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[PODCAST] Txalaparta du samedi 23 octobre 2021

24102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Le 17 octobre 2011, une Conférence internationale en faveur d’une résolution du conflit au Pays Basque s’est tenue au Palais d’Aiete de Donosti (Saint Sébastien) au Pays Basque sud. Elle était organisée et menée par un comité d’experts dont Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies. Elle a présenté une feuille de route qui a été suivie par l’organisation ETA puisqu’elle a annoncé trois jours plus tard l’arrêt définitif de son activité armée pour que le combat se poursuive par des voies exclusivement pacifiques et démocratiques. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir en particulier parce que les États espagnol et français ont refusé le dialogue avec l’ETA demandé dans cette feuille de route.

Dix ans après, une nouvelle Conférence internationale s’est tenue en octobre 2021 à Donosti et à Bayonne pour débattre de ce qu’il reste à faire, notamment pour les 198 prisonnières et prisonniers basques encore détenus.

Pour l’émission de ce samedi nous avons voulu donner la parole à des militant.e.s basques qui ont contribué activement – sans renoncer à leur objectif de conquérir un Pays Basque libre, socialiste, féministe et écologiste – aux tentatives pour construire une paix durable. Nous reviendrons sur le contenu de cette nouvelle Conférence au cours des prochaines émissions.

Arnaldo Otegi sort de prison  Arnaldo Otegi n’était pas encore sorti de prison au moment où s’est déroulée la Conférence   internationale d’Aiete en 2011. Il avait été arrêté deux ans plus tôt ainsi que d’autres militant.e.s indépendantistes basques, justement parce qu’il participait à des réunions pour préparer la transition du conflit. Le Tribunal européen des droits de l’homme a annulé leurs condamnations (leur procès n’ayant été ni juste ni équitable), mais la justice espagnole s’acharne et veut les juger à nouveau.

 Le 17 octobre dernier il a accordé un entretien à NAIZ, diffusé dans cette émission avec la traduction de Juan (l’entretien est en espagnol).

IRATXE SORZABAL REAU OCT 2021

Iratxe Sorzabal a été arrêtée en 2015 au Pays Basque nord par la Police française qui avait reçu pour l’occasion l’appui de la Garde civile espagnole. Elle avait participé à la délégation de l’ETA qui, entre 2011 et 2013, s’était rendue à Oslo en Norvège pour y négocier des  accords de paix avec des représentants du gouvernement espagnol, qui malgré l’engagement pris ne s’y sont jamais rendus. Elle est actuellement détenue à Réau, près de Paris. La justice espagnole a émis un mandat d’arrêt européen en demandant son extradition pour lui faire subir une peine de prison en Espagne en application d’un jugement qui a été établi à partir de déclarations obtenues sous la torture.

Un journaliste de Gara a pu la rencontrer en octobre 2021 dans la prison de Réau. Nous avons traduit leur entretien du basque au français pour le lire au cours de l’émission.

David Pla à Oslo 2021  David Pla qui avait également participé à la tentative de négociation à Oslo, et qui a été arrêté en même temps qu’Iratxe Sorzabal, a été libéré depuis. Il est retourné ce mois-ci en Norvège pour enregistrer un documentaire réalisé par NAIZ sur ces 13 mois passés là-bas et sur l’engagement de l’ETA et de la gauche indépendantiste basque en faveur d’une paix juste et durable.

Nous diffusons des extraits de ce documentaire réalisé en basque avec les traductions de Juan.

ARNALDO ET ARKAITZ AIETE

Le 18 octobre 2021 la gauche indépendantiste basque (SORTU et EH BILDU) a fait une déclaration devant le Palais d’Aiete pour rappeler son engagement en faveur du dialogue, de la négociation et de l’accord pour résoudre le conflit et pour rappeler que le Pays Basque c’est un peuple, une nation qui en tant que tel doit être respecté et reconnu. Arkaiz Rodriguez et Arnaldo Otegi se sont aussi adressés aux victimes de la violence d’ETA.

Nous diffusons cette déclaration en basque et sa traduction en français.

La situation dramatique que vivent les migrants qui traversent le Pays Basque au péril de leur vie, avec plusieurs morts depuis le début de cette année, pour fuir les rafles de la police est abordée au début de l’émission, avec une chanson de la bertzolari Maddalen Arzallus composée après le décès ce mois-ci de trois migrants à Ciboure.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !




