• Accueil
  • > Recherche : communaute basque espagnole paris

Appel d’ampleur internationale pour la libération de Josu Urrutikoetxea

27042020

Ils estiment que sa vie est en danger, plus de 130 personnalités françaises, basques et de rang international, ont demandé la libération du prisonnier basque Josu Urrutikoetxea. Mercredi devrait avoir lieu l’examen de plusieurs procédures le concernant, dont une demande de libération pour raison médicale.

Josu Urrutikoetxea.

Le temps semble s’être arrêté, le monde entier est suspendu au coronavirus, mais pour Josu Urrutikoetxea les procédures continuent d’avancer. Mercredi 29 avril, la cour d’appel de Paris devrait examiner trois procédures engagées par les autorités judiciaires espagnoles (deux mandats d’arrêt européens et une demande d’extradition). Dans une spirale judiciaire depuis son arrestation le 16 mai 2019, le prisonnier basque a formulé une demande de libération pour raison médicale, prévue par le Code de procédure pénale, après que sa première demande de mise en liberté lui a été refusée, mercredi 1er avril. Ses avocats proposent à la Chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Paris que la décision soit accompagnée de la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique. C’est dans ce contexte que 130 personnalités internationales, françaises et basques ont lancé un appel pour sa libération.

« La vie de Josu Urrutikoetxea est en danger », débute « L’appel international pour la libération de Josu Urrutikoetxea » publié samedi 25 avril dans Mediapart par une longue liste de signataires. Au départ 126, ils sont à présent plus de 130. Parmi eux, l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira, l’ancien ministre de l’Intérieur Pierre Joxe, l’ancien secrétaire général de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) Raymond Kendall, le linguiste américain Noam Chomsky, le cofondateur du Syndicat de la magistrature Pierre Lyon-Caen, la présidente du Syndicat des avocats de France et le président de la Ligue des droits de l’homme, ainsi que des personnalités des arts et des lettres telles que Ken Loach, les frères Dardenne, Yolande Moreau ou Annie Ernaux*.

Ils demandent aux autorités judiciaires « qu’elles suspendent l’incarcération de Josu Urrutikoetxea [70 ans cette année, ndlr.] et agissent avec la plus grande diligence afin qu’il ne soit pas davantage exposé au risque de mourir en détention ». Une considération qu’ils souhaitent voir élargie à « tous les détenus extrêmement vulnérables au Covid-19 en raison de leur état de santé et/ou de leur âge, et ne représentant aucun danger pour la société ». Le contexte de crise sanitaire rendrait leur maintien en détention incompatible. Surpopulation et promiscuité empêchent, estiment-ils, de faire efficacement face à la pandémie et d’endiguer la contamination en prison.

Des conclusions étayées, dans le cas d’Urrutikoetxea, par le certificat médical du médecin chef de la prison de la Santé, où il est incarcéré, le Docteur Benjamin Silbermann. Il affirme que Josu Urrutikoetxea présente « des pathologies chroniques qui sont des facteurs de mauvais pronostic en cas de contamination » au Covid-19 et recommande « que son incarcération soit suspendue ». Les auteurs de l’appel soulignent, par ailleurs, que « les objectifs de garanties de représentation en justice peuvent être aisément atteints par un placement sous contrôle judiciaire, ensemble de garanties et de probités que Josu Urrutikoetxea rassemble comme l’avait reconnu la cour d’appel de Paris le 19 juin dernier ». Or, le jour-même, le parquet général avait demandé sa réincarcération dans le cadre des procédures enclenchées par les autorités espagnoles. Si jamais mercredi 29 avril, la Cour accepte sa mise en liberté pour raison médicale, cela lui laisse la possibilité d’ordonner sa réincarcération une fois la crise sanitaire passée.

