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Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !




Des alternatives politiques au menu du contre-sommet du G7

8082019

830x532_opposants-g7-biarritz-mobilisent-dejaSource : Mediabask du 06/08/2019

Du 21 au 23 août, Irun accueillera plus de 80 conférences et ateliers au parc des expositions de Ficoba, dans le cadre du contre-sommet du G7. Féminisme, migrations, diversité des peuples seront autant de thèmes au menu de ce riche programme. L’objectif de ce programme, articulé autour de sept thématiques, est de « comprendre l’architecture du monde actuel, approfondir les enjeux des luttes actuelles et créer un nouveau modèle ». Il sera complété par un week-end de mobilisations : manifestation le samedi 24 août à Hendaye et action « arc-en-ciel » dimanche 25 août.

Le programme est foisonnant et donne envie d’assister à tout. Il faudra cependant choisir parmi les plus de 80 activités proposées. Pour vous guider, MEDIABASK a retenu trois thèmes : le féminisme, les migrations et la diversité des peuples (processus de paix, prisonniers).

1) Féminisme

Mercredi 21 août, 14h-16h (salle cinéma) : « Contrat social ou contrat sexuel », atelier animé par Oihana Etxebarrieta (féministe et députée d’EH Bildu au parlement de la Communauté autonome basque) et Jone Etxebarria (militante du mouvement féministe).

Jeudi 22 août, 10h-12h et 15h-17h (salle 3 Ficoba) : « Femmes en lutte contre les inégalités sociales et économiques : face à la précarité et aux politiques d’austérité, des travailleuses et syndicalistes témoignent de leurs difficultés, de leurs engagements et de leurs victoires ». Conférence en deux parties en présence de Wangari Kinoti (ActionAid International), Murielle Guilbert (Union syndicale Solidaires – sous réserve), ELA, Syndicat en Turquie, LAB, coordinatrice de la grève 8M au Pays Basque, Las Kellys.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 3 Ficoba) : « Le féminisme en réponse à la crise écologique et sociale : y a-t-il un risque de récupération du féminisme par le G7 et le néolibéralisme ? Quelles perspectives offertes par l’écoféminisme et quelles propositions pour une transition écologique, sociale et féministe ? ». Conférence en présence de Luciana Ghiotto (Argentina mejor sin TLC, Attac Argentina, Foro feminista), Yveline Nicolas (Adéquations et collectif d’associations féministes françaises sur les enjeux internationaux), Vanessa Alvarez Gonzalez (Red Ecofeminista), Huayra Llanque (Attac France).

Le féminisme sera le thème central de la journée du jeudi. À noter aussi que le vendredi 23 août, deux ateliers seront consacrés aux « exemples concrets de résistance féministe » de 11h45 à 13h45 (salle 2) puis de 15 heures à 17 heures (salle 1). Les intervenantes restent à confirmer.

2) Migrations et accueil

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle 2 Ficoba) : « Stratégies mouvements sociaux européens de défense des migrants ». Conférence en présence de Brid Brennan, TNI, un représentant de No Border, Paulo Illes (FSMM – sous réserve).

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle cinéma) : « Emanciper les migrantes », atelier animé par Askapena, Ongi etorri errefuxiatuak et Julen Mendizabal.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 2 Ficoba) : « Expériences d’accueil : Harrera ». Conférence avec Solidarité Migrants-Etorkinekin, Ongi Etorri Errefuxiatuak, Catherine Verbruggen, Irungo Harrera Sarea, Bizkaiko Harrera Sarea, Artea, Pisos ocupados autogestionarios.

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 3) : « Regard sur les migrations depuis la perspective féministe : causes, transit et accès aux droits ». Conférence avec CEAR Euskadi, Julia Marti (chercheuse de OMAL, écoféministe et activiste au sein de Feministalde).

3) Diversité et liberté des peuples

Jeudi 22 août, 10h-12h (salle 1 Ficoba) : « La question des prisonniers politiques dans les processus de libération nationale et sociale ». Conférence avec des représentants basque, palestinien, kurde (à confirmer), catalan, corse (à confirmer).

