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[PODCAST] Txalaparta du samedi 9 octobre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 9 octobre, après la chronique habituelle sur la situation des  prisonnières et des prisonniers politiques basques :

KALERA INFO POUR BLOG

Le 22 septembre dernier, l’Audience nationale espagnole a décrété la fermeture de Kalera Info et de son site internet, publiés par le parti de gauche abertzale Sortu,  sur la base de rapports de la Garde civile, pour crime présumé « d’apologie du terrorisme ». Ce n’est pas la première fois que les tribunaux espagnols s’en prennent à Sortu pour le travail réalisé en faveur des droits des prisonnier.e.s et exilé.e.s politiques basques.

Nous avons rencontré Jokin Etcheverria, militant de Sortu en charge du secteur des prisons, pour qu’il s’exprime sur cette décision de fermeture, Txalaparta de ce samedi diffuse cet entretien.

Lurzandia Okupazioa Arbonne POUR LE BLOG

Depuis plus de 100 jours le domaine agricole d’Arbonne est occupé par les paysans de Lurzandia et d’ELB pour empêcher sa vente (à 3,15 millions d’euros !) à une riche parisienne qui n’avait aucunement l’intention d’en conserver sa vocation agricole.

Partout des actions sont menées pour lutter contre la spéculation immobilière qui prive la population locale, en particulier les jeunes et les plus démunis, d’accéder à un logement ou de pouvoir exercer un travail agricole.

PEIO ETCHEVERRY AINCHART POUR LE BLOG

Nous diffusons l’entretien de Juan avec Peio Etcheverry-Ainchart, membre d’EH Bai et élu d’opposition à Saint-Jean-de-Luz, spécialiste de la question du logement, qui détaille la situation sur ce sujet au Pays Basque et les propositions pour que la population locale puisse vivre et travailler au pays.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 12 juin 2021

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juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

colloque

Les 25 et 26 mai dernier l’Assemblée Nationale accueillait un colloque international « Dialoguer entre ennemis » au cours duquel une table ronde a réuni Frédérique Espagnac (Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, a participé au processus de sortie du conflit au Pays Basque), Brian Curin (Avocat, expert en résolution de conflits, fondateur du fondateur du Directoire national des avocats pour les droits de l’homme et membre fondateur de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud, coprésident de la Commission de révision des peines en Irlande du Nord, fondateur du Groupe international de contact pour le Pays Basque), Véronique Dudouet (Directrice de recherche et experte en résolution de conflits à la fondation Berghof en Allemagne, ancienne membre de l’US Institute of Peace, accompagne et assiste la société civile dans la résolution du conflit au Pays Basque), Caroline Guibet Lafaye (Philosophe et sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre du Centre Émile Durkheim où elle coordonne un programme de recherche européen sur l’Engagement politique et actions extra-parlementaires, spécialiste du conflit basque) et Josu Urrutikoetxea (Militant historique de ETA, ancien député de la Communauté autonome basque, acteur clé des négociations et de la sortie du conflit au Pays basque).

Après l’actualité sur la situation des prisonnières et prisonniers politiques basques, de larges extraits de cette table ronde, en particulier les interventions de Josu Urrutikoetxea, sont diffusés au cours de cette émission.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 27 février 2021

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juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Les prisonnières et les prisonniers politiques basques, leurs familles et leurs proches sont   particulièrement touchés par les restrictions des contacts liées à la crise sanitaire. L’association Etxerat interpelle la Défenseure des droits et la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté en France.

ARRESTATION PABLO HASEL Pablo Hasél, rapeur catalan qui refusait de purger une peine de prison de neuf mois pour apologie du terrorisme et injures envers la monarchie et les forces de police espagnoles, a été arrêté puis incarcéré à Lerida le 16 février. Txalaparta diffuse l’enregistrement réalisé au moment de son arrestation et la chanson que Pablo Hasél a mis en ligne le même jour.

Le 16 Février à Hendaye une dizaine de membres du Rassemblement National sont venus réclamer une frontière anti-immigration. Plus d’une centaine de militants basques  étaient face à eux pour leur rappeler que le Pays Basque est une terre d’accueil.

A l’initiative de EH BAI et EH BILDU de nombreuses personnes se sont rassemblées le 14 février sur l’un des points de passages transfrontaliers fermés par les autorités françaises au cœur du Pays Basque. galindo

Enrique Rodríguez Galindo est mort le 13 Février. Il a été l’un des plus zélés tortionnaires de la Garde civile espagnole, dans la tristement célèbre caserne d’Intxaurrondo de Donosti ou furent torturés des centaines de militant.e.s basques, certains assassinés. Bien que condamné à 71 années de prison il fut très rapidement libéré pour profiter de sa pension de général et de ses multiples décorations. Comme une dernière provocation il est mort un 13 février, journée contre la torture au Pays Basque.

A l’Audience nationale espagnole, deux jeunes basques viennent d’être condamnés à une peine de 4 années d’emprisonnement à laquelle ils ont fait appel. Lorea nous décrit le procès injuste qui peut les conduire en  prison.

