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[PODCAST] Txalaparta du samedi 22 mai

24052021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

La situation des prisonnier.es politiques basques, comme à chaque émission, est le premier sujet abordé. Depuis plusieurs mois l’administration pénitentiaire espagnole a rapproché un grand nombre de prisonnier.e.s près du basque et a changé dans un sens favorable le degré attribué à la plupart d’entre elles/eux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des aménagements de peines. Du côté de l’État français, malgré les rapprochements réalisés au cours des dernières années, on avance peu sur les libérations conditionnelles et pas du tout sur la libération des prisonniers malades.

beroko 1Michel Berhocoirigoin est décédé le 8 mai. Avec lui c’est un combattant infatigable du monde paysan basque et un compagnon de route pour celles et ceux qui œuvrent pour la résolution des causes et des conséquences du conflit entre le Pays Basque et les États espagnol et français, et en particulier pour la libération des prisonnier.e.s basques, qui disparaît.

Txalaparta lui rend hommage en rediffusant une émission de 2019 au cours de laquelle il parlait avec Juan du chemin réalisé mais aussi de celui encore long qui restait à parcourir.

manif cultureEn fin d’émission, Txalaparta vous propose un reportage avec des acteurs du monde culturel réalisé à Hasparren, en Pays Basque nord, début mai.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 24 avril

25042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

manif donosti 17 avrilLe 17 avril pour la journée internationale de solidarité avec les prisonnier.e.s politiques des manifestations et des rassemblements ont été organisés un peu partout au Pays Basque en particulier à Donosti avec une intervention d’un militant de Sortu diffusée au cours de l’émission.

jb 17 avril

A Paris aussi, à l’initiative de la CNT Education  dont faisait partie Yoann, notre camarade du CSPB disparu brutalement l’année dernière,  la libération des prisonnier.e.s politiques a été revendiquée par les nombreux militants présents. Faute de temps dans cette émission, seulement quelques unes des interventions sont diffusées, celles de la CNT Education, du CSPB, de l’Associu Sulidarita, du Collectif pour la libération de Georges Abdallah, et de l’USTKE pour les Kanaks.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !




[PODCAST] Txalaparta du samedi 10 avril 2021

10042021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

joinet 8 avril 2017Il y a quatre ans, le 8 avril 2017,  nous étions des milliers à Bayonne pour la journée du désarmement. Un évènement particulier, la suite d’un parcours de réflexion et de débats au sein de l’ETA, des prisonnières et prisonniers politiques basques et de la société civile. Après un court extrait de l’intervention de Louis Joinet ce jour là (photo ci-contre), écoute des déclarations cette semaine d’Artisans de la Paix sur le chemin qui reste à parcourir, pour obtenir la libération des prisonnier.e.s.

marixol proces madrid

Marixol Iparragirre, comme beaucoup de militant.e.s basques sont livrés aux autorités espagnoles après avoir accompli la totalité de leur peine dans des prisons françaises. Elle est confrontée à Madrid à plusieurs procès . Txalaparta diffuse une déclaration enregistrée de Marixol à l’Audience nationale espagnole (avec la traduction de Juan) ou elle parle de la torture utilisée contre les militant.e s basques.

Il y a quarante ans disparaissait Telesforo Monzon qui écrivait dans une chanson  » je viens d’un petit pays qui veut et a décidé de survivre mais auquel on refuse tout… ». Il fut surtout une personnalité politique importante au service de la libération du Peuple Basque.

La loi sur les langues territoriales, malgré les obstacles et les tentatives du gouvernement pour en réduire la portée, a été votée cette semaine à Paris.

Et d’autres informations…

En accompagnement musical, des enregistrements réalisés à l’Aberri Eguna (Fête de la Partie Basque) à Urrugne le 4 avril dernier, « Herri txiki batekoa naiz » composée par Telesforo Monzon, et quelques autres chansons…

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST]ÇA BOOSTE mardi 30 mars 2021

10042021

CA BOOSTE LOGO PHOTOTous les derniers mardi du mois à 22 h 30 sur Radio Libertaire

Au sommaire de l’émission :

Etxerat et situation des preso, Kutxa Bira la boite à rêves, migrants ouvrez les frontières, Telesforo Mozon leader politique basque, Hippolyte Lissagaray et la commune de 1871, l’asso Bizi délivre ses tops et ses flops, manif à Bayonne en soutien aux teufeurs qui risque 10 ans de prisons, Gabi Mouesca, Oier Oa rejette la proposition du Procureur, 1 livre pour soutenir l’OIP, politique linguistisque en faveur de l’Euskara à Hendaia et Itxatssu, Mumia Abou Jamal, refus de transfert des prisonniers Corses et enfin la Birmanie et les exactions de l’armée contre le peuple.