Jeudi 22 août, 15h-17h (cinéma) : « Le rôle des acteurs/mouvements sociaux dans les processus de la Catalogne et du Pays Basque ». Conférence avec Jaume Bardolet (coordinateur international de l’ANC, Gure esku dago.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 2 Ficoba) : « Processus de paix au Pays Basque ». Conférence en présence de Michel Tubiana (président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Jean-Noël Etcheverry ‘Txetx’ (artisan de la paix et cofondateur du mouvement altermondialiste Bizi!) et Xantiana Cachenaut, avocate au barreau de Bayonne et conseil des prisonniers politiques basques.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 3 Ficoba) : « Etat, pouvoir et transformation sociale : les exemples de la Catalogne, de l’Ecosse et du Pays Basque ». Conférence avec David Fernandez (militant de mouvements sociaux en Catalogne), Larraitz Ugarte (député EH Bildu au Parlement de la Communauté autonome basque) et Jon Azkune (professeur d’université).

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 1 Ficoba) : « Echanges entre les nations sans Etats ». Conférence en présence d’Arnaldo Otegi (EH Bildu, Pays Basque), Marta Rovira (ERC, Catalogne – en vidéo-conférence depuis la Belgique où elle est exilée) et Jean-Guy Talamoni (président de l’Assemblée de Corse, Corsica libera – en vidéo conférence).

 




Banquet de solidarité avec le peuple basque

27022013

Samedi 9 mars à LA MENUISERIE 

à partir de 17 heures                                                                                                                            

77  rue Jules Auffret  – Pantin

Métros Église de Pantin ou Mairie des Lilas

Les sommes récoltées  iront  au  service des  prisonniers  

Réservation   01 48 40 56 53

« Notre scène accueille souvent la lutte dans les chansons, nous voudrions, cet hiver, faire entendre la chanson des luttes. Et, à notre mesure, partager des actes de résistances et de créations, issus de collectifs qui réchauffent notre chœur de bénévoles. »

Du nouveau en 2013. En plus des concerts quiont lieu chaque semaine, nous avons décidé d’organiser des soirées de soutien à une cause, un combat dont nous partageons les valeurs. Lors de ces Banquets de solidarité nous vous proposons de venir à la rencontre des acteurs de ce combat, à travers des discussions, des films, des concerts et surtout autourd’un repas pris en commun. Lors de ces soirées, les sommes récoltées iront intégralement au service de cette lutte.

Pour cette première le 9 mars, nous avons choisi, en compagnie du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque, de vous faire connaître le combat mené au Pays Basque pour leurs prisonniers et leur famille. Ce conflit très ancien est finalement assez mal connu. Il a pour beaucoup, malgré sa proximité, un caractère assez exotique. Pour le comprendre, aider directement des hommes et des femmes enfermés pour des motifs politiques et passer une soirée chaleureuse et fraternelle, voilà le programme.

PROGRAMME

17h  Ouverture des portes

18h  Projection du Film « Bertsolarisme » de Asier Altuna

19h30  Joutes de Bertsolari

20h30  Diner

Le documentaire « Bertsolari’ » d’Asier Altuna, nous plonge dans le monde de l’art du bertsolarisme (improvisation chantée, versifiée et rimée), à travers un regard épique centré plus sur le présent que sur le passé d’une tradition dont les jeunes générations ont pris le relais, garantissant la continuité.

Présenté hors concours au festival de San Sebastian, « Bertsolari » est un documentaire qui pénètre dans les mystères d’une tradition orale qui a survécu dans très peu d’endroits du monde, mais qui vit son essor parmi les bascophones depuis trois décennies.

Plus de 1.700 joutes de bertsolaris se produisent chaque année au Pays Basque, avec des championnats comme celui de Bilbao en 2009 qui a réuni 14.000 spectateurs lors
de la finale et qui a servi de fil conducteur au film d’Asier Altuna.

Asier Altuna, prix du meilleur jeune réalisateur en 2005 pour « Aupa Etxebeste ! », avait décidé de réaliser « Bertsolari » pour essayer de transmettre au grand public l’émotion que suscite l’écoute de ces improvisateurs, dont la voix est l’unique support d’un spectacle qui brille par son énorme sobriété.

Un autre objectif est de faire connaître bien au-delà du Pays Basque cet art du bertsolarisme qui reflète l’amour inébranlable des Basques pour leur langue.

« Le film est né avec une vocation universelle », a expliqué Asier Altuna dans un entretien au Journal du Pays Basque. « C’est-à-dire avec un scénario dans lequel nous essayons d’expliquer le bertsolarisme au public qui méconnaît ce phénomène. »

Au lieu d’évoquer un passé lointain, le documentaire se centre sur l’époque contemporaine afin de témoigner de la vigueur de la tradition.