[PODCAST] Txalaparta du samedi 10 avril 2021

10042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

joinet 8 avril 2017Il y a quatre ans, le 8 avril 2017,  nous étions des milliers à Bayonne pour la journée du désarmement. Un évènement particulier, la suite d’un parcours de réflexion et de débats au sein de l’ETA, des prisonnières et prisonniers politiques basques et de la société civile. Après un court extrait de l’intervention de Louis Joinet ce jour là (photo ci-contre), écoute des déclarations cette semaine d’Artisans de la Paix sur le chemin qui reste à parcourir, pour obtenir la libération des prisonnier.e.s.

marixol proces madrid

Marixol Iparragirre, comme beaucoup de militant.e.s basques sont livrés aux autorités espagnoles après avoir accompli la totalité de leur peine dans des prisons françaises. Elle est confrontée à Madrid à plusieurs procès . Txalaparta diffuse une déclaration enregistrée de Marixol à l’Audience nationale espagnole (avec la traduction de Juan) ou elle parle de la torture utilisée contre les militant.e s basques.

Il y a quarante ans disparaissait Telesforo Monzon qui écrivait dans une chanson  » je viens d’un petit pays qui veut et a décidé de survivre mais auquel on refuse tout… ». Il fut surtout une personnalité politique importante au service de la libération du Peuple Basque.

La loi sur les langues territoriales, malgré les obstacles et les tentatives du gouvernement pour en réduire la portée, a été votée cette semaine à Paris.

Et d’autres informations…

En accompagnement musical, des enregistrements réalisés à l’Aberri Eguna (Fête de la Partie Basque) à Urrugne le 4 avril dernier, « Herri txiki batekoa naiz » composée par Telesforo Monzon, et quelques autres chansons…

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 27 mars 2021

27032021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Pour les prisonnières et les prisonniers politiques basques, comme pour l’ensemble de la population carcérale, la gestion  de la crise sanitaire par le gouvernement et l’administration pénitentiaire aggrave leur situation et nuit à leurs relations familiales.

ION PAROT RASSEMBLT SOUS PREF MARS 21Ion PAROT, âgé de 69 ans et détenu depuis plus de 30 ans a été diagnostiqué positif au coronavirus. Des rassemblements pour exiger la libération de Ion, actuellement détenu à Muret et qui souffre d’asthme, ont été organisés au Pays Basque.

OIER OA TRIBUNAL 26 MARSOier OA, soutenu par de nombreux élèves du lycée ou il travaille, comparaissait le vendredi 26 mars au Tribunal de Bayonne. Alors qu’il vit et travaille à Larressore, près de Bayonne, depuis six ans après avoir été libéré en 2015, il est poursuivi pour non respect de l’interdiction de territoire au Pays Basque nord.

TORTURA AZTNUGAL AFFICHE

La torture pratiquée par la police espagnole pendant des dizaines d’années pour tenter de terroriser le Peuple Basque, est restée la plupart du temps impunie, et celles et ceux qui l’ont subi n’ont pas le statut de victimes. Au contraire, certain.e.s sont encore emprisonnés pour des aveux dictés, arrachés sous la torture.

Et d’autres nouvelles.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 14 novembre 2020

14112020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Cette semaine Ibon Fernandez Iradi, prisonnier politique basque détenu dans la prison de Lannemezan, atteint d’une sclérose en plaques depuis plusieurs années, a contracté la Covid. Il aurait dû être libéré depuis longtemps. Mikel Barrios est venu à Paris devant la Cour d’Appel pour entendre un procureur demander contre lui une peine de 6 ans de prison  alors qu’il devrait pouvoir vivre totalement libre au Pays Basque. A Hendaye, Peio Alcantarilla, ancien prisonnier politique et victime de tortures par la Garde Civile espagnole a été détenu par la police française pour non respect des mesures liées au fichier Fijait, alors qu’il vit et travaille au Pays Basque depuis plusieurs années. L’Etat français, sa justice et sa police s’acharnent sur les prisonniers et anciens prisonniers politiques basques, contre la volonté presque unanime du Peuple basque.

