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[PODCAST] Txalaparta du samedi 9 septembre 2017

11092017

Comme tous les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18h à 19h30, retrouvez Txalaparta, l’émission du CSPB sur Fréquence Paris Plurielle.

Au programme de l’émission du samedi 9 septembre (à écouter avec le lien ci-dessous) :

Procès de six militants basques à Paris les 6 et 7 septembre, déclaration d’Ekhine Elizagirre à l’audience.

Grève de la faim de quatre jeunes à Saint Pierre d’Irube en juillet pour les droits des prisonnier.e.s.

Entretien avec Fernando de l’association Harrera (accompagnement des sortants de prison) à Bilbo.

Entretien avec un militant de SOS Mines sur le projet d’ouverture d’une mine d’or près de Kambo.

Et en accompagnement musical : Lau Teilatu – Itoiz / Zoaz Lasai – Muda / Belaunaldi Bat – Berri Txarrak.

Bonne écoute (en cliquant sur le nuage) !




Procès à Paris de militants basques

7092017

photo proces 20170906

Les 6 et 7 septembre, six militants basques passaient en correctionnelle, après plus de quatre ans de détention préventive, pour appartenance au réseau logistique de ETA. Ekhine Eizagirre, Igor Uriarte, Juen Mendizabal, et Kepa Arkauz étaient présents à l’audience, Raul Aduna et Andoni Goikoetxea ont refusé de s’y rendre.

Les familles et proches avaient fait le déplacement en car  le premier jour du procès. La Présidente a refusé que les accusés puissent parler avec leurs proches à la fin des audiences, ce qui n’a pas empêché les manifestations de solidarité.

La Cour a suivi les lourdes réquisitions de la Procureure (a une année près) en prononçant des peines de 6 et 7 ans, sans prendre en compte la situation nouvelle crée depuis la fin de la lutte armée, le désarmement d’avril dernier, et la mobilisation de ma société basque en faveur du processus de règlement du conflit.

Ekhine Eizagirre a fait, au nom de ses camarades, la déclaration suivante :

Nous sommes les descendant.e.s de Gernika, cette Gernika bombardée par les fascistes. Nous sommes né.e.s dans un peuple opprimé par deux Etats, où perdure l’ombre du franquisme ;       une dictature qui main dans la main avec les nazis et les fascistes avait essayé d’anéantir tout ce qui était basque. C’est à cette époque qu’est née l’organisation Euskadi Ta Askatasuna, ETA.

Depuis, des centaines de mort.e.s se trouvent aujourd’hui encore perdu.e.s dans les montagnes, dans des fosses communes introuvables. Les injustices pourtant ne se sont pas produites qu’à l’époque du franquisme. Ces derniers 40 ans, l’Etat espagnol a continué à nier l’existence de la nation basque. Il a agi contre la volonté de la société basque, il a continué avec la répression la plus féroce, des milliers de torturé.e.s et la justice française continue à envoyer aux tortionnaires espagnols des militant.e.s basques dont les accusations sont basées sur des déclarations faites sous la torture.

Et quoi dire sur la meurtrière et vindicative politique pénitentiaire que les gouvernements français et espagnols appliquent aux prisonnie.r.e.s politiques basques ? Votre politique de dispersion et éloignement punit directement nos familles. Ce ne sont pas elles seulement les seules victimes de cette politique d’exception. Dispersé.e.s dans vos geôles, 18 camarades ont perdu la vie. Kepa del Hoyo est le dernier. Le 31 juillet, après 20 ans d’emprisonnement, Kepa del Hoyo est mort dans la prison de Badajoz. Agur eta ohore Kepa ! Lepoan hartu eta segi aurrera ! Les seuls responsables de la mort de nos camarades et nos proches sont les Etats français et espagnols. C’est pour cette raison qu’il est impératif de donner une solution à la situation des prisonnier.e.s et exilé.e.s politiques basques.

Après nous avoir enfermé.e.s pendant plus de quatre ans dans des Maisons d’Arrêt avec les mesures d’exception les plus dures, encore une fois vous allez décider de notre avenir. Dans cette salle ou vous prétendez rendre justice, nous voulons revendiquer haut et fort que nous nous sommes soulevés contre les injustices. Opprimés, avec nos droits bafoués, nous avons répondu par la résistance à la violence exercée par les Etats, lutant pour la liberté de notre peuple et pour une société plus juste. C’est avec ces objectifs que nous nous sommes engagé.e.s dans ETA.