Playlist: En Tol Sarmiento – Ametsetan, ESNE BELTZA. _Quien manda Ft Mala Rodriguez & Fermin Muguruza, Gure kaiola (GLAUKOMA), HUNTZA _Deabruak Gara, Vendetta – Hemen
 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 27 mars 2021

27032021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Pour les prisonnières et les prisonniers politiques basques, comme pour l’ensemble de la population carcérale, la gestion  de la crise sanitaire par le gouvernement et l’administration pénitentiaire aggrave leur situation et nuit à leurs relations familiales.

ION PAROT RASSEMBLT SOUS PREF MARS 21Ion PAROT, âgé de 69 ans et détenu depuis plus de 30 ans a été diagnostiqué positif au coronavirus. Des rassemblements pour exiger la libération de Ion, actuellement détenu à Muret et qui souffre d’asthme, ont été organisés au Pays Basque.

OIER OA TRIBUNAL 26 MARSOier OA, soutenu par de nombreux élèves du lycée ou il travaille, comparaissait le vendredi 26 mars au Tribunal de Bayonne. Alors qu’il vit et travaille à Larressore, près de Bayonne, depuis six ans après avoir été libéré en 2015, il est poursuivi pour non respect de l’interdiction de territoire au Pays Basque nord.

TORTURA AZTNUGAL AFFICHE

La torture pratiquée par la police espagnole pendant des dizaines d’années pour tenter de terroriser le Peuple Basque, est restée la plupart du temps impunie, et celles et ceux qui l’ont subi n’ont pas le statut de victimes. Au contraire, certain.e.s sont encore emprisonnés pour des aveux dictés, arrachés sous la torture.

Et d’autres nouvelles.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 27 février 2021

27022021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Les prisonnières et les prisonniers politiques basques, leurs familles et leurs proches sont   particulièrement touchés par les restrictions des contacts liées à la crise sanitaire. L’association Etxerat interpelle la Défenseure des droits et la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté en France.

ARRESTATION PABLO HASEL Pablo Hasél, rapeur catalan qui refusait de purger une peine de prison de neuf mois pour apologie du terrorisme et injures envers la monarchie et les forces de police espagnoles, a été arrêté puis incarcéré à Lerida le 16 février. Txalaparta diffuse l’enregistrement réalisé au moment de son arrestation et la chanson que Pablo Hasél a mis en ligne le même jour.

Le 16 Février à Hendaye une dizaine de membres du Rassemblement National sont venus réclamer une frontière anti-immigration. Plus d’une centaine de militants basques  étaient face à eux pour leur rappeler que le Pays Basque est une terre d’accueil.

A l’initiative de EH BAI et EH BILDU de nombreuses personnes se sont rassemblées le 14 février sur l’un des points de passages transfrontaliers fermés par les autorités françaises au cœur du Pays Basque. galindo

Enrique Rodríguez Galindo est mort le 13 Février. Il a été l’un des plus zélés tortionnaires de la Garde civile espagnole, dans la tristement célèbre caserne d’Intxaurrondo de Donosti ou furent torturés des centaines de militant.e.s basques, certains assassinés. Bien que condamné à 71 années de prison il fut très rapidement libéré pour profiter de sa pension de général et de ses multiples décorations. Comme une dernière provocation il est mort un 13 février, journée contre la torture au Pays Basque.

A l’Audience nationale espagnole, deux jeunes basques viennent d’être condamnés à une peine de 4 années d’emprisonnement à laquelle ils ont fait appel. Lorea nous décrit le procès injuste qui peut les conduire en  prison.

