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[PODCAST] Txalaparta du samedi 14 novembre 2020

14112020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

Cette semaine Ibon Fernandez Iradi, prisonnier politique basque détenu dans la prison de Lannemezan, atteint d’une sclérose en plaques depuis plusieurs années, a contracté la Covid. Il aurait dû être libéré depuis longtemps. Mikel Barrios est venu à Paris devant la Cour d’Appel pour entendre un procureur demander contre lui une peine de 6 ans de prison  alors qu’il devrait pouvoir vivre totalement libre au Pays Basque. A Hendaye, Peio Alcantarilla, ancien prisonnier politique et victime de tortures par la Garde Civile espagnole a été détenu par la police française pour non respect des mesures liées au fichier Fijait, alors qu’il vit et travaille au Pays Basque depuis plusieurs années. L’Etat français, sa justice et sa police s’acharnent sur les prisonniers et anciens prisonniers politiques basques, contre la volonté presque unanime du Peuple basque.

Josu Urrutikoetxea est un militant basque qui depuis de nombreuses années est engagé pour la juste résolution du conflit entre le Pays Basque et les Etats espagnol et français. Il est aujourd’hui poursuivi pour cela. A Paris où il est actuellement assigné à résidence sous contrôle judiciaire il a accepté de nous parler de son histoire personnelle depuis sa jeunesse au Pays Basque sud opprimé par le franquisme jusqu’à aujourd’hui.  Txalaparta de cette semaine a diffusé des extraits de son entretien avec Juan.

josu 1

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 31 octobre 2020

31102020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Le 17 octobre dernier à Bayonne, dans le cadre du Festival Haizebegi – Musikaren Munduak, a été projeté le documentaire « Danser sa peine » qui présente l’atelier de danse qu’Angelin Preljocaj a animé avec des femmes détenues à la prison des Baumettes. Nous étions présents au  débat qui a suivi la projection avec la participation de Manu Théron chanteur et musicien et de Gabi Mouesca, qui vient de créer une ferme de maraichage bio à Tarnos où vont être accueillies des femmes en fin de peine.

Ce débat a été enregistré, il a été diffusé dans cette émission après les informations sur la situation des prisonnières et des prisonniers politiques basques, et l’actualité judiciaire, en particulier pour Josu Urrutikoetxea.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :
 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 12 septembre 2020

14092020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Igor González Sola (2)

Le 4 septembre, Igor Gonzalez Sola a été retrouvé mort dans sa cellule de la prison de Martutene. Depuis la Déclaration internationale d’Aiete, en 2011, six prisonniers politiques basques sont morts en prison.

C’est le premier sujet de l’émission Txalaparta de samedi dernier, avec la diffusion de l’enregistrement réalisé au cours de la manifestation qui s’est déroulée le 6 septembre à Bayonne pour dénoncer les politiques pénitentiaires responsables de la mort d’Igor.

Le refus de libération de Mikel Barrios par la cour d’appel de Paris, les mobilisations en soutien aux prisonnier.e.s en particulier celles du 19 septembre prochain, ainsi qu’un hommage à Michel Henry militant antifasciste récemment décédé, sont les autres sujets de  cette émission.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :
 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 13 juin 2020

16062020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission :

-  Dernières informations et messages aux prisonniers.

- Extraits sonores du documentaire de Thomas Lacoste « Pays Basque et Liberté » (à partir de 21 minutes 20 du début).

-  Situation des prisonnier-e-s politiques basques dans le contexte de la crise sanitaire (à partir de 59 minutes 20 du début).

Si vous avez manqué le direct, vous pouvez écouter le podcast de l’émission avec le lien ci-dessous :

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 11 avril 2020

11042020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Quelques amis proches de Yoann ont participé à cette émission qui lui a été consacrée. A Juan se sont joints  Sylvain, Pablo, Thibaut, Lili, Maider, Martial, Anne, Guillaume, Mina, Squale, Lorea, Erwan, Clémence, Jean-Baptiste, Roch pour rappeler ce que Yoann nous a apporté.