Josu Urrutikoetxea est un militant basque qui depuis de nombreuses années est engagé pour la juste résolution du conflit entre le Pays Basque et les Etats espagnol et français. Il est aujourd’hui poursuivi pour cela. A Paris où il est actuellement assigné à résidence sous contrôle judiciaire il a accepté de nous parler de son histoire personnelle depuis sa jeunesse au Pays Basque sud opprimé par le franquisme jusqu’à aujourd’hui.  Txalaparta de cette semaine a diffusé des extraits de son entretien avec Juan.

josu 1

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Appel d’ampleur internationale pour la libération de Josu Urrutikoetxea

27042020

Ils estiment que sa vie est en danger, plus de 130 personnalités françaises, basques et de rang international, ont demandé la libération du prisonnier basque Josu Urrutikoetxea. Mercredi devrait avoir lieu l’examen de plusieurs procédures le concernant, dont une demande de libération pour raison médicale.

Josu Urrutikoetxea.

Le temps semble s’être arrêté, le monde entier est suspendu au coronavirus, mais pour Josu Urrutikoetxea les procédures continuent d’avancer. Mercredi 29 avril, la cour d’appel de Paris devrait examiner trois procédures engagées par les autorités judiciaires espagnoles (deux mandats d’arrêt européens et une demande d’extradition). Dans une spirale judiciaire depuis son arrestation le 16 mai 2019, le prisonnier basque a formulé une demande de libération pour raison médicale, prévue par le Code de procédure pénale, après que sa première demande de mise en liberté lui a été refusée, mercredi 1er avril. Ses avocats proposent à la Chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Paris que la décision soit accompagnée de la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique. C’est dans ce contexte que 130 personnalités internationales, françaises et basques ont lancé un appel pour sa libération.

« La vie de Josu Urrutikoetxea est en danger », débute « L’appel international pour la libération de Josu Urrutikoetxea » publié samedi 25 avril dans Mediapart par une longue liste de signataires. Au départ 126, ils sont à présent plus de 130. Parmi eux, l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira, l’ancien ministre de l’Intérieur Pierre Joxe, l’ancien secrétaire général de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) Raymond Kendall, le linguiste américain Noam Chomsky, le cofondateur du Syndicat de la magistrature Pierre Lyon-Caen, la présidente du Syndicat des avocats de France et le président de la Ligue des droits de l’homme, ainsi que des personnalités des arts et des lettres telles que Ken Loach, les frères Dardenne, Yolande Moreau ou Annie Ernaux*.

Ils demandent aux autorités judiciaires « qu’elles suspendent l’incarcération de Josu Urrutikoetxea [70 ans cette année, ndlr.] et agissent avec la plus grande diligence afin qu’il ne soit pas davantage exposé au risque de mourir en détention ». Une considération qu’ils souhaitent voir élargie à « tous les détenus extrêmement vulnérables au Covid-19 en raison de leur état de santé et/ou de leur âge, et ne représentant aucun danger pour la société ». Le contexte de crise sanitaire rendrait leur maintien en détention incompatible. Surpopulation et promiscuité empêchent, estiment-ils, de faire efficacement face à la pandémie et d’endiguer la contamination en prison.

Des conclusions étayées, dans le cas d’Urrutikoetxea, par le certificat médical du médecin chef de la prison de la Santé, où il est incarcéré, le Docteur Benjamin Silbermann. Il affirme que Josu Urrutikoetxea présente « des pathologies chroniques qui sont des facteurs de mauvais pronostic en cas de contamination » au Covid-19 et recommande « que son incarcération soit suspendue ». Les auteurs de l’appel soulignent, par ailleurs, que « les objectifs de garanties de représentation en justice peuvent être aisément atteints par un placement sous contrôle judiciaire, ensemble de garanties et de probités que Josu Urrutikoetxea rassemble comme l’avait reconnu la cour d’appel de Paris le 19 juin dernier ». Or, le jour-même, le parquet général avait demandé sa réincarcération dans le cadre des procédures enclenchées par les autorités espagnoles. Si jamais mercredi 29 avril, la Cour accepte sa mise en liberté pour raison médicale, cela lui laisse la possibilité d’ordonner sa réincarcération une fois la crise sanitaire passée.