Depuis son arrestation, le militant basque doit répondre de ses actes pour deux dossiers français et quatre dossiers espagnols, mais ses soutiens mettent en avant le rôle qu’il a joué lors des différentes phases de négociations, sous l’égide de l’Onu et des États suisse et norvégien. « Josu Urrutikoetxea a fait preuve de responsabilité pour promouvoir et mener les débats et rendre effectifs la fin de la violence au Pays basque, le désarmement puis la dissolution de ETA, écrivent-ils. Sans sa ferme implication, reconnue par l’ensemble des institutions et des acteurs internationaux engagés dans la résolution des conflits, et sans l’engagement d’autres comme lui, [cela] aurait été impossible ». Ils regrettent la criminalisation « de celles et ceux qui ont contribué activement à la transformation d’un conflit à sa sortie ». Et ce serait « un très mauvais signal émis par l’État français à l’ensemble des processus de paix en cours à travers le monde que la communauté internationale ne saurait tolérer ». Comme Urrutikoetxea a été une des pièces majeures pour la mise en route du processus de paix, sa libération serait un pas franchi par l’État français pour sa consolidation.

Lire la suite… »




Nouveau procès de militants basques à Paris

2092011

procs31aout11.jpg

 Le Journal du Pays Basque  -  02/09/2011

Le parquet a requis jeudi six ans de prison ferme à l’encontre de Jon Iurrebaso, un membre d’ETA jugé à Paris qui aurait participé aux négociations secrètes entre l’organisation séparatiste basque et le gouvernement espagnol entre 2005 et 2007. Six ans ont également été requis contre Kepa Mirena Suarez Ugarte qui accompagnait J. Iurrebaso au moment de son arrestation en mars 2007 près de Périgueux. Enfin, la procureure a demandé une peine cinq ans de prison pour Aitor Elizaran, arrêté en octobre 2009 à Carnac (Morbihan) et des peines de quatre ans Igor Suberbiola Zumalde et Jon Salaberria (ancien élu de Batasuna) interpellés à Bordeaux en mai 2008, et Iratxe Sorzabal Diaz. Cette dernière, en fuite, est jugée par défaut.

La présence d’un “négociateur” et de plusieurs membres présumés de la direction politique d’ETA, dont un ancien élu indépendantiste, a conféré à ce procès un tour très politique.

Jon Salaberria, qui fut élu au parlement de la Communauté autonome basque, s’était exprimé mercredi estimant que la solution au problème basque devait être “politique et par le biais du dialogue mais pas répressive”.

I. Suberbiola a quant à lui estimé que “bien que le gouvernement s’enferre dans des dynamiques répressives, il est en train de perdre la bataille politique puisque de plus en plus de secteurs sociaux font le pari de l’indépendance”.

Ce procès a aussi été l’occasion de mettre en lumière certains aspects du processus de négociations ayant eu lieu en 2005-2007 entre ETA et le gouvernement espagnol. Ainsi, à l’ouverture du procès ont été dévoilés les noms des diplomates suisses et norvégiens qui figuraient sur des cartes de visites en possession de J. Iurrebaso lors de son arrestation.

Celui-ci, qui comparaît libre pour raisons de santé, a réitéré son appartenance au groupe de négociateur d’ETA et confirmé que les numéros de policiers qu’il portait sur lui lors de son arrestation étaient l’équivalent d’un laisser-passer.

Au nom de tous les inculpés, Jon Iurrebaso a fait la déclaration que nous reproduisons intégralement ci-dessous : 

Tous ceux qui ont entendu parler de la question basque ont malheureusement tendance à la réduire à son seul rapport  avec l’Espagne, comme s’il s’agissait d’une question interne à l’Espagne et qu’en conséquence tout ce que la France entreprendrait contre ceux qui luttent pour la libération d’Euskal Herria ne serait qu’une simple collaboration avec l’Espagne.  Rien n’est plus loin de la vérité et de la réalité. La France nie et refuse l’existence même d’Euskal Herria et conduit la langue basque, sa réalité culturelle, économique et politique à une mort certaine. Donc, il est évident qu’Euskal Herria a un problème majeur : Deux grands Etats, l’espagnol et le français, veulent le faire disparaître et continuer à se le partager.  On  ne va pas faire ici le bilan historique de la répression  des gouvernements de la république, tant de droite que de gauche. Il suffit de signaler qu’aujourd’hui nous  subissons une situation comparable, entre le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero et celui de Nicolas Sarkozy.

