde).

3) Diversité et liberté des peuples

Jeudi 22 août, 10h-12h (salle 1 Ficoba) : « La question des prisonniers politiques dans les processus de libération nationale et sociale ». Conférence avec des représentants basque, palestinien, kurde (à confirmer), catalan, corse (à confirmer).

Jeudi 22 août, 15h-17h (cinéma) : « Le rôle des acteurs/mouvements sociaux dans les processus de la Catalogne et du Pays Basque ». Conférence avec Jaume Bardolet (coordinateur international de l’ANC, Gure esku dago.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 2 Ficoba) : « Processus de paix au Pays Basque ». Conférence en présence de Michel Tubiana (président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Jean-Noël Etcheverry ‘Txetx’ (artisan de la paix et cofondateur du mouvement altermondialiste Bizi!) et Xantiana Cachenaut, avocate au barreau de Bayonne et conseil des prisonniers politiques basques.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 3 Ficoba) : « Etat, pouvoir et transformation sociale : les exemples de la Catalogne, de l’Ecosse et du Pays Basque ». Conférence avec David Fernandez (militant de mouvements sociaux en Catalogne), Larraitz Ugarte (député EH Bildu au Parlement de la Communauté autonome basque) et Jon Azkune (professeur d’université).

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 1 Ficoba) : « Echanges entre les nations sans Etats ». Conférence en présence d’Arnaldo Otegi (EH Bildu, Pays Basque), Marta Rovira (ERC, Catalogne – en vidéo-conférence depuis la Belgique où elle est exilée) et Jean-Guy Talamoni (président de l’Assemblée de Corse, Corsica libera – en vidéo conférence).

 




HARRERA une association pour accompagner les ex-prisonnier-e-s et exilé-e-s politiques basques

20112016

Peio Bellan est engagé depuis de nombreuses années, à titre professionnel et personnel pour, selon ses propos, remettre l’humain au centre de la réflexion sociale et économique au pays basque. Il est aussi depuis 2013 président de l’association HARRERA (1) qui a pour but de venir en aide aux anciens prisonnier-e-s politiques basques ainsi qu’aux personnes ayant quitté leur ville ou village pour des raisons liées au conflit. Nous l’avons rencontré en novembre dernier à Bayonne, dans les locaux de cette association.

Capture  Peio Bellan

 

Juan Salazar – Pouvez-vous nous présenter Harrera ?

Peio Bellan – Il faut d’abord revenir sur le contexte dans lequel a été décidé la création d’Harrera.  En octobre 2011 à Donosti, a l’issue d’une conférence internationale, Kofi Annan, ancien secrétaire général des nations unies, Jonhatan Powell, ancien chef de Cabinet de Tony Blair, Gerry Adams, leader du Sinn Fein, Pierre Joxe, ancien ministre de l’intérieur français ont rendu public une feuille de route pour résoudre et dépasser le conflit perdurant au Pays Basque, et trois jours après, l’organisation ETA a annoncé la fin définitive de la lutte armée. Au Pays Basque nord, dans l’état français, l’ensemble de la représentation politique a appuyé ce processus de paix en créant un groupe de dialogue.

J.S. – C’est pour cela que lors de la création de l’association, vous aviez insisté sur le fait qu’elle était un outil au service du processus de paix ?

P.B. – Exactement. Depuis cinq ans, une période inédite s’est ouverte au Pays basque. Parallèlement aux initiatives pour faire avancer ce processus, comme la conférence organisée l’année dernière à l’Assemblée Nationale à Paris, qui avait pour but d’appeler les gouvernements espagnols et français et l’ensemble des citoyens d’œuvrer en faveur de la paix au pays basque, il faut créer des outils qui garantissent durablement cette paix. L’objectif de notre action est de garantir une insertion dans le tissu social qui réponde aux critères de la dignité.

sortie de prison

 

J.S. – Quels sont vos moyens d’action ?

P.B. – Pour les sortants de prison en particulier, les priorités sont la santé, le logement, l’emploi. Tout en les accompagnant pour leur régularisation administrative et dans leurs démarches juridiques, Harrera apporte un soutien technique à l’aide à la recherche d’un emploi ou à la formation professionnelle, à la recherche d’un logement, et à la mise en relation avec des professionnels du soin.

J.S. – A combien de personnes avez-vous apporté votre soutien depuis 2013 ?

