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[PODCAST] Txalaparta du samedi 13 juin 2020

16062020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

-  Dernières informations et messages aux prisonniers.

- Extraits sonores du documentaire de Thomas Lacoste « Pays Basque et Liberté » (à partir de 21 minutes 20 du début).

-  Situation des prisonnier-e-s politiques basques dans le contexte de la crise sanitaire (à partir de 59 minutes 20 du début).

Si vous avez manqué le direct, vous pouvez écouter le podcast de l’émission avec le lien ci-dessous :

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 23 mai 2020

23052020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

-  Messages aux prisonniers

- Patxi Ruiz, prisonnier politique basque, détenu à Murcia II dans l’Etat espagnol,  a entamé une grève de la faim et de la soif le 11 mai pour dénoncer les brimades et les menaces de la part des fonctionnaires et du directeur de la prison.

-  Jon Anza, militant basque de l’ETA disparu il y a 11 ans n’a été  retrouvé qu’un an plus tard à la morgue d’un hôpital de Toulouse. Depuis, la justice française a tout fait pour que ne soient pas révélés les circonstances et les responsables de sa mort :  rediffusion d’un enregistrement réalisé l’année dernière pour les 10 ans de sa disparition.

Si vous avez manqué le direct, vous pouvez écouter le podcast de l’émission avec le lien ci-dessous :




Patxi Ruiz, prisonnier politique basque en grève de la faim et de la soif

18052020

mediabask                                                                                                                                                                                                                                                                         Patxi Ruiz, iruñar incarcéré au centre pénitentiaire Murcia II dans l’État espagnol a démarré lundi 11 mai une grève de la faim et de la soif, pour dénoncer des menaces de la part des fonctionnaires pénitentiaires.

Le prisonnier basque Patxi Ruiz, détenu dans les geôles espagnoles de Murcia II, a entamé lundi 11 mai une grève de la faim et de la soif, après s’être infligé lui-même des blessures au bras. Il dénonce des menaces de la part du personnel pénitentiaire, suite  à un rassemblement des détenus le 9 mai pour protester contre leurs conditions de détention. Le mouvement pro amnistie et contre la répression (AAEAM) dénonce la situation  (voir ci-dessous).

Les prisonniers se sont rassemblés à plusieurs reprises afin de dénoncer la réduction de leurs droits au prétexte de la crise sanitaire du Covid-19. D’après son propre témoignage, Patxi Ruiz a fait l’objet de menaces de la part des fonctionnaires, du directeur et des responsables sécurité de l’établissement pénitentiaire, pour avoir participé à l’une de ces manifestations, le 9 mai. Le prisonnier basque a été accusé d’être le « meneur » de cette mobilisation et s’est laissé entendre qu’il « en subirait les conséquences ».

Depuis le 5 mai, plusieurs détenus du module 8 de la prison de Murcia II ont lancé des rassemblements, clamant les revendications suivantes : liberté des prisonniers enfermés et de ceux dont la peine est presque accomplie ; possibilité d’effectuer les visites ; recevoir le matériel pour empêcher la contagion (masques, gants…) ; réalisation de tests Covid-19 aux prisonniers et personnels. Enfin, les détenus demandent également la possibilité d’assister aux obsèques ou de se rendre au funérarium, en cas de décès d’un membre de la famille.

Ce lundi 18 mai, Patxi Ruiz achèvera son huitième jour sans manger ni boire. « La situation est très grave, car face à une grève de la faim et de la soif, les organes du corps commencent à dysfonctionner à partir du quatrième ou du cinquième jour » alerte l’AAEAM, qui exige l’arrêt des menaces à l’encontre du détenu basque et l’accession aux revendications des prisonniers du module 8.

patxi ruiz

Movimiento Pro Amnistía y Contra la Represión

Patxi Ruiz se hace cortes en el brazo e inicia una huelga de hambre y sed

Si ayer informábamos sobre las amenazas de carceleros contra el preso político de la Txantrea Patxi Ruiz, hoy venimos a aportar más datos sobre lo sucedido.

Después de sufrir las amenazas y para responder a este ataque, Patxi se hizo cortes en el brazo anteayer, 9 de mayo, como ya hiciera el 31 de diciembre. Al igual que entonces, también ahora le han tenido que trasladar a la enfermería y le han tenido que poner grapas para cerrar la herida.