Depuis son arrestation, le militant basque doit répondre de ses actes pour deux dossiers français et quatre dossiers espagnols, mais ses soutiens mettent en avant le rôle qu’il a joué lors des différentes phases de négociations, sous l’égide de l’Onu et des États suisse et norvégien. « Josu Urrutikoetxea a fait preuve de responsabilité pour promouvoir et mener les débats et rendre effectifs la fin de la violence au Pays basque, le désarmement puis la dissolution de ETA, écrivent-ils. Sans sa ferme implication, reconnue par l’ensemble des institutions et des acteurs internationaux engagés dans la résolution des conflits, et sans l’engagement d’autres comme lui, [cela] aurait été impossible ». Ils regrettent la criminalisation « de celles et ceux qui ont contribué activement à la transformation d’un conflit à sa sortie ». Et ce serait « un très mauvais signal émis par l’État français à l’ensemble des processus de paix en cours à travers le monde que la communauté internationale ne saurait tolérer ». Comme Urrutikoetxea a été une des pièces majeures pour la mise en route du processus de paix, sa libération serait un pas franchi par l’État français pour sa consolidation.

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Décès de notre camarade Yoann Isambert (article mis à jour le 9 avril)

9042020

manif kanak

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris (CSPB) a eu la tristesse d’apprendre le décès brutal de notre camarade et ami Yoann Isambert survenu le 2 avril 2020. Militant pour les droits du Peuple Corse et pour la libération de ses prisonniers, Il est devenu un membre particulièrement actif de notre lutte, animateur de nos émissions sur les radios libres parisiennes ou de nos réunions publiques. Il était aux côtés de nos amis Kanaks avec lesquels il a tissé des liens étroits, il s’était aussi engagé dans le soutien à la lutte du Peuple Catalan. Profondément anticapitaliste, son combat était celui de tous les peuples opprimés, colonisés.

Nous gardons le souvenir d’un camarade toujours disponible, à la fois réfléchi et révolté. Et surtout nous regrettons le départ d’un ami.

Nous pensées vont à Maite, sa compagne membre comme lui de notre Comité, que nous soutenons de tout cœur, ainsi qu’à sa famille et à ses proches.

Simu fratelli, anaiak gara.

Agur eta ohore Yoann.

YOANN 5Yoann Isambert, Parisko Euskal Herriaren Lagunak-eko kidea baino askoz ere gehiago zen. Kortsikarra, sindikalista, irakaslea, borroka kidea eta laguna zen. Euskal Herria maite zuen eta gure herriarekiko maitasun horrek urte luzez euskal askapen borrokarekin konprometitzera eraman zuen.

Euskal preso, iheslari eta deportatuekiko elkartasunez hamaika ekimen antolatu zituen Parisko elkartasun komitearen baitan eta euskal preso eta iheslarien senideekiko izandako eskuzabaltasun eta harrera goxoa behin eta berriro erakutsi zizkigun.

Askapenatik, gure besarkadarik beroena bidali nahi dizuegu Maite, Maider eta Yoannen ondoan bizi eta ikasteko zortea izan duzuen guztioi. Eta zortea diogu bai, Yoann pertsona diskretoa bazen ere, imprescindible horietako bat ere bazelako.

Mila esker gure herriarengatik egindako lan guztiarengatik eta ez izan zalantzarik, zauden tokian zaudela, irabaziko dugula!

Omenaldirik onena, garaipena!
Hamaika herri, borroka bakarra!

Gora Yoann!

yoann agur eta ohore

ETXERAT (3-4-2020). Aujourd’hui, Yoann Isambert, membre du comité de solidarité de Paris et proche des familles et amis de prisonniers politiques basques qu’il a beaucoup aidés, est décédé à Paris. Il nous a toujours transmis affection et solidarité lors de nos visites à Paris.

Etxerat transmet toutes ses condoléances et son entier soutien à sa famille et à ses amis, dont nous partageons la peine et que nous embrassons chaleureusement.

Au nom de Sortu, nous souhaiterions transmettre nos plus profondes condoléances à la familles et aux proche de Yoann. Toutes nos condoléances également à Sulidarità et à tous nos camarades corses. Nous nous sommes connus par la lutte pour la liberté des prisonniers et réfugiés politiques basques comme militant du comité de Paris. Militant corse sincère, internationaliste, tu as toujours été à nos côtés, dans les moments importants.Toujours prêt à prendre des responsabilités, comme aux côtés des Artisans de la paix pour l’organisation de la manifestation de Paris. Tu es parti trop tôt, notre ami, mais ton engagement, ton sourire restera dans nos mémoires. Ce n’est pas un au revoir Yoann, nous retrouverons le Grand jour ! D’Euskal Herri Milesker, merci , nous avons été honoré de partager avec toi ces moments. Agur eta Ohore Yoann!

sortu

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE  – LILLE

Une terrible nouvelle reçue ce vendredi soir à 22h. Yoann est mort subitement à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi. Un camarade de longue date, et pourtant il nous a quittés si jeune, c’est dire son engagement précoce dans les luttes pour la libération des peuples, pour leur droit à l’émancipation, des peuples encore  sous le joug des Etats impérialistes.