Lire la suite… »




boga 5 _ La naissance d’Askapena

12112008

La naissance d’Askapena

http://www.askapena.org/?q=fr/node/139

logoab.png

 

 

herien mundurantz
euskal herria internazionalista

boga! 5

 

Poursuivant l’alternance entre les Bogas traitant de sujets d’actualité et d’autres plus « historiques », nous allons exposer ici la conjoncture internationale et nationale ayant servi de cadre, en 1987, à la fondation de l’organisation internationaliste basque Askapena.

Conjoncture internationale

Les années 80 voient l’impérialisme américain gagner du terrain dans le contexte de la guerre froide. Lentement mais non moins implacablement, l’unité et le moral du Bloc socialiste sont minés. Après la neutralisation de la condamnation mondiale des coups d’État militaires en Amérique Latine, l’impérialisme gère la nouvelle situation favorable à ses intérêts dans les pays « assainis » (Uruguay, Argentine, Chili). Au cours de cette étape, le foyer de confrontation entre l’impérialisme et l’anti-impérialisme est transporté en Amérique centrale. La région est le siège d’un processus très dur : l’idéalisme exultant de la décennie précédente est désormais confronté à la dure réalité d’un empire qui s’emploie à fond pour rayer les mouvements insurrectionnels de la carte.

Lire la suite… »




“Les autonomies en Bolivie et en Espagne”

20102008

evo.jpg eaeanviruneamanindependdentzia.jpg

UNIPOMA

 

L’Université Populaire Mariátegui – France (UNIPOMA)
dans le cadre de son cycle “
La voix de nos Amériques”

Vous invite à un échange de points de vues sur
“Les autonomies en Bolivie et en Espagne”

Lire la suite… »




Le mouvement internationaliste en Euskal Herria _ boga! 2 _ Askapena

21072008

logoab.png

2008/VII/09
boga! -2-

Pakito Arriaran, militant de l'ETA et du FMLN est soigné après un combat au Salvador herrien mundurantz
euskalherria internazionalista

 

**boga! dans son second numéro examine les origines du mouvement internationaliste dans notre pays. Dans le numéro 4, nous complèterons cette chronique en évoquant la fondation d’Askapena.

Le mouvement internationaliste en Euskal Herria

Cet article cite des faits relatifs à l’origine du mouvement internationaliste en Euskal Herria, pour la période correspondant à la bien mal nommée Transition Démocratique, soit de 1978 à nos jours.

Lire la suite… »




Euskal Herria NEWS _ Du 28 mai au 3 juin 2008

8062008

Euskal Herria NEWS Nouvelles du Pays basque Du 28 mai au 3 juin 2008

Une délégation de familles de prisonniers politiques méne sa dénonciation à Bruxelles

Ils indiquent qu’un an de plus d’ « illégalisation » a bénéficié au cadre politique et à la droite

PNV se joint au PP et PSE pour empêcher la dénonciation de la « situation d’exception »

Lakua présente son plan pour une consultation, la gauche abertzale exige une transition réelle et démocratique 

Lire la suite… »




Procès contre la solidarité anti répressive et pro Amnistie _ Gestoras et Askatasuna

21042008

 

icogestoras.gif askatasunalogo.gif

proamnistiasentencia17092008.jpg

17/09/2008 _ L’ Audiencia Nacional espagnole a condamné à des peines de entre 8 et 10 ans de prison 21 citoyens basques inculpés dans le procès contre le mouvement pro amnistie, et en a relaxé trois autres. Onze d’entre eux ont été envoyés en prison, alors que huit ont été remis en liberté, avec des mesures restrictives. Sur la photo, les inculpés lors de la lecture publique de la sentence par le tribunal.

 

La prison pour 21 militants pro-amnistie

Lire la suite… »




Dossier GAL : Terreur d’Etat(s) au Pays Basque

18042008

Pourquoi y a-t-il des attentats au pays basque ?

Vous venez de voir le film G.A.L., de Miguel Courtois. Malgré certains anachronismes et passages romancés, ce film décrit pour l’essentiel des faits réels, parfois dans leurs détails les plus précis. Le G.A.L. est l’organisation terroriste la plus meurtrière dans l’État français depuis l’O.A.S.