Sin embargo, debemos denunciar la actitud del médico. Una enfermera le puso las grapas, pero el médico ni le miró. Patxi le pidió algún calmante para poder dormir y la enfermera le ofreció transilium. Al pedir Patxi algo más suave, el médico le respondió que no le iba a dar otra cosa y que le daba igual lo que pasara con él. Patxi, que estaba rodeado de carceleros, le pidió el número de identificación, a lo que el médico respondió: “llevaros a esta mierda de aquí”. Como hemos denunciado en otras ocasiones, muchas veces los médicos actúan como carceleros en vez de como médicos.

Además de esto y en visto de la actitud que mantiene la cárcel, Patxi ha iniciado hoy una huelga de hambre y sed. Esta es una situación muy grave, ya que durante una huelga de hambre y sed los órganos del cuerpo empiezan a fallar a partir del cuarto o quinto día. El Movimiento Pro Amnistía y Contra la Represión exige que ceje el acoso contra Patxi y que se atienda a las peticiones de los presos del módulo 8 de la cárcel de Murcia.

En Euskal Herria, a 11 de mayo de 2020.

Movimiento Pro Amnistía y Contra la Represión.




Appel d’ampleur internationale pour la libération de Josu Urrutikoetxea

27042020

Ils estiment que sa vie est en danger, plus de 130 personnalités françaises, basques et de rang international, ont demandé la libération du prisonnier basque Josu Urrutikoetxea. Mercredi devrait avoir lieu l’examen de plusieurs procédures le concernant, dont une demande de libération pour raison médicale.

Josu Urrutikoetxea.

Le temps semble s’être arrêté, le monde entier est suspendu au coronavirus, mais pour Josu Urrutikoetxea les procédures continuent d’avancer. Mercredi 29 avril, la cour d’appel de Paris devrait examiner trois procédures engagées par les autorités judiciaires espagnoles (deux mandats d’arrêt européens et une demande d’extradition). Dans une spirale judiciaire depuis son arrestation le 16 mai 2019, le prisonnier basque a formulé une demande de libération pour raison médicale, prévue par le Code de procédure pénale, après que sa première demande de mise en liberté lui a été refusée, mercredi 1er avril. Ses avocats proposent à la Chambre de l’Instruction de la Cour d’appel de Paris que la décision soit accompagnée de la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique. C’est dans ce contexte que 130 personnalités internationales, françaises et basques ont lancé un appel pour sa libération.

« La vie de Josu Urrutikoetxea est en danger », débute « L’appel international pour la libération de Josu Urrutikoetxea » publié samedi 25 avril dans Mediapart par une longue liste de signataires. Au départ 126, ils sont à présent plus de 130. Parmi eux, l’ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira, l’ancien ministre de l’Intérieur Pierre Joxe, l’ancien secrétaire général de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) Raymond Kendall, le linguiste américain Noam Chomsky, le cofondateur du Syndicat de la magistrature Pierre Lyon-Caen, la présidente du Syndicat des avocats de France et le président de la Ligue des droits de l’homme, ainsi que des personnalités des arts et des lettres telles que Ken Loach, les frères Dardenne, Yolande Moreau ou Annie Ernaux*.

Ils demandent aux autorités judiciaires « qu’elles suspendent l’incarcération de Josu Urrutikoetxea [70 ans cette année, ndlr.] et agissent avec la plus grande diligence afin qu’il ne soit pas davantage exposé au risque de mourir en détention ». Une considération qu’ils souhaitent voir élargie à « tous les détenus extrêmement vulnérables au Covid-19 en raison de leur état de santé et/ou de leur âge, et ne représentant aucun danger pour la société ». Le contexte de crise sanitaire rendrait leur maintien en détention incompatible. Surpopulation et promiscuité empêchent, estiment-ils, de faire efficacement face à la pandémie et d’endiguer la contamination en prison.

Des conclusions étayées, dans le cas d’Urrutikoetxea, par le certificat médical du médecin chef de la prison de la Santé, où il est incarcéré, le Docteur Benjamin Silbermann. Il affirme que Josu Urrutikoetxea présente « des pathologies chroniques qui sont des facteurs de mauvais pronostic en cas de contamination » au Covid-19 et recommande « que son incarcération soit suspendue ». Les auteurs de l’appel soulignent, par ailleurs, que « les objectifs de garanties de représentation en justice peuvent être aisément atteints par un placement sous contrôle judiciaire, ensemble de garanties et de probités que Josu Urrutikoetxea rassemble comme l’avait reconnu la cour d’appel de Paris le 19 juin dernier ». Or, le jour-même, le parquet général avait demandé sa réincarcération dans le cadre des procédures enclenchées par les autorités espagnoles. Si jamais mercredi 29 avril, la Cour accepte sa mise en liberté pour raison médicale, cela lui laisse la possibilité d’ordonner sa réincarcération une fois la crise sanitaire passée.