P.B. – Je préfère parler d’accompagnement, car il faut inscrire notre action dans la durée. 13 recherches de logement ont été solutionnées, via le privé ou les structures de logement social ; 6 contrats de travail ont pu être signés ; 2 personnes ont réalisé des formations professionnelles ; 13 ont eu accès à des soins de santé, pour la majorité de nature psychologique ; 21 régularisations administratives auprès de Pôle Emploi et de la CPAM en particulier ont été réalisées ; 8 personnes ont été accompagnées dans le cadre de l’aménagement de peines. Mais faute de moyens nous ne pouvons répondre à tous les besoins.

J.S. – Quelles sont vos sources de financement ?

P.B. -  Les fonds nécessaires à la réalisation des objectifs d’Harrera sont issus de financements publics, notamment de communes du Pays basque, mais aussi de fondations, associations personnes privées. Nous menons une campagne de collecte de dons et subventions, nous allons également faire appel au mécénat d’entreprise.

J.S. – Vous avez aussi un rôle d’information ?

P.B. -  Il s’agit surtout de sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics sur la nécessité d’aborder cette question de l’insertion des prisonniers et des exilés dans des conditions dignes. Outre l’organisation de réunions, nous allons réaliser une vidéo de témoignages d’anciennes et d’anciens prisonniers sur les stigmates de la détention, et sur les difficultés rencontrées lors de la réinsertion. Nous voulons en faire un outil de communication grand public.

J.S. – Il y a encore des centaines de détenus liés au conflit au pays basque en Espagne et en France. Harrera va donc répondre aux besoins de ceux qui reviennent en Iparralde ?

P.B. – Je pense que le moment viendra ou, comme en Irlande, les pouvoirs publics et les institutions européennes contribueront à la réinsertion sociale et citoyenne des ex-détenus. Mais en attendant, nous devrons avec les soutiens les plus nombreux possible, pas seulement ici au Pays basque, servir la paix en poursuivant les objectifs qu’Harrera s’est fixé en mars 2013.

J.S. – Comment peut-on soutenir votre association ?

P.B. – Oui c’est important, car s’il est de l’intérêt de tous que les anciennes et les anciens prisonniers politiques basques puissent s’insérer dans la société dans des conditions dignes, c’est aussi l’affaire de nous tous. Toutes les aides sont les bienvenues, en envoyant des dons au siège de Harrera, mais aussi lorsque c’est possible en contribuant à leur trouver un logement ou un travail en Iparralde.

(1) Association HARRERA        4 rue des Lisses 64100 Bayonne        iparraldekoharrerataldea@gmail.com

 




RAFFLE CONTRE LES DROITS DES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES

9012014

 

Arantza Zulueta ha sido conducida al registro del despacho de Iñaki Goioaga, que no se ha llevado a cabo. (Luis JAUREGIALTZO/ARGAZKI PRESS)

Communiqué de Herrira – Pays Basque Nord

8 militants ont été arrêtés hier en Pays Basque sud sur ordre de l’Audience Nationale de Madrid. Ces 8 militants ont été arrêtés parce qu’ils sont les interlocuteurs du Collectif des Prisonniers Politiques Basques. Ces arrestations interviennent une semaine après le communiqué historique de ce collectif. Herrira voit en cette opération un pas en arrière, un frein inacceptable en ce contexte de processus de paix, processus pour lequel de plus en plus de personnes, organisations, collectifs et associations travaillent au quotidien. L’espoir d’un véritable processus de résolution de ce conflit est porté aujourd’hui par la grande majorité de la société basque.

 

Le Collectif des Prisonniers Politiques Basques a rendu public il y a quelques jours, leur lecture des recommandations, une feuille de route pour trouver une solution à leur situation, dans le sens du processus de paix. Cette déclaration a été accueillie en Pays Basque comme une avancée historique dans le processus de paix. L’état espagnol a décidé hier de continuer d’agir dans le sens contraire en multipliant les obstacles au processus de paix, et en mettant en avant une réponse uniquement répressive.

 

 D’autre part, l’Etat français a lui aussi répondu par la répression à une autre avancée du processus de paix : suite à la déclaration publique du Collectif des Réfugiés Politiques Basques concernant sa feuille de route (le 15 juin 2013 à Biarritz) l’Etat français avait procédé à des arrestations par le biais mandat d’arrêt européens, et parmi les personnes arrêtées figurait Jokin Aranalde, porte parole du Collectif

 

 527 prisonniers sont actuellement incarcérés et dispersés dans les états français et espagnol. Et combien d’entre eux sous le coup de longues condamnations, combien d’entre eux atteints de maladies graves, sous le coup de mesures d’exception ? Il semble clair qu’une fois de plus l’Espagne comme la France ont décidé de ne pas entendre la volonté de paix portée par la société basque, ne répondant que par la répression. Mais cela ne peut plus durer. Le processus avance, les engagements et mobilisations se multiplient, la société basque est au travail. Nous devons continuer sur ce chemin pour faire front à ce mur, et plus que jamais en nous mobilisant !!!