Nous avons partagé avec Yoann un engagement commun dans la solidarité avec la résistance  du Peuple Basque, Yoann était un militant très actif du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris.
Ce soir nous sommes anéantis en apprenant son décès.
A sa famille, sa compagne Maité ,tous ces camarades de Paris, du Pays Basques, de Corse et tant d’autres nous exprimons notre soutien fraternel, notre amitié.
Au revoir Yoann

Stephan et tous les camarades de Lille de la solidarité avec le Peuple basque (ex CSBLille) 

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09/04/2020

Yoann Isambert, un activista corso amigo de Euskal Herria e hincha acérrimo del Bastia

El 2 de abril falleció el activista corso Yoann Isambert. Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos como Askapena, Etxerat, Sortu y el grupo de rap Norte Apache han querido sumarse al homenaje que también ha realizado el equipo de fútbol SC Bastia.

El pasado día 2, como una más de las injusticias contra las que luchó toda su vida, y de manera repentina, nos decía adiós Yoann Isambert. Y a todos los que le conocimos ya no nos queda más que aferrarnos a su memoria y continuar con su lucha.

En mi caso, esa memoria se remonta a la ‘Fête de l´Humanité’ de 2010 celebrada en París. A este festival multicultural acudimos los miembros de Norte Apache invitados por Euskal Herriaren Lagunak. Tocamos unos seis conciertos en la carpa vasca, cedida muy amablemente por ‘Perou’ y situada, estratégicamente, al lado de la que representaba a Irlanda. En aquel evento había estancias en representación de ‘casi’ todas las naciones del mundo, con sus delicias gastronómicas (degustamos arepas venezolanas, arroz vietnamita…) y pudimos escuchar en directo a gigantes de la música de la talla de Madness y The Prodigy. Una auténtica maravilla.

Y allí es donde conocimos a Yoann, un simpático y bonachón corso, activista político e hincha acérrimo del Bastia. De su mano conocimos, por ejemplo, la historia de resistencia y lucha de Nueva Caledonia. También nos hizo de intérprete, nada más y nada menos que con la familia de Christian Karembeu, futbolista que fue campeón del mundo con la selección francesa sin llegar a cantar la ‘Marsellesa’.

Con él recorrimos un sinfín de stands de diferentes países, donde todo el mundo le recibía con una sonrisa. Mientras nos hacía de ‘Cicerone’, nos iba poniendo al día sobre la situación de los diferentes colectivos en lucha a lo largo del país, y su colaboración en numerosos proyectos sociales y políticos. El joven isleño era pareja de Maite, prima de Aitor y de Ibon. Los dos juntos, en los días que duró el evento, formaron un tándem de seguidores incondicionales de Norte Apache, aguantaron incluso los tres conciertos casi seguidos que dimos en una sola tarde, levantando las manos, coreando el estribillo «lortuko dugu» como si lo escucharan por primera vez.

El legado que ha dejado el de Córcega traspasa fronteras. La fe en las personas y su activismo incansable le llevaron a colaborar en un sinfín de proyectos, desde su Córcega natal hasta Palestina, pasando por Nueva Caledonia y Euskal Herria. Todo ello sin dejar de atender a sus obligaciones como sindicalista en la CNT-F y como profesor de educación secundaria.

Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos han querido sumarse al homenaje, como Askapena, Etxerat, Sortu, Argia…, y le han dedicado un bertso en agradecimiento a su apoyo y defensa de la causa vasca.

Yoann_Fête_de_l´Humanité_2010

 

 

 

 

 

 

 

 




Des alternatives politiques au menu du contre-sommet du G7

8082019

830x532_opposants-g7-biarritz-mobilisent-dejaSource : Mediabask du 06/08/2019

Du 21 au 23 août, Irun accueillera plus de 80 conférences et ateliers au parc des expositions de Ficoba, dans le cadre du contre-sommet du G7. Féminisme, migrations, diversité des peuples seront autant de thèmes au menu de ce riche programme. L’objectif de ce programme, articulé autour de sept thématiques, est de « comprendre l’architecture du monde actuel, approfondir les enjeux des luttes actuelles et créer un nouveau modèle ». Il sera complété par un week-end de mobilisations : manifestation le samedi 24 août à Hendaye et action « arc-en-ciel » dimanche 25 août.