Depuis son arrestation, le militant basque doit répondre de ses actes pour deux dossiers français et quatre dossiers espagnols, mais ses soutiens mettent en avant le rôle qu’il a joué lors des différentes phases de négociations, sous l’égide de l’Onu et des États suisse et norvégien. « Josu Urrutikoetxea a fait preuve de responsabilité pour promouvoir et mener les débats et rendre effectifs la fin de la violence au Pays basque, le désarmement puis la dissolution de ETA, écrivent-ils. Sans sa ferme implication, reconnue par l’ensemble des institutions et des acteurs internationaux engagés dans la résolution des conflits, et sans l’engagement d’autres comme lui, [cela] aurait été impossible ». Ils regrettent la criminalisation « de celles et ceux qui ont contribué activement à la transformation d’un conflit à sa sortie ». Et ce serait « un très mauvais signal émis par l’État français à l’ensemble des processus de paix en cours à travers le monde que la communauté internationale ne saurait tolérer ». Comme Urrutikoetxea a été une des pièces majeures pour la mise en route du processus de paix, sa libération serait un pas franchi par l’État français pour sa consolidation.

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17 avril, Journée Internationale des Prisonnier.e.s Politiques

19042020

Les personnes prisonnières en conséquence de conflits politiques doivent aussi être destinataires des mesures d’urgence contre la pandémie.

Aujourd’hui, 17 avril, Journée Internationale des Prisonnier.e.s Politiques, nous voulons leur envoyer notre plus chaleureux salut, quel que soit le coin du monde où ils se trouvent.

En tant que familles de prisonnier.e.s politiques basques, nous pensons particulièrement aux familles de prisonnier.e.s politiques du monde entier. Nous savons que les circonstances dérivées de la pandémie nous ont placés dans la pire des situations. Nous connaissons la douleur de ne pas pouvoir leur rendre visite ; la préoccupation pour leur état de santé, pour les conditions dans lesquelles ils doivent faire face en prison à la contamination ou à l’infection ; la peur des conséquences.

Pour cela, face à une situation d’extrême gravité comme celle que nous sommes en train de vivre, le principal message que nous pouvons diffuser en cette Journée Internationale est de proclamer qu’il faut prendre des mesures urgentes, nécessaires et efficaces dans les prisons, dans l’objectif prioritaire de préserver la santé de toutes les personnes prisonnières.

Parce que c’est leur droit, et par humanité, les prisonnier.e.s politiques, personnes prisonnières en conséquence de conflits de nature politique, doivent aussi bénéficier des mesures urgentes que les gouvernements sont tenus d’adopter pour contribuer à limiter les effets de la pandémie.

Dispersé.e.s, éloigné.e.s, toujours soumis.es à des politiques d’exception qui ne cherchent qu’à détruire leur identité, nos proches prisonnier.e.s font face à la pandémie avec la surcharge des régimes pénitentiaires réservés aux prisonnier.e.s politiques. Plus déshumanisés, plus cruels, portant encore plus atteinte aux droits essentiels que le sont déjà les régimes pénitentiaires ordinaires.

Aujourd’hui 17 avril, nous envoyons à tou.te.s les prisonnier.e.s politiques et à leurs familles toute notre affection, notre entière solidarité et un message d’espoir pour l’avenir. Nous savons que la meilleure façon de faire face à cette situation, aujourd’hui comme chaque jour, est de continuer à nous activer et à travailler. Informer, faire connaître, dénoncer. Parce que nous les voulons vivant.e.s et à la maison.

ETXERAT, le 17-04-2020.

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 11 avril 2020

11042020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Quelques amis proches de Yoann ont participé à cette émission qui lui a été consacrée. A Juan se sont joints  Sylvain, Pablo, Thibaut, Lili, Maider, Martial, Anne, Guillaume, Mina, Squale, Lorea, Erwan, Clémence, Jean-Baptiste, Roch pour rappeler ce que Yoann nous a apporté.