 

Bayonne, le 9 janvier 2014

Herrira Pays basque nord




La CEDH condamne fermement Madrid et ordonne la libération d’Ines Del Rio

22102013

La CEDH condamne fermement Madrid et ordonne la libération d'Ines Del Rio dans Politique portada_irudia11 Deux ans et un jour après la décision d’ETA
d’abandonner les actions armées, la Cour européenne des droits de l’homme
(CEDH) a envoyé un signal fort à l’etat espagnol concernant sa politique
pénitentiaire. La décision de la Grande Chambre de l’instance suprême
européenne rendue publique hier sonne le glas de la doctrine 197/2 006 alias
“doctrine Parot” (jurisprudence qui permet l’allongement de la durée
d’incarcération, cf. encadré). Accueillie favorablement au Pays Basque, la
décision a été déplorée par certaines associations de victimes d’ETA et des
partis politiques espagnols (voir p. 4-5) et par le gouvernement espagnol.
Celui-ci a annoncé qu’il revenait à la justice de se prononcer sur son
application et que les autres recours déposés par des prisonniers basques
contre la doctrine 197/2006, seraient examinés au cas par cas.

La Grande Chambre de la CEDH a donc confirmé l’arrêt
rendu public le 10 juillet 2012 par la Cour européenne dans lequel elle
ordonnait la remise en liberté de la prisonnière basque Ines del Rio Prada et
estimait que la doctrine 197/2 006 violait la convention européenne des droits
de l’homme.

p005_021 dans Prisonnier(e)s politiques basques

Par 15 voix contre deux les 17 magistrats composant la
Grande Chambre ont confirmé qu’il y avait dans ce cas violation de l’article 7
de la Convention. Un article qui indique qu’il ne peut y avoir de peine sans
loi : “il n’est infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable
au moment où l’infraction a été commise” est il écrit dans cet article. Cet
arrêt conforte donc tous ceux, mouvements de défense des droits des prisonniers
basques mais aussi juristes, qui dénonçaient le caractère rétroactif de la
“doctrine Parot” (cf. encadré).

De plus c’est à l’unanimité que les magistrats de la
CEDH ont jugé qu’Ines del Rio faisait “l’objet d’une détention non régulière”
depuis le 3 juillet 2008 (date à laquelle elle aurait du être libérée sans
l’application de la doctrine) et donc d’une violation de l’article 5 § 1 de la
Convention (droit à la liberté et à la sécurité). Enfin, à 16 voix contre une
ils ont estimé “qu’il incombe à l’Etat défendeur d’assurer la remise en liberté
de la requérante dans les plus brefs délais.”

La Grande Chambre a également confirmé le montant de
30 000 euros qui avait été accordé à la prisonnière pour les dommages et
intérêts.

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MADRID FRAPPE HERRIRA

2102013

MADRID FRAPPE HERRIRA dans Politique portada_irudiaLe JPB 01/01/2013

La justice espagnole attaque frontalement le mouvement Herrira

La défense des droits des prisonniers a motivé les manifestations les plus
remarquées de ces 30 dernières années au Pays Basque. En 2012 et en 2013, à
Bilbo, plus de 100 000 personnes étaient sorties dans la rue à l’appel de
Herrira. Hier matin, ce même mouvement a fait l’objet d’une opération policière
d’envergure qui s’est déroulée dans les quatre provinces du Pays Basque Sud.
Elle a été ordonnée par le juge Eloy Velasco de l’Audience nationale espagnole.

En plus d’avoir fermé les locaux du mouvement à Hernani, Iruñea, Bilbo et Gasteiz,
les agents de police ont Interpellé 18 personnes, dont “dix qui étaient réunies
au siège du groupe à Hernani”, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un
communiqué. Parmi les personnes ne participant pas à cette réunion, cinq se
trouvaient en Gipuzkoa, une en Bizkaia, une en Nafarroa et une en Araba.

