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[PODCAST] Txalaparta du samedi 25 décembre

25122021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission, après les dernières nouvelles sur la situation des prisonnier.e.s politiques basques,

IRATXE SORZABAL  Iratxe Sorzabal Diaz, détenue au Centre pénitentiaire de Réau lit un texte  qu’elle a écrit dans le cadre d’un atelier théâtre auquel elle participe en détention. Extraits :

« Je suis une des héritières de ces sorcières qu’ils n’ont pas pu brûler et je suis libre. »

« Je sens ta souffrance à travers les siècles. »

« Nous avons toi et moi un lien qui ne peut se défaire. »

« Ils ont brûlé des parties de ton corps avec le feu. Moi, à l’ère du progrès, ils m’ont brûlé la peau avec des électrodes. »

« Mais nous avons survécu toi et moi, nous sommes vivantes. Nous sommes des survivantes. »

« Nous sommes nées pour être libres et ni la torture ni le bucher ne peuvent l’empêcher. »

En deuxième partie d’émission, rediffusion d’une Conférence sur le chamanisme au Pays basque dans le cadre du festival Haizebegi  en octobre 2020 par Xarles Videgain, linguiste et Professeur à l’Université du Pays Basque.

Txalaparta de ce 25 décembre se termine avec des chansons enregistrées en prison par des prisonnières et des prisonniers politiques basques.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




LE TEMPS PRESSE !

4122021

Bake Bidea 20211204

Une année de plus pour Jon et Unai Parot et Jakes Esnal, incarcérés depuis plus de 31 ans .

C’est en trop pour Bake Bidea, qui annonce le 4 décembre son engagement dans une nouvelle phase de mobilisation par « des actions plus fortes et déterminées », face à « l’inertie du gouvernement français et à l’acrimonie réitérée du parquet national antiterroriste ».

Anaiz Funosas et Jean-Daniel Elichiry, les deux Artisans de la Paix qui ont pris la parole à l’issue d’une réunion de travail sur la manifestation prévue le 8 janvier prochain, soulignent que ce nouvel appel intervient quelques semaines après la célébration du dixième anniversaire de la Conférence internationale d’Aiete. Pour le mouvement civil en faveur d’un processus de paix au Pays Basque, « c’est une année de plus où le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire français n’ont apporté aucune preuve d’un changement profond d’attitude ».

Si les Artisans de la Paix saluent « de nouveaux mouvements observés à Madrid », ainsi que les rapprochements des prisonniers et l’évolution des « grades » qui leur sont attribués par l’administration pénitentiaire espagnole, les évolutions majeures réalisées au Pays Basque – engagement des élus, de la société civile, des victimes de tous bords et du collectif des prisonniers politiques basques -, il n’en reste pas moins qu’à leur yeux «  aucune mesure significative n’a été prise en faveur de la résolution globale des problèmes auxquels sont confrontés les prisonniers et les réfugiés ». Ils déplorent ne toujours pas voir « la moindre volonté de recherche de solutions relatives aux prisonniers, en particulier dans le cas de Jon Parot et de Jakes Esnal, âgés aujourd’hui de plus de 70 ans »

Le 8 janvier la mobilisation de Bake Bidea partira à 15 heures de trois points différents dans Bayonne, Lauga, la gare et la place des Basques.

mediabask




[PODCAST] Txalaparta du samedi 23 octobre 2021

24102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Le 17 octobre 2011, une Conférence internationale en faveur d’une résolution du conflit au Pays Basque s’est tenue au Palais d’Aiete de Donosti (Saint Sébastien) au Pays Basque sud. Elle était organisée et menée par un comité d’experts dont Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies. Elle a présenté une feuille de route qui a été suivie par l’organisation ETA puisqu’elle a annoncé trois jours plus tard l’arrêt définitif de son activité armée pour que le combat se poursuive par des voies exclusivement pacifiques et démocratiques. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir en particulier parce que les États espagnol et français ont refusé le dialogue avec l’ETA demandé dans cette feuille de route.