Le 6 mars la cinquième marche mondiale des femmes finira son parcours au Pays Basque à Hendaye. Elle a débuté le 20 février en Navarre avec le slogan « Zubi guztien gainetik, MUGARIK EZ! TRANSNAZIONALIK EZ! » nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer !

bastiaLe 22 février de jeunes militants nationalistes corses ont occupé la Préfecture de Bastia pour réclamer le rapprochement de deux prisonniers. La réponse policière a été brutale. Voici ce qu’en dit la Ligue des Droits de l’Homme ; « L’action menée en préfecture de Corse par de jeunes militants nationalistes avait pour objectif d’interpeller directement le gouvernement sur la situation d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. La ligue des droits de l’Homme comprend l’exaspération des jeunes gens. Bien que ce ne soit pas son mode d’action, elle a été choquée par leurs visages ensanglantés. Mais plus fondamentalement, elle partage un même sentiment, celui d’une injustice ».  Squale nous fait le récit de cette action.

En accompagnement musical de l’émission : Pablo Hasél – Ni Felipe VI / Willis Drumond – Hitziak / Betagarri – Euskadi antifaxista / Pauline & Juliette – Iguzki bat / Negu Gorriak – Ustelkerria / Aurera Altsasu / Groupe de prisonnières de Fresnes – Nous sommes.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Les tests rapides pour les familles, la réouverture des UVF et la libération des prisonniers âgés ou malades sont indispensables

19022021

etxerat_0Les restrictions et difficultés ajoutées dans le contexte actuel d’urgence sanitaire pour pouvoir maintenir les communications avec nos proches prisonnier.e.s dans l’État français sont en train d’affecter de façon très grave leurs droits ainsi que les nôtres, ceux de leurs familles et ami.e.s.

La majorité des prisonnier.e.s politiques basques qui se trouvent dans les prisons françaises est originaire d’Hegoalde (Pays Basque sud). Dans tous les cas, mais plus encore dans celui des prisonnières, qui sont incarcérées dans les prisons les plus éloignées, Réau, Rennes et Roanne, la pandémie a rendu les déplacements des familles encore plus difficiles et moins fréquents, de même que la limitation du nombre des visiteurs et la fermeture des UVF (Unités de Vie Familiale) ont encore augmenté l’isolement des prisonnier.e.s. Beaucoup d’enfants ne peuvent plus rendre visite à leurs parents.

Etxerat dénonce ces violations de droits et attire l’attention sur l’impossibilité pour les familles d’assumer le coût des tests PCR exigés pour passer la frontière vers l’État français (de 90 à 120 € pour un test sans symptôme dans l’État espagnol). Nous proposons que des tests rapides et gratuits soient effectués sur les familles à l’arrivée en prison, et nous demandons la réouverture immédiate des UVF dans des conditions sanitaires adéquates. Nous soulignons également une fois encore l’urgence de libérer les prisonniers atteints de maladies graves comme Ibon Fernandez Iradi et Jon Gurutz Maiza, et ceux qui ont plus de 65 ans, comme Jon Kepa Parot et Jakes Esnal.

ETXERAT

Nous avons envoyée une lettre mercredi 17 février à la Défenseure des Droits et à la Contrôleure Générale des lieux de privation de liberté françaises, afin qu’elles puissent s’intéresser à l’amélioration des conditions de visites pour les proches des prisonniers basques et intervenir dans ce sens:

A l’attention de la Défenseure des Droits;

A l’attention de la Contrôleure générale des lieus de privation de liberté:

Dans un contexte de pandémie mondiale qui affecte gravement la santé publique et tous les secteurs sociaux, nous voulons attirer votre attention, en tant qu’association de familles œuvrant en faveur des droits des prisonniers basques, sur certaines questions qui ont une incidence négative sur les droits de nos proches détenus et sur nous-mêmes.

Une grande partie des prisonniers basques dans les prisons françaises sont originaires du Pays Basque du Sud. Leurs familles et amis doivent se déplacer chaque semaine depuis chez eux, pour pouvoir effectuer les visites et maintenir le lien familial. Ces familles, comme celles des prisonniers basques de nationalité française, souffrent des difficultés ajoutées à ces déplacements, résultant des mesures mises en place par la pandémie.