Comptes et sites bloqués

La justice espagnole les accuse d’avoir fait “l’apologie du terrorisme” et d’avoir
“intégré” et “financé une bande armée”. Herrira assure qu’aucune d’entre elles
n’a été placée au secret.

Dans le cadre de cette opération, l’Audience nationale a bloqué les comptes
bancaires de Herrira et a ordonné la fermeture de “32 profils sur Twitter, 125
profils sur Facebook et 38 pages Web. Les comptes bancaires utilisés par
Herrira sont bloqués”. Hier après-midi, le site herrira.org affichait encore
son dernier article, publié le 26 septembre et intitulé “La doctrine 197/2006
peut engendrer un traitement dégradant et inhumain”. Les propos étaient
attribués à Mauro Palma, ancien président du Comité européen pour la prévention
de la torture et des traitements dégradants et inhumains.

Précisément, Herrira est dans l’attente de la réponse de la Cour européenne des droits de
l’homme sur la doctrine 197/2006 (aussi dite “Parot”), qui prolonge les peines
de détention des prisonniers basques. “L’État espagnol a d’une certaine façon
donné sa réponse à ce procès [par le biais de cette opération]”, affirme Émilie
Martin, porte-parole de Herrira.

Il a aussi voulu montrer, selon elle, “qu’il ne veut pas participer au processus de
paix” engagé au Pays Basque et aurait voulu “frapper le mouvement populaire en
faveur des droits des prisonniers”.

Créé il y a un an et demi, Herrira a centré son travail sur la reconnaissance des
droits des prisonniers issus du conflit basque. Aujourd’hui, la justice
espagnole l’accuse notamment d’avoir “pris la relève d’Askatasuna/Gestoras
Pro-Amnistia dans la convocation et le soutien de manifestations faisant
l’apologie des prisonniers de l’ETA et de leurs idéaux”. Les précédentes
illégalisations débutaient ainsi…

Les  exilés maintiennent leur engagement sur la voie de la paix

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Le CSPB à la fête de l’Huma

11102011

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Privé de stand à la Fête de l’Humanité, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris a été fraternellement accueilli par l’USTKE (syndicat indépendantiste kanak) et son pendant politique : le Parti Travailliste.

  

Si nous n’avons pu, comme l’année dernière et faute d’espace, organiser de débat sur le stand , nous sommes intervenus dans des débats programmés par la fête.

  

Robert Badinter était l’invité vedette d’un débat  célébrant l’abolition de la peine de mort dans l’état français, et Juan a interpellé l’ancien ministre de Mitterrand, pour lui rappeler, ainsi qu’aux centaines de personnes présentes, qu’ à  la peine de mort, s’est  substitué l’allongement des peines, et que c’est la peine de mort lente qui est appliquée, qu’il y a un « suicide » tous les 3 jours dans les prisons de France, un taux six fois supérieur au taux de suicide dans le monde extérieur, que les gens crèvent de maladie derrière les barreaux. Bref, qu’abolir la peine de mort c’est bien mais aujourd’hui il y a comparativement plus de morts dans les prisons de France que du temps où l’on appliquait la peine de mort ! Rappeler, aussi, que les réponses de l’état français aux assassinats du GAL , aux 29 morts tués par balles ou dans des attentats à la bombe sous le nez de Mitterrand et de son gouvernement socialiste,  ont été les premières d’une longue série d’extraditions pour livrer les réfugiés basques aux tortionnaires de l’état espagnol. Rappeler à Robert Badinter qu’il était alors ministre de la justice et que  l’abolition de la peine de mort ne l’a pas affranchi de cette horreur : remettre un réfugié politique à une justice mise en place par les héritiers du franquisme.

  

Au cours d’un autre débat sur la torture, en particulier pendant la guerre d’Algérie, avec Henri  Alleg et Serge Portelli, Pablo a apporté son témoignage. Il a été écouté, lorsqu’il a dénoncé la pratique de la torture et du viol par la  police et l’armée espagnole. Il a dénoncé la justice française qui accepte des mandats d’arrêt européens basés sur des déclarations faites sous la torture et rappelé que c’est sur le territoire de l’état français que Jon Anza est mort il y a deux ans.  Nous nous sommes naturellement retrouvés à la fin du débat aux côtés d’ H. Alleg et de S. Portelli, qui dédicaçaient leurs livres,  pour présenter le numéro spécial d’Ekaitza sur la torture au Pays Basque.