Dix ans après, une nouvelle Conférence internationale s’est tenue en octobre 2021 à Donosti et à Bayonne pour débattre de ce qu’il reste à faire, notamment pour les 198 prisonnières et prisonniers basques encore détenus.

Pour l’émission de ce samedi nous avons voulu donner la parole à des militant.e.s basques qui ont contribué activement – sans renoncer à leur objectif de conquérir un Pays Basque libre, socialiste, féministe et écologiste – aux tentatives pour construire une paix durable. Nous reviendrons sur le contenu de cette nouvelle Conférence au cours des prochaines émissions.

Arnaldo Otegi sort de prison  Arnaldo Otegi n’était pas encore sorti de prison au moment où s’est déroulée la Conférence   internationale d’Aiete en 2011. Il avait été arrêté deux ans plus tôt ainsi que d’autres militant.e.s indépendantistes basques, justement parce qu’il participait à des réunions pour préparer la transition du conflit. Le Tribunal européen des droits de l’homme a annulé leurs condamnations (leur procès n’ayant été ni juste ni équitable), mais la justice espagnole s’acharne et veut les juger à nouveau.

 Le 17 octobre dernier il a accordé un entretien à NAIZ, diffusé dans cette émission avec la traduction de Juan (l’entretien est en espagnol).

IRATXE SORZABAL REAU OCT 2021

Iratxe Sorzabal a été arrêtée en 2015 au Pays Basque nord par la Police française qui avait reçu pour l’occasion l’appui de la Garde civile espagnole. Elle avait participé à la délégation de l’ETA qui, entre 2011 et 2013, s’était rendue à Oslo en Norvège pour y négocier des  accords de paix avec des représentants du gouvernement espagnol, qui malgré l’engagement pris ne s’y sont jamais rendus. Elle est actuellement détenue à Réau, près de Paris. La justice espagnole a émis un mandat d’arrêt européen en demandant son extradition pour lui faire subir une peine de prison en Espagne en application d’un jugement qui a été établi à partir de déclarations obtenues sous la torture.

Un journaliste de Gara a pu la rencontrer en octobre 2021 dans la prison de Réau. Nous avons traduit leur entretien du basque au français pour le lire au cours de l’émission.

David Pla à Oslo 2021  David Pla qui avait également participé à la tentative de négociation à Oslo, et qui a été arrêté en même temps qu’Iratxe Sorzabal, a été libéré depuis. Il est retourné ce mois-ci en Norvège pour enregistrer un documentaire réalisé par NAIZ sur ces 13 mois passés là-bas et sur l’engagement de l’ETA et de la gauche indépendantiste basque en faveur d’une paix juste et durable.

Nous diffusons des extraits de ce documentaire réalisé en basque avec les traductions de Juan.

ARNALDO ET ARKAITZ AIETE

Le 18 octobre 2021 la gauche indépendantiste basque (SORTU et EH BILDU) a fait une déclaration devant le Palais d’Aiete pour rappeler son engagement en faveur du dialogue, de la négociation et de l’accord pour résoudre le conflit et pour rappeler que le Pays Basque c’est un peuple, une nation qui en tant que tel doit être respecté et reconnu. Arkaiz Rodriguez et Arnaldo Otegi se sont aussi adressés aux victimes de la violence d’ETA.

Nous diffusons cette déclaration en basque et sa traduction en français.

