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17 avril 2009 _ Journée Internationale de soutien aux Prisonniers Politiques

18032008

Munduko borrokalariak askatu!

 

Liberté pour tous les militants et militantes du monde entier !!!

 

À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE

DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES

RÉUNION PUBLIQUE

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vendredi 17 avril 2009, à partir de 19 h

à la Bourse du travail de Saint-Denis (93) - rue Bobby Sands

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http://www.askapena.org/?q=fr/node/343 MESSAGE DE KALERA SUR LA JOURNEE DU 17 AVRIL 2009

 

http://www.unita- naziunale. org/portail/ 2009Actu/ Avril09/210409- SULIDARITA- journeeInternati onale_prisonnier s_PARIS.htm

 

http://media. radio-libertaire .org/php/ grille.php
(ça booste sous les pavés, vendredi 25/04 22h30)

Hamaika herri, bakarra borroka! (de nombreux peuples, une seule lutte!)

 

Askatasuna! (Liberté!)

 

17 AVRIL 2009 JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES

 

Nous sommes en 2009 et il y a encore beaucoup de prisonniers politiques dans le monde. Palestine, Pérou, Corse, Pays Basque, Colombie, Tamouls, la Forteresse européenne, États-Unis, les prisonniers maintenus illégalement à Guantánamo-Cuba, partie de Cuba non restituée, etc… Les prisonniers politiques continuent de montrer depuis leurs prisons le chemin de la lutte et de l’engagement, pris auparavant pour combattre l’oppression, l’injustice…

 

Des conflits sociaux, politiques, des nations opprimées, la logique dominante de l’argent et de l’accumulation, la spéculation, l’asservissement, la destruction, se trouvent à l’origine du combat de millions d’êtres humains à travers le monde. Combattre pour un monde où la logique du capitalisme ne soit pas celle qui dirige la société. Combattre pour un monde où la diversité de milliers de peuples qui le forment puisse subsister.

 

En Europe, spécialement en France et en Espagne, des centaines de prisonniers et prisonnières politiques basques se trouvent dispersés sur tous les territoires de ces deux États. Il y a aussi des camarades communistes, des corses, des galiciens, des catalans, des bretons et des anarchistes. En Italie la persécution des mouvements d’opposition augmente et les mouvements indépendantistes en Sardaigne sont réprimés. En Allemagne des débats sont intervenus sur la possibilité d’élargir encore plus les peines des prisonniers politiques… et dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest, des syndicalistes, des travailleurs qui luttent contre l’Europe du capital, vont en prison.

 

Les prisons d’isolement en France, en Espagne, en Belgique et en Allemagne, nous montrent le prix si élevé que les États veulent faire payer à ceux et celles qui les combattent.

 

Nous devons parler aussi des cinq prisonniers de l’Empire, qui se trouvent en prison pour combattre le terrorisme que les États-Unis exercent contre Cuba, des prisonniers portoricains, des prisonniers colombiens aux Etats-Unis, des prisonniers politiques péruviens, certains mêmes incarcérés dans des prisons militaires, des mapuches, des sahraouis, des Kurdes, des colombiens emprisonnés par le gouvernement génocidaire d’Alvaro Uribe, des prisonniers politiques palestiniens qui se trouvent en première ligne dans la lutte contre le pillage sioniste et impérialiste dans les pays du Moyen-Orient, du courageux peuple iraquien qui continue à combattre contre la brutale agression impérialiste. Des prisonniers turcs qui luttent contre les modules d’isolement.

 

Mais il en a toujours été ainsi. La lutte a eu, toujours, son prix à payer, prix que tous les camarades qui combattent pour changer ce monde capitaliste pour un autre meilleur, sont disposés à payer.

 

Pour tout cela, nous voulons que ce 17 avril 2009 soit une journée pour revendiquer le statut de prisonnier politique pour, les militants qui aujourd’hui se trouvent en prison en train d’accomplir une peine imposée par les juges serviteurs du capital, par les juges médaillés… Et pour réclamer, également, des conditions démocratiques pour les peuples en lutte.

 

Nous vous invitons à participer à la journée internationale de solidarité avec les prisonniers/ères politiques Vendredi 17 Avril 2009 à la Bourse du Travail de Saint Denis-Porte de Paris-2, rue Bobby Sands 93200 Saint Denis à partir de 19H. Métro ligne 13-Porte de Paris.

Liberté pour les prisonnières et prisonniers politiques dans le monde!