Pour rappeler la voix de Yoann, nous avons choisi une soirée de soutien aux prisonnières et prisonniers politiques basques et corses au cours de laquelle Yoann avait fait une intervention.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

yoann pour txalaparta




Décès de notre camarade Yoann Isambert (article mis à jour le 9 avril)

9042020

manif kanak

Le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris (CSPB) a eu la tristesse d’apprendre le décès brutal de notre camarade et ami Yoann Isambert survenu le 2 avril 2020. Militant pour les droits du Peuple Corse et pour la libération de ses prisonniers, Il est devenu un membre particulièrement actif de notre lutte, animateur de nos émissions sur les radios libres parisiennes ou de nos réunions publiques. Il était aux côtés de nos amis Kanaks avec lesquels il a tissé des liens étroits, il s’était aussi engagé dans le soutien à la lutte du Peuple Catalan. Profondément anticapitaliste, son combat était celui de tous les peuples opprimés, colonisés.

Nous gardons le souvenir d’un camarade toujours disponible, à la fois réfléchi et révolté. Et surtout nous regrettons le départ d’un ami.

Nous pensées vont à Maite, sa compagne membre comme lui de notre Comité, que nous soutenons de tout cœur, ainsi qu’à sa famille et à ses proches.

Simu fratelli, anaiak gara.

Agur eta ohore Yoann.

YOANN 5Yoann Isambert, Parisko Euskal Herriaren Lagunak-eko kidea baino askoz ere gehiago zen. Kortsikarra, sindikalista, irakaslea, borroka kidea eta laguna zen. Euskal Herria maite zuen eta gure herriarekiko maitasun horrek urte luzez euskal askapen borrokarekin konprometitzera eraman zuen.

Euskal preso, iheslari eta deportatuekiko elkartasunez hamaika ekimen antolatu zituen Parisko elkartasun komitearen baitan eta euskal preso eta iheslarien senideekiko izandako eskuzabaltasun eta harrera goxoa behin eta berriro erakutsi zizkigun.

Askapenatik, gure besarkadarik beroena bidali nahi dizuegu Maite, Maider eta Yoannen ondoan bizi eta ikasteko zortea izan duzuen guztioi. Eta zortea diogu bai, Yoann pertsona diskretoa bazen ere, imprescindible horietako bat ere bazelako.

Mila esker gure herriarengatik egindako lan guztiarengatik eta ez izan zalantzarik, zauden tokian zaudela, irabaziko dugula!

Omenaldirik onena, garaipena!
Hamaika herri, borroka bakarra!

Gora Yoann!

yoann agur eta ohore

ETXERAT (3-4-2020). Aujourd’hui, Yoann Isambert, membre du comité de solidarité de Paris et proche des familles et amis de prisonniers politiques basques qu’il a beaucoup aidés, est décédé à Paris. Il nous a toujours transmis affection et solidarité lors de nos visites à Paris.

Etxerat transmet toutes ses condoléances et son entier soutien à sa famille et à ses amis, dont nous partageons la peine et que nous embrassons chaleureusement.

Au nom de Sortu, nous souhaiterions transmettre nos plus profondes condoléances à la familles et aux proche de Yoann. Toutes nos condoléances également à Sulidarità et à tous nos camarades corses. Nous nous sommes connus par la lutte pour la liberté des prisonniers et réfugiés politiques basques comme militant du comité de Paris. Militant corse sincère, internationaliste, tu as toujours été à nos côtés, dans les moments importants.Toujours prêt à prendre des responsabilités, comme aux côtés des Artisans de la paix pour l’organisation de la manifestation de Paris. Tu es parti trop tôt, notre ami, mais ton engagement, ton sourire restera dans nos mémoires. Ce n’est pas un au revoir Yoann, nous retrouverons le Grand jour ! D’Euskal Herri Milesker, merci , nous avons été honoré de partager avec toi ces moments. Agur eta Ohore Yoann!

sortu

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE  – LILLE

Une terrible nouvelle reçue ce vendredi soir à 22h. Yoann est mort subitement à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi. Un camarade de longue date, et pourtant il nous a quittés si jeune, c’est dire son engagement précoce dans les luttes pour la libération des peuples, pour leur droit à l’émancipation, des peuples encore  sous le joug des Etats impérialistes.