D’ailleurs, suite à la réflexion du mouvement de libération et en consonance avec la volonté de la société basque, il y a déjà six ans l’Organisation ETA a mis un terme définitivement à la lutte armée. Depuis, tant ETA comme différents acteurs de la société civile, avec l’ensemble de la société basque, nous nous sommes engagés pour arriver à un scénario démocratique. Quand la lutte armée était active, les gouvernements français et espagnols répétaient que tout était possible sans lutte armée. Mais quand le moment est venu de s’asseoir et dialoguer, les deux gouvernements ont fui leur responsabilité.

L’Etat français pendant des années a mené une politique collaborationniste avec l’Etat espagnol. Pourtant, suite à l’initiative de désarmement de Luhusoa, en décembre 2016 et après avoir constaté la détermination de la société civile basque envers les processus de résolution du conflit, les autorités françaises ont dû participer au désarmement du 8 avril dernier.

Juan Manuel Santos, chef d’Etat de Colombie, a dit que la paix, il faut la construire avec l’adversaire. Aujourd’hui, nous demandons à l’Etat français de s’engager dans ce chemin. Ne méprisez pas la volonté de résolution de notre peuple. N’attendez plus. Ecoutez les revendications faites par la Délégation basque qui est venue à Paris il y a deux mois. Ecoutez le message que la société basque vous enverra dans les rues de Paris le 9 décembre prochain : « et maintenant les prisonnier.e.s ! ». Le dialogue, le compromis pour la résolution et la vraie volonté de paix ne peut être que bénéfique pour toutes et tous. Nous militant.e.s d’ETA, nous nous réaffirmons dans la volonté de continuer à avancer dans la résolution du conflit.

Le basque, comme tous les peuples du monde, mérite la liberté, la justice sociale et la paix. Mais la paix n’est pas la fin de la lutte armée ou la disparition d’ETA. La paix va beaucoup plus loin et les tentatives de nier notre peuple n’ont pas de place dans notre société. Nous avons le droit de décider notre avenir.

Aujourd’hui, nous avons ce message pour vous : facilitez le processus de résolution et mettez un terme aux politiques de vengeance et aux vielles recettes de répression. Nous ne voulons pas que le peuple basque survive, nous voulons que le peuple basque puisse VIVRE : décider librement et vivre et être libres. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui comme hier nous continuerons à travailler pour un Pays Basque, une Euskal Herria, libre, socialiste, féministe et euskaldun.

GORA EUSKAL HERRIA ASKATUTA !

 




Grève de la faim des jeunes pour les droits des prisonnier.es.

24072017

jêune des jeunes

Du 8 au 22 juillet quatre jeunes basques se sont privés de nourriture en soutien aux prisonnières et au prisonniers politiques basques. Sous un chapiteau, à Saint Pierre d’Irube, tous les jours  des assemblées et des projections se sont succédées. Pendant ces quinze jours des personnes issues de mouvances politiques différentes, sont venues leur apporter leur encouragements.

Nous avons réalisé une vidéo sur cette action, des premiers jours jusqu’à l’assemblée finale du 22 juillet.

https://www.youtube.com/watch?v=9dlEjTkapuQ

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Manifestations devant les prisons le 20 mai

22052017

Le 20 mai le peuple basque était en marche vers les prisons où 340 prisonnières et prisonniers politiques basques sont enfermés, otages des Etats espagnols et français.

25 autocars, environ 1500 personnes, ont quitté le Pays Basque dans la nuit du 19 au 20 mai pour apporter le message de solidarité du peuple basque aux 340 prisonnier-e-s politiques détenu-e-s dans les prisons espagnoles et françaises. Ces militant-e-s ont tout donné pour la liberté de notre peuple. Elles et ils sont maintenus très éloignés de leurs proches, souvent à plus de 900 kilomètres, et pourtant toutes les semaines des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants font le voyage pour leur rendre visite.

FLEURY 20170520

Samedi dernier à Fleury-Merogis, l’une des plus importantes prisons de la région parisienne, 200 personnes sont restées près de 6 heures devant la prison et ont crié « nous vous aimons, nous vous voulons toutes et tous avec nous à la maison ! » à leurs camarades emprisonnés.

