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[PODCAST] Txalaparta du samedi 9 octobre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 9 octobre, après la chronique habituelle sur la situation des  prisonnières et des prisonniers politiques basques :

KALERA INFO POUR BLOG

Le 22 septembre dernier, l’Audience nationale espagnole a décrété la fermeture de Kalera Info et de son site internet, publiés par le parti de gauche abertzale Sortu,  sur la base de rapports de la Garde civile, pour crime présumé « d’apologie du terrorisme ». Ce n’est pas la première fois que les tribunaux espagnols s’en prennent à Sortu pour le travail réalisé en faveur des droits des prisonnier.e.s et exilé.e.s politiques basques.

Nous avons rencontré Jokin Etcheverria, militant de Sortu en charge du secteur des prisons, pour qu’il s’exprime sur cette décision de fermeture, Txalaparta de ce samedi diffuse cet entretien.

Lurzandia Okupazioa Arbonne POUR LE BLOG

Depuis plus de 100 jours le domaine agricole d’Arbonne est occupé par les paysans de Lurzandia et d’ELB pour empêcher sa vente (à 3,15 millions d’euros !) à une riche parisienne qui n’avait aucunement l’intention d’en conserver sa vocation agricole.

Partout des actions sont menées pour lutter contre la spéculation immobilière qui prive la population locale, en particulier les jeunes et les plus démunis, d’accéder à un logement ou de pouvoir exercer un travail agricole.

PEIO ETCHEVERRY AINCHART POUR LE BLOG

Nous diffusons l’entretien de Juan avec Peio Etcheverry-Ainchart, membre d’EH Bai et élu d’opposition à Saint-Jean-de-Luz, spécialiste de la question du logement, qui détaille la situation sur ce sujet au Pays Basque et les propositions pour que la population locale puisse vivre et travailler au pays.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 25 septembre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 25 septembre, après la chronique habituelle sur la situation des prisonnières et des prisonniers politiques basques :

josu proces avec eh bai eh bildu

Le 13 septembre, pour l’audience à laquelle il était convoqué à la Cour d’appel de Paris, Josu Urrutikoetxea avait le soutien de Maddalen Iriarte d’EH Bildu (du Pays Basque sud) et de Jokin Etcheverria d’EH Bai (du Pays Basque nord).

Ce dossier, pour lequel un mandat d’arrêt avait été émis contre Josu Urrutikoetxea en 2009, repart à la case de l’instruction. En effet même la procureure a dû admettre qu’on ne savait pas pourquoi il était jugé. Le premier septembre dernier, Josu Urrutikoetxea avait été relaxé dans un autre dossier dans lequel le parquet avait requis 5 ans d’emprisonnement.

Txalaparta diffuse dans cette émission, une intervention de Josu Urrutikoetxea avant l’audience ainsi que les déclarations de Maddalen Iriarte (EH Bildu) et de Josu Etcheverria (EH Bai).

gaztexte

« Herri bat, gaztexe bat », un gaztetxe pour chaque ville. Les gaztetxe , institution de la jeunesse basque partisane de l’auto gestion n’ont pas de limite géographique au Pays Basque, pas plus que la répression dont ils ont fait récemment l’objet. Ce mois-ci à Hasparren et à Iruñea (Pampelune) les jeunes sont en résistance pour la défense de leur gaztetxe.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du 11 septembre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

UNAI ROMANO

Ce 6 septembre marque le 20e anniversaire de la détention, de la détention au secret et des tortures subies par Unai Romano. Au cours de ces deux décennies, il est est devenu le visage vivant de la torture, en raison de l’image publique de son visage défiguré. Les réseaux se chargent aujourd’hui de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé.