Nous avons partagé avec Yoann un engagement commun dans la solidarité avec la résistance  du Peuple Basque, Yoann était un militant très actif du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris.
Ce soir nous sommes anéantis en apprenant son décès.
A sa famille, sa compagne Maité ,tous ces camarades de Paris, du Pays Basques, de Corse et tant d’autres nous exprimons notre soutien fraternel, notre amitié.
Au revoir Yoann

Stephan et tous les camarades de Lille de la solidarité avec le Peuple basque (ex CSBLille) 

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09/04/2020

Yoann Isambert, un activista corso amigo de Euskal Herria e hincha acérrimo del Bastia

El 2 de abril falleció el activista corso Yoann Isambert. Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos como Askapena, Etxerat, Sortu y el grupo de rap Norte Apache han querido sumarse al homenaje que también ha realizado el equipo de fútbol SC Bastia.

El pasado día 2, como una más de las injusticias contra las que luchó toda su vida, y de manera repentina, nos decía adiós Yoann Isambert. Y a todos los que le conocimos ya no nos queda más que aferrarnos a su memoria y continuar con su lucha.

En mi caso, esa memoria se remonta a la ‘Fête de l´Humanité’ de 2010 celebrada en París. A este festival multicultural acudimos los miembros de Norte Apache invitados por Euskal Herriaren Lagunak. Tocamos unos seis conciertos en la carpa vasca, cedida muy amablemente por ‘Perou’ y situada, estratégicamente, al lado de la que representaba a Irlanda. En aquel evento había estancias en representación de ‘casi’ todas las naciones del mundo, con sus delicias gastronómicas (degustamos arepas venezolanas, arroz vietnamita…) y pudimos escuchar en directo a gigantes de la música de la talla de Madness y The Prodigy. Una auténtica maravilla.

Y allí es donde conocimos a Yoann, un simpático y bonachón corso, activista político e hincha acérrimo del Bastia. De su mano conocimos, por ejemplo, la historia de resistencia y lucha de Nueva Caledonia. También nos hizo de intérprete, nada más y nada menos que con la familia de Christian Karembeu, futbolista que fue campeón del mundo con la selección francesa sin llegar a cantar la ‘Marsellesa’.

Con él recorrimos un sinfín de stands de diferentes países, donde todo el mundo le recibía con una sonrisa. Mientras nos hacía de ‘Cicerone’, nos iba poniendo al día sobre la situación de los diferentes colectivos en lucha a lo largo del país, y su colaboración en numerosos proyectos sociales y políticos. El joven isleño era pareja de Maite, prima de Aitor y de Ibon. Los dos juntos, en los días que duró el evento, formaron un tándem de seguidores incondicionales de Norte Apache, aguantaron incluso los tres conciertos casi seguidos que dimos en una sola tarde, levantando las manos, coreando el estribillo «lortuko dugu» como si lo escucharan por primera vez.

El legado que ha dejado el de Córcega traspasa fronteras. La fe en las personas y su activismo incansable le llevaron a colaborar en un sinfín de proyectos, desde su Córcega natal hasta Palestina, pasando por Nueva Caledonia y Euskal Herria. Todo ello sin dejar de atender a sus obligaciones como sindicalista en la CNT-F y como profesor de educación secundaria.

Tal es su huella que, desde Euskal Herria, numerosos colectivos han querido sumarse al homenaje, como Askapena, Etxerat, Sortu, Argia…, y le han dedicado un bertso en agradecimiento a su apoyo y defensa de la causa vasca.

Yoann_Fête_de_l´Humanité_2010

 

 

 

 

 

 

 

 




Communiqué des Artisans de la paix

26032020

Les Artisans de la paix  – communiqué du 26 mars après les ordonnances du Ministère de la Justice

Quelles conséquences pour les prisonnier.e.s basques?