La même manifestation a été réalisée devant deux autres prisons de l’Etat français et trois autres de l’Etat espagnol. Parce qu’il est temps que nos camarades soient libérés, parce qu’il est temps que notre peuple puisse accéder à ce droit légitime, universel de tout peuple à sa  souveraineté.




Samedi 20 mai, marche sur les prisons

19052017

A Fleury-Mérogis, rendez-vous à 12 heures.

Des rassemblements sont organisés devant 6 prisons, dont 3 dans
l’Etat espagnol (Curtis, Picassent et Puerto) et 3 autres dans l’Etat français
(Fleury, Saint Maur et Roanne).

L’objectif de ces « marches » est double: dénoncer la politique de dispersion et
apporter notre soutien au Collectif des Prisonnier.e.s Politiques Basques. Et cela
au moment où celui-ci tient un débat interne qui va se finaliser dans les prochains
jours.

manif fleury 20 mai

Samedi soutenons tous et toutes les pres@s ! 

 

 

 

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 13 mai 2017

13052017

Au programme :

- Oier Gomez, prisonnier gravement malade, vient d’être libéré mais des dizaines d’autres sont encore emprisonnés.

- Extrait de la conférence à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu sur la santé en prison avec Anne Lecu, médecin à Fleury Mérogis.

- Il a un an 10  femmes djiboutiennes étaient en grève de la faim à Paris pour dénoncer les viols de la part des militaires de Djibouti, où en est on aujourd’hui? Entretien avec Lise Doussin membre de Femmes Solidaires et du Comité de suivi des plaintes pour viols.

- Présentation du livre « Pourquoi nous sommes abertzale » par leurs auteurs Peio Etcheverry et Peio Etcheverry-Ainchart.

Avec en intermèdes musicaux : Zoaz Lasai par Muda, Yan Anga par Gorka Chamorro et Kebasque, Kalabazak par Huntza.




INFOS EUSKAL HERRIA AVRIL 2017

14042017

Découvrez notre dernier numéro de INFO EH en PDF avec ce lien :

fichier pdf INFO EH 201704 A5

Depuis le 20 octobre 2011, date à laquelle ETA  a annoncé sa décision de mettre fin à son activité armée, le conflit n’a pas disparu pour autant.  D’abord parce que les causes de ce conflit, et en premier lieu la nécessité impérative pour le Peuple Basque d’accéder à la liberté du choix de son devenir politique et social en tant que peuple souverain n’est pas satisfaite. Ensuite parce que les Etats espagnols et français ont jusqu’à présent feint de mener une lutte contre une « organisation terroriste » ce qui leur permettait de bafouer sans retenue les règles du droit international, de leurs propres lois, et d’ignorer – le mot est faible – les droits humains.

Près de 340 prisonnières et prisonniers politiques basques dont 75 dans l’Etat français sont dispersés en application de la politique pénitentiaire décidée par Madrid et Paris pour punir encore davantage non seulement les prisonnières et les prisonniers mais aussi leurs familles et leurs proches. Outre le coût exorbitant que ces voyages représentent, la route des prisons a causé de nombreuses victimes. Des dizaines de prisonniers gravement malades devraient être, pour le moins, en liberté conditionnelle pour pouvoir simplement être soignés. Mais depuis 2011 au lieu de s’être assouplies, les conditions de détention se sont aggravées pour les militant-e-s basques otages des Etats espagnols et français.

ETA s’est engagé sur la voie de son désarmement dès l’annonce de la fin de son activité armée mais les Etats espagnols et français ont tout fait pour empêcher un désarmement ordonné et vérifié par des représentants de la communauté internationale Des membres de la commission internationale de vérification qui avaient reçu des armes et munitions neutralisées des mains de membres d’ETA en janvier 2014 ont été convoqués à Madrid. En décembre 2016 des membres de la société civile basque ont entrepris à Louhossoa, au Pays Basque Nord, de neutraliser une partie de l’arsenal de l’ETA. Ils ont été arrêtés et bien que remis en liberté sont encore poursuivis. Ils sont devenus les premiers artisans de la paix.