Andoni Egaña, plusieurs fois vainqueur du titre de champion d’Euskadi, et Maialen Lujambio, la première femme à remporter un championnat (celui de 2009), sont quelques-uns des
protagonistes du film, dans lequel apparaissent aussi les improvisateurs Miren Amuriza et Jon Sarasua, l’anthropologue Joseba Zulaika et l’expert en tradition orale John Miles Foley. Mais aussi Fermin Muguruza en produisant avec « Negu Gorriak » son « Bertso-Hop », une adaptation moderne du bertsolarisme.

 La Menuiserie

77 rue Jules Auffret 93 500 Pantin

 01 48 40 56 53

Entrée libre / Réservation  conseillée

www.lamenuiserie.org




Conférence débat au CICP

25052012

Conférence débat

SAMEDI 2 JUIN 2012 / 18 H 30

FAIRE LA PAIX

AU PAYS BASQUE

Avec Jean-Pierre MASSIAS

Professeur de Droit public à la faculté pluridisciplinaire de Bayonne*

Centre associatif CICP   -   21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

(  métro Rue des Boulets ou Nation  )

Le Pays Basque vit un moment crucial de son histoire. Le processus de paix engagé depuis notamment le cessez le feu proclamé par l’ETA en janvier 2011 et la Conférence internationale de paix réunie à Saint Sébastien le 17 octobre suivant en présence de Kofi Annan, Gerry Adams, Pierre Joxe etc., poursuit son objectif et tient bon.

Le Pays Basque, dans toutes ses composantes sociales et politiques, met tous ses espoirs dans ce processus. Le peuple basque y croit malgré la « sourde oreille » des gouvernements espagnols et français. Ainsi, en mars dernier, une conférence donnée au Parlement européen de Bruxelles par Jonathan Powell, ancien chef de cabinet de Tony Blair, insistait sur la nécessité pour les Etats espagnol et français à consentir l’ouverture d’un dialogue avec l’ETA.

Pour comprendre ou approfondir les enjeux de ce processus de paix, régulièrement suivi par une Commission internationale de vérification, nous vous invitons à la conférence débat organisée autour du livre écrit par Jean-Pierre Massias*   « Faire la paix au Pays basque ».

Comité Lokarria    

59 avenue Gabriel Péri   93400 SAINT OUEN                                                                                                                                                                                  

Comité de solidarité avec le peuple basque

21 ter rue Voltaire    75011 PARIS

* Jean-Pierre Massias, né à Chamalières en 1961, est Professeur de Droit public à la faculté pluridisciplinaire de Bayonne, membre du CDRE (Centre de recherche et de Documentation européenne) et Doyen honoraire de la faculté de droit de Clermont-Ferrand. Expert indépendant pour la Commission « Démocratie par le droit » du Conseil de l’Europe et auprès d’autres organisations internationales, il est spécialisé dans les transitions démocratiques et dans les sorties de crise, et travaille depuis 2006 sur le conflit basque et ses différentes implications.




Madrid s’acharne

19092011

juiciootegi.jpg 17/09/2011

Dix ans de prison. C’est la peine infligée par l’Audience nationale au dirigeant de la gauche abertzale Arnaldo Otegi et à Rafa Diez, ancien responsable du syndicat LAB pour “intégration” à ETA en qualité de dirigeant. Sonia Jacinto, Miren Zabaleta et Arkaitz Rodriguez ont été condamnés à huit ans pour le même délit. Txelui Moreno, Mañel Serra et Amaia ont été acquittés. Le tribunal espagnol affirme dans son délibéré qu’“ETA leur avait ordonné en 2008 de créer un organisme afin de mettre en place une stratégie d’accumulation de forces souverainistes dans le but de mener à bien un processus indépendantiste”. Les juges ont donc suivi les réquisitions du procureur dans cette affaire appelée “Bateragune.” A. Otegi, R. Diez, M. Zabaleta, S. Jacinto et A. Rodriguez furent arrêtés le 13 octobre 2009 et sont en prison depuis, sauf R. Diez, en liberté provisoire depuis avril 2010. Curieusement, la sentence qui a été officiellement communiquée aux accusés hier matin avait été annoncée dès avant-hier soir sur les ondes de la Cadena Ser. Une décision qui a provoqué de nombreuses réactions d’indignation, personne n’ignorant que ces dirigeants et militants de la gauche abertzale aujourd’hui condamnés ont été les artisans de l’ouverture d’un nouveau temps politique en Pays Basque Sud.