Le 6 mars la cinquième marche mondiale des femmes finira son parcours au Pays Basque à Hendaye. Elle a débuté le 20 février en Navarre avec le slogan « Zubi guztien gainetik, MUGARIK EZ! TRANSNAZIONALIK EZ! » nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer !

bastiaLe 22 février de jeunes militants nationalistes corses ont occupé la Préfecture de Bastia pour réclamer le rapprochement de deux prisonniers. La réponse policière a été brutale. Voici ce qu’en dit la Ligue des Droits de l’Homme ; « L’action menée en préfecture de Corse par de jeunes militants nationalistes avait pour objectif d’interpeller directement le gouvernement sur la situation d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. La ligue des droits de l’Homme comprend l’exaspération des jeunes gens. Bien que ce ne soit pas son mode d’action, elle a été choquée par leurs visages ensanglantés. Mais plus fondamentalement, elle partage un même sentiment, celui d’une injustice ».  Squale nous fait le récit de cette action.

En accompagnement musical de l’émission : Pablo Hasél – Ni Felipe VI / Willis Drumond – Hitziak / Betagarri – Euskadi antifaxista / Pauline & Juliette – Iguzki bat / Negu Gorriak – Ustelkerria / Aurera Altsasu / Groupe de prisonnières de Fresnes – Nous sommes.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 23 janvier 2021

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juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

baiona 9 janv2021Le 9 janvier nous étions 2000 à Bayonne, nous formions une chaîne humaine lumineuse pour les droits des prisonnières et prisonniers politiques basques. Au Pays Basque Sud, des rassemblements ou manifestations ont eu lieu dans plus de 200 villes ou villages. Txalaparta a diffusé des prises de paroles de la manifestation de Bayonne.

Jon Gurutz Maiza est l’un des derniers prisonniers à avoir intégré la liste des prisonniers atteints de maladie grave, ils sont aujourd’hui 21 qui devraient être immédiatement remis en liberté pour pouvoir recevoir des soins adaptés.

La Cour européenne des droits de l’Homme vient de condamner une nouvelle fois  l’État espagnol pour n’avoir pas suffisamment enquêté sur les faits de torture subis par des militant.e.s basques.

Depuis Orduña, au Pays Basque Sud, Lorea nous a envoyé un enregistrement pour dénoncer le procès politique fait à deux jeunes de ce village qui risquent des peines jusqu’à 8 ans de prison, totalement disproportionnées par rapport aux faits qui peuvent leur être imputés.

Au cours de l’émission Tibo a présenté la situation inacceptable que vivent deux prisonniers corses, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, incarcérés depuis 22 ans.

En fin d’émission Txalaparta de ce samedi a diffusé un extrait d’une récente conférence-débat sur les traditions de chamanisme en Pays Basque avec Xarles Videgain, linguiste et professeur à l’Université du Pays Basque.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Décès de notre camarade Yoann Isambert (article mis à jour le 9 avril)

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manif kanak

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris (CSPB) a eu la tristesse d’apprendre le décès brutal de notre camarade et ami Yoann Isambert survenu le 2 avril 2020. Militant pour les droits du Peuple Corse et pour la libération de ses prisonniers, Il est devenu un membre particulièrement actif de notre lutte, animateur de nos émissions sur les radios libres parisiennes ou de nos réunions publiques. Il était aux côtés de nos amis Kanaks avec lesquels il a tissé des liens étroits, il s’était aussi engagé dans le soutien à la lutte du Peuple Catalan. Profondément anticapitaliste, son combat était celui de tous les peuples opprimés, colonisés.

Nous gardons le souvenir d’un camarade toujours disponible, à la fois réfléchi et révolté. Et surtout nous regrettons le départ d’un ami.

Nous pensées vont à Maite, sa compagne membre comme lui de notre Comité, que nous soutenons de tout cœur, ainsi qu’à sa famille et à ses proches.

Simu fratelli, anaiak gara.

Agur eta ohore Yoann.

YOANN 5Yoann Isambert, Parisko Euskal Herriaren Lagunak-eko kidea baino askoz ere gehiago zen. Kortsikarra, sindikalista, irakaslea, borroka kidea eta laguna zen. Euskal Herria maite zuen eta gure herriarekiko maitasun horrek urte luzez euskal askapen borrokarekin konprometitzera eraman zuen.

Euskal preso, iheslari eta deportatuekiko elkartasunez hamaika ekimen antolatu zituen Parisko elkartasun komitearen baitan eta euskal preso eta iheslarien senideekiko izandako eskuzabaltasun eta harrera goxoa behin eta berriro erakutsi zizkigun.

Askapenatik, gure besarkadarik beroena bidali nahi dizuegu Maite, Maider eta Yoannen ondoan bizi eta ikasteko zortea izan duzuen guztioi. Eta zortea diogu bai, Yoann pertsona diskretoa bazen ere, imprescindible horietako bat ere bazelako.

Mila esker gure herriarengatik egindako lan guztiarengatik eta ez izan zalantzarik, zauden tokian zaudela, irabaziko dugula!