Les annonces de la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet de ce mercredi ont fermé la porte à toutes perspectives de sorties possibles pour les prisonnier.e.s basques les plus vulnérables au COVID 19. En effet, la mise en application des ordonnances, excluent toutes personnes condamnées dans le cadre des législation anti-terroristes. Une fois de plus, toutes perspectives d’aménagements de peines pour les prisonniers basques est exclues.

Or, aujourd’hui , parmi les 37 prisonnier.e.s (29 hommes et 8 femmes) 5 prisonniers basques (Jakes Esnal, Gurutz Maiza Artola, Josu Urrutikoetxea, Jon Parot, Xitor Haramboure) ont plus de 65 ans, et 3 d’entre eux (Maiza Artola, Haramboure, Urrutikoetxea) sont atteints de pathologies, les rendants extrêmement vulnérables à ce virus, de plus, Ibon Fernandez Iradi atteint d’une sclérose en plaque est toujours incarcéré.  En maintenant ces prisonniers basques dans une situation aussi vulnérable, le pouvoir joue avec le feu.

La situation de ces prisonniers basques auraient dû entrer dans le cadre d’application de ces mesures. Nous n’acceptons pas une telle discrimination, et appelons à ce que le droit soit appliqué à toutes et à tous, en toutes circonstances ! Ces prisonniers doivent être  libérés.

La fin des mesures d’exception et l’ombre du Parquet Nationale Antiterroriste (PNAT).

Le fait d’écarter les prisonnier.e.s basques se situe en contradiction avec la feuille de route validée depuis deux ans par la délégation du Pays Basque et le Ministère de la Justice.

Nous le réaffirmons une fois de plus, il est essentiel que la fin de l’application des mesures d’exception aux prisonnier.e.s basques soit une réalité. Le droit aux remises en liberté doit être  appliqué pour les prisonnier.e.s basques, tout comme la suspension de peine pour les prisonnier.e.s malades. En effet, l’application du droit à la libération conditionnelle aurait déjà permis que,  Lorentxa Beyrie, Jon Parot, Frédéric Haramboure et Ibon Fernandez Iradi, soient parmi les leurs en ce moment de confinement général de la population.

De plus, il est a rappeler dans le cadre des nouvelles lois antiterroristes, les ressortissants étrangers (donc la majorité des prisonnier.e.s basques incarcérés en France) se sont trouvés exclus de toutes possibilités de demande de libération conditionnelle. Etat de fait qui a été déclaré inconstitutionnel par le Conseil Constitutionnel, suite à une procédure concernant la prisonnière basque Alaitz Areitio. Cette dernière est libérable au plus tard le 20 octobre prochain.

Nous ne pouvons que pointer à nouveau le rôle du PNAT. Ces derniers mois, nous n’avons pas cessé de dénoncer l’attitude vengeresse du Parquet National Antiterroriste et ces conséquences dévastatrices, incarnées par la situation de  frédéric Haramboure, Ibon Fernandez et Lorentxa Beyrie, toujours incarcérés, après l’appel du PNAT révoquant une première décision de libération.

Le 9 avril prochain, le délibéré de la demande de libération conditionnelle de Jakes Esnal sera rendu. Nous exigeons que cette demande soit acceptée et que le PNAT soit à la hauteur  du changement historique vécu en Pays Basque.

Que dans l’immédiat,  Jakes, Jon, Xistor, Gurutz, Ibon et Josu soient libérés!

Et enfin, qu’on en finisse définitivement avec les mesures d’exception!




Les personnes prisonnières ont le droit et doivent pouvoir accéder à toutes les mesures de prévention et de protection

25032020

Voici ce que nous demandons en urgence : la libération immédiate des prisonniers gravement malades, de ceux qui ont plus de 70 ans et de ceux qui remplissent tous les critères de la conditionnelle, ainsi que le passage au 3ème degré des prisonniers de l’État espagnol qui ont déjà bénéficié de permissions de sortie.

ETXERAT (25-03-2020). Nous vivons en ce moment une période très difficile et très compliquée, partout et pour tout le monde. Peur, incertitude, insécurité et, de façon évidente, beaucoup de souffrance, à quoi il faut ajouter les tensions et les difficultés liées à une mesure aussi contraignante pour les personnes que le confinement. Or, le plus grand confinement de tous, c’est la prison.