La situation dramatique que vivent les migrants qui traversent le Pays Basque au péril de leur vie, avec plusieurs morts depuis le début de cette année, pour fuir les rafles de la police est abordée au début de l’émission, avec une chanson de la bertzolari Maddalen Arzallus composée après le décès ce mois-ci de trois migrants à Ciboure.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 9 octobre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 9 octobre, après la chronique habituelle sur la situation des  prisonnières et des prisonniers politiques basques :

KALERA INFO POUR BLOG

Le 22 septembre dernier, l’Audience nationale espagnole a décrété la fermeture de Kalera Info et de son site internet, publiés par le parti de gauche abertzale Sortu,  sur la base de rapports de la Garde civile, pour crime présumé « d’apologie du terrorisme ». Ce n’est pas la première fois que les tribunaux espagnols s’en prennent à Sortu pour le travail réalisé en faveur des droits des prisonnier.e.s et exilé.e.s politiques basques.

Nous avons rencontré Jokin Etcheverria, militant de Sortu en charge du secteur des prisons, pour qu’il s’exprime sur cette décision de fermeture, Txalaparta de ce samedi diffuse cet entretien.

Lurzandia Okupazioa Arbonne POUR LE BLOG

Depuis plus de 100 jours le domaine agricole d’Arbonne est occupé par les paysans de Lurzandia et d’ELB pour empêcher sa vente (à 3,15 millions d’euros !) à une riche parisienne qui n’avait aucunement l’intention d’en conserver sa vocation agricole.

Partout des actions sont menées pour lutter contre la spéculation immobilière qui prive la population locale, en particulier les jeunes et les plus démunis, d’accéder à un logement ou de pouvoir exercer un travail agricole.

PEIO ETCHEVERRY AINCHART POUR LE BLOG

Nous diffusons l’entretien de Juan avec Peio Etcheverry-Ainchart, membre d’EH Bai et élu d’opposition à Saint-Jean-de-Luz, spécialiste de la question du logement, qui détaille la situation sur ce sujet au Pays Basque et les propositions pour que la population locale puisse vivre et travailler au pays.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 25 septembre

10102021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de l’émission du 25 septembre, après la chronique habituelle sur la situation des prisonnières et des prisonniers politiques basques :

josu proces avec eh bai eh bildu

Le 13 septembre, pour l’audience à laquelle il était convoqué à la Cour d’appel de Paris, Josu Urrutikoetxea avait le soutien de Maddalen Iriarte d’EH Bildu (du Pays Basque sud) et de Jokin Etcheverria d’EH Bai (du Pays Basque nord).

Ce dossier, pour lequel un mandat d’arrêt avait été émis contre Josu Urrutikoetxea en 2009, repart à la case de l’instruction. En effet même la procureure a dû admettre qu’on ne savait pas pourquoi il était jugé. Le premier septembre dernier, Josu Urrutikoetxea avait été relaxé dans un autre dossier dans lequel le parquet avait requis 5 ans d’emprisonnement.

Txalaparta diffuse dans cette émission, une intervention de Josu Urrutikoetxea avant l’audience ainsi que les déclarations de Maddalen Iriarte (EH Bildu) et de Josu Etcheverria (EH Bai).

gaztexte

« Herri bat, gaztexe bat », un gaztetxe pour chaque ville. Les gaztetxe , institution de la jeunesse basque partisane de l’auto gestion n’ont pas de limite géographique au Pays Basque, pas plus que la répression dont ils ont fait récemment l’objet. Ce mois-ci à Hasparren et à Iruñea (Pampelune) les jeunes sont en résistance pour la défense de leur gaztetxe.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du 24 juillet

26072021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

Au programme de cette émission : actualités sur la situation des prisonnières et prisonniers politiques basques, manifestation anti 14 juillet à Saint Jean de Luz, marche pour la libération de Ion et Unai Parot et de Jakes Esnal le 10 juillet, hommage à Lucio Urtubia à Cascante le 17 juillet, et procès en cours à Madrid contre les défenseurs des prisonnier.e.s politiques basques.

