Batasuna accuse Alfredo Pérez Rubalcaba de l’échec du processus de paix

31082007

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Batasuna accuse Alfredo Pérez Rubalcaba de l’échec du processus de paix

Le porte-parole de Batasuna, Pernando Barrena, a accusé le ministre espagnol de l’Intérieur de pousser le processus de paix vers l’échec en empêchant la société basque de décider librement de son avenir. Selon Pernando Barrena, la crédibilité que le parti socialiste avait gagné vis-à-vis de la gauche abertzale pendant les pourparlers secrets a disparu quand le PSOE « a décidé de ne pas respecter les accords acquis ». Pernando Barrena a effectué ces déclarations dans un entretien à la radio publique basque Radio Euskadi où il a critiqué l’attitude d’Alfredo Pérez Rubalcaba, lequel « n’a pas tenu à sa parole ». « Il n’a pas encore expliqué pourquoi, face à une offre de désarmement de la part de l’ETA, il a préféré appliquer le schéma politique du passé, empêcher la société basque de s’exprimer librement sur son avenir ». « Le ministre Rubalcaba, et par extension le Gouvernement espagnol, a une grande responsabilité historique [dans l’échec du processus de paix], car la solution était à portée de main et c’est justement son intervention, autant sur les contenus que dans les formes, ce qui a tout fait échouer », a-t-il dit.

Selon le dirigeant de la gauche abertzale, l’échec des pourparlers relève notamment de la position des socialistes, pour lesquels « l’avenir des Basques doit être décidé par les quelque 40 millions d’habitants de l’Etat espagnol ».

« Libre détermination »

Pernando Barrena a espéré que lors du débat de rentrée au Parlement de la Communauté Autonome Basque, la question de la consultation populaire prônée par le lehendakari Juan José Ibarretxe (PNV) « sera plutôt abordée en tant qu’outil démocratique à utiliser en faveur de la résolution du conflit basque et non pas comme une arme de confrontation » partisane. Car, « le conflit politique de ce pays ne relève pas d’une confrontation entre les indépendantistes, les autonomistes ou les espagnolistes, mais entre ceux qui pensent que ce pays a le droit de décider de son propre avenir, et ceux qui le refusent ».C’est pourquoi la gauche abertzale, a expliqué Pernando Barrena, estime qu’il faut atteindre un accord autour de la « véritable identité de la consultation populaire ». Après, il faudrait définir « comment il faut réaliser cette consultation, dans quels domaines, de quelle façon et avec quelles garanties ». Selon Pernando Barrena, la consultation « doit être un exercice de libre détermination » où la société puisse décider « quel type d’avenir souhaité pour ce pays ». Pour que cet exercice puisse aider à dépasser le conflit, le référendum doit être réalisé « sur les sept territoires » basques.

« Sur ce point la gauche abertzale sera très ferme dans les contenus, mais très flexible dans les formes », a-t-il souligné, car « nous sommes tous conscients qu’il s’agirait d’un grand pas vers la résolution du conflit politique et armé ».

 




Interview d’Arnaldo Otegi

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Interview d’Arnaldo Otegi

GARA 29/07/2007 logoa.gif Traduction du castillan par Txalaparta Irratia

 

 

«À Madrid il n’y a pas encore de maturité politique suffisante pour parvenir à un accord résolutif» Arnaldo OTEGI

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Dirigeant de la gauche indépendantiste, incarcéré dans la prison de Martutene

Iñaki IRIONDO

Comment s’est déroulée votre arrestation (le 8 juin à Donostia) et quel a été le traitement que vous avez subi?

 

J’ai été arrêté alors que je me rendais, avec Pernando Barrena et Juan Joxe Petrikorena, à une conférence de presse. J’ai été appréhendé par des membres en civil de la police nationale, qui m’ont arrêté.

J’ai été conduit au Gouvernement Civil et ensuite à la prison de Martutene. Le traitement auquel j’ai été soumis par la police a tout le temps été correct

Vous attendiez-vous à cela?

Je m’y attendais, parce que diverses sources journalistiques de Madrid m’avaient dit que si le Tribunal Suprême ratifiait la peine, je serais immédiatement incarcéré. Un juge l’avait dit lors d’une pause du procès du 11-M à un groupe de journalistes, 72 heures avant la réunion du Tribunal Suprême.

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Autonomie et statut institutionnel pour Iparralde

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Ttotte ETXEBESTE / Urruña
Autonomie et statut institutionnel pour Iparralde
La revendication institutionnelle en Iparralde ne date pas d’aujourd’hui. Déjà, au lendemain de la Révolution française de 1789, les frères Garat exprimaient leur désir de créer un département séparé du Béarn, département qui reconnaîtrait le territoire d’Euskal Herria. En 1947, le député Jean Etcheverry-Ainchart dépose à l’Assemblée constituante un projet d’autonomie pour Iparralde qui sera rejeté. Puis, cette demande de reconnaissance institutionnelle est portée, avec plus ou moins d’écho, par différents mouvements (Enbata, EHAS, Herri Talde, Association pour un département basque, etc.) Jusqu’aux années 80, lorsque l’organisation Iparretarrak expose dans Ildo[1] le « Autonomia lehen urratsa askatasunaren bidean[2] » en cinq points. En 1993, ce projet sera développé dans un bulletin intitulé « 20 ans de lutte, autonomie et avant-projet », document qui demeure une référence en la matière, comme l’ont démontré la prise de position du parti politique Batasuna en faveur d’un statut d’autonomie pour Iparralde en janvier 2007 ou encore l’intervention de l’universitaire Jean-Pierre Massias lors du dernier Aberri Eguna.

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