Le programme est foisonnant et donne envie d’assister à tout. Il faudra cependant choisir parmi les plus de 80 activités proposées. Pour vous guider, MEDIABASK a retenu trois thèmes : le féminisme, les migrations et la diversité des peuples (processus de paix, prisonniers).

1) Féminisme

Mercredi 21 août, 14h-16h (salle cinéma) : « Contrat social ou contrat sexuel », atelier animé par Oihana Etxebarrieta (féministe et députée d’EH Bildu au parlement de la Communauté autonome basque) et Jone Etxebarria (militante du mouvement féministe).

Jeudi 22 août, 10h-12h et 15h-17h (salle 3 Ficoba) : « Femmes en lutte contre les inégalités sociales et économiques : face à la précarité et aux politiques d’austérité, des travailleuses et syndicalistes témoignent de leurs difficultés, de leurs engagements et de leurs victoires ». Conférence en deux parties en présence de Wangari Kinoti (ActionAid International), Murielle Guilbert (Union syndicale Solidaires – sous réserve), ELA, Syndicat en Turquie, LAB, coordinatrice de la grève 8M au Pays Basque, Las Kellys.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 3 Ficoba) : « Le féminisme en réponse à la crise écologique et sociale : y a-t-il un risque de récupération du féminisme par le G7 et le néolibéralisme ? Quelles perspectives offertes par l’écoféminisme et quelles propositions pour une transition écologique, sociale et féministe ? ». Conférence en présence de Luciana Ghiotto (Argentina mejor sin TLC, Attac Argentina, Foro feminista), Yveline Nicolas (Adéquations et collectif d’associations féministes françaises sur les enjeux internationaux), Vanessa Alvarez Gonzalez (Red Ecofeminista), Huayra Llanque (Attac France).

Le féminisme sera le thème central de la journée du jeudi. À noter aussi que le vendredi 23 août, deux ateliers seront consacrés aux « exemples concrets de résistance féministe » de 11h45 à 13h45 (salle 2) puis de 15 heures à 17 heures (salle 1). Les intervenantes restent à confirmer.

2) Migrations et accueil

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle 2 Ficoba) : « Stratégies mouvements sociaux européens de défense des migrants ». Conférence en présence de Brid Brennan, TNI, un représentant de No Border, Paulo Illes (FSMM – sous réserve).

Jeudi 22 août, 15h-17h (salle cinéma) : « Emanciper les migrantes », atelier animé par Askapena, Ongi etorri errefuxiatuak et Julen Mendizabal.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 2 Ficoba) : « Expériences d’accueil : Harrera ». Conférence avec Solidarité Migrants-Etorkinekin, Ongi Etorri Errefuxiatuak, Catherine Verbruggen, Irungo Harrera Sarea, Bizkaiko Harrera Sarea, Artea, Pisos ocupados autogestionarios.

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 3) : « Regard sur les migrations depuis la perspective féministe : causes, transit et accès aux droits ». Conférence avec CEAR Euskadi, Julia Marti (chercheuse de OMAL, écoféministe et activiste au sein de Feministalde).

3) Diversité et liberté des peuples

Jeudi 22 août, 10h-12h (salle 1 Ficoba) : « La question des prisonniers politiques dans les processus de libération nationale et sociale ». Conférence avec des représentants basque, palestinien, kurde (à confirmer), catalan, corse (à confirmer).

Jeudi 22 août, 15h-17h (cinéma) : « Le rôle des acteurs/mouvements sociaux dans les processus de la Catalogne et du Pays Basque ». Conférence avec Jaume Bardolet (coordinateur international de l’ANC, Gure esku dago.

Jeudi 22 août, 17h30-19h30 (salle 2 Ficoba) : « Processus de paix au Pays Basque ». Conférence en présence de Michel Tubiana (président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Jean-Noël Etcheverry ‘Txetx’ (artisan de la paix et cofondateur du mouvement altermondialiste Bizi!) et Xantiana Cachenaut, avocate au barreau de Bayonne et conseil des prisonniers politiques basques.