UNAI ROMANO EN 2002

Unai Romano a mis beaucoup de temps avant de pouvoir raconter ce qu’il a subi. Après la chronique sur la situation des prisonnier.e.s politiques basques, Txalaparta de ce samedi diffuse son récit enregistré en février 2020, traduit en français par Juan, puis de la voix d’Unai en Euskara.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du 14 août

14082021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 14 août :

Manif Hendaia 1er août

Comme chaque année, à l’appel d’Etxerat, l’association des familles et proches des prisonnier.e.s politiques basques, nous manifestons sur les plages pour dénoncer les politiques pénitentiaires d’exception appliquées à nos pres@s. Juan était présent à la manifestation d’Hendaye.

On se demande quelle est la logique qui préside à l’action du parquet antiterroriste français dans les affaires basques. Dix ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues, autant de jours, mois, années qui sont venus confirmer ce que nous savions, nous, habitantes et habitants du Pays Basque, que ce silence des armes du côté basque était réfléchi, décidé, était définitif. Pourtant le Parquet s’obstine en ne prenant pas en compte cette nouvelle situation.

Manif langue basque

La défense de l’enseignement des langues territoriales dont le basque reste un combat, en particulier après les dernières décisions des autorités françaises qui vont à l’encontre de la volonté d’une large majorité de la population.

Irun 8 aout

Après la mort de Abdoulaye mort noyé dans la Bidasoa en tentant de passer en France, les associations de défense des migrants, les élus locaux et de nombreux habitants d’Hendaye et d’Irun, ont une nouvelle fois dénoncé les politiques migratoires à l’origine de ces drames. Cette année, c’est le troisième migrant qui perd la vie dans les mêmes circonstances.

En fin d’émission, Txalaparta vous propose les deux premières leçons d’apprentissage de l’Euskara, la langue basque.

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[PODCAST] Txalaparta du 24 juillet

26072021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission : actualités sur la situation des prisonnières et prisonniers politiques basques, manifestation anti 14 juillet à Saint Jean de Luz, marche pour la libération de Ion et Unai Parot et de Jakes Esnal le 10 juillet, hommage à Lucio Urtubia à Cascante le 17 juillet, et procès en cours à Madrid contre les défenseurs des prisonnier.e.s politiques basques.

14 juillet st jean de luzA l’appel du collectif U14, quelque 200 personnes ont manifesté le mercredi 14 juillet à Saint-Jean-de-Luz contre la Fête nationale française. La banderole « Ici ce n’est pas la France » accrochée aux grilles de l’hôtel de ville a fait polémique.

manif 31 km10 juilletLe 10 juillet, de nombreux marcheurs ont parcouru les 31 kilomètres qui séparent Bayonne de Saint-Jean-de-Luz pour réclamer la libération de Ion et Unai Parot et de Jakes Esnal qui sont incarcérés depuis bientôt 31 ans. Nous diffusons le reportage que nous avons réalisé au cours de cette manifestation.

lucio cascante 17 juilletA  Cascante, au sud de la Navarre, ville natale de Lucio Urtubia qui nous a quitté il y a un an, nous étions nombreux à lui rendre hommage le 17 juillet. Txalaparta diffuse quelques unes des interventions dont celle de Lorentxa Beyrie ex-prisonnière. C’est pour tenter d’obtenir sa libération que Lucio a mené son dernier combat.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 10 juillet 2021

11072021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

207 militantes et militants basques sont encore prisonniers dans les États espagnols et français, et si, grâce à la mobilisation populaire, la plupart ont été rapprochés du Pays Basque, elles et ils ne sont libérés qu’après avoir accompli la totalité de leur peine et quelquefois davantage, sans pouvoir bénéficier de libération conditionnelle pourtant prévue dans les législations des deux États.  Certain-e-s sont atteints de maladies graves et incurables.

La prison et la santé est le sujet principal de cette émission.

LORENTXA GUIMON

Lorentxa Guimon a répondu à notre appel pour témoigner de ce qu’elle a subi dans les prisons françaises. Atteinte de la maladie de Crohn au moment de son incarcération, elle a passé 13 ans en détention avant de pouvoir être libérée.