Omenaldirik onena, garaipena!
Hamaika herri, borroka bakarra!

Gora Yoann!

yoann agur eta ohore

ETXERAT (3-4-2020). Aujourd’hui, Yoann Isambert, membre du comité de solidarité de Paris et proche des familles et amis de prisonniers politiques basques qu’il a beaucoup aidés, est décédé à Paris. Il nous a toujours transmis affection et solidarité lors de nos visites à Paris.

Etxerat transmet toutes ses condoléances et son entier soutien à sa famille et à ses amis, dont nous partageons la peine et que nous embrassons chaleureusement.

Au nom de Sortu, nous souhaiterions transmettre nos plus profondes condoléances à la familles et aux proche de Yoann. Toutes nos condoléances également à Sulidarità et à tous nos camarades corses. Nous nous sommes connus par la lutte pour la liberté des prisonniers et réfugiés politiques basques comme militant du comité de Paris. Militant corse sincère, internationaliste, tu as toujours été à nos côtés, dans les moments importants.Toujours prêt à prendre des responsabilités, comme aux côtés des Artisans de la paix pour l’organisation de la manifestation de Paris. Tu es parti trop tôt, notre ami, mais ton engagement, ton sourire restera dans nos mémoires. Ce n’est pas un au revoir Yoann, nous retrouverons le Grand jour ! D’Euskal Herri Milesker, merci , nous avons été honoré de partager avec toi ces moments. Agur eta Ohore Yoann!

sortu

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE  – LILLE

Une terrible nouvelle reçue ce vendredi soir à 22h. Yoann est mort subitement à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi. Un camarade de longue date, et pourtant il nous a quittés si jeune, c’est dire son engagement précoce dans les luttes pour la libération des peuples, pour leur droit à l’émancipation, des peuples encore  sous le joug des Etats impérialistes.

Nous avons partagé avec Yoann un engagement commun dans la solidarité avec la résistance  du Peuple Basque, Yoann était un militant très actif du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris.
Ce soir nous sommes anéantis en apprenant son décès.
A sa famille, sa compagne Maité ,tous ces camarades de Paris, du Pays Basques, de Corse et tant d’autres nous exprimons notre soutien fraternel, notre amitié.
Au revoir Yoann

Stephan et tous les camarades de Lille de la solidarité avec le Peuple basque (ex CSBLille) 

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09/04/2020

Yoann Isambert, un activista corso amigo de Euskal Herria e hincha acérrimo del Bastia

El 2 de abril falleció el activista corso Yoann Isambert. Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos como Askapena, Etxerat, Sortu y el grupo de rap Norte Apache han querido sumarse al homenaje que también ha realizado el equipo de fútbol SC Bastia.

El pasado día 2, como una más de las injusticias contra las que luchó toda su vida, y de manera repentina, nos decía adiós Yoann Isambert. Y a todos los que le conocimos ya no nos queda más que aferrarnos a su memoria y continuar con su lucha.

En mi caso, esa memoria se remonta a la ‘Fête de l´Humanité’ de 2010 celebrada en París. A este festival multicultural acudimos los miembros de Norte Apache invitados por Euskal Herriaren Lagunak. Tocamos unos seis conciertos en la carpa vasca, cedida muy amablemente por ‘Perou’ y situada, estratégicamente, al lado de la que representaba a Irlanda. En aquel evento había estancias en representación de ‘casi’ todas las naciones del mundo, con sus delicias gastronómicas (degustamos arepas venezolanas, arroz vietnamita…) y pudimos escuchar en directo a gigantes de la música de la talla de Madness y The Prodigy. Una auténtica maravilla.

Y allí es donde conocimos a Yoann, un simpático y bonachón corso, activista político e hincha acérrimo del Bastia. De su mano conocimos, por ejemplo, la historia de resistencia y lucha de Nueva Caledonia. También nos hizo de intérprete, nada más y nada menos que con la familia de Christian Karembeu, futbolista que fue campeón del mundo con la selección francesa sin llegar a cantar la ‘Marsellesa’.

Con él recorrimos un sinfín de stands de diferentes países, donde todo el mundo le recibía con una sonrisa. Mientras nos hacía de ‘Cicerone’, nos iba poniendo al día sobre la situación de los diferentes colectivos en lucha a lo largo del país, y su colaboración en numerosos proyectos sociales y políticos. El joven isleño era pareja de Maite, prima de Aitor y de Ibon. Los dos juntos, en los días que duró el evento, formaron un tándem de seguidores incondicionales de Norte Apache, aguantaron incluso los tres conciertos casi seguidos que dimos en una sola tarde, levantando las manos, coreando el estribillo «lortuko dugu» como si lo escucharan por primera vez.

El legado que ha dejado el de Córcega traspasa fronteras. La fe en las personas y su activismo incansable le llevaron a colaborar en un sinfín de proyectos, desde su Córcega natal hasta Palestina, pasando por Nueva Caledonia y Euskal Herria. Todo ello sin dejar de atender a sus obligaciones como sindicalista en la CNT-F y como profesor de educación secundaria.

Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos han querido sumarse al homenaje, como Askapena, Etxerat, Sortu, Argia…, y le han dedicado un bertso en agradecimiento a su apoyo y defensa de la causa vasca.

Yoann_Fête_de_l´Humanité_2010

 

 

 

 

 

 

 

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 24 août 2019

26082019

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

L’émission du samedi 24 août a été consacrée au Contre G7 avec la diffusion de la conférence sur la paix au Paix Basque à laquelle participaient Michel Tubiana, Président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Txetx Etcheverry, militant altermondialiste et artisan de la paix, et Xantiana Cachenaut, avocate de prisonnières et prisonniers politiques basques.

tubiana txetx xantianaVous pouvez écouter l’émission en cliquant sur le lien ci-dessous :




Des alternatives politiques au menu du contre-sommet du G7

8082019

830x532_opposants-g7-biarritz-mobilisent-dejaSource : Mediabask du 06/08/2019

Du 21 au 23 août, Irun accueillera plus de 80 conférences et ateliers au parc des expositions de Ficoba, dans le cadre du contre-sommet du G7. Féminisme, migrations, diversité des peuples seront autant de thèmes au menu de ce riche programme. L’objectif de ce programme, articulé autour de sept thématiques, est de « comprendre l’architecture du monde actuel, approfondir les enjeux des luttes actuelles et créer un nouveau modèle ». Il sera complété par un week-end de mobilisations : manifestation le samedi 24 août à Hendaye et action « arc-en-ciel » dimanche 25 août.

Le programme est foisonnant et donne envie d’assister à tout. Il faudra cependant choisir parmi les plus de 80 activités proposées. Pour vous guider, MEDIABASK a retenu trois thèmes : le féminisme, les migrations et la diversité des peuples (processus de paix, prisonniers).

1) Féminisme

Mercredi 21 août, 14h-16h (salle cinéma) : « Contrat social ou contrat sexuel », atelier animé par Oihana Etxebarrieta (féministe et députée d’EH Bildu au parlement de la Communauté autonome basque) et Jone Etxebarria (militante du mouvement féministe).

Jeudi 22 août, 10h-12h et 15h-17h (salle 3 Ficoba) : « Femmes en lutte contre les inégalités sociales et économiques : face à la précarité et aux politiques d’austérité, des travailleuses et syndicalistes témoignent de leurs difficultés, de leurs engagements et de leurs victoires ». Conférence en deux parties en présence de Wangari Kinoti (ActionAid International), Murielle Guilbert (Union syndicale Solidaires – sous réserve), ELA, Syndicat en Turquie, LAB, coordinatrice de la grève 8M au Pays Basque, Las Kellys.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 3 Ficoba) : « Le féminisme en réponse à la crise écologique et sociale : y a-t-il un risque de récupération du féminisme par le G7 et le néolibéralisme ? Quelles perspectives offertes par l’écoféminisme et quelles propositions pour une transition écologique, sociale et féministe ? ». Conférence en présence de Luciana Ghiotto (Argentina mejor sin TLC, Attac Argentina, Foro feminista), Yveline Nicolas (Adéquations et collectif d’associations féministes françaises sur les enjeux internationaux), Vanessa Alvarez Gonzalez (Red Ecofeminista), Huayra Llanque (Attac France).

Le féminisme sera le thème central de la journée du jeudi. À noter aussi que le vendredi 23 août, deux ateliers seront consacrés aux « exemples concrets de résistance féministe » de 11h45 à 13h45 (salle 2) puis de 15 heures à 17 heures (salle 1). Les intervenantes restent à confirmer.

2) Migrations et accueil

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle 2 Ficoba) : « Stratégies mouvements sociaux européens de défense des migrants ». Conférence en présence de Brid Brennan, TNI, un représentant de No Border, Paulo Illes (FSMM – sous réserve).

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle cinéma) : « Emanciper les migrantes », atelier animé par Askapena, Ongi etorri errefuxiatuak et Julen Mendizabal.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 2 Ficoba) : « Expériences d’accueil : Harrera ». Conférence avec Solidarité Migrants-Etorkinekin, Ongi Etorri Errefuxiatuak, Catherine Verbruggen, Irungo Harrera Sarea, Bizkaiko Harrera Sarea, Artea, Pisos ocupados autogestionarios.

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 3) : « Regard sur les migrations depuis la perspective féministe : causes, transit et accès aux droits ». Conférence avec CEAR Euskadi, Julia Marti (chercheuse de OMAL, écoféministe et activiste au sein de Feministalde).

3) Diversité et liberté des peuples

Jeudi 22 août, 10h-12h (salle 1 Ficoba) : « La question des prisonniers politiques dans les processus de libération nationale et sociale ». Conférence avec des représentants basque, palestinien, kurde (à confirmer), catalan, corse (à confirmer).