14 juillet st jean de luzA l’appel du collectif U14, quelque 200 personnes ont manifesté le mercredi 14 juillet à Saint-Jean-de-Luz contre la Fête nationale française. La banderole « Ici ce n’est pas la France » accrochée aux grilles de l’hôtel de ville a fait polémique.

manif 31 km10 juilletLe 10 juillet, de nombreux marcheurs ont parcouru les 31 kilomètres qui séparent Bayonne de Saint-Jean-de-Luz pour réclamer la libération de Ion et Unai Parot et de Jakes Esnal qui sont incarcérés depuis bientôt 31 ans. Nous diffusons le reportage que nous avons réalisé au cours de cette manifestation.

lucio cascante 17 juilletA  Cascante, au sud de la Navarre, ville natale de Lucio Urtubia qui nous a quitté il y a un an, nous étions nombreux à lui rendre hommage le 17 juillet. Txalaparta diffuse quelques unes des interventions dont celle de Lorentxa Beyrie ex-prisonnière. C’est pour tenter d’obtenir sa libération que Lucio a mené son dernier combat.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 10 juillet 2021

11072021

juan fpp

Txalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

207 militantes et militants basques sont encore prisonniers dans les États espagnols et français, et si, grâce à la mobilisation populaire, la plupart ont été rapprochés du Pays Basque, elles et ils ne sont libérés qu’après avoir accompli la totalité de leur peine et quelquefois davantage, sans pouvoir bénéficier de libération conditionnelle pourtant prévue dans les législations des deux États.  Certain-e-s sont atteints de maladies graves et incurables.

La prison et la santé est le sujet principal de cette émission.

LORENTXA GUIMON

Lorentxa Guimon a répondu à notre appel pour témoigner de ce qu’elle a subi dans les prisons françaises. Atteinte de la maladie de Crohn au moment de son incarcération, elle a passé 13 ans en détention avant de pouvoir être libérée.

Nous avons aussi réalisé un entretien avec  l’avocate Maritxu Paulus Basurco qui a défendu – et continue à défendre – des prisonnier-e-s politiques basques gravement malades.

LORENTXA BEYRIE

Lorentxa Beyrie est sortie de la prison de Roanne après 20 ans de détention, la totalité de sa peine, le 30 avril dernier. Txalaparta diffuse l’entretien qu’elle a accordé début juillet au quotidien MEDIABASK, avec notre traduction simultanée en français.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




[PODCAST] Txalaparta du samedi 12 juin 2021

5072021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

colloque

Les 25 et 26 mai dernier l’Assemblée Nationale accueillait un colloque international « Dialoguer entre ennemis » au cours duquel une table ronde a réuni Frédérique Espagnac (Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, a participé au processus de sortie du conflit au Pays Basque), Brian Curin (Avocat, expert en résolution de conflits, fondateur du fondateur du Directoire national des avocats pour les droits de l’homme et membre fondateur de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud, coprésident de la Commission de révision des peines en Irlande du Nord, fondateur du Groupe international de contact pour le Pays Basque), Véronique Dudouet (Directrice de recherche et experte en résolution de conflits à la fondation Berghof en Allemagne, ancienne membre de l’US Institute of Peace, accompagne et assiste la société civile dans la résolution du conflit au Pays Basque), Caroline Guibet Lafaye (Philosophe et sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre du Centre Émile Durkheim où elle coordonne un programme de recherche européen sur l’Engagement politique et actions extra-parlementaires, spécialiste du conflit basque) et Josu Urrutikoetxea (Militant historique de ETA, ancien député de la Communauté autonome basque, acteur clé des négociations et de la sortie du conflit au Pays basque).

Après l’actualité sur la situation des prisonnières et prisonniers politiques basques, de larges extraits de cette table ronde, en particulier les interventions de Josu Urrutikoetxea, sont diffusés au cours de cette émission.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :

 




[PODCAST] Txalaparta du samedi 22 mai

24052021

juan fppTxalaparta est une émission du CSPB diffusée sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, les seconds et quatrièmes samedis du mois de 18 h à 19 h 30.