Vendredi 23 août, 10h-12h (salle 3 Ficoba) : « Etat, pouvoir et transformation sociale : les exemples de la Catalogne, de l’Ecosse et du Pays Basque ». Conférence avec David Fernandez (militant de mouvements sociaux en Catalogne), Larraitz Ugarte (député EH Bildu au Parlement de la Communauté autonome basque) et Jon Azkune (professeur d’université).

Vendredi 23 août, 17h30-19h30 (salle 1 Ficoba) : « Echanges entre les nations sans Etats ». Conférence en présence d’Arnaldo Otegi (EH Bildu, Pays Basque), Marta Rovira (ERC, Catalogne – en vidéo-conférence depuis la Belgique où elle est exilée) et Jean-Guy Talamoni (président de l’Assemblée de Corse, Corsica libera – en vidéo conférence).

 




23/05 : Soirée pour les prisonnier-es et exilé-es basques à Solidaires

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Jeudi 23 mai à 18h Solidaires 31, rue de la Grange aux Belles (métro Colonel Fabien)

Avec au programme : la question des prisonniers dans le processus de paix, de la difficile sortie de prison et de l’aide apportée, et aussi sur le syndicalisme au Pays Basque et la question des prisonnier-es.

La diffusion du film (20 min.) : « Hau da ene ondasun guzia » (« C’est toute ma richesse ») dont voici le trailer : https://www.youtube.com/watch?v=QM_tP7j0Zvs

Interviendront :

  • Juan Salazar Fagoaga : membre de l’association Harrera (Accueil) et du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris.
  • Gabi Mouesca : ex-prisonnier politique basque, ex-président de l’Observatoire International des Prisons et actuel Co-Président du Comité de Défense des Droits de l’Homme au Pays Basque.
  • Enaut Aramendi : secrétaire du syndicat LAB pour Iparralde.

La soirée se terminera autour d’un poteo (apéritif basque)

Lors de cette soirée sera évidemment évoquée la campagne annuelle « Askatasun gosez » (« Faim de liberté ») de l’association Harrera et de son fameux panier (voir pj) !

Pour les personnes qui reviennent de prison ou d’exil, afin que leur retour au Pays Basque se fasse dans des conditions dignes, il faut travailler plusieurs axes : santé, logement, lien social, argent, travail, démarches administratives, démarches juridiques…

Notre contribution à nous est de trouver des sources de financement pour constituer un fond de soutien. En Iparralde, le Pays Basque Nord, a été avons créé le projet Askatasun gosez pour récolter cet argent.

Askatasun gosez a choisi des produits des 7 provinces. 14 pépites produites dans notre pays, à manger, à boire et à savourer en remerciement d’une contribution solidaire de 50 euros.




Soirée de Soutien aux prisonnier.e.s politiques basques

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AFFICHE 13  AVRIL

Soirée de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques basques
Samedi 13 avril 2019 de 17h à 20h30
Centre Démocratique Kurde -16 rue d’Enghien- Paris 10ème.

En 2004, réunies à l’occasion de la Première Conférence Internationale sur les prisonniers et prisonnières politiques à Donostia (Pays Basque), plusieurs organisations ont adopté une déclaration faisant du 17 avril la Journée Internationale des Prisonniers Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Aujourd’hui encore, des dizaines de milliers de militants-es politiques sont incarcérés-ées dans les geôles turques, marocaines, françaises, espagnoles, étasuniennes, israéliennes, mexicaines, sri lankaises, et autres… Ceux/celles-ci sont confrontés-ées quotidiennement aux brimades, aux traite-ments dégradants, à la torture et aux procès d’exception, auxquels s’ajoutent les conditions inacceptables de tout enfermement.

Les prisonniers et prisonnières politiques sont les parties et les conséquences de conflits politiques causés par le non-respect des droits nationaux et sociaux des peuples. C’est pour cela qu’il est nécessaire de construire de larges mouvements de solidarité en leur direction.

A Paris, depuis 2008, différentes organisations participent à la mise en place de cette solidarité en exigeant la reconnaissance du statut de prison-nier politique partout dans le monde mais aussi, et surtout, leur libération.

Cette année, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque vous invite à une rencontre avec Kizkitza Gil San Vicente qui a été emprisonnée à Fresnes de 2006 à 2010 alors que son fils avait quatre ans.

Aujourd’hui, son compagnon et père de ses deux enfants est détenu à Osny. Elle viendra témoigner du vécu des mères en prison, des compagnes, compagnons et des enfants des prisonnières et prisonniers politiques basques.







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