En ce moment, notre propre sécurité et celle des personnes auxquelles nous tenons sont notre priorité. Les mesures de prévention pour éviter la contagion, celles de protection quand il y en a et le suivi médical quand la maladie se déclare sont nos principales préoccupations. Gants, masques, gels hydro-alcooliques, vitres de protection, distances de sécurité et tout un protocole pour éviter d’être contaminé et de contaminer d’autres personnes. Dans ce contexte, voici la situation sur laquelle nous voulons attirer l’attention :

en prison, qui est le plus grand des confinements comme nous l’avons dit plus haut, la situation est très différente. Les personnes incarcérées n’ont pas accès aux mesures et aux protocoles de prévention que nous avons à notre disposition. Ils n’ont pas de gants, ni de gel, c’est à peine si, et au prix de nombreuses difficultés, ils pourront récupérer une bouteille d’eau de Javel. Il sera également très difficile de garder la distance de sécurité, aussi bien entre les prisonniers qu’entre prisonniers et surveillants, dans des espaces aussi réduits, fermés et soumis à des règlements comme l’obligation de rester ensemble à certaines occasions, les procédures de fouilles et l’envahissement de l’espace vital.

Si la situation générale, au regard du coronavirus, est préoccupante, elle l’est encore plus dans les prisons. Nous ne voulons pas tenir un discours alarmiste, mais faire connaître une situation que la majorité de la population ignore. La surpopulation, les espaces réduits et fermés, peu ou pas ventilés, ne peuvent que nous alerter encore plus. Les mesures d’hygiène sont très limitées, et celles de prévention et de protection, comme nous l’avons déjà dit, quasi nulles. Il s’agit d’une population affaiblie en général par les conditions d’enfermement et une alimentation et une hygiène déficientes, propices à la contagion.

Avant tout, nous voulons attirer l’attention sur le droit de toutes les personnes incarcérées à accéder aux mêmes mesures de prévention et de protection que le reste de la population. Il s’agit du droit à la santé et du droit à la vie, droits qui devraient primer sur tout le reste. Comme signalé par l’OMS, les personnes prisonnières ont le même droit à la santé que les autres et, dans leur cas, c’est l’État qui est le garant de leur intégrité et de leur vie. En ce qui concerne les mesures prises actuellement pour éviter de possibles contaminations, elles ne peuvent en aucune façon limiter ou annuler les droits des prisonniers déjà fortement limités.

Nous attirions récemment l’attention sur les prisonniers gravement malades et ceux âgés de plus de 70 ans qui sont toujours en prison. En raison de leur condition de santé et d’âge, ils appartiennent à des groupes considérés à haut risque dans la situation actuelle ; en raison de leur condition de prisonnier, ce risque est augmenté par les conditions dans lesquelles ils vont devoir faire face à la pandémie dans la prison. La nécessité d’aborder la situation de ces prisonniers avec l’urgence et la responsabilité adéquates est confirmée par le premier décès en prison à cause du Covid-19 dont nous venons d’avoir connaissance (prison d’Estremera – Madrid). Il s’agit d’une prisonnière de 78 ans, avec polypathologie. Les autorités pénitentiaires et judiciaires, dont la première responsabilité est de veiller sur l’intégrité des personnes incarcérées, doivent expliquer pourquoi une personne de plus de 70 ans, et de plus malade, était toujours en prison. Elles devront aussi expliquer pourquoi ce décès a été caché pendant quatre jours, et quels autres éléments elles sont en train de dissimuler.

Nous devons lancer un appel urgent à aborder la situation de ces personnes, avec la diligence et l’humanité que les circonstances actuelles exigent. Leur libération, qui aurait déjà dû avoir lieu, est prévue par la législation pénitentiaire. Nous ne pouvons comprendre leur maintien en prison que comme une volonté de mettre leur vie encore plus en danger. Pourquoi ? Sur quels critères les mesures humanitaires sont-elles appliquées ou non aux personnes incarcérées ?