La situation des prisonnier.es politiques basques, comme à chaque émission, est le premier sujet abordé. Depuis plusieurs mois l’administration pénitentiaire espagnole a rapproché un grand nombre de prisonnier.e.s près du basque et a changé dans un sens favorable le degré attribué à la plupart d’entre elles/eux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des aménagements de peines. Du côté de l’État français, malgré les rapprochements réalisés au cours des dernières années, on avance peu sur les libérations conditionnelles et pas du tout sur la libération des prisonniers malades.

beroko 1Michel Berhocoirigoin est décédé le 8 mai. Avec lui c’est un combattant infatigable du monde paysan basque et un compagnon de route pour celles et ceux qui œuvrent pour la résolution des causes et des conséquences du conflit entre le Pays Basque et les États espagnol et français, et en particulier pour la libération des prisonnier.e.s basques, qui disparaît.

Txalaparta lui rend hommage en rediffusant une émission de 2019 au cours de laquelle il parlait avec Juan du chemin réalisé mais aussi de celui encore long qui restait à parcourir.

manif cultureEn fin d’émission, Txalaparta vous propose un reportage avec des acteurs du monde culturel réalisé à Hasparren, en Pays Basque nord, début mai.

Si vous avez manqué l’émission en direct, vous pouvez l’écouter avec le lien ci-dessous :




Journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques

17042021

affiche 17 avril 2021

C’est avec beaucoup d’émotion que le CSPB, amputé d’un de ses militants, un camarade et ami, honore cette date du 17 avril, journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques.

Cette date, pour le CSPB est très symbolique, car c’est au Pays basque, en 2004, à Donosti, que s’est tenue la Première Conférence Internationale sur les PrisonnierEs Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien, instituée en 1975, permet de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus-es pour leurs idées politiques.

Le mouvement social et politique abertzale n’a jamais lutté seul. C’est avec ses frères et sœurs, palestiniens, sahraouis, mapuche, kurdes, du chiapas, avec tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et le capitalisme, que les militantEs basques mènent le combat.

Fin mars 2021, 26 prisonnier-e-s politiques basques étaient incarcéré-es dans l’Etat français à Réau, Rennes, Lannemezan, Mont de Marsan, Roanne et Muret et 179 étaient encore incarcérés dans les prisons espagnoles. 9 autres militant.e.s étaient assignés à résidence ou à domicile.

Au nombre de militantEs incarcérées, il faut ajouter des centaines de militantEs exiléEs à des milliers de kilomètres de leur pays et aux quatre coins du monde, dans des conditions extrêmement difficiles. Le retour des exilés est un pas essentiel pour parvenir à la résolution définitive du conflit.

17 prisonniers sont atteints de maladies graves et incurables et devraient être de longue date en liberté conditionnelle comme le prévoient les lois espagnoles et françaises.

Dans l’Etat français, Jakes Esnal, Ion et Unai Parot ont déjà passé plus d’un quart de siècle derrière les barreaux, alors que le seul respect de la loi aurait dû, depuis bien des années, acter leur libération conditionnelle. Ces refus sont toujours basés sur des considérations politiques, et non pas juridiques.

Peines d’exception, maintien en détention dans des conditions incompatibles avec l’état de santé et accusations basées sur des déclarations arrachées sous la torture, voilà la situation des militantEs politiques basques.

C’est le cas d’Iratxe Zorzabal, arrêtée en 2015 par la police française, incarcérée en France et réclamée activement par l’Espagne. Cette militante a été condamnée sur la base d’aveux arrachés sous la torture. La plainte d’Iratxe a été classée sans suite par les tribunaux espagnols.

Mais en décembre dernier, la cour d’appel de Paris a enfin refusé d’exécuter un des Mandats d’Arrêt européen déposé par Madrid.

C’est une décision historique, car c’est la 1ère fois qu’un Mandat d’Arrêt Européen est rejeté au motif d’une accusation basée sur des aveux arrachés sous la torture. Le pouvoir espagnol, coutumier d’un acharnement à l’encontre des militantEs basques, persiste dans son action vengeresse. Iratxe est aujourd’hui sous le coup de 3 autres Mandats d’Arrêt européens.