Le 8 avril 2017 les artisans de la paix étaient des milliers. ETA a confié à la société civile basque le désarmement de son organisation. Avec la participation de représentants de la communauté internationale, de la LDH, et de la plupart des organisations politiques du Pays Basque, c’est le Peuple Basque qui a permis de franchir cette étape du désarmement. Ce n’est pas la fin d’une lutte, qui doit nous conduire à la libération de toutes et tous les prisonnier-e-s politiques basques, et à la conquête du droit de décider de notre avenir.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats  espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militants qu’ils définissent comme des terroristes. Cependant, le 8 avril 2017 pour la première fois depuis longtemps le gouvernement français a commencé à s’engager dans une voie différente. Bien sûr, le Premier ministre français a réaffirmé la qualité et l’étroitesse des relations judiciaires et  policières entre les deux Etats, mais en collaborant à l’initiative des artisans de la paix contre l’avis des autorités de Madrid, il ouvre la possibilité d’aborder les sujets refusés jusqu’à maintenant et en premier lieu celui des prisonnières et des prisonniers politiques basques. La mobilisation large sur cette question réalisée au Paix Basque Nord ne doit pas faiblir, elle doit s’amplifier, et isoler Madrid de la communauté  internationale, pour arracher l’indispensable, donc pas impossible, ramener tous nos militants à la maison.




[PODCAST] Txalaparta du samedi 8 avril 2017

9042017

Au programme

- La journée du désarmement de l’ETA avec la déclaration de l’ETA du 7 avril, les déclarations du Président du comité international de vérification, d’Arnaldo Otegi pour EH Bildu, et d’Anita Lopepe pour EH Bai, un entretien en direct avec Louis Joinet acteur de cette journée et Jeanine Beyrie mère de prisonnière politique basque, et un discours de Serge Portelli.

- Reportage sur la manifestation devant la prison d’Osny cette semaine.

- Entretien sur la Korrika, la course pour la défense de l’Euskara, la langue du peuple basque.

- Reportage sur « l’emballage » d’une agence de la BNP par les faucheurs de chaises de BIZI! à Saint-Jean-de-Luz le lundi 3 avril.

Bonne écoute !

 




Marche de solidarité à la prison d’Osny le 6 avril

6042017

martxa osny

Une centaine d’étudiants sont venus du Pays Basque manifester leur solidarité avec leurs camarades emprisonnés dans le centre pénitentiaire d’Osny, en région parisienne.

Le haut-parleur a permis de leur faire passer plusieurs messages dont celui-ci en français :

La situation des étudiantes et étudiants prisonniers continue à être désastreuse. Les problèmes avec les cours, les examens. Le coût élevé qu’ils doivent supporter pour étudier, et l’inaction des différentes structures concernées, font qu’étudier est un véritable calvaire pour les prisonnières et les prisonniers.

Aujourd’hui, nous sommes ici, à Osny, pour dire haut et clair, qu’on ne veut pas seulement que les prisonnières et prisonniers puissent étudier le mieux possible, ce qui est une évidence, mais surtout qu’elles et ils soient avec nous, dans nos amphithéâtres, libres.

Vous êtes l’exemple de notre terre, et nous vous sortirons d’ici. Julen, David, Joseba et les autres prisonnières et prisonniers politiques basques, nous vous aimons !

Jo ta Ke !

Vidéo réalisée avec un message de Marixol Iparragirre, prisonnière politique basque :

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6 avril à Osny : Marche pour les prisonnier.e.s politiques basques

27032017

6 avril à Osny : Marche pour les prisonnier.e.s politiques basques dans Politique EH_Osny-20170406-1-1-212x300EH_Osny-20170406-2-1-212x300 dans Prisonnier(e)s politiques basques

Avertissement : Texte féminisé. L’ensemble des prisonnières et prisonniers politiques basques, notamment celles et ceux qui étudient, est concerné par cette marche.

Les groupes de soutien aux prisonnières du mouvement d’étudiantes ont organisé une marche à Osny pour le 5 et le 6 avril.

Il y a quelques mois les groupes de soutien aux prisonnières ont commencé à se ressembler conscients du manque qu’il y a sur cette question au niveau national. Nous avons décidé que dans le contexte actuel nous devons répondre de façon unitaire aux problèmes des étudiantes prisonnières et revendiquer leur statut politique. Nous croyons que, en ce qui concerne les prisonnières, nous oublions très souvent la problématique de celles qui sont étudiantes et l’importance de l’éducation est laissée de côté, même si elle est essentielle pour que les prisonnières puissent être fortes psychologiquement et puissent se former et passer leur temps.