Jeudi 22 août, 15h-17h (cinéma) : « Le rôle des acteurs/mouvements sociaux dans les processus de la Catalogne et du Pays Basque ». Conférence avec Jaume Bardolet (coordinateur international de l’ANC, Gure esku dago.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 2 Ficoba) : « Processus de paix au Pays Basque ». Conférence en présence de Michel Tubiana (président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Jean-Noël Etcheverry ‘Txetx’ (artisan de la paix et cofondateur du mouvement altermondialiste Bizi!) et Xantiana Cachenaut, avocate au barreau de Bayonne et conseil des prisonniers politiques basques.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 3 Ficoba) : « Etat, pouvoir et transformation sociale : les exemples de la Catalogne, de l’Ecosse et du Pays Basque ». Conférence avec David Fernandez (militant de mouvements sociaux en Catalogne), Larraitz Ugarte (député EH Bildu au Parlement de la Communauté autonome basque) et Jon Azkune (professeur d’université).

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 1 Ficoba) : « Echanges entre les nations sans Etats ». Conférence en présence d’Arnaldo Otegi (EH Bildu, Pays Basque), Marta Rovira (ERC, Catalogne – en vidéo-conférence depuis la Belgique où elle est exilée) et Jean-Guy Talamoni (président de l’Assemblée de Corse, Corsica libera – en vidéo conférence).

 




L’émission du CSPB sur Radio Libertaire le mardi 26 février

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Tous les mardis sur Radio Libertaire 89.4 FM, à 22h30, Ça booste sous les pavés fait découvrir au travers des invités qui jalonnent les émissions depuis maintenant 20 ans des femmes, des hommes venant d’horizons différents, pour faire partager leurs passions, leurs coups de gueule, leurs visions du monde qui nous entoure, et leurs expériences heureuses ou malheureuses.

Le dernier mardi du mois, Ça booste sous les pavés accueille le CSPB pour une émission sur l’actualité du Pays Basque, mais aussi sur les luttes de tous les peuples pour leur liberté.

Le mardi 26 février l’émission a accueilli Pierre Stambul et Sarah Katz de l’UJFP, l’Union juive française pour la paix.  A l’heure où certains voudraient pénaliser l’antisionisme en l’assimilant à de l’antisémitisme, Pierre et Sarah prouvent qu’il est nécessaire de combattre la politique colonialiste de l’Etat d’Israël, et de soutenir les légitimes revendications du Peuple palestinien.

Capture jb et ujfp

Vous pouvez écouter le début de l’émission avec l’entretien avec Pierre Stambul et Sarah Katz en cliquant sur le lien ci-dessous :

squale pablo maite

La suite de l’émission a été consacrée à l’actualité au Pays basque et aux prisonnières et prisonniers politiques basques.

Vous pouvez l’écouter en cliquant sur le lien ci-dessous :

 




6 avril à Osny : Marche pour les prisonnier.e.s politiques basques

27032017

6 avril à Osny : Marche pour les prisonnier.e.s politiques basques dans Politique EH_Osny-20170406-1-1-212x300EH_Osny-20170406-2-1-212x300 dans Prisonnier(e)s politiques basques

Avertissement : Texte féminisé. L’ensemble des prisonnières et prisonniers politiques basques, notamment celles et ceux qui étudient, est concerné par cette marche.

Les groupes de soutien aux prisonnières du mouvement d’étudiantes ont organisé une marche à Osny pour le 5 et le 6 avril.

Il y a quelques mois les groupes de soutien aux prisonnières ont commencé à se ressembler conscients du manque qu’il y a sur cette question au niveau national. Nous avons décidé que dans le contexte actuel nous devons répondre de façon unitaire aux problèmes des étudiantes prisonnières et revendiquer leur statut politique. Nous croyons que, en ce qui concerne les prisonnières, nous oublions très souvent la problématique de celles qui sont étudiantes et l’importance de l’éducation est laissée de côté, même si elle est essentielle pour que les prisonnières puissent être fortes psychologiquement et puissent se former et passer leur temps.

La situation des prisonnières étudiantes est pénible. Seulement les prisonnières qui se trouvent dans l’état français peuvent étudier à l’UPV (université du pays basque) et seulement quelques filières. Dans l’état espagnol elles ne peuvent pas étudier à UPV, elles doivent le faire dans des universités à distance comme UNED. Pourtant, elles trouvent des nombreuses difficultés pour faire leurs études. Les conditions qu’elles subissent ne sont pas dues juste à la vengeance; il s’agit d’un choix politique de la part des Etats. Ce sont des attaques contre leur militance politique, pour ce qu’elles ont fait pour faire face à notre oppression de classe et nationale, et les conditions pénibles où elles se trouvent font partie de ces oppressions.

Elles ont des problèmes pour faire les examens, elles ne peuvent pas avoir les documents nécessaires pour étudier, UPV et les autres institutions sont passives face à ceci, elles doivent payer le prix de l’inscription entière, elles ne peuvent pas avoir des réunions avec les professeures… voilà les difficultés que les prisonnières étudiantes ont pour faire leurs études. Il faut ajouter à cela le mauvais traitement qu’elles reçoivent de la part des fonctionnaires de la prison qui très souvent les découragent et leur font du mal psychologique.