La jeunesse basque, cible d’attaques permanentes, paye également un lourd tribu. Comment ne pas faire référence aujourd’hui au montage policier qui a conduit en prison en 2016, 8 jeunes pour lesquels le parquet espagnol avait requis une peine totale de 375 ans de prison. Une altercation dans un bar d’Altsasu avec 2 gardes civils avait alors été requalifiée en attaque terroriste.

Si l’ETA est la cible affichée, même après la fin de la lutte armée et son auto-dissolution, il faut comprendre que la répression s’attaque à tout le maillage populaire de la gauche basque selon le grand principe « tout est ETA ».

Sont visés tous les soutiens aux prisonnierEs, constitués en associations, en syndicats, les avocats, la jeunesse, les radios, la presse. On se souvient de l’arrestation en 1998 du directeur du quotidien Egin, torturé et arrête puis maintenu en prison en Espagne pendant 7 ans.

C’est une véritable politique de la terreur qui est déployée.

Le régime pénitentiaire maintient en Espagne, les prisonnierEs politiques basques, parfois toute leur peine, qui peut aller jusqu’à 40 ans, en régime d’isolement ce qui est illégal au regard de la loi.

La politique d’éloignement et de dispersion est depuis 50 ans une arme majeure pour les Etats français et espagnols. Les militantEs sont systématiquement éloignéEs de leur terre, à des milliers de kilomètres de leurs familles qui se voient infliger au quotidien une double peine. Grâce à une mobilisation populaire au Pays basque et un soutien international, Le rapprochement des prisonnier.e.s vers des prisons plus proches du Pays Basque a enfin commencé.

Malgré la répression, le peuple basque a su sans cesse se renouveler : un parti est illégalisé, une autre formation politique se crée, une rafle de police arrête des centaines de jeunes, des actions immédiates répondent, créant un contre pouvoir fort. Les Gaztetxe, maisons des jeunes autogérées sont des lieux de résistance, pour une jeunesse qui développe sans cesse de nouvelles stratégies et initiatives populaires revendicatives. Un mot d’ordre : Jaia bai, borroka ere bai, qui veut dire les fêtes oui ! la lutte aussi !

Le mouvement syndical par la voix du LAB syndicat basque et de lutte de classe défend la classe travailleuse et subit lui aussi une forte répression du pouvoir.

Autant de structures syndicales, politiques et sociales activement soutenues par la base, qui permettent au peuple basque d’avancer vers sa libération.

Si les Etats français et espagnols ont tout fait pour éliminer l’identité et le projet politique de la gauche basque, les offensives des gouvernements successifs ne sont pas parvenues à faire disparaître ce projet politique, la culture ni la langue, parlée aujourd’hui par 1 million d’habitantEs

Le 20 octobre 2011, ETA annonce sa décision de mettre fin à son activité armée. Mais depuis, les Etats espagnols et français ne cessent de faire obstacle au processus engagé. Leurs blocages vont à rebours de la logique de résolution du conflit.

ETA a confié à la société civile le désarmement de son organisation. C’est le peuple basque qui a permis de franchir cette étape pour continuer la lutte.

Ce nouveau contexte doit conduire à la libération de toutes et tous les prisonnierEs politiques, pour le droit à décider de l’avenir du Pays basque.

ETA n’est plus une organisation armée. Pourtant il subsiste une violence armée, celle des Etats espagnols et français qui nient le conflit politique en réprimant les militantEs sous couvert de lois d’exception.

Face à tout cela, il nous semble essentiel de rappeler que le processus engagé actuellement par la gauche indépendantiste, ne pourra aboutir sans le respect des droits du peuple basque.

En cette journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs politiques, nous transmettons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui derrière les barreaux aujourd’hui comme hier sont nos camarades de lutte.

Gora Euskal Herria internazionalista !







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