Pour rappeler la voix de Yoann, nous avons choisi une soirée de soutien aux prisonnières et prisonniers politiques basques et corses au cours de laquelle Yoann avait fait une intervention.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

yoann pour txalaparta




Décès de notre camarade Yoann Isambert (article mis à jour le 9 avril)

9042020

manif kanak

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris (CSPB) a eu la tristesse d’apprendre le décès brutal de notre camarade et ami Yoann Isambert survenu le 2 avril 2020. Militant pour les droits du Peuple Corse et pour la libération de ses prisonniers, Il est devenu un membre particulièrement actif de notre lutte, animateur de nos émissions sur les radios libres parisiennes ou de nos réunions publiques. Il était aux côtés de nos amis Kanaks avec lesquels il a tissé des liens étroits, il s’était aussi engagé dans le soutien à la lutte du Peuple Catalan. Profondément anticapitaliste, son combat était celui de tous les peuples opprimés, colonisés.

Nous gardons le souvenir d’un camarade toujours disponible, à la fois réfléchi et révolté. Et surtout nous regrettons le départ d’un ami.

Nous pensées vont à Maite, sa compagne membre comme lui de notre Comité, que nous soutenons de tout cœur, ainsi qu’à sa famille et à ses proches.

Simu fratelli, anaiak gara.

Agur eta ohore Yoann.

YOANN 5Yoann Isambert, Parisko Euskal Herriaren Lagunak-eko kidea baino askoz ere gehiago zen. Kortsikarra, sindikalista, irakaslea, borroka kidea eta laguna zen. Euskal Herria maite zuen eta gure herriarekiko maitasun horrek urte luzez euskal askapen borrokarekin konprometitzera eraman zuen.

Euskal preso, iheslari eta deportatuekiko elkartasunez hamaika ekimen antolatu zituen Parisko elkartasun komitearen baitan eta euskal preso eta iheslarien senideekiko izandako eskuzabaltasun eta harrera goxoa behin eta berriro erakutsi zizkigun.

Askapenatik, gure besarkadarik beroena bidali nahi dizuegu Maite, Maider eta Yoannen ondoan bizi eta ikasteko zortea izan duzuen guztioi. Eta zortea diogu bai, Yoann pertsona diskretoa bazen ere, imprescindible horietako bat ere bazelako.

Mila esker gure herriarengatik egindako lan guztiarengatik eta ez izan zalantzarik, zauden tokian zaudela, irabaziko dugula!

Omenaldirik onena, garaipena!
Hamaika herri, borroka bakarra!

Gora Yoann!

yoann agur eta ohore

ETXERAT (3-4-2020). Aujourd’hui, Yoann Isambert, membre du comité de solidarité de Paris et proche des familles et amis de prisonniers politiques basques qu’il a beaucoup aidés, est décédé à Paris. Il nous a toujours transmis affection et solidarité lors de nos visites à Paris.

Etxerat transmet toutes ses condoléances et son entier soutien à sa famille et à ses amis, dont nous partageons la peine et que nous embrassons chaleureusement.

Au nom de Sortu, nous souhaiterions transmettre nos plus profondes condoléances à la familles et aux proche de Yoann. Toutes nos condoléances également à Sulidarità et à tous nos camarades corses. Nous nous sommes connus par la lutte pour la liberté des prisonniers et réfugiés politiques basques comme militant du comité de Paris. Militant corse sincère, internationaliste, tu as toujours été à nos côtés, dans les moments importants.Toujours prêt à prendre des responsabilités, comme aux côtés des Artisans de la paix pour l’organisation de la manifestation de Paris. Tu es parti trop tôt, notre ami, mais ton engagement, ton sourire restera dans nos mémoires. Ce n’est pas un au revoir Yoann, nous retrouverons le Grand jour ! D’Euskal Herri Milesker, merci , nous avons été honoré de partager avec toi ces moments. Agur eta Ohore Yoann!

sortu

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE  – LILLE

Une terrible nouvelle reçue ce vendredi soir à 22h. Yoann est mort subitement à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi. Un camarade de longue date, et pourtant il nous a quittés si jeune, c’est dire son engagement précoce dans les luttes pour la libération des peuples, pour leur droit à l’émancipation, des peuples encore  sous le joug des Etats impérialistes.