Halte à la Répression! Résistance!
Prisonniers Politiques Liberté

la situation des prisonniers politiques

en Europe

(Basques, Corses, militants anti-impérialistes en France,

Italie, Espagne, Allemagne, Turquie…)

La lutte des prisonniers politiques

dans le monde

(Palestine, Pérou, peuple Mapuche, Colombie, Tamoul…)

Entrée libre – tables de presse et d’information, animation musicale avec la k-Bine

À l’initiative de : A.G.E.N., Mouvement de soutien a la resistance du peuple palestinien, Suldarita _ Paris (Corse), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Comité Pérou, Comité de solidarité avec le peuple basque – Paris, Comité Tayad (Turc), Ka Kiñe (Mapuche), Ne Laissons Pas Faire, Secours Rouge France, Comité de Coordination Tamoul – France, Association bolivarienne de Colombie, Rwanda

17 avril 2009 _ Journée Internationale de soutien aux Prisonniers Politiques  dans Askapena pdf 17042009affichea3.pdf

pdf dans Askatasuna 17042009communiqu.pdf

pdf dans Cspb 17042009a4.pdf

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L’Indépendance d’Euskal Herria : Une question de vie ou de mort pour le Pays Basque

7032008

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Editorial de l’émission du mardi 4 mars 2008
L’INDEPENDANCE D’EUSKAL HERRIA : UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT POUR LE PAYS BASQUE
Txalaparta Irratia
Parmi les éléments constitutifs de l’état civil d’une personne, éléments dont l’ensemble confère une identité à celle-ci, figure nécessairement une indication de nationalité : c’est la nationalité qui rattache un individu à un groupe d’humains, à une communauté disposant de caractéristiques propres sur le plan politique, linguistique, culturel, et historique. Plus la nationalité se construit naturellement, spontanément, sans contrainte, plus elle est, pour les membres qui la composent, une réalité harmonieuse, car ils y évoluent dans une cohésion épanouissante n’excluant nullement une diversité positive, source de dynamisme ; à une nationalité répondant à de tels critères peuvent vouloir s’adjoindre des individus venant d’autres horizons, par exemple de pays dont la langue et les traditions sont différentes : les processus de naturalisation permettent de les accueillir, leur intégration dans la nationalité d’accueil étant facilitée par le fait qu’il s’agit d’une démarche volontaire de leur part, d’un choix qu’ils font librement.

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« Nous sommes convaincus que nous avons tous une place au sein du projet d’État basque » _ Entretien Gara avec ETA

7012008

« Nous sommes convaincus que nous avons tous une place au sein du projet d’État basque »

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Traduction de l’entretien avec l’ETA dans son intégralité, publié par le quotidien GARA gara.jpg

05/01/2008

Quelle est votre lecture de la situation politique depuis la fin du processus des négociations ?

Le même mur et la violence permanente de l’État espagnol se dressent toujours contre l’Euskal Herria. Comme lors du dernier processus de paix, le mur qui nous bloque est celui de la Constitution espagnole et de la négation du peuple basque. L´État espagnol n’a pas mené une véritable transition démocratique, et Zapatero a emprunté le même chemin que González et Aznar avant lui. Il a laissé échapper une excellente occasion de réforme de l’État fasciste qu’il gouverne. L’occasion de laisser l’Euskal Herria suivre la voie qui est la sienne.

C’est en tout cas ce que nous avons pu vérifier lors du processus de négociations. De la part du Gouvernement, il a été abordé avec des objectifs malveillants et le processus n’a pas prospéré. Depuis, comme ils l’ont répété à de nombreuses reprises, ils ont maintenu leur pari en faveur d’une politique basée sur la répression.

Au lieu de progresser dans le respect des droits légitimes de l’Euskal Herria, au lieu de désactiver les mécanismes hérités de tant d’années de dictature pour avancer vers une véritable démocratisation de l’État espagnol, ils s’en tiennent aux recettes du passé. Mais il faut qu’ils sachent que l’État espagnol ne sera véritablement démocratique, et ne jouira de stabilité et de paix, que si les droits nationaux de l’Euskal Herria sont reconnus.

Zapatero a fait le mauvais choix, car cela annonce de longues années de conflit de la part de l’État espagnol.

Par ailleurs, le PNV, qui représente la bourgeoisie basque, a de nouveau trahi son peuple. Au cours du processus de paix, ce parti a dit clairement qu’il optait pour rester aux côtés du PSOE. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il en est ainsi. Son objectif est de gagner les élections de 2009, dans la Communauté Autonome du Pays Basque, et de garder le pouvoir.