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Un moment de solidarité partagé avec Kanaks et Corses

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le CSPB à la fête de l’huma

23092011

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Privé de stand à la Fête de l’Humanité, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris a été fraternellement accueilli par l’USTKE (syndicat indépendantiste kanak) et son pendant politique : le Parti Travailliste.

Si nous n’avons pu, comme l’année dernière et faute d’espace, organiser de débat sur le stand , nous sommes intervenus dans des débats programmés par la fête.

Robert Badinter était l’invité vedette d’un débat  célébrant l’abolition de la peine de mort dans l’état français, et Juan a interpellé l’ancien ministre de Mitterrand, pour lui rappeler, ainsi qu’aux centaines de personnes présentes, qu’ à  la peine de mort, s’est  substitué l’allongement des peines, et que c’est la peine de mort lente qui est appliquée, qu’il y a un « suicide » tous les 3 jours dans les prisons de France, un taux six fois supérieur au taux de suicide dans le monde extérieur, que les gens crèvent de maladie derrière les barreaux. Bref, qu’abolir la peine de mort c’est bien mais aujourd’hui il y a comparativement plus de morts dans les prisons de France que du temps où l’on appliquait la peine de mort ! Rappeler, aussi, que les réponses de l’état français aux assassinats du GAL , aux 29 morts tués par balles ou dans des attentats à la bombe sous le nez de Mitterrand et de son gouvernement socialiste,  ont été les premières d’une longue série d’extraditions pour livrer les réfugiés basques aux tortionnaires de l’état espagnol. Rappeler à Robert Badinter qu’il était alors ministre de la justice et que  l’abolition de la peine de mort ne l’a pas affranchi de cette horreur : remettre un réfugié politique à une justice mise en place par les héritiers du franquisme.

 Au cours d’un autre débat sur la torture, en particulier pendant la guerre d’Algérie, avec Henri  Alleg et Serge Portelli, Pablo a apporté son témoignage. Il a été écouté, lorsqu’il a dénoncé la pratique de la torture et du viol par la  police et l’armée espagnole. Il a dénoncé la justice française qui accepte des mandats d’arrêt européens basés sur des déclarations faites sous la torture et rappelé que c’est sur le territoire de l’état français que Jon Anza est mort il y a deux ans.  Nous nous sommes naturellement retrouvés à la fin du débat aux côtés d’ H. Alleg et de S. Portelli, qui dédicaçaient leurs livres,  pour présenter le numéro spécial d’Ekaitza sur la torture au Pays Basque.

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Un moment de solidarité partagé avec Kanaks et Corses

 Sur le stand de l’USTKE, où Jacques Gaillot est venu nous apporter son soutien, était également présent à nos côtés l’Associu Sulidarità, association de solidarité avec les prisonniers politiques corses et leurs familles.

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NOUVEAU PROCES DE MILITANTS BASQUES

27032011

DEVANT LA COUR D’ASSISES SPECIALE DE PARIS

Les prisonniers basques Peio Eskizabel Urtuzaga de Lasarte et Manu Ugartemendia Isasa de Orereta sont jugés depuis le 17 mars dernier devant la Cour d’Assises spéciale de Paris.  Tous deux sont prisonniers depuis le 28 avril 2005, cela fait 6 ans qu’ils attendent leur procès.

Voici  la déclaration lue par les deux militants lors de l’ouverture de leur procès.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs

 Le peuple basque est un petit peuple, très ancien et très digne, qui vit depuis des siècles des deux côtés de la rivière Bidasoa et de la chaîne des Pyrénées. Il a été connu comme Etat sous différents noms, Vasconia, Royaume de Navarre… avant même la création des Etats d’Espagne et de France. Il a su, malgré de multiples essais d’assimilation par des forces étrangères, garder son identité culturelle autour de sa langue nationale, l’euskara.

 Mais malheureusement, au niveau politique, l’Etat basque, nommé Royaume de Navarre, a disparu en 1522 sous le feu des envahisseurs castillans. A partir de ce moment, la France et l’Espagne, créant une frontière artificielle, se sont partagé notre pays. Et ils veulent nous forcer à devenir soit espagnols, soit français.

 Et nous, tout simplement, car nous ne sommes ni espagnols, ni français, nous voulons rester basques et vivre dans un Etat basque indépendant, dans une Europe en liberté.