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ETA prend la parole, les partis réagissent

21072011

Le 7 juillet dernier ETA a transmis un communiqué qui a été publié par deux journaux dont GARA. 

Le bi-mensuel Ekaitza dans son dernier numéro, en reprend les idées essentielles, ainsi que les principales réactions publiques.  

Ce communiqué d’ETA, dont nous avons retenu toutes les idées essentielles,  a suscité de nombreuses réactions. En voici les plus importantes, issues de tous les milieux politiques intéressés par la situation au Pays Basque.   

La coalition Bildu (composée d’Eusko Alkartasuna, Alternatiba et Ezker Abertzalea) a accueilli très positivement ce communiqué d’ETA. Bildu considère que ce communiqué « confirme la possibilité ouverte en Euskal Herri de cheminer vers la paix ». Elle appelle tous les acteurs impliqués dans une démarche de résolution du conflit que connaît le Pays Basque à agir pour « une paix définitive et une normalisation politique susceptible d’apporter une vraie démocratie au pays ». Elle réaffirme son souhait d’une « paix juste, dans laquelle tous les droits, aussi bien individuels que collectifs, soient reconnus, et les droits civils et politiques respectés et garantis ». Elle ajoute qu’elle travaille pour un « droit d’autodétermination » ouvrant la porte à « l’obtention, si c’est ce que décident les citoyens basques de manière pacifique et démocratique, de tous les projets politiques, y compris l’indépendance ». 

EA considère que l’acteur principal du changement politique, c’est la société basque, et plus concrètement l’ensemble «indépendantiste et souverainiste progressiste qui a fait le pari de l’accumulation des forces abertzale, beaucoup plus ample que la gauche abertzale historique, et acteur essentiel du succès électoral de Bildu». Alternatiba a également réservé le meilleur accueil au communiqué d’ETA, rappelant que lorsqu’ ETA a annoncé son cessez-le-feu il y a six mois, Alternatiba a montré son désir qu’il s’agisse là « du début de la fin ». 

Le Lehendakari Patxi Lopez s’est montré pour le moins circonspect ; il a déclaré, à propos du communiqué, ne pas savoir «ce qu’attend la gauche abertzale pour exiger, avec le reste des démocrates, la disparition d’ETA». Son conseiller à l’Intérieur, encore plus réticent, n’a trouvé dans ce communiqué « aucune nouveauté digne d’être mentionnée », ajoutant que la seule déclaration attendue de l’organisation armée est «celle dans laquelle elle annoncera qu’elle arrête définitivement toutes les activités terroristes». 

Le président du PNV, Iñigo Urkullu, quant à lui, a sommé la gauche abertzale de mettre en demeure l’organisation ETA «de cesser définitivement son activité  armée; il a évoqué «les tentations qui existent chez les dirigeants du PP d’illégaliser aussi Bildu, et pas seulement Sortu». 

Les réactions de partis d’extrême droite (ou de droite, tel le PP) espagnols reflètent leur désarroi après le succès de Bildu aux élections du 22 mai dernier ; ils déclarent tous, en effet, que le communiqué d’ETA apporte la preuve du fait que Bildu, c’est la même chose qu’ETA, et que, par conséquent, l’illégalisation de Bildu et de ses élus doit être prononcée dans les plus brefs délais.

Voilà qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, que le vrai problème de l’Espagne, ce n’est pas ETA et sa lutte armée, mais l’indépendantisme de gauche et la présence dans les institutions des abertzale socialistes… 

Communiqué d’ETA du 7 juillet 2011

etamuralhachaserpientenouvelobs.jpg  L’organisation armée basque socialiste révolutionnaire de libération nationale a remis un nouveau communiqué daté du 7 juillet 2011 aux journaux basques Gara et Berria qui l’ont publié le mercredi 13 juillet. ETA fait part de ses réflexions  «sur le moment très important que notre pays est en train de vivre» actuellement

«Les développements de ces derniers mois et particulièrement les résultats des élections qui ont eu lieu en Araba, Bizkaia, Gipuzkoa et Nafarroa Garaia [Alava, Biscaye, Guipuzcoa et Haute-Navarre – Ndlr] ont planté une borne dans la nouvelle période qui s’ouvre, en montrant qu’il y a place pour l’espérance dans les défis du futur au Pays Basque». 

La situation politique actuelle «ne peut pas s’expliquer sans prendre en compte le combat exemplaire que notre pays a mené antérieurement, durant de longues années». Ce combat s’est fondé sur deux éléments : «La résistance face à l’oppression et la construction nationale.»