Mais la situation des prisonnières étudiantes ne peut pas être comprise sans un regard plus général. En Pays basque nous sommes dans une ère spéciale. Il n’y a pas de lutte armée et il est clair que ceci a changé quelques conditions dans le contexte politique. La situation des prisonnières et des exilées est très grave et c’est une conséquence du conflit politique que nous avons. Dans le système capitaliste, la bourgeoisie a utilisé tous les moyens pour faire taire les mouvements révolutionnaires et faire disparaître leur pratique politique. On veut nous faire croire que c’est l’ère de la solution et de la paix, pourtant, plus que jamais, la répression contre le peuple travailleur basque, l’oppression de classe que reproduit le système et la dépolitisation du conflit sont présentes de la part des Etats espagnol et français ainsi que plusieurs agents et institutions basques font. Il n’y aura pas de paix si le capitalisme est en vie; il n’y aura pas de solution jusqu’à ce que le peuple travailleur basque n’atteigne sa libération totale. Pour obtenir les objectifs du chemin commencé il y a quelques décennies, il est essentiel que toutes les prisonnières sortent à la rue, et créer les conditions pour qu’il n’y ait plus de représailles politiques dans le futur. Nous savons néanmoins que si la lutte contre le capitalisme continue il continuera à y avoir des prisonnières, parce que ceci dépend des forces répressives des Etats capitalistes.

Quelques étudiantes qui sont en prison ont été arrêtées pendant qu’elles étudiaient, d’autres ont commencé à étudier en prison, mais c’est pour avoir lutté contre ce système qu’elles ont été incarcérées, et pour détruire le système capitaliste nous avons besoins d’elles ici; en même temps, si nous détruisons le système, nous détruirons les prisons et nous pourrons les libérer.

Il y a quelques heures nous avons su qu’on a bloqué les matériaux pour étudier de Julen Mendizabal et David Pla, prisonniers à Osny, et qu’on leur a menacé de leur enlever leur droit à étudier. Ça fait des mois que Julen et David luttent pour avoir ce matériel et il n’ont reçu que des mauvaises réponses et des difficultés. De même, nous croyons que ceci marque un précèdent pour le reste de prisonnières étudiantes.

Pour tout ceci, le 5 avril nous remplirons toutes les autobus pour aller à Osny, et le 6 avril nous dénoncerons cette situation et montrerons notre solidarité envers les prisonniers qui se trouvent à Osny. Montrons que dans nos classes il y a des personnes qui manquent, qu’il y a ici un problème très grave, et que les étudiantes prisonnières méritent d’être reconnues et soutenues.

 

Apirilak 6 ikasleok Osny-ra!

Ikasle mugimenduko Presoen Sostengurako Taldeek apirilak 5 eta 6an Osny-ko kartzelara martxa egingo dutela jakinarazi dute Gasteizen eginiko agerraldian.

Ikasle presoak klasean nahi ditugulako, Apirilaren 6ean denok Osny-ra!

 

Gaur, hemen bildu gara Ikasle mugimenduko Presoen sostengurako talde ezberdinak, ikasle presoek, eta batez ere, Osny-ko presoek ikasteko jasaten ari dituzten arazoak eta jezarpena salatzeko, eta Apirilaren 5 eta 6 bitartean gure elkartasuna adierazteko Osny-ra egingo dugun kartzela-martxaren berri emateko.

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Les prisonniers politiques basques de Villepinte en lutte

19122016

Depuis le 18 novembre les prisonniers basques incarcérés à la prison  de Villepinte (93) sont au mitard pour demander des conditions dignes de détention. Ils nous ont fait parvenir une lettre d’information sur leur situation. Aujourd’hui, en soutien, famille et ami-es souhaitons apporter notre soutien et dénoncer cette situation lamentable en envoyant massivement une lettre à la Directrice de la prison et au Ministre de la Justice.

Modèles de lettres : fichier pdf herriaren gutuna

arka igor_fr

Lettre des prisonniers politiques basques de Villepinte

Maison d’arrêt de Villepinte, décembre 2016

Kaixo Euskal Herria,

Par cette lettre , nous, Arkaitz Agirregabiria et Igor Uriarte, membres du Collectif des prisonnier-es politiques basques (EPPK) , incarcérés à la Maison d’Arrêt de Villepinte, souhaitons vous informer de notre situation carcérale. En effet, cela fait déjà un an suite à l’arrivée de la nouvelle Direction de Villepinte que nous subissons des attaques à nos droits fondamentaux. Dès leur arrivée , ils ont souhaité restreindre nos conditions de visite , que nos camarades incarcérés avaient obtenus par la lutte. Une fois de plus , c’est grace à la lutte que nous avons mené à l’intérieur de la prison ( refus de quitter la cellule, blocage, mitard), à la solidarité du Pays Basque notamment par un envoi massif de lettres que ces restrictions exigées par la Direction soient moins , et à maintenir des conditions de visites dignes. Cependant , ces restrictions des droits fondamentaux se sont poursuivies, affectant différents aspects de notre vie quotidienne, comme:

  • La santé: ils nous ont supprimé les douches médicales. Ce certificat médical nous permettait une douche quotidienne, aujourd’hui réduite à trois fois par semaine. Nous avons de grandes difficultés pour obtenir des rendez-vous avec les différents spécialistes des services médicaux. On se demande où disparaissent nos courriers de sollicitation de rendez -vous?
  • Les activités: les horaires des promenades ont été réduits (de 3 heures à 2h30) et de sport (de 4 heures à 3 heures maintenant). Refus d’accès à différentes installations et ressources (comme la Bibliothèque). Difficultés d’accès au Service scolaire, restriction d’activités…
  • La communication extérieure: difficultés constantes d’accès à la cabine téléphonique du module, retard injustifié du courrier (de 10-15 jours à 5 semaines à 1 mois aujourd’hui).
  • Le service de cantine: gestion et services déficients de l’entreprise GEPSA, absence de cantine extérieure, détérioration dans les quantités et qualités alimentaires, conditions d’hygiène déplorable lors de la distribution…

A cette liste il faut rajouter la dernière atteinte à nos conditions de vie, l’imposition de partager la cellule. Les Maisons d’Arrêts reçoivent essentiellement des personnes en détention préventive, n’ accomplissant pas de longues peines (1,2 ou 3ans ), on peut les définir comme des prisons de transit. En aucun cas, ces lieux n’ont été conçu pour maintenir en détention des personnes sur une longue durée. Cependant les prisonniers politiques basques y passons souvent de nombreuses années . Il est alors d’autant plus indispensable lorsque l’on passe 21 heures dans des cellules de même pas 9m², d’être seul pour un minimum de dignité.

Depuis les actions jihadistes perpétrées dans l’Etat français, cet Etat a profité de cette situation pour restreindre des droits et des libertés au nom de la sécurité. Ils font la guerre au delà de leurs frontières et assigne à la discipline la classe ouvrière à l’intérieur de leur pays par la restriction de ses droits. L’Etat de Droit s’est converti en Etat d’exception,dont la prison est le reflet.

Qualques chiffres représentatifs sur les prisons dans lequelles nous sommes en préventive: il y a 46.075 prisonniers pour une capacité de 33.263. Ceci est révélateur de la situation honteuse des prisons françaises, d’un pays qui se prétend être à l’origine de la Déclaration des Droits de l’Homme. L’Etat et ses geôliers n’ont aucun intérêt à mettre fin à cette situation. Les prisons sont devenus un véritable négoce public- privé. Plus il y a de prisonniers , plus il y a de bénéfices.

Face à cette situation nous, prisonniers nous sommes obligés de limiter ces abus afin que nos droits et notre dignité soient respectées. C’est pour toutes ces raisons que nous refusons d’être regroupés en cellule. Il faut d’ailleurs préciser qu’une loi française datant de 1958 confirme ce droit à une cellule individuelle, bien que ce droit ne soit pas souvent respecté. C’est grâce à la lutte que les prisonniers politiques basques ont perpétué ce droit.

Pour poursuivre , voici le texte que nous avons lu devant un membre de la Direction lors d’une Commission Disciplinaire.

“Nous comparaissons devant cette commission pour expliquer les motifs de notre refus d’être regroupé en cellule. Depuis 2010 , la surpopulation carcérale n’est que la suite logique des années précédentes mais lourde de de conséquences, par exemple: des personnes dormant par terre, des bagarres entre co-détenus… Nous sommes en novembre 2016 et cette situation se poursuit. Quelques chiffres données par la Direction Interregionale de Paris en ce mois de novembre 2016 : la surpopulation à Fleury-Merogis est de 154%, à Nanterre de 174,8%, à Osny de 156,5%, à Villepinte de 184,7%, à Bois d’Arcy de 178,8%, à Fresnes de 184,9%,
à Meaux de 185,7%. Selon les mêmes sources 1.422 personnes dorment parterre. Dans les prisons en préventive de Paris et alentours, la capacité opérationnelle est de 7.050 prisonniers alors qu’il y en a 11.751, donc 166,7% de surpopulation. L’Etat français et sont mal nommé Ministère de la Justice violent les droits des prisonniers et nous pousse aux limites en tant qu’être humain. Cette
situation qui perdure depuis de nombreuses années refléte bien le peu d’intérêts portés par l’Etat français aux personnes incarcérés. Nous sommes les encombrants de la société qu’ils veulent nous imposer, et tout ce qui passe à l’intérieur des murs ne transparaît pas à l’extérieur, tout le monde s’en fiche.

Durant de nombreuses années , tous ces différents responsables appliquant la Justice sont restés indifférents face à cette situation inhumaine. Aujourd’hui, les 2 prisonniers politiques basques incarcérés à Villepinte sommes châtiés car nous revendiquons notre droit à rester seul en cellule (jusqu’à présent de par notre profil nous avons toujours été seul en cellule). Parce nous réclamons que notre dignité soit respectée , parce que nous demandons que vous appliquiez votre loi.