 

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Au Pays basque comme ailleurs, On a raison de se révolter

30042009

Au Pays basque comme ailleurs,

ON A RAISON DE SE RÉVOLTER

Quand les médias français nous parlent du Pays basque, c’est en général pour signaler un attentat ou se réjouir de la énième arrestation du « chef militaire » de l’E.T.A.

Jamais ils ne nous disent ce qui se passe là-bas, les luttes qui s’y mènent, et pourquoi ce pays est en guerre larvée depuis plusieurs générations.

Jamais ils ne nous parlent du peuple basque : 3 millions de personnes, réparties dans 7 provinces, qui ont en commun une continuité territoriale, une langue, une culture et une histoire. Des gens comme les autres, mais qui subissent une injustice historique particulière : à l’époque moderne, leur pays n’a pas pu acquérir son indépendance, et se trouve depuis lors divisé, sous la domination de deux États, l’Espagne et la France. Conséquences : répression culturelle, privation de droits, manque de démocratie et, pour les provinces dites « françaises », abandon économique et absence de développement.

Pourquoi être indépendants ? Tout simplement pour être en mesure de décider eux-mêmes de leur propre avenir. Pas pour confier les rênes du pouvoir à une minorité de capitalistes, comme c’est le cas dans toute l’Europe, mais pour construire une véritable démocratie, par le peuple et pour le peuple. Émancipation nationale et transformation sociale, c’est pour ces deux objectifs que la gauche basque mène une lutte résolue depuis plusieurs décennies. D’abord contre la dictature franquiste, dont elle a accéléré la chute. Puis contre la Monarchie espagnole et les gouvernements successifs qui, de droite ou « socialistes », ont toujours refusé aux Basques ce que la République espagnole en 1936 leur avait reconnu : le droit à l’autodétermination.

Aujourd’hui, 30 ans après s’être vu imposé (contre son vote majoritaire) la constitution post-franquiste espagnole, la plus grande partie du Pays basque vit dans un véritable état d’exception :

  • Les partis politiques de la gauche indépendantiste (10 à 20 % de l’électorat) sont interdits, tout comme les associations de solidarité avec les prisonniers politiques.

  • Les quotidiens, radios et web-TV indépendantistes sont fermés, et leurs biens saisis.

  • La torture, dénoncée régulièrement par les O.N.G., reste une pratique courante à l’encontre des militants basques : plus de 60 cas avérés l’année dernière.

  • Il y a aujourd’hui plus de prisonniers politiques basques qu’à la mort de Franco : plus de 750 (dont 160 en France), ce qui équivaudrait à l’échelle de la France à 15 000 personnes. Parmi eux, de nombreux prisonniers d’opinion, incarcérés uniquement pour s’être exprimés en public en faveur de la cause indépendantiste.

Le responsable de cette situation, ce n’est pas l’E.T.A. (qui a observé au cours des dernières années plusieurs trêves unilatérales et conduit des négociations de paix, sans que jamais le gouvernement espagnol n’en profite pour faire une quelconque ouverture démocratique) ; ce ne sont pas non plus les multiples luttes menées sur tous les fronts (politique, syndical, associatif, culturel) par le mouvement indépendantiste. Au contraire, seule la gauche basque propose une solution politique à ce conflit, une solution intégrant toutes les forces en présence, sans exclusive.

Mais quand des travailleurs ou des peuples dominés se lèvent pour résister à l’oppression et affirmer leurs droits, les puissances qu’ils affrontent cherchent toujours à les vaincre non seulement par les armes, mais aussi par une propagande tous azimuts visant à les nier ou les criminaliser. Le peuple basque est la cible de cette propagande, comme l’ont été les jeunes des banlieues en 2005, comme le sont les salariés de Continental, les nationalistes corses ou les membres du L.K.P. en Guadeloupe.

La lutte fait peur aux gouvernants, car ils ont peur de la liberté des peuples. Mais ceux qui n’ont peur ni des peuples ni de leur liberté savent que la cause basque va dans le sens de l’histoire, celui de toutes les luttes contre l’injustice et pour l’émancipation humaine.

LIBERTÉ pour le peuple basque !

Vive les luttes d’émancipation partout dans le monde !

Retrouvez-nous sur Radio Libertaire (89.4 Mhz), chaque dernier vendredi du mois, de 22h30 à 0h30.
Écoutez aussi Txalaparta, sur Radios Pays (93.1 Mhz), le mardi de 21h à 24h et le mercredi de 12h à 15h.

 

 

C.S.P.B.

21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
comite_basque@yahoo.frhttp://cspb.unblog.fr

 

 

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