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COMMUNIQUE DE L’ETA A EUSKAL HERRIA _ 2009.02.26

1032009

COMMUNIQUE DE L’ETA A EUSKAL HERRIA

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ETA, organisation basque socialiste révolutionnaire de libération nationale, souhaite, par ce communiqué, faire part à la société basque de ses réflexions sur la situation dans laquelle se trouve plongé le Pays basque à la veille des élections du premier mars pour le parlement autonome de Gasteiz.

Les élections autonomiques antidémocratiques qui auront lieu le premier mars en Alava, Biscaye et Guipuzcoa seront une escroquerie et une énorme fumisterie politique. L’État espagnol a fait un pas de plus dans sa stratégie fasciste pour incarcérer l’indépendantisme et l’exclure des centres de pouvoir. A compter du deux mars, le parlement de Gasteiz sera à la fois antidémocratique et plus espagnol que jamais. Ce sera le parlement du fascisme, constitué avec la même légitimité démocratique que les municipalités franquistes d’autrefois, drapeau espagnol compris. C’est là le « changement » apporté par le PSOE.

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Tribunal de Grande Instance de Paris-Cour d’Assises Spéciale

18122008

Tribunal de Grande Instance de Paris-Cour d’Assises Spéciale

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Procès de 11 militants politiques basques

http://www.radiopays.org/euskadi/actualite.php?id=466

Depuis mardi 9 décembre 2008, s’est déroulée une nouvelle parodie de procès ayant pour objectif, comme le passé l’a démontré de façon systématique et comme cela vient d’être confirmé, de condamner des militants politiques basques.

Au banc des accusés :

– Ismael Berasategui Escudero.
– Iñaki Esparza Luri.
– Igor Letona Biteri
– Mikel Uzkudun Lizaur
– Mikel Illaramendi Zabaleta
– Jose Candido Sagarzazu Gomez
– Inociencio Soria Valderrama
– Jose Campo Barandiaran
– Iñigo Elizegi Erbiti
– Laurenxa Guimon

Ainsi que Claude Recart, comparaissant libre.

Les deux premiers jours se sont déroulés presqu’à l’identique. Le mardi matin, devant une salle pleine, et après l’appel des prévenus, a commencé la lecture de l’acte d’accusation. A la reprise de l’après-midi, les preso ont refusé une nouvelle fouille (ils en avaient eu une première le matin et n’avaient pas quitté le Palais de justice depuis) avant de rentrer dans la salle d’audience. Constat d’huissier fait, le Président du tribunal décide de reprendre la séance sans les preso. Protestations du public qui, debout le poing levé, entame le « Chant du Gudari ». Interruption de séance. Le public sort et décide de ne pas revenir en solidarité avec les preso. Le procès continue.

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Indépendance : Alternative pour une démocratie politique et sociale _ Rafa Diez

15122008

Indépendance : Alternative pour une démocratie politique et sociale

 

Rafa Diez (ex Secrétaire général de LAB)

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L’indépendance est une revendication qui apporte une valeur au fonctionnement démocratique, à la solidarité et à l’universalisme. Vouloir un État basque ne signifie pas avancer vers des tendances archaïques.

 


Euskal Herria est une nation qui n’est pas reconnue, mais c’est une nation qui avance en permanence dans sa construction. Elle a des bases objectives qui lui donnent une identité propre (langue, culture, processus historique, lutte de résistance…) et sur ces bases elle a développé une forte opposition à l’assimilation obligatoire de l’hégémonie espagnole et française, elle a la volonté de se constituer politiquement en tant que nation. Cette conscience et revendication nationale a eu des formulations politiques différentes en fonction de chaque contexte historique.

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Mikel Laboa, le père de la chanson basque contemporaine est mort

2122008

jpb.gif Sujet à la une _ 02/12/2008 _ Goizeder Taberna

Le père de la chanson basque contemporaine est mort

p002_01_laboa.jpg    Image de prévisualisation YouTube

“Mikel n’est pas mort”. Le sculpteur navarrais Juan Gorriti a gravé cette phrase sur ce temps qui revient en boucle au Pays Basque. À l’annonce de la mort d’un des plus grands chanteurs de ce pays l’émotion était grande. “La figure de la conscience basque”, comme l’appellent certains, s’est éteinte à l’âge de 74 ans. Son corps va être incinéré aujourd’hui, à Donostia.

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