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Communiqué du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque _ Paris

18122007

Communiqué du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque _ Paris

ARRESTATIONS DES INCULPÉS DU MACRO-PROCÈS 18/98

L’Espagne est une démocratie : on y vote. La « Loi des Partis » adoptée en 2002 permettant d’interdire les partis que l’on veut écarter de l’échiquier politique, l’électeur espagnol ne peut pas mal voter. En l’empêchant de choisir librement ses représentants, on lui évite de se tromper. Il bénéficie ainsi dans la « jeune démocratie » espagnole d’une protection qu’aucune « vieille démocratie » européenne ne procure à ses pauvres électeurs, lesquels se trouvent confrontés à l’épouvantable risque de commettre une erreur en glissant leur bulletin dans l’urne.

En Euskal Herria, aux dernières élections municipales et régionales, le 27 mai 2007, le parti basque Batasuna, parti interdit (dans l’Etat espagnol) de la gauche abertzale (ou gauche patriote), n’a pas pu avoir d’élus, parce qu’il n’a pas été autorisé à présenter de candidat. Ses interlocuteurs dans les discussions politiques pendant la trêve et le « processus de solution au conflit », sont aujourd’hui sous les verrous ainsi que 23 de ses dirigeants arrêtés et incarcérés le 05 octobre dernier. Le parti basque EAE-ANV (fondé en 1930), parti autorisé de la gauche abertzale, a vu la moitié de ses listes interdites pour cause de « contamination » (c’est-à-dire présence dans la liste d’au moins un candidat considéré comme proche de Batasuna), et est aujourd’hui sous la menace d’être écarté lui aussi de la scène politique.

Il en est résulté mécaniquement une sous-représentation de la gauche abertzlae au sein des instances municipales et régionales d’Euskadi (Communauté Autonome Basque) et de la Communauté Forale de Navarre.

L’Espagne est une démocratie… une démocratie sous tutelle. L’Espagne est une démocratie qui n’est pas encore sortie de l’enfance.

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Analyse du processus de dialogue et de négociation entamé avec le Gouvernement de M. Rodriguez Zapatero _ Batasuna

12122007

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ANALYSE DU PROCESSUS DE DIALOGUE ET DE NÉGOCIATION ENTAMÉ
AVEC LE GOUVERNEMENT DE M. RODRIGUEZ ZAPATERO

L´objectif de ce travail est de transférer à la Communauté Internationale l´analyse faite par Batasuna sur le processus de négociation entamé par le Mouvement Basque de Libération National avec le Gouvernement Espagnol présidé par M.Rodríguez Zapatero. Une analyse qui essaie d´expliquer les clefs du processus, et d´écrire les bases pour des progrès futurs.

 

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EH News information périodique sur le Pays Basque

22062007

Nº24

 

EH News information périodique sur le Pays Basque

13 juin 2007 – 18 juin 2007

 

  • Otegi insiste sur le fait que le dialogue est la voie à suivre, et ANV appelle à manifester.

  • La gauche abertzale critique l’alliance entre PSOE et PP.

  • Permach : « Qu’est-ce qui est plus légitime que le respect de la volonté populaire ? »

  • Gouvernement-ETA et Batasuna-PSOE ont maintenu des négociations simultanées au même endroit en pleine campagne électorale, sans parvenir à aucun accord. (GARA)

  • Du « déjà vu » en Euskal Herria avec la réélection des trois députés.

  • Répression : depuis le début du cessez-le-feu, les trois principaux corps de police opérant au sud d’Euskal Herria – Ertzaintza, Police espagnole et Garde civile – ont arrêté 95 membres présumés d’ETA.

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L’ETA rompt la trêve

7062007

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L’ETA rompt la trêve
·Après plus de quinze mois de trêve, l’organisation armée reprend les armes accusant le PNV de « trahison »

L’ETA rompt la trêve dans Culture, Histoire, Ecologie, Société, Economie 20070606_p001_01_KOLOR

« Les conditions minimales ne sont pas réunies pour poursuivre le processus de négociation ». À travers un communiqué adressé lundi soir aux quotidiens Berria et Gara, l’organisation armée basque ETA a annoncé la rupture définitive du cessez-le-feu permanent en vigueur depuis le 24 mars 2006 et qui avait représenté le début d’un processus de paix qui, désormais, semble partir en fumée.