La situation des prisonnières étudiantes est pénible. Seulement les prisonnières qui se trouvent dans l’état français peuvent étudier à l’UPV (université du pays basque) et seulement quelques filières. Dans l’état espagnol elles ne peuvent pas étudier à UPV, elles doivent le faire dans des universités à distance comme UNED. Pourtant, elles trouvent des nombreuses difficultés pour faire leurs études. Les conditions qu’elles subissent ne sont pas dues juste à la vengeance; il s’agit d’un choix politique de la part des Etats. Ce sont des attaques contre leur militance politique, pour ce qu’elles ont fait pour faire face à notre oppression de classe et nationale, et les conditions pénibles où elles se trouvent font partie de ces oppressions.

Elles ont des problèmes pour faire les examens, elles ne peuvent pas avoir les documents nécessaires pour étudier, UPV et les autres institutions sont passives face à ceci, elles doivent payer le prix de l’inscription entière, elles ne peuvent pas avoir des réunions avec les professeures… voilà les difficultés que les prisonnières étudiantes ont pour faire leurs études. Il faut ajouter à cela le mauvais traitement qu’elles reçoivent de la part des fonctionnaires de la prison qui très souvent les découragent et leur font du mal psychologique.

Mais la situation des prisonnières étudiantes ne peut pas être comprise sans un regard plus général. En Pays basque nous sommes dans une ère spéciale. Il n’y a pas de lutte armée et il est clair que ceci a changé quelques conditions dans le contexte politique. La situation des prisonnières et des exilées est très grave et c’est une conséquence du conflit politique que nous avons. Dans le système capitaliste, la bourgeoisie a utilisé tous les moyens pour faire taire les mouvements révolutionnaires et faire disparaître leur pratique politique. On veut nous faire croire que c’est l’ère de la solution et de la paix, pourtant, plus que jamais, la répression contre le peuple travailleur basque, l’oppression de classe que reproduit le système et la dépolitisation du conflit sont présentes de la part des Etats espagnol et français ainsi que plusieurs agents et institutions basques font. Il n’y aura pas de paix si le capitalisme est en vie; il n’y aura pas de solution jusqu’à ce que le peuple travailleur basque n’atteigne sa libération totale. Pour obtenir les objectifs du chemin commencé il y a quelques décennies, il est essentiel que toutes les prisonnières sortent à la rue, et créer les conditions pour qu’il n’y ait plus de représailles politiques dans le futur. Nous savons néanmoins que si la lutte contre le capitalisme continue il continuera à y avoir des prisonnières, parce que ceci dépend des forces répressives des Etats capitalistes.

Quelques étudiantes qui sont en prison ont été arrêtées pendant qu’elles étudiaient, d’autres ont commencé à étudier en prison, mais c’est pour avoir lutté contre ce système qu’elles ont été incarcérées, et pour détruire le système capitaliste nous avons besoins d’elles ici; en même temps, si nous détruisons le système, nous détruirons les prisons et nous pourrons les libérer.

Il y a quelques heures nous avons su qu’on a bloqué les matériaux pour étudier de Julen Mendizabal et David Pla, prisonniers à Osny, et qu’on leur a menacé de leur enlever leur droit à étudier. Ça fait des mois que Julen et David luttent pour avoir ce matériel et il n’ont reçu que des mauvaises réponses et des difficultés. De même, nous croyons que ceci marque un précèdent pour le reste de prisonnières étudiantes.

Pour tout ceci, le 5 avril nous remplirons toutes les autobus pour aller à Osny, et le 6 avril nous dénoncerons cette situation et montrerons notre solidarité envers les prisonniers qui se trouvent à Osny. Montrons que dans nos classes il y a des personnes qui manquent, qu’il y a ici un problème très grave, et que les étudiantes prisonnières méritent d’être reconnues et soutenues.

 

Apirilak 6 ikasleok Osny-ra!

Ikasle mugimenduko Presoen Sostengurako Taldeek apirilak 5 eta 6an Osny-ko kartzelara martxa egingo dutela jakinarazi dute Gasteizen eginiko agerraldian.

Ikasle presoak klasean nahi ditugulako, Apirilaren 6ean denok Osny-ra!

 

Gaur, hemen bildu gara Ikasle mugimenduko Presoen sostengurako talde ezberdinak, ikasle presoek, eta batez ere, Osny-ko presoek ikasteko jasaten ari dituzten arazoak eta jezarpena salatzeko, eta Apirilaren 5 eta 6 bitartean gure elkartasuna adierazteko Osny-ra egingo dugun kartzela-martxaren berri emateko.

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