Les restrictions concernant le nombre de personnes pouvant accéder aux visites, ainsi que la fermeture des appartements (UVF) où sont effectuées les visites familiales, pour des raisons sanitaires, ont depuis plusieurs mois déjà conduit de nombreux mineurs, les fils et les filles, ainsi que les membres de la famille proche à ne pas pouvoir rendre visite à leurs proches détenus. Par ailleurs, l’obligation de faire un PCR et d’apporter une preuve pour pouvoir circuler en France ne fait qu’augmenter considérablement les dépenses économiques, déjà élevées, des familles des prisonniers basques.

Nous demandons de tenir compte de cette réflexion et de contribuer à l’amélioration de la situation des familles et des détenus eux-mêmes, en prenant des initiatives telles que:

•Effectuer des tests rapides et gratuits à l’arrivée dans les prisons, au lieu des PCR coûteux, dont la durée est également dépassée en cas de visites nécessitant plus de 24 heures de voyage.

•Réouverture immédiate, dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité, des appartements UVF permettant ainsi de récupérer les visites familiales.

Et dans ce même contexte de respect des droits des prisonniers basques et de leurs familles, nous voudrions alerter sur la situation de prisonniers atteints de maladies graves comme Ibon Fernandez Iradi et Jon Gurutz Maiza, et de ceux qui ont plus de 65 ans, comme c’est le cas pour Jon Kepa Parot et Jakes Esnal. C’est pour cela que nous avons réclamer leur libération comme le recommandent des organismes comme l’OMS ou l’ONU, surtout dans ce contexte de pandémie sanitaire.

etxerat_0Etxerat association des familles et amis de prisonniers, exilés et déportés politiques basques.




[PODCAST] Txalaparta du samedi 23 janvier 2021

23012021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

baiona 9 janv2021Le 9 janvier nous étions 2000 à Bayonne, nous formions une chaîne humaine lumineuse pour les droits des prisonnières et prisonniers politiques basques. Au Pays Basque Sud, des rassemblements ou manifestations ont eu lieu dans plus de 200 villes ou villages. Txalaparta a diffusé des prises de paroles de la manifestation de Bayonne.

Jon Gurutz Maiza est l’un des derniers prisonniers à avoir intégré la liste des prisonniers atteints de maladie grave, ils sont aujourd’hui 21 qui devraient être immédiatement remis en liberté pour pouvoir recevoir des soins adaptés.

La Cour européenne des droits de l’Homme vient de condamner une nouvelle fois  l’État espagnol pour n’avoir pas suffisamment enquêté sur les faits de torture subis par des militant.e.s basques.

Depuis Orduña, au Pays Basque Sud, Lorea nous a envoyé un enregistrement pour dénoncer le procès politique fait à deux jeunes de ce village qui risquent des peines jusqu’à 8 ans de prison, totalement disproportionnées par rapport aux faits qui peuvent leur être imputés.

Au cours de l’émission Tibo a présenté la situation inacceptable que vivent deux prisonniers corses, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, incarcérés depuis 22 ans.

En fin d’émission Txalaparta de ce samedi a diffusé un extrait d’une récente conférence-débat sur les traditions de chamanisme en Pays Basque avec Xarles Videgain, linguiste et professeur à l’Université du Pays Basque.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 9 janvier

14012021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

CONF PRESSE EX-PRESOS BAIONAMikel Barrios, actuellement en libération conditionnelle, qui vit et travaille à Itxassou, devra retourner en prison, la cour d’appel de Paris a confirmé sa peine de 5 ans. Il était présent avec d’autres ancien.ne.s prisonnier.e.s et exilé.e.s lors d’une conférence de presse le 9 janvier à Bayonne. Elles et ils revendiquent le droit de vivre librement au Pays Basque. Nous étions sur place pour enregistrer cet évènement diffusé au cours de l’émission.

Urtzi ErraskinUrtzi Eraskin est l’un des porte-parole de l’association des familles et proches des prisonnières et prisonniers politiques basques. Il est intervenu au cours de l’émission pour présenter leur situation, en particulier dans l’Etat espagnol.

Josu Urrutikoetxea a intégré ETA en 1968 et 50 ans plus tard il a lu la dernière déclaration de cette organisation. Il a répondu aux questions de Mediabask. Txalaparta vous propose d’écouter une partie de cet entretien en langue française.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :







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