Pour comprendre ces événements – et comprendre pourquoi ce film a été boycotté en Espagne -,
il faut connaître leur contexte politique : la question nationale basque.

Lire la suite… »




Entretien avec un membre du Bureau national de Batasuna par le Réseau Voltaire

5042008

Entretien avec un membre du Bureau national de Batasuna

 

Pays Basque : Pourquoi Zapatero a échoué par Silvia Cattori*

 

Alors que l’organisation basque ETA et le gouvernement Zapatero étaient convenus d’une procédure de négociation et d’un cessez-le-feu dès mars 2006, et qu’ils avaient ouvert des pourparlers en juin 2007, ceux-ci n’ont pas tardé à capoter. ETA a repris la lutte armée et l’Espagne la répression. Le Réseau Voltaire a voulu comprendre les raisons de ce blocage. Pour recueillir le point de vue du parti politique basque Batasuna, alors que celui-ci est interdit depuis 2003 et considéré comme organisation terroriste par l’Union européenne, nous avons interviewé Mme Haizpea Abrisketa, membre du Bureau National. Celle-ci a été arrêtée le lendemain par le juge français Laurence Le Vert, dans le cadre de la coopération juridiciaire franco-espagnole, alors même que le mandat émis contre elle par le juge espagnol Baltazar Garzón se fonde sur une loi d’exception —incompatible avec les principes démocratiques— actuellement contestée devant la Cour européenne des droits de l’homme.

049batasunamani.jpg

 

Silvia Cattori : L’organisation basque ETA [1] a appelé récemment à revendiquer l’indépendance selon l’exemple du Kosovo. Or, l’indépendance du Kosovo a été décidée, à Washington, par une administration qui a, dans cette zone, des visées stratégiques ne promettant rien de positif. Quel est, à ce sujet, la position de Batasuna ?

Haizpea Abrisketa : Batasuna pense que tout peuple a droit à l’autodétermination et qu’il faut respecter ce droit pour tout peuple qui le revendique. En ce sens, le Kosovo a droit à l’autodétermination et il revient donc à ce peuple de décider de son avenir [2]

Lire la suite… »




Bilan répressif Euskal Herria 2007

21032008

REPRESSION POLITIQUE AU PAYS BASQUE

Année 2007

Introduction

Arrestations 490

-gardes à vue au secret 124

-gardes à vue normales 55

-pour accomplissement de la peine 87

-pendant des mobilisations 224

Plaintes de tortures 42

Personnes incarcérées 209

Citations à comparaître 57

Actions interdites 123

Attaques de la police 97

-blessé(e)s 148

Contrôles sur la route* 2.155

* contrôles sur la route réalisés par les sections spéciales antiterroristes de différents corps de police

* contrôles sur la route réalisés par les sections spéciales antiterroristes de différents corps de police

1.- ARRESTATIONS AU PAYS BASQUE POUR DES MOTIFS POLITIQUES

Sur les 490 personnes arrêtées pour des raisons politiques au Pays basque pendant l’année 2007, 124 ont subi une garde à vue au secret. Ces gardes à vue au secret ont été demandées par l’Audience Nationale espagnole ainsi que par les juges de la 14è section du Tribunal de Paris. 55 d’entre elles seulement ont été des gardes à vue normales. Ces 179 personnes arrêtées ont été accusées d’une supposée relation avec l’ETA. 87 personnes ont été arrêtées et incarcérées pour accomplir leur peine. Ces tribunaux ont incarcéré, au total, 209 personnes. Les autres 224 personnes arrêtées par les différents corps de police l’ont été pendant des mobilisations ou actions de protestation. Parmi toutes ces personnes arrêtées aucune n’a été incarcérée, mais elles ont été inculpées et devront subir toute la procédure judicaire.

Lire la suite… »







Jeunesse et Développement |
RELATOS DE EDGAR |
Politique buzz en Eure-et-Loir |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Luisant Pour Tous
| Collectif antilibéral de Ch...
| Blog de Michel Issindou