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Interview de ETA _ 8 avril 2007 à Gara

12042007

INTERVIEW DE ETA

 

Interview publiée dans le quotidien Gara logoa.gif

le 8 avril 2007 (traduite en français)

 

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« Si les attaques disparaissent, nous sommes disposés à assumer des engagements fermes avec un scénario sans violence. »

Les dernières semaines on a beaucoup parlé des intentions d’ETA. Le communiqué du 10 janvier était l’objet d’évaluation et débat le plus récent jusqu’à aujourd’hui. Dans cette interview effectuée par GARA, ETA détaille ses réflexions, objectifs et compromis. Elle a été effectuée en langue basque, mais pour sa valeur journalistique on offre aussi la traduction complète en espagnol.

On parle beaucoup de l’opportunité qui existe pour dépasser le conflit au Pays basque. Mais, quelle est la photographie que fait ETA du pays ?

Il est connu que notre objectif est un Pays basque libre et socialiste et que nous combattons pour l’obtenir. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous voyons plus près qu’il y a des années un État indépendant, bien qu’il faille encore travailler et lutter beaucoup. D’autre part, nous voyons un peuple qui construira en liberté son avenir, qui parcourra son chemin vers l’indépendance. Toutefois, ceux qui ont divisé le Pays basque, et leurs successeurs, ont mené à bien un travail énorme pour détruire l’identité de notre peuple. Les valeurs du capitalisme sont très vives aujourd’hui. Et, selon nous, les actuels gestionnaires du Pays basque divisé sont les principaux responsables de cette situation.

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Des réactions autour de la libération de Filipe Bidart

24022007

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courrier des lecteurs

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Des réactions autour de la libération de Ph. Bidart

Il a fallu attendre plus d’un quart de siècle de militance puis de prison pour que Ph.Bidart déclare à sa sortie « Aujourd’hui, je ne peux pas être totalement heureux… », expliquant en substance que le peuple basque continuait de souffrir. Les réactions ont fusé. Pendant des siècles, les souverains espagnols commençaient leur règne en venant jurer de respecter les fors et coutumes basques sous le chêne de Gernika. De semblables fors et coutumes ont été supprimés au nord par la France de la Révolution.

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Qu’est-ce que le CSPB ?

24102006

Qu’est-ce que le Comité de Solidarité avec le Peuple basque sur Paris ?

Dans les années 1980, des militants attachés aux valeurs de liberté et de démocratie s’organisaient à Paris pour apporter un soutien politique et matériel aux prisonniers et réfugiés politiques basques. De cet héritage est né, en 1990, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque.

Depuis, le CSPB s’est efforcé de porter la voix de ceux qui, malgré des années de répression, poursuivent toujours leur rêve de voir un Pays basque libre. Cela passe notamment par l’organisation de soirées de soutien, de débats ou de projections afin de faire connaître la réalité que vit le peuple basque. De la même façon, nous publions régulièrement des informations sur notre blog, nous publions un bulletin d’information en vente sur nos tables de presse et nous animons des émissions de radio en langues basque, castillane ou française.

Aussi, le CSPB participe à l’organisation de nombreux évènements aux côtés d’autres associations ou mouvements politiques car, pour nous, l’internationalisme est un principe encore bien vivant. La lutte de libération nationale et sociale basque ne s’est jamais considérée comme isolée des autres luttes, menées par d’autres peuples.

Enfin, nous continuons et nous continuerons à revendiquer le droit à l’autodétermination pour le peuple basque comme clé d’une résolution du conflit politique que connaît le Pays basque. Avec, dans un premier temps, la libération de l’ensemble des prisonnières et prisonniers politiques basques.

Pour en savoir plus sur nos activités ou nous rejoindre, n’hésitez pas à nous contacter par courrier postal ou électronique.

C.S.P.B.
21ter, rue Voltaire
75011 PARIS

comite_basque@yahoo.fr

 

Quel combat porte le CSPB ?

Le Pays basque est une nation, définie en partie par le patrimoine commun que constitue la langue basque, l’euskara, vieille de plus plus de 5000 ans. Est ainsi considéré comme Basque, euskaldun, celui qui possède la langue basque, en dehors de toute considération ethnique. C’est autour de ce principe que s’est forgé le concept politique d’une nation basque, à l’identité culturelle affirmée. Si la défense de cette identité propre a toujours existé en Euskal Herria, notamment à travers de nombreux conflits armés et l’attribution de pouvoirs spécifiques aux provinces basques, la fin du XIXe siècle a vu la théorisation du Zazpiak bat que l’on pourrait traduire par « les Sept provinces font Une ». Ainsi, les trois provinces sous domination française (Lapurdi, Nafarroa Beherea et Xuberoa) et les quatre provinces sous domination espagnole (Nafarroa, Araba, Bizkaia et Gipuzkoa) conscientisaient leur appartenance politique à un même ensemble culturel.