Nous avons partagé avec Yoann un engagement commun dans la solidarité avec la résistance  du Peuple Basque, Yoann était un militant très actif du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris.
Ce soir nous sommes anéantis en apprenant son décès.
A sa famille, sa compagne Maité ,tous ces camarades de Paris, du Pays Basques, de Corse et tant d’autres nous exprimons notre soutien fraternel, notre amitié.
Au revoir Yoann

Stephan et tous les camarades de Lille de la solidarité avec le Peuple basque (ex CSBLille) 

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09/04/2020

Yoann Isambert, un activista corso amigo de Euskal Herria e hincha acérrimo del Bastia

El 2 de abril falleció el activista corso Yoann Isambert. Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos como Askapena, Etxerat, Sortu y el grupo de rap Norte Apache han querido sumarse al homenaje que también ha realizado el equipo de fútbol SC Bastia.

El pasado día 2, como una más de las injusticias contra las que luchó toda su vida, y de manera repentina, nos decía adiós Yoann Isambert. Y a todos los que le conocimos ya no nos queda más que aferrarnos a su memoria y continuar con su lucha.

En mi caso, esa memoria se remonta a la ‘Fête de l´Humanité’ de 2010 celebrada en París. A este festival multicultural acudimos los miembros de Norte Apache invitados por Euskal Herriaren Lagunak. Tocamos unos seis conciertos en la carpa vasca, cedida muy amablemente por ‘Perou’ y situada, estratégicamente, al lado de la que representaba a Irlanda. En aquel evento había estancias en representación de ‘casi’ todas las naciones del mundo, con sus delicias gastronómicas (degustamos arepas venezolanas, arroz vietnamita…) y pudimos escuchar en directo a gigantes de la música de la talla de Madness y The Prodigy. Una auténtica maravilla.

Y allí es donde conocimos a Yoann, un simpático y bonachón corso, activista político e hincha acérrimo del Bastia. De su mano conocimos, por ejemplo, la historia de resistencia y lucha de Nueva Caledonia. También nos hizo de intérprete, nada más y nada menos que con la familia de Christian Karembeu, futbolista que fue campeón del mundo con la selección francesa sin llegar a cantar la ‘Marsellesa’.

Con él recorrimos un sinfín de stands de diferentes países, donde todo el mundo le recibía con una sonrisa. Mientras nos hacía de ‘Cicerone’, nos iba poniendo al día sobre la situación de los diferentes colectivos en lucha a lo largo del país, y su colaboración en numerosos proyectos sociales y políticos. El joven isleño era pareja de Maite, prima de Aitor y de Ibon. Los dos juntos, en los días que duró el evento, formaron un tándem de seguidores incondicionales de Norte Apache, aguantaron incluso los tres conciertos casi seguidos que dimos en una sola tarde, levantando las manos, coreando el estribillo «lortuko dugu» como si lo escucharan por primera vez.

El legado que ha dejado el de Córcega traspasa fronteras. La fe en las personas y su activismo incansable le llevaron a colaborar en un sinfín de proyectos, desde su Córcega natal hasta Palestina, pasando por Nueva Caledonia y Euskal Herria. Todo ello sin dejar de atender a sus obligaciones como sindicalista en la CNT-F y como profesor de educación secundaria.

Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos han querido sumarse al homenaje, como Askapena, Etxerat, Sortu, Argia…, y le han dedicado un bertso en agradecimiento a su apoyo y defensa de la causa vasca.

Yoann_Fête_de_l´Humanité_2010

 

 

 

 

 

 

 

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 28 mars 2020

29032020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

- à 4 minutes 50 du début : introduction de Juan : La crise du coronavirus et le confinement sont encore plus difficiles à vivre pour les prisonnières et les prisonniers, en particulier pour les prisonniers âgés et/ou malades,
- à 18 minutes 10 du début : entretien avec Jeanine Beyrie, mère de Lorentxa Beyrie, prisonnière politique basque détenue à Roanne,
- à 42 minutes 45 du début : entretien avec Gaston, l’un des auteurs de la bande dessinée Tintin en Euskadi, qui vient d’être rééditée,
- à 1 heure 8 minutes 50 du début : Fleur, « La Parisienne Libérée » vit au Pays Basque depuis trois ans. Elle parle de ses engagements, de son attachement à la Soule et à l’Euskera, la langue basque.




Communiqué des Artisans de la paix

26032020

Les Artisans de la paix  – communiqué du 26 mars après les ordonnances du Ministère de la Justice

Quelles conséquences pour les prisonnier.e.s basques?