Nous sommes convaincus qu’à cette heure, cette prison est plus rentable que jamais, car il n’y a jamais eu autant de “consommateurs”. Comment est-il possible face à une violation permanente des droits, que l’administration et une entreprise privée fassent des bénéfices? Cela nous paraît lamentable!

Ils ont converti les prisonniers en des numéros. Là où il peut y en avoir qu’un seul on en place 2, là où c’est 2 on en met 3, là où c’est 4… Quand les prisonniers que nous sommes, ne sommes plus que de simples numéros et marchandises, la situation est très grave! Madame la Directrice la responsabilité de cette situation est celle de l’Etat , la votre, mais en aucun cas celle des prisonniers qu’ils demeurent seul ou pas en cellule. Demander à un prisonnier “s’il n’a pas honte d’être seul en cellule alors que d’autres dorment parterre?” , comme l’a fait la Directrice Mme Poplin, c’est de la pure hypocrisie! Vous êtes aveuglés par le pouvoir et en oubliez que nous défendons nos droits et notre dignité.

L’un d’entre nous a déjà passé 6 ans et demi seul en cellule, enfermé 21 heures dans un espace de même pas 9 m² ( surface à laquelle il faut enlever la place du lit, des WC, de l’armoire, de la table et du lavabo) à 950 km de chez nous, sans aucune possibilité d’intimité avec nos compagnes. L’un d’entre nous, est qualifié de DPS (Détenu Particulièrement Surveillé qui pour raison de sécurité, selon votre loi, devrait être seul encellule), il est depuis 6ans et demi en préventive et doit encore attendre un an avant d’être à nouveau jugé et ce alors que la France a déjà été condamné par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir violé les délais pour l’un des nôtres. Mais cela aussi vous êtes égal!

Tout cela pour dire que nous connaissons bien les dures conditions carcérales, et nous savons que des personnes doivent parfois dormir parterre en cellule. Dans l’Etat français on peut incarcérer des personnes pour quelques jours, quelques mois… Nous, nous restons là…Madame la Directrice, si de votre point de vue, vous souhaitez que nous soyons tous au même niveau , nous n’avons pas la même vision des choses. Qui se préoccupe de notre situation?Vous, certainement pas. Vous êtes venus nous imposer votre décision s’en prendre en compte notre situation. Vous êtes venus par la force revendiquer que c’est votre droit. Ce ne sont pas deux lits qui vont résoudre un problème structurel. Mais vous avez encore procédé sans dialogue, sans respect.

La Sous Directrice a essayé de nous convaincre que nous n’avons aucun droit à désobéir aux ordres du personnel pénitentiaire, remarque à laquelle nous avons répondu que “nous accomplirions ces ordres tant qu’ils n’attentent pas à notre dignité. Et de poursuivre, bien que notre dignité soit mise à mal nous n’avons “aucun droit à la désobéissance”, notre réponse fut alors des plus claire: oui, Madame la Sous Directrice nous avons des droits. En prison, on nous enlève la liberté, mais pas la liberté de prendre des décisions, dont nous assumons les conséquences, et cela les prisonniers politiques basques l’avons toujours fait .

C’est vous qui n’assumez pas les conséquences de ce système judiciaire malade, car vous continuiez à remplir les prisons sans aucune limite. CETTE SITUATION DOIT PRENDRE FIN! Car si ce n’est nous mêmes qui défendons nos droits, personne ne le fera. Nous défendons nos droits de la seule façon qui nous est possible , en désobéissant aux ordres qui ne respectent pas nos droits , sans
violence, sans insulte, mais avec des arguments et une attitude fermes. Nous vous sollicitons à nouveau afin de respecter notre droit à une cellule individuelle , ici et ailleurs, comme à tous nos camarades dans la même situation à Fleury, fresnes, Osny et Meaux… que ce droit soit respecté.”

Pour le moment , ce problème nous affectent à ceux qui sommes incarcérés à Villepinte. Les autres camarades de lutte doivent supporter la surpopulation d’une autre manière, mais pour l’instant il semblerait que le droit à la cellule individuelle soit maintenu. Mais nous savons aussi que les conditions de vie carcérale se dégradent de jour en jour. C’est pour tout cela que nous encourageons la société basque à participer à toutes les initiatives en faveur du respect des droits des prisonnier-es , qu’ils soient malades, éloignés, ayant accompli les ¾ de leur peine, à tout ceux et celles qui luttent pour des conditions de vie décentes… et bien sur! En faveur de notre retour à la maison. La clé est dans le travail en commun entre le Collectif EPPK et la société basque. C’est par l’engagement et la lutte que nous allons y parvenir! Enfin , pour terminer nous lançons un appel à tout Euskal Herria pour participer à la manifestation de janvier 2017 organisée par Sare, pour remplir les rues de Bilbo et à partir de cette date à rester mobilser dans les diffrentes dynamiques pour la liberté de notre peuple et notre retour chez nous.

JO TA KE! Aurrera Bolie!!

AMNISTIA ETA AUTODETERMINAZIOA

EPPK de la maison d’arrêt de Villepinte , décembre 2016







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