Rapidement, des structures politiques (Parti Nationaliste Basque, PNV) ou syndicales (Eusko Langileen Alkartasuna, ELA) voient le jour pour traduire la volonté d’émancipation ressentie par des nombreux citoyens basques. Tout aussi rapidement, une partie des militants exprime le besoin et, surtout, la nécessité, de lier la « classique » émancipation nationale à une « révolutionnaire » émancipation sociale. C’est notamment la création, en 1930 et en opposition avec la démocratie chrétienne prônée par le PNV, d’une organisation politique se réclamant des valeurs indépendantistes et socialistes : Eusko Abertzale Ekintza (Acción Nacionalista Vasca, ANV). La gauche abertzale (patriote) était née.

Pendant la guerre civile, la résistance héroïque des gudari (combattants) face à la barbarie fasciste se symbolisera, le 26 avril 1937, dans le martyr de la petite ville de Gernika, peint plus tard par Pablo Picasso. Cette résistance continuera en exil après la défaite républicaine, au sein de la Résistance française au cours de la Seconde guerre mondiale, par l’existence d’un gouvernement basque en exil (où PNV et ANV cohabitent), mais aussi par une importante résistance intérieure. Parmi les organisations de résistance du mouvement patriote basque, se créée en 1959, Euskadi Ta Askatasuna (ETA).

Pratiquant la lutte armée, se référant au socialisme et à l’indépendantisme, ETA va prendre une part active à la lutte contre le franquisme, en exécutant notamment Luis Carrero Blanco, successeur désigné de Franco, mais également en harcelant les forces de répression espagnoles sur le territoire basque.

Après la « transition démocratique » initiée par le roi Juan Carlos, adoubé par le dictateur fasciste peu avant sa mort, le combat pour l’indépendance et le socialisme en Euskal Herria continue pour la gauche abertzale. Ce courant politique s’engage en particulier contre l’adoption de la nouvelle Constitution. Cette dernière sera refusée par référendum au sein de la Communauté Autonome Basque (CAB). Quant à lui, le PNV s’accommode parfaitement du Statut de Guernica en gérant pendant plus de 30 ans la CAB, tandis que la droite s’empare de la Navarre, cette dernière province formant une communauté autonome distincte.

En Hegoalde (Pays basque sud), l’Etat espagnol accentue la répression militaire, s’inspirant directement des pratiques de la dictature franquiste : des centaines d’incarcérés (plus de 700 à l’heure actuelle, partagés entre les prisons françaises et espagnoles), des militantes et militants torturés dans les geôles de la Guardia civil, des arrestations et un harcèlement incessants.

Sur le terrain politique aussi, la répression s’active pour mettre à mal la résistance basque, celle-ci  progressant année après année dans la construction populaire d’un Etat basque socialiste. C’est ainsi que depuis 2002, une loi existe afin d’interdire les organisations patriotiques basques au prétexte d’une collusion avec ETA. Batasuna, ANV, le Parti Communiste des Terres Basques (EHAK), Segi (organisation de jeunes), Askatasuna (soutien aux prisonniers), Egin (quotidien indépendantiste) vont ainsi se voir interdire et leurs militants incarcérés.

En 2011, après qu’ETA ait déclarée un   cessez-le-feu permanent, général et vérifiable, puis un arrêt définitif de ses activités armées, la gauche abertzale tente d’initier un nouveau processus politique en créant un nouveau parti, Sortu, immédiatement interdit. En réaction, elle décide de s’unir avec d’autres forces pour former la coalition Bildu à l’approche des élections municipales. Celle-ci obtient plus de 310 000 voix ! Elle devient la première force politique en Pays basque sud en nombre d’élus ! L’alliance est élargie en novembre à l’occasion des élections législatives lors desquelles la nouvelle coalition Amaiur emporte plus de 333 000 voix !

Ainsi, le mouvement patriote basque voit une traduction institutionnelle de ses combats quotidiens. Parce qu’en Pays basque, la libération nationale et la transformation sociale se construisent au quotidien, à travers une scène culturelle, associative et politique alternatives.

Aujourd’hui, il faut imposer aux Etats français et espagnol la résolution du conflit basque : par la libération des prisonniers politiques et la  reconnaissance du droit à l’autodétermination du Peuple basque !

 

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