Les annonces de la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet de ce mercredi ont fermé la porte à toutes perspectives de sorties possibles pour les prisonnier.e.s basques les plus vulnérables au COVID 19. En effet, la mise en application des ordonnances, excluent toutes personnes condamnées dans le cadre des législation anti-terroristes. Une fois de plus, toutes perspectives d’aménagements de peines pour les prisonniers basques est exclues.

Or, aujourd’hui , parmi les 37 prisonnier.e.s (29 hommes et 8 femmes) 5 prisonniers basques (Jakes Esnal, Gurutz Maiza Artola, Josu Urrutikoetxea, Jon Parot, Xitor Haramboure) ont plus de 65 ans, et 3 d’entre eux (Maiza Artola, Haramboure, Urrutikoetxea) sont atteints de pathologies, les rendants extrêmement vulnérables à ce virus, de plus, Ibon Fernandez Iradi atteint d’une sclérose en plaque est toujours incarcéré.  En maintenant ces prisonniers basques dans une situation aussi vulnérable, le pouvoir joue avec le feu.

La situation de ces prisonniers basques auraient dû entrer dans le cadre d’application de ces mesures. Nous n’acceptons pas une telle discrimination, et appelons à ce que le droit soit appliqué à toutes et à tous, en toutes circonstances ! Ces prisonniers doivent être  libérés.

La fin des mesures d’exception et l’ombre du Parquet Nationale Antiterroriste (PNAT).

Le fait d’écarter les prisonnier.e.s basques se situe en contradiction avec la feuille de route validée depuis deux ans par la délégation du Pays Basque et le Ministère de la Justice.

Nous le réaffirmons une fois de plus, il est essentiel que la fin de l’application des mesures d’exception aux prisonnier.e.s basques soit une réalité. Le droit aux remises en liberté doit être  appliqué pour les prisonnier.e.s basques, tout comme la suspension de peine pour les prisonnier.e.s malades. En effet, l’application du droit à la libération conditionnelle aurait déjà permis que,  Lorentxa Beyrie, Jon Parot, Frédéric Haramboure et Ibon Fernandez Iradi, soient parmi les leurs en ce moment de confinement général de la population.

De plus, il est a rappeler dans le cadre des nouvelles lois antiterroristes, les ressortissants étrangers (donc la majorité des prisonnier.e.s basques incarcérés en France) se sont trouvés exclus de toutes possibilités de demande de libération conditionnelle. Etat de fait qui a été déclaré inconstitutionnel par le Conseil Constitutionnel, suite à une procédure concernant la prisonnière basque Alaitz Areitio. Cette dernière est libérable au plus tard le 20 octobre prochain.

Nous ne pouvons que pointer à nouveau le rôle du PNAT. Ces derniers mois, nous n’avons pas cessé de dénoncer l’attitude vengeresse du Parquet National Antiterroriste et ces conséquences dévastatrices, incarnées par la situation de  frédéric Haramboure, Ibon Fernandez et Lorentxa Beyrie, toujours incarcérés, après l’appel du PNAT révoquant une première décision de libération.

Le 9 avril prochain, le délibéré de la demande de libération conditionnelle de Jakes Esnal sera rendu. Nous exigeons que cette demande soit acceptée et que le PNAT soit à la hauteur  du changement historique vécu en Pays Basque.

Que dans l’immédiat,  Jakes, Jon, Xistor, Gurutz, Ibon et Josu soient libérés!

Et enfin, qu’on en finisse définitivement avec les mesures d’exception!




Les personnes prisonnières ont le droit et doivent pouvoir accéder à toutes les mesures de prévention et de protection

25032020

Voici ce que nous demandons en urgence : la libération immédiate des prisonniers gravement malades, de ceux qui ont plus de 70 ans et de ceux qui remplissent tous les critères de la conditionnelle, ainsi que le passage au 3ème degré des prisonniers de l’État espagnol qui ont déjà bénéficié de permissions de sortie.

ETXERAT (25-03-2020). Nous vivons en ce moment une période très difficile et très compliquée, partout et pour tout le monde. Peur, incertitude, insécurité et, de façon évidente, beaucoup de souffrance, à quoi il faut ajouter les tensions et les difficultés liées à une mesure aussi contraignante pour les personnes que le confinement. Or, le plus grand confinement de tous, c’est la prison.