La récente information selon laquelle l’État français va remettre en liberté près de 5.000 prisonniers, parmi lesquels ceux qui sont gravement malades est, sans aucun doute, une bonne nouvelle. Cette mesure améliorera, au moins un peu, la surpopulation existante et permettra une meilleure protection pour ces 5.000 personnes qui n’auraient pas pu y avoir accès autrement. Reste à savoir si l’État français va appliquer cette mesure avec l’humanité qu’elle requiert ou s’il va céder à de nouvelles pressions politiques, en en privant les prisonniers politiques basques gravement malades, pour aggraver encore le risque qu’ils encourent et augmenter la souffrance de leur entourage.

En ce qui concerne la situation dans les prisons, il est très difficile de tracer une carte générale car chacune est régie non seulement par son propre règlement mais aussi par sa propre interprétation des règlements généraux. De plus, les restrictions qui ont été imposées aux communications limitent l’information que nous pouvons recevoir de la part de nos parents et amis prisonniers.

Dans certaines prisons, nos proches nous ont fait savoir que des modules ont été vidés pour pouvoir être utilisés en cas d’isolement médical ou de quarantaine. La mesure est sans doute nécessaire, et même indispensable, mais nous nous demandons si tout cela ne signifie pas une augmentation de la population dans les autres modules, et donc une augmentation du risque. Quoiqu’il en soit, il est ESSENTIEL DE GARANTIR L’ASSISTANCE MÉDICALE dans les conditions exigées par le contrôle de la pandémie. Sachant parfaitement que l’assistance médicale dans les prisons est toujours déficitaire, nous nous demandons avec une inquiétude légitime si les équipes médicales ont été assurées et renforcées pour faire face à la pandémie à l’intérieur des prisons.

D’autre part, nous pouvons dire que les mesures qui ont été prises sont majoritairement restrictives et affectent principalement les communications. Nous comprenons que la suspension des communications répond à la nécessité de limiter les possibilités de propagation du virus, mais aucune mesure alternative n’a été mise en place pour éviter la déconnexion entre la personne incarcérée et sa famille, même si le nombre d’appels autorisés a été augmenté dans l’État espagnol, passant de 8 à 12. Ces appels, à durée limitée et qui supposent un coût financier important (et une augmentation de ce coût au pire moment pour beaucoup de familles), ne peuvent en aucun cas remplacer les communications habituelles, déjà fortement limitées en temps normal.

Nous ajoutons à cela que, parmi les mesures adoptées par Correos (la Poste de l’État espagnol) dans le cadre de l’état d’alarme, figure celle de ne plus distribuer la presse écrite, ce qui suppose un isolement encore plus grand pour nos parents et amis éloignés et dispersés. Et tout cela à un moment où les liens familiaux et la communication sont plus importants que jamais ; avoir des nouvelles des uns et des autres, savoir comment ils vont, se rassurer et tenter de maintenir une certaine tranquillité.

En résumé : nous considérons comme extrêmement préoccupante la situation actuelle dans les prisons, et comme alarmante celle qui peut se produire. Les autorités pénitentiaires espagnoles et françaises doivent augmenter les mesures pour garantir la prévention et la protection ; pour garantir l’intégrité et la santé des personnes incarcérées et, de la même façon, garantir leurs droits essentiels. C’est leur première responsabilité.
La situation exige des actes courageux qui, de toute façon, sont déjà prévus par la législation actuelle. Nous rappelons que de nombreux prisonniers devraient déjà avoir été libérés, et que seule une distorsion de la législation les maintient derrière les barreaux, de façon à ajouter des châtiments supplémentaires à leur condamnation.

Nous demandons :

- La libération immédiate des prisonniers gravement malades.

- La libération immédiate des prisonniers de plus de 70 ans.

- La libération immédiate des prisonniers en situation d’accéder à la libération conditionnelle, mesure systématiquement refusée dans l’État français aux prisonniers politiques basques bien qu’ils remplissent tous les critères exigés par la loi.