Nous avons aussi réalisé un entretien avec  l’avocate Maritxu Paulus Basurco qui a défendu – et continue à défendre – des prisonnier-e-s politiques basques gravement malades.

LORENTXA BEYRIE

Lorentxa Beyrie est sortie de la prison de Roanne après 20 ans de détention, la totalité de sa peine, le 30 avril dernier. Txalaparta diffuse l’entretien qu’elle a accordé début juillet au quotidien MEDIABASK, avec notre traduction simultanée en français.

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[PODCAST] Txalaparta du samedi 12 juin 2021

5072021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

colloque

Les 25 et 26 mai dernier l’Assemblée Nationale accueillait un colloque international « Dialoguer entre ennemis » au cours duquel une table ronde a réuni Frédérique Espagnac (Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, a participé au processus de sortie du conflit au Pays Basque), Brian Curin (Avocat, expert en résolution de conflits, fondateur du fondateur du Directoire national des avocats pour les droits de l’homme et membre fondateur de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud, coprésident de la Commission de révision des peines en Irlande du Nord, fondateur du Groupe international de contact pour le Pays Basque), Véronique Dudouet (Directrice de recherche et experte en résolution de conflits à la fondation Berghof en Allemagne, ancienne membre de l’US Institute of Peace, accompagne et assiste la société civile dans la résolution du conflit au Pays Basque), Caroline Guibet Lafaye (Philosophe et sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre du Centre Émile Durkheim où elle coordonne un programme de recherche européen sur l’Engagement politique et actions extra-parlementaires, spécialiste du conflit basque) et Josu Urrutikoetxea (Militant historique de ETA, ancien député de la Communauté autonome basque, acteur clé des négociations et de la sortie du conflit au Pays basque).

Après l’actualité sur la situation des prisonnières et prisonniers politiques basques, de larges extraits de cette table ronde, en particulier les interventions de Josu Urrutikoetxea, sont diffusés au cours de cette émission.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 22 mai

24052021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

La situation des prisonnier.es politiques basques, comme à chaque émission, est le premier sujet abordé. Depuis plusieurs mois l’administration pénitentiaire espagnole a rapproché un grand nombre de prisonnier.e.s près du basque et a changé dans un sens favorable le degré attribué à la plupart d’entre elles/eux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des aménagements de peines. Du côté de l’État français, malgré les rapprochements réalisés au cours des dernières années, on avance peu sur les libérations conditionnelles et pas du tout sur la libération des prisonniers malades.

beroko 1Michel Berhocoirigoin est décédé le 8 mai. Avec lui c’est un combattant infatigable du monde paysan basque et un compagnon de route pour celles et ceux qui œuvrent pour la résolution des causes et des conséquences du conflit entre le Pays Basque et les États espagnol et français, et en particulier pour la libération des prisonnier.e.s basques, qui disparaît.

Txalaparta lui rend hommage en rediffusant une émission de 2019 au cours de laquelle il parlait avec Juan du chemin réalisé mais aussi de celui encore long qui restait à parcourir.

manif cultureEn fin d’émission, Txalaparta vous propose un reportage avec des acteurs du monde culturel réalisé à Hasparren, en Pays Basque nord, début mai.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 24 avril

25042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

manif donosti 17 avrilLe 17 avril pour la journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques des manifestations et des rassemblements ont été organisés un peu partout au Pays Basque en particulier à Donosti avec une intervention d’un militant de Sortu diffusée au cours de l’émission.

jb 17 avril

A Paris aussi, à l’initiative de la CNT Education  dont faisait partie Yoann, notre camarade du CSPB disparu brutalement l’année dernière,  la libération des prisonnier.e.s politiques a été revendiquée par les nombreux militants présents. Faute de temps dans cette émission, seulement quelques unes des interventions sont diffusées, celles de la CNT Education, du CSPB, de l’Associu Sulidarita, du Collectif pour la libération de Georges Abdallah, et de l’USTKE pour les Kanaks.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !







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