En ce moment, notre propre sécurité et celle des personnes auxquelles nous tenons sont notre priorité. Les mesures de prévention pour éviter la contagion, celles de protection quand il y en a et le suivi médical quand la maladie se déclare sont nos principales préoccupations. Gants, masques, gels hydro-alcooliques, vitres de protection, distances de sécurité et tout un protocole pour éviter d’être contaminé et de contaminer d’autres personnes. Dans ce contexte, voici la situation sur laquelle nous voulons attirer l’attention :

en prison, qui est le plus grand des confinements comme nous l’avons dit plus haut, la situation est très différente. Les personnes incarcérées n’ont pas accès aux mesures et aux protocoles de prévention que nous avons à notre disposition. Ils n’ont pas de gants, ni de gel, c’est à peine si, et au prix de nombreuses difficultés, ils pourront récupérer une bouteille d’eau de Javel. Il sera également très difficile de garder la distance de sécurité, aussi bien entre les prisonniers qu’entre prisonniers et surveillants, dans des espaces aussi réduits, fermés et soumis à des règlements comme l’obligation de rester ensemble à certaines occasions, les procédures de fouilles et l’envahissement de l’espace vital.

Si la situation générale, au regard du coronavirus, est préoccupante, elle l’est encore plus dans les prisons. Nous ne voulons pas tenir un discours alarmiste, mais faire connaître une situation que la majorité de la population ignore. La surpopulation, les espaces réduits et fermés, peu ou pas ventilés, ne peuvent que nous alerter encore plus. Les mesures d’hygiène sont très limitées, et celles de prévention et de protection, comme nous l’avons déjà dit, quasi nulles. Il s’agit d’une population affaiblie en général par les conditions d’enfermement et une alimentation et une hygiène déficientes, propices à la contagion.

Avant tout, nous voulons attirer l’attention sur le droit de toutes les personnes incarcérées à accéder aux mêmes mesures de prévention et de protection que le reste de la population. Il s’agit du droit à la santé et du droit à la vie, droits qui devraient primer sur tout le reste. Comme signalé par l’OMS, les personnes prisonnières ont le même droit à la santé que les autres et, dans leur cas, c’est l’État qui est le garant de leur intégrité et de leur vie. En ce qui concerne les mesures prises actuellement pour éviter de possibles contaminations, elles ne peuvent en aucune façon limiter ou annuler les droits des prisonniers déjà fortement limités.

Nous attirions récemment l’attention sur les prisonniers gravement malades et ceux âgés de plus de 70 ans qui sont toujours en prison. En raison de leur condition de santé et d’âge, ils appartiennent à des groupes considérés à haut risque dans la situation actuelle ; en raison de leur condition de prisonnier, ce risque est augmenté par les conditions dans lesquelles ils vont devoir faire face à la pandémie dans la prison. La nécessité d’aborder la situation de ces prisonniers avec l’urgence et la responsabilité adéquates est confirmée par le premier décès en prison à cause du Covid-19 dont nous venons d’avoir connaissance (prison d’Estremera – Madrid). Il s’agit d’une prisonnière de 78 ans, avec polypathologie. Les autorités pénitentiaires et judiciaires, dont la première responsabilité est de veiller sur l’intégrité des personnes incarcérées, doivent expliquer pourquoi une personne de plus de 70 ans, et de plus malade, était toujours en prison. Elles devront aussi expliquer pourquoi ce décès a été caché pendant quatre jours, et quels autres éléments elles sont en train de dissimuler.

Nous devons lancer un appel urgent à aborder la situation de ces personnes, avec la diligence et l’humanité que les circonstances actuelles exigent. Leur libération, qui aurait déjà dû avoir lieu, est prévue par la législation pénitentiaire. Nous ne pouvons comprendre leur maintien en prison que comme une volonté de mettre leur vie encore plus en danger. Pourquoi ? Sur quels critères les mesures humanitaires sont-elles appliquées ou non aux personnes incarcérées ?

La récente information selon laquelle l’État français va remettre en liberté près de 5.000 prisonniers, parmi lesquels ceux qui sont gravement malades est, sans aucun doute, une bonne nouvelle. Cette mesure améliorera, au moins un peu, la surpopulation existante et permettra une meilleure protection pour ces 5.000 personnes qui n’auraient pas pu y avoir accès autrement. Reste à savoir si l’État français va appliquer cette mesure avec l’humanité qu’elle requiert ou s’il va céder à de nouvelles pressions politiques, en en privant les prisonniers politiques basques gravement malades, pour aggraver encore le risque qu’ils encourent et augmenter la souffrance de leur entourage.