- La libération par l’application du 3ème degré aux prisonniers de l’État espagnol qui ont déjà bénéficié de permissions de sortie, puisqu’une fois ces permissions obtenues, l’attribution du 3ème degré n’est plus qu’une simple question de délais.

- Que les prisonniers puissent accéder aux éléments et mesures de prévention, protection et désinfection prévus dans le protocole de sécurité pour faire face à la pandémie.

- Que les équipes médicales dans les prisons soient renforcées pour garantir l’assistance médicale 24 heures sur 24, avec l’efficacité et la sécurité qu’exigent les caractéristiques de cette pandémie.

- L’installation de systèmes d’appels vidéo dans les prisons pour éviter les conséquences de la suspension des visites. Et que l’administration pénitentiaire assume le coût financier de tous les appels téléphoniques.




INITIATIVE DU COLLECTIF DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LANNEMEZAN

20032020

Lannemezan, 18 mars 2020

Kaixo !

Nous, les prisonniers politiques basques du Collectif de Lannemezan nous avons mis en marche une initiative pour demander la libération de Jakes ESNAL, Frederick HARAMBURU et Jon PAROT.
Le 8 avril Jakes ESNAL, Frederick HARAMBURU et Jon PAROT entameront leur 31éme année de détention. Jusqu’à quand vont-ils rester incarcérés ?
L’État français avait condamné Jakes ESNAL, Frederick HARAMBURU et Jon PAROT à la réclusion criminelle à perpétuité pour des faits commis dans l’État espagnol. S’ils avaient été jugés et condamnés en Espagne ils seraient libres sans aucune contrainte.
Ils ont 69, 66 et et 68 ans respectivement, et cela fait plus de 10 ans qu’ils pourraient bénéficier d’une liberté conditionnelle. Les dernières demandes de liberté conditionnelle ont été acceptées par le Tribunal antiterroriste d’Application des Peines, mais le parquet a interjeté appel. Lors des procès en appel les arguments aussi absurdes qu’incohérents du parquet ont été repris par la Cour d’Appel. Entre autres, il était évoqué le risque de s’engager de nouveau dans la lutte armée,
demande prématurée…
Ça suffit ! L’État français doit impérativement prendre en compte le Processus de Paix et les efforts faits dans ce sens, il faut libérer Jakes ESNAL, Frederick HARAMBURU et Jon PAROT.
En 2017 une demande de commutation de peine a été faite auprès du Président de la République française. Si Emmanuel Macron signe cette demande, la peine de réclusion à perpétuité passerait à une peine de 30 ans. Jakes ESNAL, Frederick HARAMBURU et Jon PAROT sortiraient de prison.
Le but de notre initiative c’est que le cri de la société basque résonne à l’Élysée, afin que le Président de la République signe cette commutation.

Pour cela nous avons rédigé une lettre que nous vous proposons d’envoyer.
• Initiative, part 1 : envoi massif de lettres par moyen de la Poste.
• Dates : Entre le 25 mars et le 8 avril

• Adresses :

Emmanuel MACRON

Président de la République
Palais de l’Élysée,
55 rue du Faubourg-Saint-Honoré

75008 Paris, France

Nicole BELLOUBET
Ministre de la Justice
13 Place Vendôme
75001 PARIS

Collectif des prisonnier.e.s politiques basque de LANNEMEZAN

 




[PODCAST Txalaparta du samedi 22 février2020]

22022020

logo fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedi du mois de 18 h à 19 h 30.

Les blocages de la justice française à l’égard des prisonnières et des prisonniers politiques basques, ses décisions inacceptables d’accepter des mandats d’arrêts européens émis par l’Espagne à partir de déclarations dictées sous la torture, sont le thème principal de cette émission. Nous étions à l’audience du 19 février à Paris qui devait statuer sur le MAE contre Iratxe Sorzabal, et rencontré son avocate. Des extraits de la conférence de presse à la LDH du 30 octobre 2019, sur la question de la position des juridictions françaises vis à vis des cas de torture avérées sur des militant.e.s basques ont été diffusés au cours de l’émission.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :







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