En ce qui concerne la situation dans les prisons, il est très difficile de tracer une carte générale car chacune est régie non seulement par son propre règlement mais aussi par sa propre interprétation des règlements généraux. De plus, les restrictions qui ont été imposées aux communications limitent l’information que nous pouvons recevoir de la part de nos parents et amis prisonniers.

Dans certaines prisons, nos proches nous ont fait savoir que des modules ont été vidés pour pouvoir être utilisés en cas d’isolement médical ou de quarantaine. La mesure est sans doute nécessaire, et même indispensable, mais nous nous demandons si tout cela ne signifie pas une augmentation de la population dans les autres modules, et donc une augmentation du risque. Quoiqu’il en soit, il est ESSENTIEL DE GARANTIR L’ASSISTANCE MÉDICALE dans les conditions exigées par le contrôle de la pandémie. Sachant parfaitement que l’assistance médicale dans les prisons est toujours déficitaire, nous nous demandons avec une inquiétude légitime si les équipes médicales ont été assurées et renforcées pour faire face à la pandémie à l’intérieur des prisons.

D’autre part, nous pouvons dire que les mesures qui ont été prises sont majoritairement restrictives et affectent principalement les communications. Nous comprenons que la suspension des communications répond à la nécessité de limiter les possibilités de propagation du virus, mais aucune mesure alternative n’a été mise en place pour éviter la déconnexion entre la personne incarcérée et sa famille, même si le nombre d’appels autorisés a été augmenté dans l’État espagnol, passant de 8 à 12. Ces appels, à durée limitée et qui supposent un coût financier important (et une augmentation de ce coût au pire moment pour beaucoup de familles), ne peuvent en aucun cas remplacer les communications habituelles, déjà fortement limitées en temps normal.

Nous ajoutons à cela que, parmi les mesures adoptées par Correos (la Poste de l’État espagnol) dans le cadre de l’état d’alarme, figure celle de ne plus distribuer la presse écrite, ce qui suppose un isolement encore plus grand pour nos parents et amis éloignés et dispersés. Et tout cela à un moment où les liens familiaux et la communication sont plus importants que jamais ; avoir des nouvelles des uns et des autres, savoir comment ils vont, se rassurer et tenter de maintenir une certaine tranquillité.

En résumé : nous considérons comme extrêmement préoccupante la situation actuelle dans les prisons, et comme alarmante celle qui peut se produire. Les autorités pénitentiaires espagnoles et françaises doivent augmenter les mesures pour garantir la prévention et la protection ; pour garantir l’intégrité et la santé des personnes incarcérées et, de la même façon, garantir leurs droits essentiels. C’est leur première responsabilité.
La situation exige des actes courageux qui, de toute façon, sont déjà prévus par la législation actuelle. Nous rappelons que de nombreux prisonniers devraient déjà avoir été libérés, et que seule une distorsion de la législation les maintient derrière les barreaux, de façon à ajouter des châtiments supplémentaires à leur condamnation.

Nous demandons :

- La libération immédiate des prisonniers gravement malades.

- La libération immédiate des prisonniers de plus de 70 ans.

- La libération immédiate des prisonniers en situation d’accéder à la libération conditionnelle, mesure systématiquement refusée dans l’État français aux prisonniers politiques basques bien qu’ils remplissent tous les critères exigés par la loi.

- La libération par l’application du 3ème degré aux prisonniers de l’État espagnol qui ont déjà bénéficié de permissions de sortie, puisqu’une fois ces permissions obtenues, l’attribution du 3ème degré n’est plus qu’une simple question de délais.

- Que les prisonniers puissent accéder aux éléments et mesures de prévention, protection et désinfection prévus dans le protocole de sécurité pour faire face à la pandémie.

- Que les équipes médicales dans les prisons soient renforcées pour garantir l’assistance médicale 24 heures sur 24, avec l’efficacité et la sécurité qu’exigent les caractéristiques de cette pandémie.

- L’installation de systèmes d’appels vidéo dans les prisons pour éviter les conséquences de la suspension des visites. Et que l’administration pénitentiaire assume le coût financier de tous les appels téléphoniques.







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